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  • Mauvezin. La restauration du château bientôt achevée

    PUBLIÉ LE 16/10/2009 03:50 | JEAN-CLAUDE DU PONT.

    M. Dos Reis, maître ouvrier (à droite) et ses aides au sommet du donjon.

    Mauvezin. La restauration du château bientôt achevée

    M. Dos Reis, maître ouvrier (à droite) et ses aides au sommet du donjon.

    Bientôt dix ans de travaux au château de Mauvezin, la dernière tranche vient de commencer avec la réfection des merlons au sommet du donjon et l'installation d'un éclairage extérieur. Travaux qui nécessitent le montage d'un impressionnant échafaudage de 40 mètres de haut. Un château redevenu clinquant, comme neuf pourrait-on dire ! Cette restauration d'envergure s'est faite en collaboration étroite avec la direction régionale des activités culturelles, plus précisément de l'étude du projet à la supervision des travaux réalisés. L'investissement a été de l'ordre de 1.280.000€ dont 55 % en autofinancement, 25 % du conseil général et 20 % du conseil régional.

    Jean-François Abadie, le conservateur en exercice, nous confie la justesse de cette opération. « Les rafistolages ou autres bricolages réalisés de façon décousue nous coûtaient cher et nous laissaient une impression d'inachevé.

    C'est la raison pour laquelle nous nous sommes lancés dans cette opération d'envergure. La réussite est là et le public aussi. Nous tournons autour de 30.000 visiteurs par an qui, pour une structure telle que la nôtre, est plus qu'honorable, d'autant plus que notre fonctionnement se fait en fonds propres, sans aide aucune de l'État, de la région ou du département. Cet été, la fréquentation a augmenté de 9 % par rapport à 2008. »

    Souhaitons longue vie à cet édifice qui représente le phare, dans tous les sens du mot, de notre contrée

     

    Source : http://www.ladepeche.fr/article/2009/10/16/694887-Mauvezin-La-restauration-du-chateau-bientot-achevee.html

  • Le Château fort de Spiš (Slovaquie)

    Le Château fort de Spiš

    A 634 mètres d´altitude, perché sur un rocher calcaire, le Château fort de Spiš domine le site environnant de plus de 200 mètres. Elément du Patrimoine culturel national slovaque, classé Patrimoine mondial à l´UNESCO, il s´agit du plus extraordinaire monument de Spiš. Il témoigne du développement de l´architecture entre les 12e et 18e siècles. D´une superficie supérieure à 4 ha, il est considéré comme le plus grand château d´Europe centrale. 
    Son histoire est riche. Le roc, sur lequel il s´étend, fut peuplé depuis l´âge de pierre. La colonisation préhistorique culmina à la charnière de notre millésime, quand le peuple dite la culture de Púchov créa un emplacement d´un château fortifié. Pendant la recherche archéologique récente, les archeologues découvrirent ses remparts, voire quelques demeures des paysans, artisans et un bâtiment grand de culte. L´analyse de son étendue, de la manière de la fortification et de la structure de l´organisation nous révèlent que le centre administratif du Spiš central exista déjà à cette époque- là. Ses remparts, qu´on peut voir encore aujourd´hui, entouraient tout le château et passaient à travers de son préau le plus grand. Après que l´emplacement du château fut ruiné, un autre emplacement puissant fut créé sur la colline voisine Dreveník. Ce n´est qu´ici qu´on commenca à bâtir le Château fort de Spiš contemporain. 
    Les recherches archéologiques et architecturales approfondies, étalées sur une dizaine d´années, ont beaucoup corrigé et complété l´histoire du Château-fort de Spiš et ont permis de préciser son évolution architecturale. Le résultat le plus significatif est la découverte et la datation de la plus ancienne structure du château : il s´agit du donjon. Cette tour, d´abord édifiée aux 11e-12e siècles, fut détruite pendant la première moitié du 13e siècle. Le donjon actuel fut construit aux cours du 13e siècle, suivi du palais roman puis par d´autres parties du château. Comme d´autres châteaux-forts qui ont résisté à l´invasion des Tatares, la construction de celui de Spis a sans doute été soutenue par Belo IV. Celui-ci alloua un emplacement au prévôt de Spis, en 1249, pour qu’il construise une tour et un palais, dit palais du Prévôt, découvert récemment, et qui fut le premier ajout au palais d’origine. A cette époque - là déjà, et notamment pendant la seconde moitié du 13e siècle, les batailles étaient fréquentes. Le Château, devenu centre du Comitat royal, abrita d´importants dignitaires, dont en 1275, le noble Roland prit la tête d´une rébellion contre le roi. Le Château appartint ensuite à la reine Alžbeta Kumánska (Elisabeth de Couman), mère de Ladislav IV. Pendant la première moitié du 14e siècle le Château fut l´enjeu de nombreuses batailles. Matúš Čák Trenčiansky a voulu le conquérir en 1312 mais le Château a réussi de se défendre. Peu après, il a été étendu et réédifié dans le style gothique. 
    Ján Jiskra de Brandýs, luttant pour les droits de Ladislav Pohrobok (Ladislav le Posthume) a conquit le Château en 1443. Il fit d´abord bâtir un petit fortin au pied du Château et puis fit fortifier la cour intérieure. C´est ainsi que le Château acquit sa forme et son étendue actuelles. L´année 1464 représente un tournant important dans l´histoire du Château car le souverain - propriétaire d´alors - en fit don aux nobles Imrich et Štefan Zápoľskí. Il est intéressant de noter que malgré que les Zápoľskí possédaient plus de 70 châteaux, ils considéraient celui de Spiš comme leur résidence principale. Ils l´ont modernisé et achevé leur construction dans une grande mesure. Ils firent construire une nouvelle chapelle, fortifier et rehausser le donjon et firent transformer le palais roman en style gothique. Ils employèrent les mêmes tailleurs de pierre que ceux qui avaient déjà édifié pour eux la chapelle mortuaire à Spišská Kapitula, au Chapitre de Spiš. Le dernier roi austro-hongrois qui précédait les Habsbourg, Ján Zápoľský, vit le jour au Château. Dernier descendant de la famille Zápoľskí, propriétaire du château, Ján Zápoľský perdit la bataille pour le trône et les Habsbourg lui confisquèrent le château en 1528. Les Habsbourg offrirent ensuite le château à Alexej Turzo en 1531. La famille des Turzo adapte alors le château à ses besoins en lui donnant le style Renaissance. Lorsque, en 1536, le dernier descendant des Turzo disparut, la famille Csáky devint propriétaire du château et le demeura jusqu’en 1945. Les Csáky n’habitèrent toutefois le château que jusqu’à la fin du 17e siècle car, dès le début du 18ème siècle, ils entreprirent de faire construire de fort confortables châtelets à Hodkovce puis, plus tard, à Bijacovce. Ces nouveaux manoirs reprenaient de nombreux éléments architecturaux typiques du château de Spis. La garnison, qui était demeurée sur place, abandonna les lieux après l’incendie de 1780. Depuis lors, le château n’est plus que ruines. Ce n’est que récemment, à la suite de recherches approfondies, qu’on a commencé à restaurer, conserver et reconstruire le château. La cour basse a été rendue accessible au public en 1983. 
    Quand vous entrez dans le Château en venant du village de Hodkovce, vous remarquez d´abord une fortification ingénieuse qui constituait jadis l´ancienne entrée principale. Les piliers maçonnés, aujourd´hui séparés, étaient autrefois reliées par les poutres et présentaient la première ligne de défense. Derrière eux se trouvaient les douves, puis un haut mur formant l´avant-porte. Ensuite vous verrez la tour avec une porte gothique du 15e siècle précédée par une trappe. La porte de la tour s´ouvrait soit par un pont-levis soit par une grille massive de haut. La porte se trouvait à cet endroit déjà au 14e siècle. Ensuite l’on découvre la tour avec une porte gothique du 15e siècle précédée d’une trappe. La porte de la tour s´ouvrait soit par un pont-levis soit par une haute herse massive. La porte se trouvait déjà à cet endroit au 14e siècle. Un logis en forme de demi vaisseau se situe au milieu de la cour centrale. Les murs de ce bâtiment sont entourés de casernements et de greniers. Sur la gauche, on trouve une solide porte qui mène à la cour basse. Avant que la cour ne fût aménagée, des meurtrières protégeaient la porte qu’on atteignait en passant devant la tour de guet. La grande cour, aménagée pendant la première moitié du 15e siècle, servait non seulement pour protéger l’armée qui y cantonnait, mais aussi comme refuge pour la population des environs. Dans la partie basse de la cour, on trouve les fondations remarquables d’un édifice de forme circulaire. C´était une tour habitable dont l´origine remonte au 15e siècle, protégée par une grosse tranchée et une palissade en bois. De temps en temps, on y stockait aussi les munitions. Après qu’on eût construit les murs de la cour, le donjon perdit en partie ses fonctions défensives. L’intérieur de la cour où passaient aussi les remparts de Púchov était occupé par des bâtiments de ferme. 
    Revenons maintenant dans la cour centrale ; en gravissant un sentier escarpé, nous arrivons devant le château roman dont une grande partie était recouverte de terre avant que ne débutent les recherches. Nous voyons alors les ruines du palais du prévôt ainsi que le lieu où s’élevait un moulin, et une roche où l’on trouve une petite grotte. De l´autre côté, on trouve une porte romane relativement bien conservée et par laquelle on parvient au château supérieur. Plus loin on trouve une porte qu’on croirait déboucher dans le vide. Autrefois, on y accédait par un escalier en bois. 
    Le Château supérieur constitue naturellement la plus ancienne et la plus inestimable partie du Château. Face à l’entrée se trouve une citerne creusée dans la roche, reliée à la surface par une étroite canalisation. En tournant vers la droite, nous arrivons à la porte romane mentionnée plus haut, entourée par les murs dont la dernière restauration remonte au 18e siècle. En face se trouvent des bâtiments gothiques et Renaissance qui ont appartenu aux derniers habitants du château. Ils offrent aujourd’hui de magnifiques points de vue sur la région. Les porches et les fenêtres bien conservés, de styles gothique et Renaissance, témoignent du sens des lieux originels. Au milieu de cet espace se trouve un « donjon » - une tour de forme circulaire, datant la moitié du 13e siècle. A cette époque là, elle était accessible seulement par le premier étage. Derrière la tour se trouvent les murs massifs d´un bâtiment circulaire. On pensait que c´était une citerne, mais en fait il s´agît des ruines de la tour originaire du Château, lequel date du 11e-12e siècle. La tour s’est écroulée pendant la première moitié du 13e siècle à cause d’une grande lézarde due à l’effondrement du sous-sol. Des arches relient la tour actuelle à un chapitre gothique datant du 15e siècle, derrière lequel se trouve la plus précieuse partie du château - un palais en pur style roman (de trois étages à l’origine), remanié aux 15e-16e siècles en gothique. En ce qui concerne l’architecture d’origine, ce sont les pilastres des fenêtres romanes composées, avec leurs chapiteaux, qui sont les plus belles. C´étaient des tailleurs de pierres venant de l´Italie du nord qui ont construit ces bâtiments au 13e siècle. Lors des fouilles, à côté de la tour actuelle, on a découvert une fosse de forme rectangulaire qui a probablement servi de citerne ou de glacière. 

    Ce n´est que du haut de Château qu´on peut voir sa position absolument magnifique et sa splendide architecture. Que son histoire et sa beauté vous donnent envie de visiter le Château fort de Spiš.



    REMARQUE: Le parking se trouve à 10 minutes à pied de la porte principale du Château (en venant de Hodkovce). L´ascension à pied, de Spišské Podhradie (Les communs du Château fort de Spiš) jusqu´à la porte principale dure une heure. Pendant la saison, il est également possible de monter au Château par la porte basse. 

    ENVIRONNEMENT: Spišská Kapitula - Le chapitre de Spiš (6 km), Spišské Podhradie - Les communs du Château fort de Spiš (4 km), Žehra (3 km), Levoča (19 km), Gelnica (33 km), Spišská Nová Ves (29 km). 

    CURIOSITE: Environ deux milles de scouts et de touristes se sont inscrits dans le Livre de Guiness, samedi au Château-fort de Spiš., le 6 mai 2002



    GALERIE DE PHOTOS

     

    Source : http://www.spisskyhrad.sk/fr.html

  • QUIZZ - REPONSE - Dans quel château, Ronsard trouva l'inspiration pour son célèbre poème "Mignonne, allons voir si la rose..."

    REPONSE :

    C'est au château de Talcy.

    Ronsard composa ce poème pour Cassandre, qui n'était autre que la fille du banquier Salviati, propriétaire du château de Talcy.

     

    RECHERCHER UN CHATEAU :

  • Château de Compiègne

    Château de Compiègne

    La façade côté jardin du château de Compiègne

    Le château de Compiègne est une ancienne résidence royale et impériale située à Compiègnedans l'Oise (PicardieFrance).

    icône monument classé
    Le château de Compiègne fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiquesdepuis le 24 octobre 19941.

    Sommaire

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    Histoire [modifier]

    Le palais royal mérovingien [modifier]

    Quatre palais se sont succédé à Compiègne. Le plus ancien remonte au début de la dynastie mérovingienne et datait vraisemblablement du règne de Clovis2. Il était probablement construit en bois et son emplacement est malaisé à déterminer.

    De nombreux actes officiels sont datés de Compiègne, ce qui semble indiquer que les Mérovingiens y passaient du temps. C'est dans ce « palais royal »3 de Compiègne que meurtClotaire Ier en 561, au retour d'une chasse à Saint-Jean-aux-Bois. C'est à Compiègne que Clotaire II fait la paix avec son neveu Théodebert II en 604Dagobert Ier y réunit en 633 le parlement qui décide de la fondation de la basilique de Saint-Denis et c'est au palais de Compiègne qu'était conservé son trésor, partagé en 639 entre ses successeurs.

    Sous les Carolingiens, Compiègne est fréquemment le lieu de réunion des « assemblées générales » d'évêques et de seigneurs et, à partir du règne de Pépin le Bref, devient un lieu important sur le plan diplomatique : c'est là qu'en 757, Pépin accueille, au milieu d'une grande assemblée, une ambassade de l'empereur de Constantinople Constantin V Copronymeet qu'il reçoit l'hommage du duc de BavièreTassilon III. C'est là aussi que Louis le Pieux réunit plusieurs assemblées dont deux, en 830 et 833, tentent de le pousser à l'abdication.

    Le palais de Charles le Chauve [modifier]

    Charles le Chauve établit progressivement à Compiègne le siège de son autorité royale puis impériale. En 875, il y reçoit une ambassade de l'émir de CordoueMuhammad Ier, qui apporte de riches présents convoyés à dos de chameau. Sacré empereur à Rome à la Noël 875, Charles fonde en 877 l'abbaye Notre-Dame de Compiègne4 qu'il établit à l'emplacement de l'ancien palais mérovingien, tandis que lui-même se fait construire un nouveau palais situé vers l'Oise, auquel l'abbaye sert de chapelle impériale, sur le modèle du palais que son grand-père Charlemagne avait créé à Aix-la-Chapelle.

    Le fils de Charles le Chauve, Louis II le Bègue, est intronisé et sacré à Compiègne en 877, dans la chapelle palatine, où il est enterré deux ans plus tard, en 879. C'est là qu'est sacréEudes, duc de France, fils de Robert le Fort, proclamé roi en 888 par l'assemblée des grands de préférence à Charles le Simple, trop jeune. Devenu roi à son tour, ce dernier séjourne fréquemment à Compiègne qui reste la principale résidence des souverains de la deuxième dynastie. C'est là que meurt le dernier des CarolingiensLouis V, en 987.

    Les Capétiens continuent à fréquenter Compiègne, mais le palais perd progressivement son rôle politique. Le développement de la ville de Compiègne les conduit à aliéner peu à peu l'ancien domaine royal au profit de la population5Philippe Auguste renforce les murailles de la ville et fortifie le vieux palais carolingien en érigeant un donjon pour mieux contrôler l'Oise.

    Le processus d'aliénation du domaine royal s'achève sous Saint Louis. Seule la grande salle et la tour de l'ancien palais sont conservées comme siège et symbole de l'administration militaire et féodale, mais les grandes assemblées doivent désormais se tenir à l'abbaye Saint-Corneille. Le roi ne conserve à Compiègne qu'une modeste résidence en lisière de la forêt, au lieu-dit Royallieu6.

    Le palais médiéval [modifier]

    Charles V édifie vers 1374 un château à l'origine du palais actuel. En 1358, alors qu'il n'est encore que régent du royaume, il a réuni à Compiègne, dans l'ancien palais carolingien, lesétats généraux et éprouvé le manque de sécurité du logis de Royallieu, en lisière de forêt. Il décide alors de bâtir un nouveau château sur un terrain qu'il rachète en 1374 aux religieux de Saint-Corneille, à qui Charles le Chauve l'avait vendu. Il faut faire abattre les maisons qui s'y trouvent et les travaux ne sont pas terminés lorsque Charles V meurt en 1380. C'est ce château qui, agrandi au fil des siècles, va donner naissance au palais actuel. N'en subsistent que quelques faibles vestiges, noyés dans la maçonnerie du bâtiment.

    C'est dans ce château que Charles VI réunit les états généraux de 1382. Les rois séjournent fréquemment à Compiègne avec une interruption au xve siècle, la ville tombant aux mains des Bourguignons entre 1414 et 1429Charles VII, qui vient de se faire sacrer à Reims, y fait son entrée solennelle le 18 août 1429 et y séjourne pendant douze jours, inaugurant la tradition du séjour du roi à Compiègne au retour du sacre, qui sera observée par presque tous les monarques jusqu'à Charles X inclus. Il ne revient à Compiègne, accompagné dudauphin, le futur Louis XI, qu'en 1441, pour trouver un château très endommagé au cours de différents sièges, qu'il fait remettre en état et agrandir en 1451, à l'occasion d'un séjour prolongé.

    Charles VIII et Louis XII font plusieurs séjours à Compiègne. François Ier, qui y vient fréquemment, fait améliorer les bâtiments et se préoccupe de l'aménagement de la forêt. Son fils,Henri II, qui y séjourne pour des durées généralement plus longues, fait décorer la Porte-Chapelle, percée dans le rempart de la ville pour donner accès à la cour de la chapelle du château.

    Charles IX est à l'origine de la création d'un « jardin du Roi » d'environ 6 hectares7, qui constitue l'amorce du futur parc. Les troubles des guerres de Religion sont peu propices à de longs séjours royaux à Compiègne. Henri III doit renoncer à tenir à Compiègne les états généraux de 15768, mais c'est en l'église de l'abbaye Saint-Corneille que son corps est transporté pour y être inhumé après son assassinat en 15899, Compiègne étant alors la seule ville royale à être encore « au roi ».

    Le château de Compiègne, inoccupé et mal entretenu durant les guerres de Religion, est devenu inhabitable. Lorsque Henri IV vient à Compiègne, il préfère loger en ville, tandis que l'atelier des monnaies est installé dans le château en 1594. Toutefois, à partir de 1598, les travaux de réparation commencent. Quand Louis XIII vient pour la première fois à Compiègne, en 1619, il trouve le séjour si agréable qu'il y revient trois fois dans l'année. En 1624, il s'y installe d'avril à juillet et reçoit au château une ambassade du roi d'AngleterreJacques Ier ainsi que les délégués des Provinces-Unies. Lors de son dernier séjour, en 1635, Louis XIII ordonne la réfection totale des appartements du Roi et de la Reine, réalisée sous la régence d'Anne d'Autriche.

    Sous Louis XIV l'exiguïté du château amène à construire en ville des bâtiments pour la grande et la petite chancellerie, les écuries du Roi et de Monsieur, des hôtels pour les ministres et leurs bureaux, car Compiègne est, avec Versailles et Fontainebleau la seule demeure royale où le Roi réunisse le Conseil. Pour autant, Louis XIV considère avant tout Compiègne comme un séjour de repos et de détente. Il aime à y chasser et fait tracer le grand octogone et 54 routes nouvelles et construire des ponts de pierre sur les ruisseaux.

    L'Électeur Maximilien-Emmanuel de Bavière séjourne à Compiègne de 1708 à 1715.

    En 1666 a lieu le premier camp de Compiègne, premier d'une série de seize grandes manœuvres militaires, dont le dernier se tiendra en 1847, destinées à la formation des troupes et de leurs chefs, à l'éducation des princes et au divertissement de la Cour et du peuple. Le plus important de ces camps est celui de 1698 où, selon Saint-Simon, « l'orgueil du Roi voulut étonner l'Europe par la montre de sa puissance [...] et l'étonna en effet ».

    Après 1698, Louis XIV ne revient plus à Compiègne. Le château reste inoccupé pendant dix ans. D'octobre 1708 à mars 1715, il accueille l'Électeur de Bavière Maximilien II Emmanuel, mis au ban de l'Empire et à qui son allié Louis XIV offre asile et protection à Compiègne.

    La reconstruction du château au xviiie siècle [modifier]

    Louis XV arrive pour la première fois à Compiègne le 4 juin 1728. Le jeune roi a choisi de s'établir au château pendant qu'est réuni à Soissons le congrès qui discute de la paix avec l'Espagne. Louis XV prend un grand plaisir à chasser dans la forêt. Dès lors, chaque année, à l'été, il va passer un à deux mois à Compiègne.

    L'incommodité du château, ensemble de bâtiments sans unité, sans plan d'ensemble, mal reliés entre eux et trop petits10 devient manifeste. Après une campagne d'aménagements intérieurs (1733), des travaux d'agrandissement sont réalisés sous la direction de Jacques V Gabriel de 1736 à1740.

    Le château de Compiègne devint rapidement la résidence préférée de Louis XV, qui envisagea un temps de déplacer sa résidence de Versailles à Compiègne.

    Entre 1740 et 1751, plusieurs projets de reconstruction totale sont présentés. Tous sont éclipsés par celui qu'Ange-Jacques Gabriel présente en 1751 : immédiatement agréé, il est aussitôt mis à exécution. Malgré les travaux, Louis XV continue de venir souvent à Compiègne, où il aime à chasser. C'est là qu'il choisit d'accueillir le 14 mai 1770 l'archiduchesseMarie-Antoinette d'Autriche, venue épouser le dauphin, futur Louis XVI. La mort de Louis XV n'interrompt pas les travaux, qui sont poursuivis à partir de 1776 sous la direction de Louis Le Dreux de La Châtre, élève d'Ange-Jacques Gabriel avant de devenir son collaborateur. Il achève la reconstruction du château en respectant scrupuleusement les plans de son maître. L'ensemble – gros œuvre et décors – est achevé en 1788.

    Louis XVI vient très peu à Compiègne. Il y séjourne une première fois en 1774, peu après son accession au trône, et, conformément à la tradition, s'y arrête en 1775 trois jours en allant à Reims et trois jour en en revenant. Par la suite, il n'y fait que quelques brefs séjours de chasse. L'accélération des travaux, à la suite de décisions prises par le Roi et la Reine en 1782, rendait au demeurant le château difficilement habitable. Louis XVI et Marie-Antoinette ne virent pas leurs appartements terminés.

    L'assemblée des notables de 1787 juge les dépenses effectuées à Compiègne excessives. Sous la Révolution, le mobilier est vendu, comme celui des autres résidences royales (mai-septembre 1795). En 1799, une première section du Prytanée militaire est installée au château. Avec d'autres éléments, elle forme l'École des Arts et Métiers, qui occupe le bâtiment jusqu'en 1806.

    Après la Révolution [modifier]

    Le 12 avril 1807, par un décret daté de FinckensteinNapoléon Ier ordonne la remise en état du château. L'architecte Louis-Martin Berthault est chargé de la direction des travaux. Ceux-ci consistent en la mise hors d'eau du bâtiment et en de considérables travaux de réaménagement intérieur et de décoration11. Une grande galerie (galerie de Bal) est notamment créée dans une aile de la cour des Cuisines à partir de 1809. Le jardin est entièrement replanté et une continuité est créée avec la forêt, le mur d'enceinte étant remplacé par une grille.

    Charles IV d'Espagne, déposé par Napoléon Ier, est détenu à Compiègne pendant quelques mois en 1808.

    Dans l'ancienne aile de la Reine, Berthault commence par aménager sommairement un appartement destiné au logement d'un roi étranger, qui ne tarde pas à recevoir Charles IV d'Espagne, qui arrive à Compiègne le 18 juin 1808, après avoir été contraint d'abdiquer. Il y reste jusqu'en septembre avant d'être transféré à Marseille.

    Napoléon accueille à Compiègne l'archiduchesse Marie-Louise d'Autriche, future impératrice, le 27 mars 1810 pour leur première rencontre. La Cour revient à Compiègne après le mariage, célébré à Paris. Elle y retourne l'été suivant, le couple impérial étant accompagné, cette fois-ci, du roi de Rome. En 1813, le château abrite provisoirement le roi de Westphalie Jérôme Bonaparte et la reine Catherine.

    Le 1er avril 1814, le château est vaillamment défendu par le major Otenin. Peu après, Louis XVIII, sur le chemin de Paris, choisit de s'y arrêter quelques jours pour analyser la situation avant de faire son entrée dans la capitale (29 avril2 mai 1814)12. Dans les années qui suivent, les princes et les princesses de la famille royale viennent fréquemment à Compiègne, mais toujours pour de brefs séjours d'un à deux jours, parfois même une nuit ou quelques heures, à l'occasion d'une chasse, avec une très petite suite.

    Charles X fait son premier séjour à Compiègne comme roi de France du 8 au 10 novembre 1824, accompagné d'une suite nombreuse. Du 24 au 27 mai 1825, il s'y arrête sur le chemin de Reims et, au retour, séjourne au château, selon l'usage, du 1er au 13 juin. Il y vient ensuite fréquemment pour de brefs séjours de chasse, en dernier lieu du 24 au 29 mai 1830.

    Le règne de Napoléon III marque une période faste pour le château de Compiègne.

    Louis-Philippe vient pour la première fois à Compiègne en 1832 pour préparer le mariage de sa fille aînée Louiseavec le roi des Belges Léopold Ier, qui est célébré au château le 9 août 1832.

    Après la Révolution de 1848, Compiègne devient domaine national. Le Prince-Président, Louis-Napoléon Bonaparte, s'y rend en février 1849 à l'occasion de l'inauguration de la ligne de chemin de fer Compiègne-Noyon. Devenu Empereur, il revient y passer une dizaine de jours du 18 au 28 décembre 1852, avec une suite d'une centaine de personnes. La Cour revient à Compiègne en 1853 et 1855, mais ce n'est qu'en 1856 que commence la série des « Compiègne », c'est-à-dire un séjour d'un mois à un mois et demi chaque automne13, pour les chasses en forêt, avec organisation des invités en « séries » d'une centaine d'invités chacune. Il y avait généralement quatre séries14. L'étiquette est réduite à son minimum, les invités jouissant d'une large indépendance.

    En 1870 et 1871, le château est occupé par les Prussiens. Il accueille en 1901 le tsar Nicolas II de Russie, dernier souverain à résider à Compiègne. Pendant la Première Guerre mondiale, les Anglais s'y installent, puis l'état-major allemand en 1914. Le château est transformé en hôpital en 1915 avant d'abriter le Grand Quartier général de mars 1917 à avril 1918.

    Après la Guerre, le service des Régions libérés s'installe au château et occasionne des dégâts importants : en 1919, un incendie dévaste la Chambre de l'Empereur et le Cabinet du Conseil. En 1939, avec la Seconde Guerre mondiale, le château est vidé de son mobilier, qui retrouvera sa place en 1945.

    Le 23 septembre 2006, le château accueille le sommet France-Allemagne-Russie réunissant Jacques ChiracVladimir Poutine et Angela Merkel15.

    Le palais et le parc [modifier]

    Le château du xviiie siècle [modifier]

    Façade sur le jardin

    Avec ce château construit entre 1751 et 1788Ange-Jacques Gabriel et Louis Le Dreux de La Châtre réalisent l'un des monuments les plus sobres du grand style Louis XV, celui du projet de Gabriel pour le château de Versailles (le « Grand dessein »), alors même que la construction a été presque entièrement exécutée sous le règne de Louis XVI.

    Le terrain est incommode à la fois par l'irrégularité de son périmètre, résultant de l'emprise des anciens remparts de la ville, et par sa dénivellation, toute la partie vers le parc étant en surélévation. Gabriel a su compenser de manière magistrale ces deux irrégularités :

    • le château affecte un plan triangulaire inhabituel : le petit côté est la façade sur la place d'Armes par où se fait l'entrée dans la cour d'honneur, le grand côté la façade sur la rue d'Ulm et l'hypoténuse, la principale façade sur le jardin, positionnée de biais par rapport à l'axe de la cour d'honneur. De manière caractéristique de l'architecture duxviiie siècle, cette irrégularité est rendue insensible, à l'intérieur, par le jeu d'une rotule, prévue par Gabriel. Les angles de vues sont étudiés avec soin de manière à gommer le sentiment d'irrégularité du bâtiment.
    • pour le dénivelé, l'architecte n'a pourvu la façade sur le parc que de deux niveaux (un rez-de-chaussée et un étage), mais, depuis le jardin, il a donné une impression d'exhaussement de ce long bâtiment bas en construisant un mur de terrasse16. Toutes les autres façades du bâtiment ont trois niveaux (rez-de-chaussée, étage, attique)17, le rez-de-chaussée de la façade sur le jardin correspondant au premier étage du reste du bâtiment), tandis que l'étage de cette façade correspond à l'attique. Mais ce changement de niveau est totalement insensible car on ne voit jamais simultanément la partie à deux niveaux et celle à trois niveaux sauf à l'angle de la place d'Armes, où la différence est corrigée par la terrasse.

    À l'intérieur, la distribution est claire et la plupart des grandes circulations sont doublées par des circulations de service. À chaque intersection de deux corps de bâtiments, un escalier dessert l'ensemble des étages. La principale innovation introduite par Le Dreux par rapport aux plans de son maître a été la substitution d'un escalier droit à l'impériale à l'escalier tournant initialement envisagé du côté de la reine à droite de la cour d'honneur. Pour la chapelle, qui ne fut réalisée que sous la monarchie de Juillet, Gabriel avait imaginé un plan encroix grecque tandis que Le Dreux a proposé un projet de plan quadrilobé.

    Les grands appartements occupent le niveau qui correspond au rez-de-chaussée de la façade sur jardin et au premier étage du reste du château. Le décor architectural des façades est sobre et précis et ne cherche qu'à rythmer, sans ornementation inutile.

    Le décor intérieur [modifier]

    Le salon de musique

    Sous Louis XV, tout le décor intérieur de l'appartement du roi est voué à la chasse : portraits de chiens par Alexandre-François Desportes et Jean-Baptiste Oudry en dessus-de-porte, grandes cartes de la forêt de Compiègne par Pierre-Denis Martin le jeune, tapisseries de la tenture des chasses du roi, tissées aux Gobelins spécialement pour Compiègne sur des cartons d'Oudry. Les boiseries sont en blanc, sans rehauts de dorure ou de couleur.

    Ce décor, dont certains éléments sont mis en place dès les aménagements de 1733, reste en place jusqu'en 1781. Il n'en reste rien, sinon quelques réemplois de panneaux de boiseries dûs à Jacques Verberckt dans des endroits secondaires. Le décor entièrement refait entre 1782 et 1786 continue de s'inscrire dans la tradition du château en blanc, dans un parti-pris de simplicité et de fraîcheur adapté à une résidence d'été et de chasse18. Les tissus étaient en revanche particulièrement soignés. Ce décor a subsisté en partie, notamment dans l'appartement préparé pour Marie-Antoinette.

    Le décor intérieur a été profondément remanié sous le Premier Empire : Compiègne présente aujourd'hui un décor Premier Empire homogène de la meilleure période qui en fait l'image la plus fidèle qui ait subsisté jusqu'à nous d'une grande résidence impériale du temps de Napoléon Ier19. Ce décor résulte des travaux exécutés à partir de 1808 parLouis-Martin Berthault, et poursuivis selon ses plans jusqu'au début de la Restauration. Par contraste avec la période précédente, l'Empire utilise ici des couleurs primaires, joue de contrastes accusés, et propose une extrême somptuosité de décors mêlant boiseries, bronze, peinture, fixés sous verre, draperies, etc.

    Le parc [modifier]

    Le jardin à la française, initialement projeté par Ange-Jacques Gabriel, ne fut jamais achevé. A partir de 1811, Louis-Martin Berthault, créateur du parc de Malmaison, replante la partie centrale en un jardin à l'anglaise à dominante arborée, caractéristique du goût du temps.

    Le berceau de l'impératrice [modifier]

    Cette tonnelle longue de 1 200 m et couverte de plantes grimpantes permettait à l'impératrice (Marie-Louise, puis Eugénie) de relier la forêt au palais sans s'exposer au soleil du jardin alors à découvert. À cette époque il faut garder le teint pâle.

    L'avenue des Beaux-Monts [modifier]

    L'avenue des Beaux-Monts longue de quatre kilomètres et large de soixante mètres, prolonge le Petit Parc et la vue depuis le château. Elle est ouverte en 1810 par Napoléon Ier pour évoquer la perspective de Schönbrunn à l'archiduchesse d'Autriche Marie-Louise. Elle est terminée deux ans après la mort de l'empereur, en 1823.

    Les musées [modifier]

    Le château de Compiègne, appartenant à l'État, est affecté au ministère de la Culture et administré par la direction des musées de France. Le musée national du château de Compiègne, dirigé par un conservateur du patrimoine ayant rang de conservateur en chef ou de conservateur général, est chargé de conserver :

    • les appartements historiques et leur mobilier ;
    • le musée du Second Empire ;
    • le musée de la voiture.

    Événements [modifier]

    Compléments [modifier]

    Liens internes [modifier]

    Liens externes [modifier]

    Bibliographie [modifier]

    • Fr. Thiveaud Le Hénand, La Reconstruction du château de Compiègne au XVIIIe siècle, Thèse de l'École des Chartes, 1970.

    Iconographie [modifier]

    Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres surChâteau de Compiègne.

    Notes et références [modifier]

    1. Chateau de Compiègne Base Mérimée [archive]
    2. Plusieurs chartes des Ve et VIe siècles évoquent un compendium palatium qui implique un caractère de palais plus que de simple villa, parmi toutes celles que possédaient les Mérovingiens.
    3. Grégoire de Tours emploie la formule palatium regale.
    4. devenue ultérieurement Saint-Corneille
    5. Ce processus commence sous Louis VII, qui accorde une charte communale à Compiègne en 1153.
    6. aujourd'hui nom d'un quartier de Compiègne
    7. 18 arpents
    8. Ils ont lieu en définitive à Blois.
    9. Le corps d'Henri III sera transféré à la basilique de Saint-Denis en 1610.
    10. Le château ne peut abriter, et encore avec difficulté, que la famille royale et son service. Les princes du sang et les grands officiers de la Couronne doivent loger leur suite en ville dans des maisons louées. Les courtisans logent en ville dans des maisons louées au nom et aux frais du Roi ou chez des particuliers (logements dits « à la craie », les portes des maisons où des chambres à louer avaient été recensées étant alors marquées à la craie).
    11. L'essentiel du décor est confié à l'entreprise Dubois et RedoutéPercier et Fontaine ainsi que le peintre Girodet-Trioson participent à la décoration. D'importantes commandes de mobilier sont passées à Jacob-Desmalter ainsi que, dans une moindre proportion, à Marcion, les soieries correspondantes étant commandées à Lyon.
    12. Le roi est accueilli par les maréchaux d'Empire NeyMacdonaldMonceySérurierBruneBerthierMarmontOudinot et Victor, et par de nombreux fidèles comme le duc de Lévis, la duchesse de Duras, la princesse de La Trémoille, les Montmorency, Pauline de Tourzel, devenue comtesse de Béarn. Il y rencontre Talleyrand, qu'il fait attendre plus de deux heures ; c'est à ce moment que se place la célèbre scène rapportée par Talleyrand dans ses mémoires : « Je suis bien aise de vous voir, lui aurait dit Louis XVIII ; nos maisons datent de la même époque. Mes ancêtres ont été les plus habiles. Si les vôtres l'avaient été plus que les miens, vous me diriez aujourd'hui : “Prenez une chaise, approchez-vous de moi, parlons de nos affaires.” Aujourd'hui : c'est moi que vous dis : “Asseyez-vous et causons.” » Le lendemain, 30 avril, Louis XVIII reçoit à Compiègne le tsar Alexandre Ier de Russie. « Louis XVIII traita fort dédaigneusement Alexandre en qui il ne voyait guère qu'un satrape oriental. Il usa de toutes les subtilités de l'étiquette en usage à l'ancienne cour de France pour lui faire sentir le monde qui les séparait désormais. A table, Louis XVIII s'assit dans un fauteuil, ne lui laissant qu'une chaise comme à tous les autres invités. A chaque porte, il passa devant lui et lui fit ainsi subir mille vexations. [...] Alexandre rentra ulcéré à Paris. » (Évelyne LeverLouis XVIII, Paris, Hachette, coll. Pluriel, 1988, pp. 342-343)
    13. Il n'y eut pas de Compiègne en 1860 et en 1867. Le dernier eut lieu en 1869.
    14. Trois en 1856, cinq en 1858 et 1859, six en 1861.
    15. Le choix du château de Compiègne pour ce sommet renvoie à la rencontre entre le Président de la République française, Félix Faure, et le tsar Nicolas II qui avait eu lieu à Compiègne près d'un siècle auparavant.
    16. Cet effet a été en partie détruit sous le Premier Empire par la construction de la rampe qui descend vers le parc.
    17. On ne compte pas les deux niveaux d'entresols. En fait, le château a cinq niveaux.
    18. L'intendant du Garde-Meuble, Marc-Antoine Thierry de Ville-d'Avray, que cette simplicité désolait, fit ajouter quelques touches de dorure ici et là.
    19. À Versailles, à Fontainebleau, l'Empire a dû composer avec des décors plus anciens.

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_de_compiègne

  • Tour Saint-Nicolas, La Rochelle

    Tour Saint-Nicolas

    Tour Saint-Nicolas depuis la mer

    Sommaire

    []

    Histoire [modifier]

    Construction [modifier]

    La tour est aujourd’hui encoreinclinée

    La construction de la tour débute vers 1345. En raison du terrain marécageux, il est décidé de mettre en place un radier, constitué de longs pieux dechêne enfoncés dans la vase et calés à l’aide de pierres, qui fait alors office de fondations. Cependant, en raison du poids de la construction et de la nature meuble du terrain, les fondations cèdent, ce qui a pour effet de faire s'incliner l'édifice, qui présente un important devers de plus de vingt centimètres en direction de l'Est. Ne parvenant pas à la redresser, les ingénieurs décident de stabiliser les fondations.

    En 1360, la signature du traité de Brétigny par le roi Jean II de France, qui cède de nombreux territoires à la couronne d’Angleterre, dont la ville de La Rochelle, interrompt le chantier. Ce dernier ne reprend qu'en 1372, symbolisant l’alliance entre Charles Vroi de France et la ville, après que les anglais aient été vaincus lors de labataille de La Rochelle et chassés de la ville par les rochelais lors du siège mené par le connétable Bertrand du Guesclin, sur ordre du roi, faisant de La Rochelle une ville définitivement française.

    En 1376, après 31 ans de travaux interrompus par la rupture des fondations dans les premières années de la construction et par l'occupation anglaise ensuite, et après un tour de force technique, les constructeurs étant parvenus à corriger la verticalité de la partie supérieure de l’édifice, la tour Saint-Nicolas est achevée.

    Destinée à défendre la passe du Port, la tour héberge son premier capitaine ainsi que les soldats préposés à sa garde en 1384. En 1394, un budget est prévu pour l’ameublement de chacune des tours de la Chaîne, et le13 avril 1398, il est fait obligation aux capitaines des tours d’habiter ces ouvrages avec leur famille. Le capitaine est nommé tous les ans par le maire de la ville et prête serment de ne jamais quitter la tour durant l’année où il en a la charge. Il est le représentant du roi et le chef des armées de la ville. Sa fonction consiste à surveiller le trafic du port, et à s’assurer du paiement des taxes.

    Quelques années après la tour Saint-Nicolas, la tour de la Chaîne est édifiée sur l’autre rive. Elle est ainsi nommée en raison du fait qu’elle a pour fonction de tendre la chaîne fixée dans la tour Saint-Nicolas et fermant l’accès au port. Les deux tours deviennent emblématiques du Vieux-Port de La Rochelle, dont elles constituent la majestueuse porte d’entrée.

    La Fronde [modifier]

    À l'origine, la tour Saint-Nicolas était constituée de quatre grandes salles superposées et recouvertes d’un toit en poivrière, mais son dernier étage, qui abritait la quatrième salle, fut détruit pendant la Fronde.

    En 1648Louis de Foucault de Saint-Germain Beaupré, comte du Daugnon, gouverneur royal de l’Aunis et des îles, et véritable tyran, décide de faire de la tour son réduit de sûreté à La Rochelle. Pour cela, il fait construire au pied de la tour un ouvrage à corne entouré d’un profond fossé afin de se protéger de la ville. En 1649, il se range du côté des frondeurs et fait fortifier les tours, notamment en faisant araser le parapet de la tour Saint-Nicolas pour l’équiper d’une douzaine de pièces de fonte, ainsi que pour d’autres points élevés de la ville.1

    En 1651 cependant, à l’arrivée des troupes du roi Louis XIV menées par Henri de Lorrainecomte d’Harcourt, il s’enfuit rejoindre le Prince de Condé à Bordeaux, en laissant son lieutenant,de Besse, à la tête de quelques soldats réfugiés dans les tours. Pour les déloger, le marquis d'Estissac, fait miner les tours et ouvre le feu au canon. Le dernier étage de la tour Saint-Nicolas est bombardé et détruit, et les soldats se rendent juste avant que les troupes royales ne fassent sauter la tour de la Lanterne. Le lieutenant de Besse est trahi par ses propres soldats qui le précipitent du haut du parapet de la tour Saint-Nicolas le 29 novembre 1651. Bien que cela soit demandé par la ville, le roi refuse de faire démolir la tour et l’incorpore au domaine militaire.

    De 1652 à 1659, la tour héberge les Compagnons charpentiers de marine de Hambourg, venus à La Rochelle pour monter un chantier naval.

    Les guerres de religion et la Révolution [modifier]

    À partir de 1569, et plus largement pendant le xvie siècle et le xviie siècle, la tour sert épisodiquement de dépôt d’armes, de poudrière et de prison pendant les guerres de religions : deshuguenots y sont enfermés entre 1682 et 1686, à l’époque de la révocation de l’Édit de Nantes. Lors de la Révolution française, la tour est utilisée (jusqu’en 1793) pour emprisonner desChouans.

    Restaurations [modifier]

    En 1685, l’extérieur de l’édifice est restauré sommairement par Ferry, ingénieur du génie.

    Le 17 février 1879, les tours de La Rochelle sont classées monument historique par décret. L’architecte Juste Lisch restaure extérieurement la tour et la dote créneaux et de mâchicoulisentre 1884 et 1888, puis Albert Ballu procède à sa restauration intérieure de 1901 à 1904.

    Architecture [modifier]

    Fondations [modifier]

    Pieu de chêne ayant servi à réaliser les fondations de la tour et en ayant été retiré en 1956 à l'occasion de travaux de consolidement.

    En raison du terrain marécageux, la tour repose sur un radier. Ce dernier est constitué de longs pieux de chêne de six mètres à sabot métalliqueenfoncés dans la vase et calés à l’aide de pierres, l’ensemble étant recouvert d’un quadrillage de poutres horizontales et faisant office de fondations.

    Cependant, le poids de la tour et la nature meuble du terrain entraînèrent lors de sa construction une déstabilisation des fondations, et un important devers de l’édifice, de plus de vingt centimètres, en direction de l’Est. Cette inclinaison sera conservée lors de la restauration de la tour, de sorte que le sol présente aujourd’hui encore une inclinaison de l’ordre de 2 %, bien qu’il ait été surélevé de 50 cm par rapport au sol originel.

    Caractéristiques [modifier]

    De plan circulaire, la tour mesure 37 mètres de hauteur pour un diamètre de 23 mètres.

    Elle est fortifiée par quatre tourelles semi-cylindriques engagées, décalées à 70° environ, et d’une tourelle rectangulaire, plus élevée que le reste du bâtiment et surmontée d’une tour carréeplus haute. Ces tourelles placées régulièrement à sa périphérie lui donnent une forme pentagonale.

    La tour, qui est en position saillante par rapport aux deux côtés du rempart, forme un éperon à angle droit en direction de la mer, au Sud-Ouest.

    Défenses [modifier]

    La tour est particulièrement bien défendue. Fortifiée par des tourelles, elle est accompagnée d’un ouvrage à corne, surmontée d’un parapet en saillie décoré de trèfles et reposant sur un rang de consoles à trois renflements, qui est de surcroît doté de créneaux, de merlons, de mâchicoulis, et d’une bretèche. Ses murs sont percés de nombreuses archères. Elle est également équipée d’un corps de garde, et est isolée par un profond fossé.

    Aménagements [modifier]

    Constituée de pierres de taille en matériaux calcaire, ses murs, épais de de 3 à 6 mètres, abritent un véritable dédale de couloirs de petites pièces et d’escaliers à double hélice, disposés de manière à ce que ceux qui montent ne rencontrent pas ceux qui descendent.

    Intérieurement, les murs laissent un vide central d’environ 9,5 mètres de diamètre, qui est divisé en trois grandes salles superposée de forme octogonale et de style gothique, dont deux sont voûtées sur croisée d’ogives. La majorité des autres pièces mettent également en œuvre cette architecture ogivale.

    Évolutions [modifier]

    À l’origine, la tour était isolée du reste de la ville par des zones marécageuses, mais suite à la construction du bastion du Gabut, elle fut rejointe par le tissu urbain de La Rochelle, qui vint s’étendre jusqu’à son pied.

    Agencement [modifier]

    Rampe d’accès [modifier]

    La rampe d’accès, qui permet aujourd’hui d’accéder directement à la salle d’accueil au premier étage, n’existait pas à l’origine, et n’a été construite qu’en 1569.

    Porte de la rampe d’accès
    Rampe d’accès

    Rez-de-chaussée [modifier]

    À l’origine, l’entrée de la tour était située au rez-de-chaussée. Elle était constituée d’un passage étroit défendu par un assommoir et pouvant être fermé par une herse et deux portes, dont une basculante.

    En 1569, l’entrée a été déplacée à l’étage supérieur, et munie d’un pont-levis à chaîne et contrepoids qui franchissait une courtine formant coupure et au fond de laquelle s’ouvre l’ancienne entrée.

    Finalement, une rampe d’accès prenant appui sur la courtine et permettant d’accéder directement au premier étage a été construite en 1695.

    Salle du veilleur [modifier]

    Cette salle de petites dimensions au plafond orné de voûtes d’ogives aux culots sculptés servait à surveiller l’entrée du port.

    Salle de l’armateur [modifier]

    La salle de l’armateur est une grande salle octogonale présentant une voûte sur croisée d’ogives aux culots sculptés. Elle faisait office de point d’attache à la chaîne qui servait à fermer l’entrée du port, et qui était actionnée depuis la tour de la Chaîne, sur l’autre rive.

    Premier étage [modifier]

    Salle d’accueil [modifier]

    La salle d’accueil, située au premier étage, est accessible depuis la rampe d'accès et donne sur la salle de la vigie basse. Elle est également reliée à la chapelle, au deuxième étage par l'escalier à double révolution.

    C'est une grande salle de forme octogonale qui présente une voûte sur croisée d’ogives. La pièce est traversée par deux oculi. Le premier est au centre de la voûte, à la croisée des ogives, et donne sur la salle du capitaine, tandis que le second est au sol, au centre de la pièce, et donne sur la salle de l’armateur, au rez-de-chaussée.

    Cette pièce servait de salle de réception.

    Salle de la vigie basse [modifier]

    La voûte de la salle.
    Le coffre du capitaine.

    Située au premier étage de la tour, la salle de la vigie basse est accessible depuis la salle d’accueil et donne accès à un escalier vers la salle du troubadour, au deuxième étage.

    La pièce est dotée d’une voûte sur croisée d’ogives dont la clef possède un décor végétal, tandis que les culots sont décorés de représentations d’unarmateur et de Saint-Nicolas.

    Elle disposait autrefois d'une plate-forme extérieure en bois permettant de surveiller le trafic des navires. Les ouvertures permettant aux gardes d'accéder à la salle ont par la suite été transformées en meurtrières.

    La salle abrite un important coffre datant du xviie siècle et qui était la propriété de l'un des capitaines de la tour.

    Deuxième étage [modifier]

    Salle du troubadour [modifier]

    La salle du troubadour, au deuxième étage, est reliée par un escalier à la salle de la vigie basse, au premier inférieur. Elle donne accès aux latrines, ainsi qu'à la salle du capitaine par un couloir de défense.

    De base trapézoïdale, elle présente une voûte à croisée d’ogives à clef de voûte désaxée. Elle doit son nom à la sculpture d’un musicien qui décore l’angle au-dessus de la cheminée.

    Bien que son usage reste incertain, le fait qu’elle dispose d’un accès aux latrines laisse penser qu’elle a probablement été utilisée comme lieu de bain ou de détente.

    Salle du capitaine [modifier]

    La salle du capitaine est située au deuxième étage et est reliée par un couloir de défense à la salle du troubadour. Elle permet d'accéder à la salle des coussièges. Elle est également reliée par un escalier au chemin de ronde, au troisième étage.

    C'est une grande salle de forme octogonale et au sol percée en son centre d’un oculus donnant sur la salle d’accueil, à l’étage inférieur.

    Elle était autrefois le lieu de résidence du capitaine et de sa famille.

    Salle des coussièges [modifier]

    La salle des coussièges est un renfoncement ouvert sur la salle du capitaine qui donne également accès à l’étude du capitaine.

    Elle présente une voûte à double croisée d’ogives dont chaque culot est décoré d’un personnage sculpté, et est équipée de coussièges2 dans l’embrasure d'une grande fenêtre à meneauxdonnant sur le Vieux-Port.

    Étude du capitaine [modifier]

    L’étude du capitaine est accessible depuis la salle des coussièges.

    C’est une petite salle voûtée dont la clef de voûte représente un visage féminin avec sa coiffe.

    Elle faisait probablement office de bureau du capitaine.

    Chapelle [modifier]

    La tour dispose d’une chapelle, située au deuxième étage, à la verticale de l’entrée de la tour, jouant probablement un rôle de protection symbolique. Elle est directement reliée à la salle d’accueil, au premier étage par l'escalier à double révolution, ainsi qu'au chemin de ronde, par un autre escalier.

    La salle possède une voûte sur croisée d’ogives qui repose sur d’anciennes sculptures qui peuvent encore se deviner. Elle est équipée d’un autel et d’un retable gothiques3), ainsi que d’une piscine liturgique, petite cuve avec écoulement en puits perdu, servant à déverser les eaux de purification ayant servi au célébrant. Les participants prenaient place dans la grande pièce voisine et assistaient à la célébration à travers un hagioscope4.

    Troisième étage [modifier]

    Chemin de ronde [modifier]

    Le chemin de ronde est situé au troisième étage, et donne accès au couloir de surveillance ainsi qu’à la petite salle des gardes. Il est reliée au deuxième étage étage par, à une extrémité un escalier vers la salle du capitaine, et à l’autre extrémité un escalier vers la chapelle.

    Le chemin de ronde présente un parapet ceinturé par des créneaux et des mâchicoulis, qui permettait aux soldats de défendre la tour tout en étant protégés des tirs adverses par lesmerlons. Arasé en 1651 pendant la Fronde pour laisser la place à des canons, le parapet n’a été restauré qu’au xixe siècle.

    À l’origine, une quatrième pièce prenait place au centre du chemin de ronde, et était recouverte d’un toit en poivrière, mais elle a été bombardée et détruite pendant la Fronde.

    Petite salle des gardes [modifier]

    La petite salle des gardes servait d’abris et de lieu de repos entre deux rondes.

    Couloir de surveillance [modifier]

    Quatrième étage [modifier]

    Salle de veille du capitaine [modifier]

    Cinquième étage [modifier]

    Terrasse [modifier]

    Éléments d’architecture [modifier]

    Les voûtes sur croisée d’ogives [modifier]

    Article détaillé : Croisée d'ogives.
    Croisée d’ogives

    L’architecture romane, qui précède le gothique, se caractérise par des arcs en plain cintre et des voûtes. Ces voûtes romanes sont massives et très lourdes, elles nécessitent des murs d’appui épais, le plus souvent renforcés par des contreforts accolés de place en place.

    Avec l’architecture ogivale, le gothique amène une solution élégante aux problèmes de forces que connaît le roman. L’idée centrale de la croisée d'ogive, est de faire des voûtes qui reposent non pas directement sur des murs, mais sur ces ogives croisées, et les ogives elle-mêmes convergent vers des piliers. La poussée n’est plus répartie tout au long du mur, mais concentrée sur un point au sommet du pilier. Du coup, le mur lui-même ne sert à rien et peut être vidé (pour placer des vitraux, par exemple) et la poussée reçue au sommet des piliers peut être facilement compensée par des arcs-boutants.

    La muraille [modifier]

    L’escalier à double révolution [modifier]

    L’escalier à double révolution relie directement la salle d’accueil, au premier étage, à la chapelle, au deuxième étage.

    La particularité de cette innovation architecturale du xive siècle réside dans le fait qu'il s’agit de deux escaliers imbriqués l’un dans l’autre et ne se rencontrant jamais. Il est ainsi possible de passer d’un étage à l’autre sans jamais se croiser ni se voir. Le château de Chambord est également célèbre pour son escalier à double révolution, plus élaboré car réalisé plus tard, auxvie siècle.

    L’arche [modifier]

    La naissance d’un arceau est encore apparent sur le flanc Ouest de la Tour Saint-Nicolas. L’architecte Juste Lisch, qui a procédé à la restauration des tours, a estimé qu’il s’agissait d’une amorce d’un immense arc surmonté d’une galerie crénelée qui devait relier la tour Saint-Nicolas à la tour de la Chaîne, et sous lequel passaient les bateaux entrant au port, permettant ainsi de former une ronde ininterrompue avec la crête de toute la fortification.

    Les tours de La Rochelle vues par Juste Lisch 001.jpg
    Les tours de La Rochelle vues par Juste Lisch 002.jpg
    Illustrations réalisées par Juste Lisch en 1864 et qui représentent, selon lui, les tours du Vieux-Port de La Rochelle avant qu’elles n’aient été endommagées, en les comparant à ce qu’elles étaient alors à son époque.

    Au-dessus de la naissance de cet arc se trouvent trois pierres en encorbellement, qui devaient servir de point d’appui au cintre sur lequel devait reposer la construction. Juste Lisch émit l’hypothèse que l’arceau se soit effondré lorsque la tour s’est infléchie vers l’Est, ne trouvant plus le point d’appui qui le contre-boutait.

    Eugène Viollet-le-Duc a d’ailleurs évoqué la chose dans son Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au xvie siècle« À l’entrée du port de la Rochelle, il existe aussi une belle tour, dont les soubassements sont fort anciens et dont le couronnement date du XIVe siècle, qui défendait le chenal. Elle se reliait à un ouvrage élevé de l’autre côté du goulet fermé par une sorte de herse »5.

    En 1904Émile Couneau a réalisé une aquarelle représentant l’arche telle qu'il imaginait qu'elle avait été.

    Bien que peu de documents fassent particulièrement référence à cette fameuse arche, l'audace architecturale de l'ensemble permet facilement d’imaginer qu’une entreprise aussi hardie pour l’époque aurait très bien pu avoir été réalisée.

    Les gargouilles [modifier]

    Voir aussi l’article sur les gargouilles

    Les oculi [modifier]

    Les deux oculi qui percent les étages de la tour en leur centre servaient de monte-charge entre les étages, de porte-voix pour se parler d’un étage à l’autre ou d’assommoir pour lancer despierres sur les assaillants qui aurait pénétré dans la tour.

    En raison de l’inclinaison de la tour, le sol de la salle du capitaine a été réajusté à l’horizontale en 1372, ce qui a fait que les oculi ne sont plus exactement alignés.

    Galerie [modifier]

    Notes et références [modifier]

    1. Ces ouvrages, désignés sous le nom de cavaliers par Eugène Viollet-le-Duc dans son Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle (Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle - Tome 2, Cavalier), permettent de renforcer des points faibles ou de dominer des fronts, et ont occasionné de sérieux dommages aux assaillants des divers sièges qu’a eu à subir La Rochelle.
    2. Les coussièges sont des bancs de pierre aménagés.
    3. L’autel est la partie basse, en forme de table, et le retable la partie verticale, décorative.
    4. L’hagioscope est une ouverture face à l’autel.
    5. « À l’entrée du port de la Rochelle, il existe aussi une belle tour, dont les soubassements sont fort anciens et dont le couronnement date du XIVe siècle, qui défendait le chenal. Elle se reliait à un ouvrage élevé de l’autre côté du goulet fermé par une sorte de herse. » (Eugène Viollet-le-DucDictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle).

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Tour_Saint-Nicolas

  • Palais Jacques-Cœur

    Palais Jacques-Cœur

    Palais Jacques-Cœur

    Le palais en 1890
    Le palais en 1890

    Présentation
    Nom local Hôtel Jacques-Cœur
    Période ou style Gothique tardif
    Type Palais
    Début construction 1443
    Fin construction 1451
    Propriétaire initial Jacques Cœur
    Destination initiale Lieu d'habitat
    Propriétaire actuel État
    Destination actuelle En restauration
    Géographie
    Latitude
    Longitude
    Non renseigné
    (Chercher ce lieu)
    Pays France France
    Région historique Berry
    Subdivision administrative Centre
    Subdivision administrative Cher
    Commune Bourges

    Le palais Jacques-Cœur, situé à Bourges, est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique tardive. Cet édifice naît de la volonté deJacques Cœur de bâtir une « grant’maison » dans sa ville natale. Il préfigure les hôtels particuliers qui fleuriront à la Renaissance. Toutefois, l’argentier de Charles VII n’y habita jamais.

    Le palais Jacques-Cœur fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis 18401.

    Sommaire

    []

    Historique [modifier]

    Sa construction débute en 1443 et semble juste terminée en juillet 1451 lorsque Jacques Cœur est arrêté. Le palais est alors confisqué avec tout son mobilier par la couronne.

    Le palais L'Aubespine [modifier]

    Ne trouvant pas d'acquéreur, le roi le rend finalement en 1457 aux fils de Jacques Cœur, Henri, Ravan et Geoffroy. Il ne sera revendu qu'en 1501, par le fils de Goeffroy à un notable local, Antoine Turpin qui le revend lui-même en 1552 à Claude de L'Aubespine, secrétaire d'État et des finances. Le palais connaît alors pendant plus de cent ans la vie animée et brillante des gens du pouvoir.

    Le bâtiment administratif [modifier]

    Adjugé par décret judiciaire au ministre Colbert en 1679, il sera rétrocédé à la municipalité de Bourges le 30 janvier 1682. Celle-ci y installera divers services administratifs et judiciaires. La demeure ne sera que peu modifiée même si la Révolution occasionne la destruction de bas-reliefs divers et surtout celle de la statue équestre de Charles VII qui occupait le dais du porche d'entrée depuis l'origine.

    La lente destruction évitée [modifier]

    C'est l'installation de la Cour d'appel et des tribunaux en 1820 qui a entraîné les plus graves destructions dans le bâtiment : l'intérieur fut remodelé au fur et à mesure des besoins d'espace sans respect pour les décorations existantes, des fenêtres sont ouvertes, etc.Prosper Mérimée le dénonça dès 1837 et le bâtiment fut classé monument historique en 1840. Une campagne de restauration commença alors et se poursuivit jusqu'en 1885. Malgré une réfection importante des façades et une reconstitution ambitieuse de l'intérieur, cette restauration ne fut pas exempte d'erreurs comme la suppression arbitraire de la toiture conique du donjon par l'architecte Paul Bœswillwald.

    Les restaurations [modifier]

    En 1920, la Cour d'appel et les tribunaux quittent enfin le bâtiment et l'hôtel Jacques Cœur continuera à porter l'appellation de Palais en référence à cette ancienne utilisation. L'État se porte acquéreur de l'ensemble du bâtiment en 1923 et une restauration reposant sur des bases historiques sérieuses sera menée de 1927 à 1937 sous la direction des architectes Henri Huignard et Robert Gauchery. L'état actuel des bâtiments en est le résultat direct.

    Depuis 1999, un nettoyage des façades est en cours.

    Notes et références [modifier]

    Voir aussi [modifier]

    Commons-logo.svg

    Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Palais Jacques-Cœur.

    Liens externes [modifier]

    Bibliographie [modifier]

    • Jean-Yves Ribault, Le palais Jacques-Cœur, Éditions du Patrimoine, Paris (France), mars 2001, ISBN 978-2-85822-609-2

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Palais_Jacques-Cœur