Villa Strassburger
| Villa Strassburger à Deauville | |||
La Villa Strassburger, l’une des plus belles et des plus remarquables de Deauville, a été construite en 1907, sur la commande d’Henri de Rothschild. | |||
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La Villa Strassburger, l’une des plus belles et des plus remarquables de Deauville, a été construite en 1907, sur la commande d’Henri de Rothschild. | |||
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Le Château de Talcy est un château renaissance situé dans la ville du même nom. Il est classé Monument Historique. 1
Le château est rebâti à partir de 1520 par un banquier italien, Bernard Salviati.
Le poème de Ronsard Mignonne, allons voir si la rose est inspiré de l'idylle entre Ronsard et Cassandre, fille de Salviati.
Durant les Guerres de religion, le poète Théodore Agrippa d'Aubigné, protestant, y trouve refuge et tombe amoureux de Diane Salviati, petite-fille de Bernard Salviati. Celle-ci le repousse cependant. Agrippa d'Aubigné fait référence à ce château dans quelques-uns des vers de ses Tragiques.
En 1638, Isabelle Salviati fait prolonger l'aile Est. L'intérieur est fortement rénové par la famille Burgeat au cours du XVIIIe siècle.
Le domaine est acheté par Élisabeth Gastebois et traverse sans trop d'encombres la Révolution Française. Il passe entre les mains de la famille Stapfer.
Le général Chanzy y établit son quartier général en décembre 1870, mais y est chassé par les Prussiens. Le château est vendu à l'État en 1933. Il sert à plusieurs reprises de dépôt d'archives. Son jardin est réorganisé en 1996 pour devenir un conservatoire d'essences fruitières.
Le château actuel comprend une tour-porche, mutilée de sa tourelle d'angle Nord-Ouest, et d'une aile Est qui la rejoint par l'intermédiaire d'une galerie couverte, délimitant une cour d'honneur. Un puits coiffé d'un dôme décore cette dernière et constitue la marque emblématique de l'édifice.
L'aile Est comprend un rez-de-chaussé et deux étages. Au rez-de-chassé se situe en enfilade une cuisine, une antichambre et la chambre dite deCharles IX. Au premier étage, se trouve une enfilade de salons et d'appartements desservis par un couloir
Le domaine comprend un verger, une grange avec un pressoir (datant de 1808) et un colombier.
Le colombier, tour circulaire, comprend près de 1400 excavations et est munie d'une échelle sur pivot permettant d'accéder à l'ensemble des cavités pour y recueillir les œufs.
Le verger a été réhabilité depuis 1996 par la paysagiste Joëlle Weill.
Un moulin à vent est rattaché au domaine. Il a été rasé en 1956 et reconstruit en 1976.
Le château a été l'un des lieux de tournage d'un téléfilm, Le Roi, l'écureuil et la couleuvre, qui doit être diffusé fin 20092.
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_de_Talcy
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Monbazillac est une commune française, située dans le département de la Dordogne et la région Aquitaine.
Ses habitants sont les Monbazillacois(es).
| Monbazillac | |
|---|---|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Aquitaine |
| Département | Dordogne |
| Arrondissement | Bergerac |
| Canton | Sigoulès |
| Code Insee abr. | 24274 |
| Code postal | 24240 |
| Maire Mandat en cours | Jean-Pierre Peyrebrune 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes de Bergerac Pourpre |
| Démographie | |
| Population | 958 hab. (2006) |
| Densité | 49 hab./km² |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 46 m m — maxi. 188 m m |
| Superficie | 19,58 km² |
Située dans le Périgord pourpre à 10 kilomètres au sud de Bergerac, la commune est implantée sur les coteaux qui dominent la vallée de la Dordogne.
Connue pour son château du xvie siècle classé monument historique, elle est surtout renommée pour son vin blanc liquoreux éponyme.
| Liste des maires successifs | ||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1989 | en cours | Jean-Pierre Peyrebrune | SE | retraité |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
| 1800 | 1831 | 1866 | 1901 | 1931 | 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 112 | 1 204 | 1 105 | 873 | 905 | 907 | 846 | 789 | 831 | 902 | 899 | 958 2 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Julien Despres - médaillé olympique, champion du Monde et d'Europe d'aviron
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Monbazillac#Histoire
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| Présentation | |
|---|---|
| Période ou style | Médiéval |
| Type | Forteresse |
| Début construction | xie siècle |
| Fin construction | xiie siècle |
| Classement | classé Monument historique |
| Géographie | |
| Latitude Longitude | Non renseigné (Chercher ce lieu) |
| Pays | |
| Région | Haute-Normandie |
| Département | Eure |
| Commune | Gisors |
| Château - Château par pays | |
| modifier | |
Le château de Gisors, situé dans le Vexin normand, est bâti sur une motte féodale. Il est constitué d'un donjon circulaire qui fut ajouté à une forteresse déjà existante. Essentiellement l’œuvre des ducs de Normandie du XIe au xiie siècle, cette forteresse frontalière devait défendre le domaine anglo-normand contre les prétentions du roi de France.
| Le château fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis 18621. |
Les origines de cette forteresse remontent à la seconde moitié du xie siècle. Une motte castrale est édifiée dès 1097 par Robert II de Bellême, sur l'ordre du roi d'Angleterre Guillaume II le Roux (1087-1100)2, régent du Duché de Normandie. Celle-ci est complétée un an plus tard par un donjon de bois, probablement ceint d'une palissade3. En 1113, ce site fortifié, dominant la vallée de l'Epte, accueille une rencontre entre les souverains Louis VI de France et Henri Ier Beauclerc d'Angleterre. Il connaît son premier siège en 1120, lors de la rébellion des seigneurs normands contre la tutelle anglaise. La place forte, défendue par le gouverneur Robert de Chandos4 eût beau tenir bon, cette sérieuse alerte conduira le souverain anglais à juger plus sûr de repenser les fortifications, lesquelles seront reprises dès 1123. Cette première campagne de reconstruction verra l'adjonction d'un donjon en pierre de taille de forme octogonale, ceint d'un rempart en gros appareil (l'enceinte-basse)5.
Henri Ier Beauclerc disparaît en 1135, sans laisser d'héritier mâle. Sa fille Mathilde l'Emperesse, veuve de l'empereur germanique Henri V , écartée du trône, épouse un noble angevin,Geoffroy Plantagenêt, lequel devient ainsi duc de Normandie, tandis que dans le même temps, le trône d'Angleterre est confié à Étienne de Blois. La mort de celui-ci en 1154, sans héritier mâle, fait du fils de Geoffroy le nouveau roi d'Angleterre, et inaugure une nouvelle ère : celle des Plantagenêts.
Une rencontre entre le nouveau souverain anglais et le roi Louis VII a lieu en 1158 au château de Gisors. Afin de sceller la réconciliation entre les deux royaumes, le souverain capétien accorde au jeune fils d'Henri II Plantagenêt la main de sa fille Marguerite de France, âgée de seulement six mois, lui remettant en dot la forteresse de Gisors. Dans l'attente de la célébration du mariage, la place forte sera remise à l'ordre du temple, à l'instar de deux autres châteaux. Trois chevaliers templiers sont chargés de veiller sur la forteresse : Robert de Piron, Tostes de Saint Omer et Richard de Hastings6. Cependant, dès 1160, Henri ordonne la célébration des noces ; ce faisant, Gisors repasse sous la tutelle anglaise. A eux deux, les mariés ont à peine neuf ans6.
Le caractère stratégique de ce point de la vallée de l'Epte n'échappe pas au nouveau maître des lieux, et une nouvelle campagne de reconstruction est entreprise en 1170. Celle-ci durera dix ans. Au cours de cette longue période, le donjon sera consolidé et surhaussé de deux étages supplémentaires, tandis que dans le même temps, les fossés sont agrandis. Une nouvelle enceinte, longue de 800 mètres et flanquée de huit tours, achève de protéger le site7.
En 1188, à la veille de la Troisième croisade, une entrevue royale entre les souverains anglo-normand Henri II et français Philippe Auguste se déroule au château, à l'issue de laquelle une trêve est décidée8. Cependant, Henri décèdera l'année suivante et c'est accompagné de son successeur, Richard Cœur de Lion, que le capétien partira guerroyer en Terre sainte. Lorsque à l'issue de la croisade, Richard sera finalement retenu prisonnier à Dürnstein, l'occasion apparaîtra comme trop belle pour le souverain français, qui s'emparera de la forteresse en 1193, avant d'y faire effectuer plusieurs remaniements, dont la construction de la Tour du prisonnier, inspirée du château du Louvre, de la barbacane, orientée vers la ville, ou encore du logis royal, détruit au début du xxe siècle. Lorsque Richard fut libéré, il prit les armes pour récupérer son fief. Cependant, les deux parties choisirent l'apaisement et signèrent les traités de paix de Vaudreuil et d'Issoudun en 1195, complétés par le traité de Gaillon l'année suivante : celui-ci plaçait le Vexin - et donc Gisors - sous l'autorité de la couronne de France. Pour compenser la perte de plusieurs de ses places fortes et tenter de protéger ses terres, Richard entreprît dès lors la construction d'un redoutable château :Château-Gaillard, bâti en seulement deux ans.
Privé de portée stratégique, le château de Gisors est alors transformé en prison. Celle-ci accueillera des hôtes célèbres lors de la vague d'arrestation des chevaliers templiers : la forteresse devint ainsi le lieu de détention du grand-maître de l'ordre, Jacques de Molay, rejoint dans les geôles du château par trois autres dignitaires de l'ordre : Hugues de Pairaud, Geoffroi de Gonneville, précepteur de Poitou et d'Aquitaine, et Geoffroi de Charney, précepteur de Normandie.
En 14199, une campagne du duc de Clarence permettra la reconquête du château par les anglais. Ceux-ci n'en seront délogés qu'en 1449.
Revenue à la couronne de France, le château, devenu inutile à la fin du conflit franco-anglais, fut peu à peu négligé. En 1591, la forteresse est déclassée.
Le château est constitué d'un imposant donjon, établi sur une motte d'environ 20 mètres de haut sur 70 mètres de large. Celle-ci est entourée d'un fossé, complété d'une enceinte mesurant approximativement 200 mètres de long sur 10 mètres de haut, flanquée de tours, dont la plus célèbre reste la Tour du prisonnier, constituant un témoignage de l'architecture philipienne dans la région. Plusieurs souterrains sont établis sous le château10.
Bâtie par Henri II, il n'en subsiste que peu de vestiges : ceux-ci se limitent à quelques traces de l'abside, de style roman, prise dans le mur d'enceinte, au sommet de la motte.
Le château de Gisors est réputé pour ses liens avec l'histoire de l'ordre du Temple, notamment pour avoir servi de prison au dernier maître de l'ordre, Jacques de Molay, ainsi qu'à trois autres dignitaires de l'ordre.
Selon certaines légendes, le château de Gisors serait le lieu où est caché le trésor des templiers.
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_de_Gisors
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| Présentation | ||
|---|---|---|
| Nom local | Château Guillaume-le-Conquérant | |
| Période ou style | Médiéval | |
| Type | Château-Fort | |
| Début construction | xiie siècle (bâtiments actuels) | |
| Fin construction | xiiie siècle | |
| Propriétaire actuel | Ville de Falaise | |
| Classement | CLMH | |
| Géographie | ||
| Latitude Longitude | ||
| Pays | France | |
| Région | Basse-Normandie | |
| Commune | Falaise | |
| Localisation | ||
| Localisation de l'édifice sur une carte | ||
| Château - Château par pays | ||
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Le château de Falaise (dit Château Guillaume-le-Conquérant) se situe sur un éperon rocheux au sud-ouest de la ville deFalaise dans le Calvados (région Basse-Normandie).
| Ce château fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis 18401. |
Les premières traces de fortifications en pierre date du Xe siècle, ce qui en ferait l'un des premiers château normand en pierre2.
Le château a connu trois grandes phases de constructions différentes, il en résulte trois donjons :
Le château, abandonné au xviie siècle est finalement classé monument historique en 1840. Ruprich-Robert (disciple de Viollet-le-Duc) entame une campagne de restauration qui sauve les donjons de la ruine. Les donjons furent peu touchés par les bombardements alliés lors des combats de la Poche de Falaise.
Entre 1987 et 1997, les donjons ont fait l'objet d'une restauration de la part de Bruno Decaris, architecte en chef des monuments historiques du Calvados. Il a réalisé une version moderne de l'avant-corps du grand donjon dont les fondations étaient connues. Cette reconstruction fut controversée10 car elle utilise de l'acier et du béton armé verni. En accord avec la charte de Venise, l'utilisation de tels matériaux pour restaurer un château médiéval vise à informer le visiteur de l'actualité de la réalisation.11
L'enceinte castrale du château de Falaise est en cours de restauration. Le projet est de rendre son aspect défensif au château. Cette dernière campagne de restauration est prévue pour durer jusqu'en 2011.12
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_de_Falais
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La Bastille, ou plus exactement la Bastille Saint-Antoine, était une forteresse élevée sur l’actuelle place de la Bastille à Paris.
Ce site est desservi par la station de métro : Bastille.
Destinée à défendre la porte Saint-Antoine et les remparts de l’est de Paris devenus plus vulnérables, la Bastille ou Bastille Saint-Antoine était initialement un véritable château-fort et un arsenal. Elle fut bâtie sous le règne de Charles V, de 1370 à 1383, par Hugues Aubriot, sur le modèle à quatre tours courant à l’époque. Les autres tours lui furent ajoutées ultérieurement. Elle faisait 66 mètres de long pour 34 mètres de large et 24 mètres de hauteur au niveau des tours, et était entourée d’un fossé de 25 mètres de largeur par 8 mètres de profondeur alimenté par les eaux de la Seine. Les huit tours se nommaient tours du Coin, de la Chapelle, du Trésor, de la Comté, de laBertaudière, de la Basinière, du Puits et de la Liberté. L’entrée se faisait par la rue Saint-Antoine et donnait sur la Cour de l’Avancée qui abritait des boutiques et une caserne. À la même époque est édifié le donjon de Vincennes.
Très vite, son utilité militaire s’avérant médiocre – « assiégée, elle s’est toujours rendue1 » – une nouvelle enceinte fut construite. La forteresse fut alors utilisée comme coffre-fort et lieu de réception par François Ier.
Durant la Journée des Barricades (huitième guerre de religion), la Bastille se rendit le 13 mai 15882.
Sully, nommé gouverneur en 1602, y abrita le trésor royal dans la tour du même nom, qu’on désigna alors sous le terme de « buffet du roi3 ».
La Bastille est à nouveau prise durant la Fronde en 1649 et un Frondeur en est nommé gouverneur : Pierre Broussel.
La Bastille fut utilisée occasionnellement comme cachot dès le règne de Louis XI, mais c’est le cardinal de Richelieu qui la transforma enprison d’État à laquelle restent attachées les lettres de cachet, lettres signées du roi (ou le plus souvent de ses ministres) ordonnant un emprisonnement sans jugement. C’était une prison plutôt confortable pour les personnes de qualité (nobles, grands bourgeois) qui disposaient de grandes pièces avec repas fins et d’un domestique, de meubles et de bois de chauffage. Les prisonniers royaux sont autorisés à correspondre avec l'extérieur, recevoir des visites et jouissent d'une relative liberté de mouvement au sein de la forteresse. Lemarquis de Sade y fut détenu cinq ans et demi. Le nombre de ses prisonniers n’a d’ailleurs jamais dépassé 45. La Bastille comportait également depuis la fin du XVIIe siècle un quartier beaucoup moins agréable pour les prisonniers communs, ainsi que des cachots (et non des oubliettes), situés à six mètres de profondeur et qui servaient de punition aux prisonniers insubordonnés comme, par exemple, le fameux Latude.
L'arrivée d'un nouveau prisonnier est annoncée par une sonnerie de cloche. Les boutiques avoisinantes ferment alors et les gardes se couvrent le visage pour ne pas voir le visage du nouveau venu. Ce culte du secret motive également l'enterrement des prisonniers de nuit sous de faux noms. Il participe grandement au mythe de l'homme au masque de fer4.
Un historien qualifie même la Bastille de rendez-vous des intellectuels 5 puisque s’y retrouvaient aussi bien Voltaire (par deux fois en 1717 et 1726) que des pamphlétaires comme Linguet ou Brissot, victimes de la censure.
C’était aussi un gouffre financier pour Louis XVI, en raison à la fois du traitement du gouverneur d’environ 60 000 livres mais aussi de l’entretien du personnel, nombreux, ou de la nourriture.Necker, qui avait déjà fermé le donjon de Vincennes, souhaitait la faire abattre dès 1784. Le peuple ne semble pas avoir réellement craint ce bâtiment, mais les cahiers de doléances de la ville, rédigés par des acteurs de la fronde des parlements6, demandaient sa destruction et son remplacement par une place avec un monument à la Liberté retrouvée. Comme toute forteresse imposante, elle marquait le paysage parisien et rappelait l'autorité du roi (comme la tour du Temple).
La Bastille fut prise d’assaut le 14 juillet 1789 par le peuple parisien venu chercher de la poudre. Il s’agissait également pour les révolutionnaires de s’emparer du dernier bastion royal à Paris après le soulèvement du 13 juillet.
La prise de la Bastille est aujourd’hui considérée comme le symbole de la Révolution française dont elle marque le commencement.
Cependant, la fête nationale française commémore la fête de la Fédération, le 14 juillet 1790, qui fêtait elle-même le premier anniversaire de la prise de la Bastille.
La Bastille fut abattue à partir du 15 juillet par un entrepreneur privé, Palloy, qui vendit une partie des pierres en guise de souvenirs (pierres sculptées représentant la Bastille en miniature), dont un certain nombre furent vendus en province (Palloy fit faire également des maquettes de l'édifice qui furent envoyées dans tous les chefs-lieux des départements français). On peut y ajouter la transformation en objets de piété et de culte, de tout ce qu’il put récupérer sur les boiseries et les ferronneries de la vieille forteresse. La plus grande part a servi à construire le pont de la Concorde. Le marquis de La Fayette envoya une des clés de la Bastille à George Washington, l’une des grandes figures de la Révolution américaine et premier président des États-Unis7. Elle est aujourd’hui exposée à la résidence de Mount Vernon, transformée en musée. Une autre des clés fut envoyée à Gournay-en-Bray, lieu de naissance, du premier révolutionnaire à être entré dans la Bastille, Maillart. Cette dernière clé a depuis disparue.
La prison de la Bastille abrita entre autres :
Ils étaient sept :
On peut encore en voir des vestiges sur le quai de la ligne 5 du métro de Paris, de la station Bastille, la tour de la liberté (celle où fut enfermé Sade) dans le square Galli au départ duboulevard Henri-IV. Un pavage spécial a été dessiné afin de retracer sur le sol les contours de la Bastille historique.
Depuis 1880, le 14 juillet est la fête nationale de la France. Toutefois, officiellement, cette fête nationale ne commémore pas la prise de la Bastille, mais la Fête de la Fédération qui eut lieu un an plus tard, le 14 juillet 1790, sur l’esplanade du Champ-de-Mars. Mais l’inconscient collectif français semble bel et bien associer la fête nationale et l’événement le plus marquant survenu un 14 juillet : une immense majorité ne se souvient que rarement du 14 juillet 1790.
Le 14 juillet est chaque année l’occasion de nombreuses festivités : bals populaires, concerts, feux d’artifices, allocution présidentielle et défilé militaire sur les Champs-Élysées, à Paris.
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Bastille_(Paris)
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