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  • Citadelle de Besançon

    Citadelle de Besançon

    {{{légende}}}
    Vue générale de l'édifice

    Présentation
    Période ou style
    Type Citadelle
    Architecte Vauban
    Date de construction 1668-1711
    Géographie
    Latitude
    Longitude
    Non renseigné
    (Chercher ce lieu)
    Pays France
    Commune {{{commune}}}
    MonumentMonuments par pays
    Vue aérienne de la citadelle de Vauban de Besançon

    La citadelle de Besançon en Franche-Comté est l'une des plus belles citadelles fortifiées de Vauban de France. Elle est en parfait état de conservation, aménagée en lieu multiculturel touristique et donne à la ville de Besançon beaucoup de son caractère.

    La citadelle de Besançon — haut lieu de tourisme Franc Comtois avec près de 300 000 visiteurs par an — en plus de son cadre historique architectural et de sa situation géographique privilégiée, abrite un espace Vauban, un musée de la résistance et de la déportation, un musée de la vie comtoise, le service régional d'archéologie, un zoo (singes, fauves, oiseaux…), un insectarium, une zone d'aquariums vivariums, un noctarium, un climatorium, un parcours pédagogique de l'évolution, des jardins botaniques, une « p’tite ferme » ainsi que restaurant, boutiques, librairie spécialisée. De plus, elle est inscrite au patrimoine mondial de l'humanité avec l'enceinte urbaine et le fort Griffon de Besançon depuis le 7 juillet 2008.


    Cet ensemble est classé au Patrimoine mondial de l'UNESCO, au titre de l'oeuvre de Vauban.

    La citadelle fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 8 juin 19421.

    Sommaire

    []

    Emplacement géographique [modifier]

    Entrée de la citadelle

    L'édifice s'étend sur onze hectares sur un site dont l'importance stratégique est évoquée dès 58 avant J.-C., par Jules César. La Citadelle de Besançon a ainsi été construite sur le mont Saint-Etienne, une des sept collines qui forment les protections naturelles de la capitale de la Franche-Comté avec Bregille, Griffon, Planoise, Chaudanne… Elle surplombe de plus de 100 m la vieille ville et offre donc une vue grandiose sur Besançon et ses environs. La cité se situe dans une boucle formée par les méandres naturels duDoubs ; l’éperon rocheux sur lequel se trouve la Citadelle ferme en quelque sorte la boucle du Doubs et encercle le centre urbain historique.

    Histoire [modifier]

    Édification (1668-1711) [modifier]

    Marquis de Vauban en bronze à l'entrée de la citadelle, du sculpteur Franc-Comtois Pierre Duc.

    Le Mont Saint-Etienne voit s'établir au cours du xviie siècle un ouvrage militaire dessiné par l'architecte Vauban en mars 1668. Ce sont néanmoins les Espagnols, de la famille royale des Habsbourgs d'Espagne, qui possèdent la Franche-Comté etBesançon depuis le mariage de la Duchesse Marie de Bourgogne avec l'Empereur d'Autriche, qui entreprennent, pendant 6 années, l'édification de l'ouvrage sous la direction d’Ambroise Precipiano. La province de Franche-Comté étant revenue en1674 sous le giron de Louis XIV (par traité de Nimègue qui rattache en 1678 définitivement la Franche-Comté à la France), le roi décide de poursuivre et d'améliorer substantiellement la défense de la ville. Trente années de travaux et des fonds considérables seront nécessaires pour obtenir, en 1711, l'une des places fortes les plus puissantes de l'époque. La construction de cette place forte aura nécessité beaucoup d’argent, au point – dit-on – que le roi Louis XIV demanda à Vauban si l’enceinte de la citadelle était en or.

    Rôles de la citadelle jusqu'à la période contemporaine [modifier]

    Citadelle de Besançon vue depuis le Doubs

    Quant au destin et aux rôles que la Citadelle tient dans les siècles suivants, elle sert assez peu pour résister à des sièges, mais reste toujours propriété de l’État, comme prison ou comme logement de troupes en garnison. Les progrès de l’artillerie rendent vite les fortifications insuffisantes. Elle s'utilise encore tout de même au xixe siècle : contre les Autrichiens en 1814 et les Prussiens en 1871, subissant peu de dommages. Elle a également accueilli des prisonniers d’État tels que les complices de la Voisin – accusés dans des affaires d’empoisonnement qui marquèrent scandaleusement la cour du roi Soleil –, des déserteurs des armées de Louis XIV et de Louis XV, ainsi que des royalistes lors de la Révolution. Et il y a eu les prisonniers de guerre au cours du Premier Empire : Autrichiens, Anglais, Espagnols.

    Lors de la Première Guerre mondialeBesançon reste à l’arrière du front sans être touchée par les combats. La Citadelle sert donc surtout à des fins de logistique.

    En revanche, pendant la Seconde Guerre mondiale, elle cède aux Allemands, en 1940. Pendant l’Occupation, de 1941 à 1944, la Citadelle sert aux exécutions. C’est pour cela que furent installés quatre poteaux, entre le puits et la chapelle Saint-Etienne.

    Une centaine de Résistants, condamnés à mort, ont été fusillés là, entre le 28 avril 1941 et le 18 août 1944. Parmi eux, on compte quatre-vingt-sept Français, cinq Espagnols, deux Italiens, un Luxembourgeois, un Suisse et un Polonais.

    Poteaux des Fusillés

    L'épisode le plus douloureux se déroule sans doute le dimanche 26 septembre 1943 car, parmi les seize fusillés du groupe de Résistants « Guy Mocquet », figure Henri Fertet qui n’avait que 17 ans ! Avant de mourir, il rédige une lettre poignante témoignant de son engagement, au-delà de sa vie.

    Après de violents combats, les Américains reprennent la Citadelle en 1944 et l’utilisent pour enfermer les prisonniers de guerre Allemands. Après la Seconde Guerre mondiale, la Citadelle est un lieu de dépôt pour l’armée.

    Utilisation actuelle [modifier]

    En 1958, la ville de Besançon, nouveau propriétaire du site, dédie la forteresse au tourisme, à la culture et à la mémoire. Ainsi, plusieurs espaces muséographiqes, tant à vocation historique que scientifique ont vu progressivement le jour. Un nombre de visiteurs annuel approchant 300 000 témoigne du succès de la reconversion de la forteresse qui combine intérêt géographique (avec notamment un magnifique panorama sur Besançon), intérêt historique, intérêt architectural et intérêt scientifique.

    Architecture militaire [modifier]

    Remparts de la Citadelle de Besançon

    La Citadelle est bâtie au sommet d'un vaste synclinal, sur un terrain rectangulaire barré dans toute sa largeur par trois bastions successifs (les enceintes, ou fronts) derrière lesquels s'étendent trois esplanades. L'ensemble est ceinturé de remparts parcourus par des chemins de ronde et ponctués de tours de guet et d'échauguettes. Les murailles peuvent atteindre jusqu'à 15 à 20 mètres de hauteur pour une épaisseur entre 5 à 6 mètres. Pour assurer l'approvisionnement en eau, un puits de 130 mètres de profondeur est creusé dans la roche, la roue de l'imposant ouvrage ayant un diamètre de 4 mètres.

    La première ligne de défense, le Front Saint-Etienne, a été construite à l'emplacement de la cathédrale éponyme, que Vauban a détruit pour élever cette défense face à la ville. Un système défensif comporte :

    • En avant de la courtine est disposée une demi-lune, cernée de fossés, équipés pour le canon - le pavillon d’entrée est prolongée de chaque côté par des courtines et terminée par des demi-bastions aux extrémités.
    • La courtine, qui était en fait le pan de muraille entre les 2 demi-bastions, était le point faible de la muraille
    • Un fossé creusé dans la roche, qui pouvait être sec ou inondé. Il était délimité par l’escarpe (talus inférieur d’un fossé) et la contrescarpe (paroi maçonnée à l’extrémité du fossé)
    • Ce fossé était franchissable par le pont dormant, qui était terminé par le pont-levis.
    • Ensuite, les 2 demi-bastions protégeaient latéralement l’accès à la porte. Ils comprenaient : - une face exposée à l'ennemi et armée de canons, - le flanc qui rejoint la courtine aux bastions. Il pouvait être droit (comme au front royal) ou à orillons, c’est-à-dire abrité derrière un angle arrondi couvrant l'artillerie postée sur le flanc. On retrouve ce système à orillons sur le front Saint-Etienne.
    • Enfin, deux traverses étaient disposées de chaque côté des bâtiments pour protéger des vues et tirs latéraux provenant des collines de Chaudanne et Bregille.
    Entrée fortifiée au Front-Royal

    Donc ce système était construit de telle sorte que depuis tous les postes, on pouvait surveiller l’ennemi où qu’il soit et il était ainsi cerné. Même s’il y avait un ennemi à l’aplomb d’une muraille, plutôt que de risquer à se pencher pour l’atteindre, on pouvait le toucher depuis un autre poste. En fait, tous les angles de tirs et de vue ont été étudiés pour défendre au mieux le système défensif.

    Ensuite, pour arriver au Front Royal, il y avait une vaste zone gazonnée en pente, qui forme le glacis. Ce glacis permettait, au cas où le Front Saint-Etienne soit franchi, de voir l’ennemi arriver et d’anticiper toute attaque. Autrefois, il était bien sur nu et sans arbres. A l’extrême gauche, le long de la falaise, un souterrain permettait aux défenseurs du premier front de se replier vers le front royal. Le front royal est flanqué de deux guérites de surveillance : la tour du roi et la tour de la reine. Le front Royal et le Front de Secours (à l’autre extrémité de la Citadelle) ont été édifiés par les espagnols et remaniés par Vauban. Ces fronts sont reliés par deux énormes murailles, qui épousaient presque à la perfection le relief et le rocher. A cause des vues ennemies depuis les collines des alentours, pour faire écran, Vauban a construit des murailles très solides, en calcaire, de 5 à 6 m d’épaisseur et de 15 à 20 m de haut. La partie supérieure des parapets était construite en brique car leurs éclats étaient beaucoup moins meurtriers que le calcaire. Ces murs délimitent la cour intérieure, et ils étaient surmontés d’un chemin de ronde sur lequel on pouvait déambuler pour monter la garde. De plus une dizaine d’échauguettes étaient disposées le long de ce circuit, pour servir de poste de guet et de combat. Elles étaient plus décoratives qu’efficaces car elles étaient très fragiles. Il n’en reste aujourd’hui plus qu’une ou deux.

    Chapelle et puits de la citadelle de Besançon
    Puits de 132 m de la citadelle de Besançon

    Dans la cour, on trouve plusieurs bâtiments :

    • Au centre, le bâtiment des Cadets fut construit en 1682 sur ordre de Louvois, ministre du roi Soleil. Ce bâtiment divise la cour en deux parties. C’était un casernement affecté à une école militaire qui abrita jusqu'à 600 jeunes Cadets du Roi. Au niveau de son architecture, cette caserne est divisée sur toute sa longueur par un épais mur intérieur qui mettait ses occupants à l’abri des tirs latéraux.
    • Construits contre le mur fortifié, à l’abri des tirs ennemis, le magasin à poudre : bâtiment construit pour la conservation de tonneaux de poudres, particulièrement protégé et renforcé pour éviter les possibilités d'inflammation lors des tirs ainsi que les risques d'explosion. Il était construit sous une voûte en plein cintre et « à l’épreuve » (capable de résister aux bombes). Les clous et pentures étaient en bronze pour éviter les risques d’étincelle. On y entrait en sabots en bois.
    • L'arsenal : il était fait pour l’entrepôt, l’entretien et la réparation d’armes. Au 1e étage, on trouvait les fusils, armes blanches, munitions, et le rez-de-chaussée était réservé pour les canon et autres engins.
    • Le puits : Au xviie siècle, les besoins en eau étaient satisfaits par des systèmes de canalisations, mais qui pouvaient être détruits lors des premières heures d’un siège ennemi. C’est pour cette raison qu’en 1692, Vauban a construit un puits de 132 m de profondeur pour atteindre la nappe phréatique, qui fonctionnait grâce à une roue de 4 m actionnée par un homme qui y marchait à l’intérieur pour remonter les seaux d’eau. Mais comme l'eau saumâtre était imbuvable, il apporta des citernes pour récupérer l'eau de pluie. Il y en avait une par front. L’eau était quand même de qualité moyenne.
    • La chapelle : Les chapelles étaient construites par Vauban dans chaque citadelle pour que la garnison puisse assister à l’office du dimanche. Les formes étaient assez simples. Il y avait peu d’ornements, si ce n’est quelques colonnes doriques. Celle-ci est dédiée à Saint Etienne, en souvenir de l’église du même nom, qui avait été rasée lors de la construction de la Citadelle.

    Les bâtiments que Vauban entreprenait n’étaient pas construits au hasard et répondaient à des besoins bien spécifiques.

    Trois musées différents [modifier]

    Les musées de la Citadelle ont ce point commun d'intéresser l’Histoire.

    Le Muséum d'histoire naturelle [modifier]

    Aquariums
    présentation des aprons et des écrevisses
    • Le parcours de l'Evolution fait découvrir les principaux maillons de la chaîne de l’évolution du monde animal, des animaux les plus anciens, comme les lamproies, les requins ou le cœlacanthe, aux mammifères évolués, comme le singe ou les hominidés. Ces collections, originellement constituées par l'Université de Franche-Comté, constituent le socle du Museum.

    Toutefois, l'établissement regroupe diverses sections d'animaux vivants

    • Le parc zoologique présente deux espèces menacées de fauves (lion d'Asie et Tigre de Sibérie), une vingtaine d'espèces de primates, une trentaine d'espèces d'oiseaux exotiques. Les enclos sont intégrés dans le cadre de la citadelle. Les objectifs principaux visent la conservation et la reproduction d'espèces menacées, ainsi que la recherche sur le comportement animal.
    • L'insectarium, le plus grand de France, met en avant les insectes qui représentent 85 % de la faune mondiale. On y découvre, dans leur environnement reconstitué, des milliers d'insectes tels que des phasmes, des scarabées, des fourmis, des araignées, des scorpions ou encore différentes espèces de blattes
    • L'aquarium montre des minuscules vairons jusqu'aux imposantes carpes et silures. Une ferme aquacole présente l’élevage d’écrevisses « pied rouge » et d'aprons du Rhône, espèces en voie de disparition dans nos régions faisant l'objet d'un programme de sauvetage en parallèle d'une sensibilisation à l'amélioration de leurs milieux de vie.
    • Le noctarium, plonge le visiteur dans l'ambiance de la nuit et de l'obscurité. Il est alors possible de surprendre l'activité de mammifères nocturnes comme les petits rongeurs.
    • La p'tite ferme, espace découverte à destination des tous petits

    Enfin, dans le domaine des sciences de la terre :

    • Le climatorium permet de découvrir l'évolution du climat à l'échelle planétaire et régionale et son incidence sur les formes de vie.

    Le Musée de la Résistance et de la Déportation [modifier]

    Ce musée de la Ville de Besançon, créé en 1971 à l'initiative de Denise Lorach, ancienne déportée, évoque avec profondeur et émotion cette sombre page de l'Histoire. Il est l'un des cinq premiers de sa catégorie en France (il reçoit en moyenne annuellement 65 000 visiteurs).

    Le parcours muséal est réparti en vingt salles et traite, à l'aide de photographies, de textes et de documents originaux, les thèmes liés à la Seconde Guerre mondiale : l'évolution du nazisme depuis son origine, la guerre et le régime de Vichy, la Déportation et la Résistance intérieure française (Franche-Comté, Zone occupée, Zone Libre – non occupée –, Zone interdite, Zone réservée, Zone annexée ; ensemble de l'Europe), la Libération... Le choix de la citadelle pour ce musée de France est symbolique car une centaine de Résistants y furent fusillés durant l'Occupation. Un mémorial leur est consacré à l'extérieur.

    Deux salles d'art concentrationnaire sont dédiées à l'oeuvre de Jean Daligault, déporté Nacht und Nebel/Nuit et brouillard, et à celle deLéon Delarbre, résistant déporté à Auschwitz. La collection présentée 2, pour une bonne part, constitue un dépôt du Musée National d'Art Moderne.

    Le Centre de Ressources, accessible sur rendez-vous, met à disposition des publics sa bibliothèque, ses archives, sa banque d'images (comprenant 8000 négatifs, microfilms, diapositives, cassettes), ses fonds sonores… Il compte des fonds d'intérêt national, constitués par l'abbé Joseph de la Martinière et par Germaine Tillon3.

    Le Service éducatif, animé par un professeur détaché de l’Éducation nationale, est à disposition des enseignants pour préparer une visite ou des travaux d'élèves. il assure aussi la rédaction d'outils pédagogiques, en lien avec les programmes des classes de cycle 3 jusqu'à la terminale ; il offre également une aide à la préparation du Concours national de la résistance et de la déportation

    Patrimoine Identitaire [modifier]

    • Le musée comtois, installé depuis 1960 dans le Front Royal, évoque le terroir et l'adaptation humaine ; il rend compte des activités franc-comtoises d'art et de traditions populaires et s'ouvre à l'ethnographie régionale. Tout au long de ses seize salles d'exposition, il décline les hommes et leur environnement et s'attarde sur les aspects de la vie quotidienne aux xixe et xxe siècle. L'ensemble s'articule autour de quatre thèmes principaux : se nourrir, se divertir, croire et travailler. Le musée possède aussi un important fonds photographique d'ethnographie régionale. Une maquette présente la citadelle dans son ensemble4.
    • L'espace Vauban, évoquant Sébastien Le Prestre de Vauban (1638-1697), connu pour ses fortifications imprenables. Les quatre présentations décrivent Vauban, architecte du roi conquérant Louis XIV, les guerres pour le contrôle de la Franche-Comté et la vie des mousquetaires à la citadelle… L'ensemble des témoignages de l'oeuvre de Vauban à Besançon s'intègrait dans la préfiguration du classement au Patrimoine mondial de l'UNESCO.

    Un projet visant à l'évolution de cette présentation en centre d'interprétation est aujourd'hui à l'étude.

    • le Service Régional d'Archéologie, relevant de la Direction Régionale des Affaires Culturelles est uniquement accessible sur rendez-vous. Cette structure administre l'ensemble de la recherche sur le territoire régional : inventaires, cartographie, gestion de sauvetages préventifs et de fouilles programmées…

    Fréquentation [modifier]

    La citadelle Vauban de Besançon est le monument le plus visité de la région de Franche-Comté, accueillant entre 250 000 et 300 000 visiteurs chaque année. Le tableau suivant présente les chiffres de fréquentation pour les dernières années56 :

    Nombre d'entrées sur le site de la citadelle
    2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007
    241 532 277 777 276 169 275 751 257 342 222 515 274 539

    Notes et références de l'article [modifier]

    1. Base Mérimée [archive]
    2. pour l'ensemble des collections de ce musée de France http://www.musees-franchecomte.com/index.php?p=198&art_id= [archive]
    3. dossiers généraux sur le camp de Ravensbrück avec des compte-rendus, extraits ou copies des études, ouvrages et articles parus sur le camp ; des dossiers thématiques diverses telles la Croix rouge suédoise ou les lesbiennes du camp mais également sur des points sensibles : expériences, exécutions, sabotages, procès... sur des éléments statistiques et des données concernant des convois -trains des 8, 11, 15 août 1944, par exemple-. Ces pièces ont été réunies et doublées de fichiers par numéros matricule et nominatifs de l’ensemble des femmes déportées de France -sauf déportées juives-, à partir de diverses sources : registres d’écrous des prisons françaises et allemandes, registres de Ravensbrück, listes du Ministère des Anciens combattants, listes dressées par les déportées elles-mêmes -par exemple au revier-. Ce fonds, résultat également d’une enquête lancée par régions, est complété par des dossiers individuels contenant des témoignages, de la correspondance, des poèmes... L’ensemble de ce fonds a été déposé en 1995 par les soins de Germaine Tillon au Musée de Besançon qui s’efforce de poursuivre le travail, de le porter à la connaissance des chercheurs.
    4. Le musée comtois sur le site des musées en Franche-Comté [archive]
    5. Musées, sites et monuments touristiques franc-comtois [archive], document de l'INSEE infoweb n°24 de septembre 200.
    6. Observatoire Régional du Tourisme de Franche-Comté [archive]

    Voir aussi [modifier]

    Liens et documents externes [modifier]

    Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres surCitadelle de Besançon.

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Citadelle_de_Besançon

  • Château de ten Berghe ou Les Berges

    Flandre occidentale
    Les Berges, à la gloire de l’art national

    Mise à jour : 10-07-2008

    APPELLATION Château de ten Berghe ou Les Berges
    LOCALITÉ 8000 Koolkerke (Brugge)
    FAMILLE D'ORIGINE Les Roden
    ÉDIFICATION XVe et XVIe siècles; 1875 à 1879
    STYLE Éclectique; néogothique
    ARCHITECTE Inconnu; Joseph Schadde
    OCCUPANTS ACTUELS Baron François van Caloen; loué à M. et Mme Luc Hindryckx-Proot
    AFFECTATION Chambres d’hôtes
    PROTECTION En procédure de classement
    SITE WEB
    Dans la lumière irradiante de l’été, les Berges deviennent un réceptacle de fortes émotions artistiques et paysagères.
    Aux Berges, naquirent les « Chroniques de Flandres » de Nicolas Despars.

    Les Berges ou ten Berghe, comme on l’appelle curieusement aujourd’hui (berge = waterkant alors que berghe évoque un mont), est un des plus anciens domaines de Flandre occidentale. C’est aussi un des plus beaux et un des mieux préservés. Jadis, du temps des barons de Croeser, on l’appelait le château des Berges. C’était le cas lors de sa construction par Joseph Schadde (1818-1894), architecte anversois, à la demande du baron van Caloen de Basseghem. Celui-ci a fait placer une plaque commémorative de la fin de l’édification du château en 1879. On ne sait quand commença le chantier mais il était en route en 1875 quand les tours furent élevées. Il est clair que le bureau Schadde pouvait s’enorgueillir de commandes prestigieuses dans le secteur privé. 

    Œuvre totale

    Les Berges font partie de ses chefs-d’œuvre par l’élégance des lignes qui opposent verticales et horizontales, par le sens du rythme donné par les différents éléments constructifs dont les tours et les échauguettes et par les décors intérieurs et extérieurs. Les tours tirent vers le haut un bâtiment relativement ramassé et trapu. L’ensemble est posé sur une île que l’on atteint depuis la basse-cour en passant par un pont aux trois arches différenciées. Il a prolongé 
    au-dehors le jeu des arcs du pont en créant un arc plein dans le support de la terrasse et en poursuivant le mouvement par trois arcades supplémentaires qui viennent s’appuyer sur les piliers de soutien de la chapelle. Pour arriver à cette île, il convient de passer un premier pont précédé d’un portique à crénelage. L’ensemble des bâtiments est érigé en briques. Les toitures sont couvertes d’ardoises. Le château monte sur deux niveaux posés sur un étage de caves percées de jours carrés. Les ponts et les îles sont bordés de très raffinées balustrades en fer forgé à décor de quadrilobes. Les décors intérieurs de boiseries et de cheminées sont de très grande qualité, presque dignes de Lophem.
    On accède au château en passant d’une île à l’autre. La maison forte de jadis a fait place à une demeure de plaisance dont les décors intérieurs sont exceptionnels.
    Plus vendu depuis 1484


    Quant à l’histoire des Berges, on sait que le territoire était implanté sur la partie la plus au sud de l’ancien Zwin avant l’ensablement du site. La création du canal Bruges-Damme fut fatale à l’entretien de cette zone maritime et de commerce. La plus ancienne mention du domaine date de 1350. En 1484, on voit apparaître le baron de Roden car il vend son bien à Jacques (II) Despars, petit-neveu du célèbre chirurgien Jacques (I) Despars (dit de Partibus) mort en 1458. Né à Tournai, il fut au service de Philippe le Bon, duc de Bourgogne, puis il devint le premier médecin du roi Charles VII, après avoir été chanoine de Tournai, chancelier de l’Église de Paris et député de l’Université au concile de Constance en 1415. Jacques (III) Despars, fils de Jacques (II), allait restaurer le vieux château dès 1500. La famille Despars donna à Bruges des échevins et d’autres importants personnages officiels. L’un des plus célèbres parmi les Despars fut Nicolas (1522-1592). Bourgmestre de Bruges, il écrivit en 1569 sa fameuse « Chronycke van Vlaenderen » (de 1415 à 1492) en trois tomes. Le château fut ensuite hérité par son neveu Aenée de Marievoorde qui fut lui aussi bourgmestre de Bruges et l’époux de Jeanne Anchemant. Leur fille Jeanne allait épouser Jean de Croeser, mort en 1623 à l’âge de quarante ans. Jean était sire d’Audincthun (grâce à sa mère) et veuf de Catherine de Rodoan (› Vol. 3, pp. 128 et 130), fille de Philippe-Charles, sire de Beirlegem et de Maximilienne de Bourgogne. Jean était le fils de Corneille et le petits-fils de Matthieu, bourgmestre de Malines. Catherine de Rodoan était la nièce de l’évêque de Bruges. Les Croeser de Berges devenus barons puis vicomtes furent seigneurs et châtelains des Berges pendant neuf générations. Ils laissèrent le château à leurs descendants van Caloen seulement en 1875. Charles de Croeser, mort en 1828, fut bourgmestre de Bruges. Il reçut Napoléon Ier et son portrait figure dans le hall de l’hôtel de ville. Son épouse était Charlotte (des comtes) de Carnin et de Staden (› Vol. 3, p. 56).
    Drame à Paris

     

     

    Son arrière-petit-fils Edouard de Croeser de Berges (1839-1862) devait hériter. Mais en 1862, à Paris, alors qu’il venait depuis six semaines d’épouser Irma (des barons) de Neve de Roden originaire de Waesmunster, il passa de vie à trépas suite à une crise cardiaque. Son héritage paternel et celui de sa mère née Hélène van Hoobrouck (des barons de Mooreghem) fut offert à sa veuve, descendante des comtes de Coloma (› Vol. 1, p. 94). Irma (1839-1914) allait épouser Paul, baron van Caloen de Basseghem (1843-1920), originaire de Varsenaere. Paul était le fils d’Anselme et de Marie-Thérèse de Croeser. C’était une manière élégante de garder le patrimoine dans la famille. Depuis lors, les barons van Caloen veillent sur leur domaine. Paul et Irma allèrent le plus souvent habiter soit au petit château néo-classique de Mooregem livré depuis longtemps par un fermier à ses vaches, poules et cochons, soit au château de Zorgvliet à Ruddervoorde. Avant 1913, Paul van Caloen de Basseghem avait acheté le château de Bavière à Koolkerke au comte de Briey; sans doute s’agissait-il du propriétaire du château de Tilleghem. Pour Paul, il convenait d’abriter le ménage de sa fille Marguerite avec le baron Ernest van Caloen, fils du constructeur du château de Lophem. 
    Depuis l’été 2004, le château des Berges (ten Berghe) est devenu pour dix-huit ans une maison d’hôtes où plusieurs chambres ont été aménagées par Luc Hindryckx et son épouse dans un goût conforme au temps de Schadde. 

    Le château pas plus que le site ne sont classés; une procédure est en cours. Tél. 0476 58 00 82, fax 050 67 00 47, mail : ten.berghe@telenet.be, www.nobel-country-gite.be. 


  • Château d' Hever

     

    Château d' Hever (Kent)

    HISTORIQUE

    1270 Construction de la première tour de garde, des murs extérieurs et du fossé probablement pour servir de protection contre les bandes de hors la loi qui hantent la région.
    XIVe Des fortifications plus importantes sont ajoutées principalement pour servir de défense contre une possible attaque des français.
    1462 La famille Bullen (ou Boleyn) achète le château. C'est la demeure ou s'écoula l'enfance d'Anne Boleyn, seconde épouse d'Henry VIII et mère d'Elisabeth I.
    1536 Anne et son frère sont décapités, accusés par le roi d'avoir des relations incestueuses
    1538 Le père d'Anne meurt et le château est récupéré par Henry VIII, qui le donne à sa quatrième épouse, Anne de Cleves.>
    1903 Acquis par William Waldorf Astor, qui met en œuvre un superbe projet de restauration.
    Hever Castle
    Hever Castle 

    Photo Keven par la loi. Certains droits réservés. (Voir une photo de détails)
    Hever Castle
    Hever Castle 

    Photo de Tony Grant. Certains droits réservés. (Voir une photo de détails)
    Hever Castle
    Hever Castle du Sud-ouest. Hever Anne Boleyn est la maison familiale. 

    Photo de Colin Smith. Certains droits réservés. (Voir une photo de détails)


    Cliquez sur le bouton [+] un peu de temps pour effectuer un zoom avant sur Google Image satellite du château. (Cela fonctionne très bien dans les zones où Google a haute résolution des images satellites.) 

    Si vous voulez une carte des rues, cliquez sur le [Carte] bouton en haut de la carte.

     

    Sources : http://jeanmichel.rouand.free.fr/chateaux/england/hever.htm

    http://www.castlestories.net/lang/fr/England/Kent/Hever-Castle.html

  • Château de Crussol

    Château de Crussol

    Le château de Crussol
    Le château de Crussol

    Présentation
    Période ou style
    Type Château-Fort
    Début construction XIIe siècle
    Propriétaire initial Gérald Bastet
    Propriétaire actuel Commune de Guilherand-Granges
    Classement Classé MH en 1927
    Géographie
    Latitude
    Longitude
    44° 56′ 58″ Nord
    4° 50′ 45″ Est
    Pays France France
    Région historique Rhône-Alpes
    Département Ardèche
    Commune Saint-Péray

    Géolocalisation sur la carte : France

    Château de Crussol

    Le château de Crussol est un château (maintenant en ruines) construit en pierres calcaires au début du xiie siècle sur une hauteur dominant la vallée du Rhône, juste en face de Valence. Il est situé sur la commune de Saint-Péray dans le département de l'Ardèche.

    Sommaire

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    Situation [modifier]

    Posé sur la crête de la colline de Crussol, au bord d'une falaise de plus de 200 mètres de haut, le château domine Saint-Péray à l'Ouest, Guilherand-Granges et Valence à l'Est. Le site s'étend sur 3 hectares, il comprend la Villette, un ensemble composé d'une centaine de maisons, et le château lui-même au sommet de la colline, le tout ceinturé par des remparts encore bien visibles.

    Histoire [modifier]

    La colline est occupée depuis l'époque romaine, où un temple est édifié. Un premier ensemble fortifié est construit au Sud pendant leve siècle mais abandonné quelques siècles plus tard pour le site actuel, situé au Nord. Le premier château fort, construit probablement au cours du xe siècle, était une construction en bois. Après avoir brûlé, il est rebâti en pierre au xiie siècle, par un seigneur nommé Gérald Bastet, afin de contrôler la voie de communication existante le long du Rhône.

    A la fin du xve siècle, un mariage unit la famille de Crussol à la famille d'Uzès. Le château est alors abandonné pour celui d'Uzès, plus confortable. Les guerres de religion lui redonnent un certain attrait puisqu'il est pris et incendié à plusieurs reprises par les différents belligérants. Il est définitivement rasé au cours du xviie siècle.

    Le 3 septembre 1855, un tir de mine dans la carrière située sous le château provoque la destruction d'une partie de l'édifice. Le site est classé Monument historique en 19271. En 1952, la foudre détruit une partie du donjon.

    La commune de Guilherand-Granges a acheté les ruines en 1984, mais le site est situé sur la commune de Saint-Péray. La communauté de communes (Châteaubourg, Cornas, Guilherand-Granges, Saint-Péray, Toulaud) Rhône-Crussol travaille aujourd'hui à la réhabilitation du site. On peut voir aujourd'hui une belle avancée des travaux de rénovation.

    Chaque début d'été, une fête a lieu pendant deux jours sur le site, avec des concerts, des animations, des reconstitutions ...

    Galerie [modifier]

    Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres surChâteau de Crussol.

    Voir aussi [modifier]

    Références [modifier]

    • Michel Riou, l'Ardèche Éditions Gérard Tisserand, 2000
    • Michel Riou et Michel Rissoan, "l'Ardèche Terre de Châteaux" Éditeur : Les Vivaraises - La Fontaine de siloe, 2004
    • Robert Bornecque, Histoire de Valence et de sa région : Die-Crest, Éditions Horvath, Roanne

    Notes et références [modifier]

    Lien externe [modifier]

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_de_Crussol

  • Château de Thorens

    Château de Thorens

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    Vue générale de l'édifice

    Présentation
    Nom local Château de Thorens
    Période ou style XIIe, XIIIe, XVe, XVIIe et XIXe siècles
    Type Château fort
    Début construction vers 1060
    Fin construction vers 1875
    Classement Château, jardins, œuvres d'art et mobilier
    Site internet [www.chateauthorens.fr Consulter]
    Géographie
    Latitude
    Longitude
    45° 59′ 37″ Nord
    6° 15′ 20″ Est
    Pays France France
    Région Rhône-alpes
    Département Haute-Savoie
    Commune Thorens-Glières
    ChâteauChâteau par pays

    Le château de Thorens est situé sur la commune de Thorens-Glières en Haute-Savoie, à une vingtaine de kilomètres au nord-est d'Annecy, à la sortie du village, par la route montant au plateau des Glières.

    Il est souvent confondu avec le château de Sales, son ancien voisin de quelques centaines de mètres : Sales fut détruit sur ordre du roi de France, Louis XIII, en 1630. Le château de Thorens est également improprement appelé « château de Thorens-Glières ». En réalité, « Thorens-Glières » est le nom que porte désormais le village, depuis la Libération ; depuis 1947, précisément. Le château, quant à lui, s'est toujours et simplement appelé « château de Thorens ». Toutefois, certains documents anciens (xviie sièclenotamment) le qualifient de « château de Compey », du nom de ses premiers propriétaires : les puissants seigneurs de Compey.

    Sommaire

    [masquer]

    Histoire [modifier]

    À la sortie du village de Thorens-Glières, sur la route du célèbre plateau des Glières, le château dresse sa silhouette altière dans un bel écrin de montagne. Il est bâti sur l'ancien fort de 1060, élevé par ordre du comte Gérold de Genève. Celui-ci le donna en investiture à son fidèle compagnon d'arme, le seigneur Odon de Compey.

    Confisqué aux terribles sires de Compey par le duc de Savoie (1479) - en raison des nombreux crimes, abus et exactions qu'ils commirent - le château fut offert à Hélène de Luxembourg-Saint-Pol, épouse du prince Janus de Savoie (comte de Genevois). Mais Hélène ne s'intéressa pas à Thorens. Leur fille Louise de Savoie, qui avait épousé son cousin François de Luxembourg (vicomte de Martigues, de la branche des Luxembourg-Fiennes), hérita du château de Thorens.

    Plus tard, en 1559, Thorens fut vendu par Sébastien de Luxembourg, duc de Penthièvre et vicomte de Martigues, au seigneur François de Sales, père de saint François de Sales. Le seigneur de Sales possédait déjà le château de Sales, situé à quelques centaines de mètres de celui de Thorens. Curieusement, et pour une raison encore mal connue, cette vente ne fut concrétisée qu'au cours de l'année 1602 : saint François de Sales, alors en mission à Paris, acheta Thorens, pour le compte de ses frères et sœurs, à la duchesse de Penthièvre et de Mercœur, fille du prince Sébastien de Luxembourg.

    Inféodés, à l'origine, aux sires de Compey, les Sales passèrent ensuite au service des princes de Luxembourg. Le seigneur François de Sales occupait d'ailleurs la prestigieuse charge de maître d'hôtel de la maison du prince Sébastien de Luxembourg. Au xviie siècle, la famille de Sales, fort ancienne, originaire de La Roche, connut une ascension rapide, occupant dès lors les plus hautes charges à la cour de Savoie à Turin et passant du titre de baron à celui de comte, puis en fin au titre de marquis. Tout au long desxviiie siècle/xixe siècle, jusqu'à l'Annexion de la Savoie à la France (1860), la famille de Sales fut très proche du pouvoir, notamment par le truchement du comte de Duingt (alias le marquis Paul-François de Sales), du comte Eugène de Roussy de Sales (1822-1915) et bien sûr du proche cousin de ce dernier, le Premier ministre Camille de Cavour. A notre époque encore, le comte Jean-François de Roussy de Sales (1928-1999) fut un ami très proche du dernier roi d'Italie, Humbert II.

    Malmené pendant l'invasion française en Savoie de 1792, le château de Thorens fut restauré, au xixe siècle, par la marquise Alexandrine de Sales aidée par son petit-fils, le comte Eugène de Roussy de Sales. Aujourd'hui, la famille de Roussy de Sales habite toujours le château en le préservant avec soins.

    Château de Thorens : bureau du Premier Ministre Camille de Cavour - "C'est sur ce bureau que nous sommes devenus Français ; c'est sur ce bureau qu'est née l'Italie unifiée."

    Le comte Jean-François de Roussy de Sales fut le premier de sa dynastie à ouvrir le château au public. Dès 1960, il profita des cérémonies du centième anniversaire de l'Annexion du duché de Savoie à la France pour donner accès à l'intégralité du rez-de-chaussée de sa demeure, ainsi qu'à la quasi-totalité des salles médiévales datant desxiie siècle/xiie siècle.

    La visite de cette demeure historique relate la vie de saint François et de la famille de Sales. Saint François de Sales (1567-1622), prince-évêque de Genève, fut un personnage aux multiples facettes et à la renommée sans limite auprès des plus humbles comme des grands de ce monde. La vie de ce saint universel est illustrée ici par son orfèvrerie liturgique, ses sceaux, ses habits épiscopaux, des tableaux, des documents et des livres rares.

    Le comte Camille Benso de Cavour (1810-1861) est lui aussi un personnage incontournable de Thorens : il séjourna régulièrement dans le château de ses cousins. Lorsqu'il fut Premier ministre du Royaume de SardaigneCamille de Cavour mena à bien l'Unité italienne au profit de la Maison de Savoie, avec l'aide de son vieil ami, l'empereur des Français Napoléon III. En conséquence, le comté de Nice et le duché de Savoie furent réunis à la France au printemps 1860 (sous la forme juridique d'une annexion), par le traité de Turin du 24 mars. Le château abrite les effets personnels de l'homme d'Etat, son mobilier et ses œuvres d'art, notamment le somptueux bureau de style "Boulle Napoléon III" sur lequel fut signé le Traité de Turin.

    Au milieu des œuvres d'art (tapisseries des Flandres, tableaux de maîtres…) et du mobilier de la Renaissance, de l'époque baroque ou du Second Empire, le visiteur s'imprègne de l'âme de ce château. Le logis noble, dans la lumière dorée d'un salon ou d'une chambre, laisse transparaître la finesse de goût du xviie siècle. La cuisine voûtée (1632) remet en bouche les saveurs des festins d'un temps passé. Les austères salles voûtées des premières fortifications évoquent la vie des hommes d'armes, et le donjon rappelle, quant à lui la justice seigneuriale.

    Famille de Roussy de Sales

    Tourisme [modifier]

    Le château de Thorens est situé à la sortie du village de Thorens-Glières, au début de la montée vers le plateau des Glières.

    Le château de Thorens se visite :

    • du 1er avril au 30 juin, samedi, dimanche, jours fériés, de 14h à 18h (visiteurs individuels) ;
    • du 1er septembre au 31 octobre, samedi, dimanche, de 14h à 18h (visiteurs individuels) ;
    • du 1er juillet au 31 août, tous les jours, de 14h à 19h (visiteurs individuels) ;
    • toutes l'année, sur réservation, pour les groupes.
    • lors des Journées Européennes du Patrimoine (troisième week-end de septembre).

    La visite comprend le donjon, les salles de garde des xiie et xiiie siècles, la cuisine et ses imposantes cheminées (1632), des salons, des chambres, et bureaux, richement meublés et décorés d'œuvres rassemblées depuis la Renaissance italienne jusqu'à Napoléon III avec notamment des tapisseries des Flandres retraçant la vie de Tobie, et des tableaux de grands maîtres. Une partie du jardin (un ancien potager italien du xviie siècle) est classée au titre des Monuments Historiques.

    Sources [modifier]

    • Archives du château de Thorens
    • Les seigneurs de Compey - par le marquis Costa de Beauregard - Imprimerie de Puthod - Chambéry - 1844
    • Armorial et Nobiliaire de l'ancien duché de Savoie - tome II - par A. de Foras - Allier Ed. - Grenoble - 1878
    • Armorial et Nobiliaire de l'ancien duché de Savoie - tome V - par A. de Foras, F-C. de Mareschal, P. de Viry - Allier Ed. - Grenoble - 1910
    • Histoirique du château de Thorens - par le comte J-F. de Roussy de Sales - Château de Thorens - 1971
    • Châteaux de Haute-Savoie - par C. Regat, F. Aubert - Cabédita - 2000
    • Le château de Thorens - par G. Carrier-Dalbion - Société d'histoire du pays de Fillière - 2005

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_de_Thorens

  • Château de Chalmazel

    Château de Chalmazel

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    Vue générale de l'édifice

    Présentation
    Période ou style Château fort
    Type Château
    Date de construction xiiie siècle
    Géographie
    Latitude
    Longitude
    Non renseigné
    (Chercher ce lieu)
    Pays France France
    Commune {{{commune}}}
    MonumentMonuments par pays

     

    Le château de Chalmazel est situé sur la commune de Chalmazel, dont le nom médiéval était Saint-Jehan-des-Neiges, dans leMonts du Forez, entre les villes de Saint-Étienne et de Thiers, en France. Il domine la vallée du Lignon et a été construit pour être une forteresse inexpugnable selon le vœu du comte du Forez.

    Il est inscrit au titre des monuments historiques.

    Sommaire

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    Histoire [modifier]

    La forteresse fut construite à partir de l'an 1231, par le seigneur Arnaud de Marcilly sur ordre du comte Guy IV du Forez qui finança la construction. Le site était couvert de bois et presque inaccessible. Au départ il s'agissait plutôt d'une maison forte, mais elle fut transformée en une véritable forteresse médiévale, faite pour être une barrière aux ambitions des puissants voisins de la seigneurie deCouzan, aux mains de la famille de Damas, liée à l'empereur germanique.

    Son aspect était sombre et sévère, avec quatre tours rondes dominées par un donjon carré, sans ouvertures sur les flancs.

    En 1372, Béatrix, la dernière des Marcilly, qui avait épousé en 1364, Mathieu de Talaru, hérita de son frère Antoine de Marcilly, mort à l'âge de 25 ans sans héritiers directs. La seigneurie de Chalmazel passa ainsi aux Talaru qui étaient une ancienne famille noble du Lyonnais

    La façade est du château

    Après la destruction du château de Marcilly, les Talaru se replièrent au château de Chamazel et en 1400, ils firent construire les remparts, sous forme d'une enceinte pentagonale et ajoutèrent des mâchicoulis au donjon. Après l'incorporation du Forez au royaume de France, les Talaru servirent le roi dans ses armées.

    À la Renaissance, le marquis de Talaru, de retour des guerres d'Italie, fera ajouter des embellissements de style Renaissance : façade ajourée, galeries de la cour intérieure et peintures de la chapelle, sculptures.

    Mais les hivers sont rudes, et à partir de 1533, les Talaru préférent habiter dans leur château d'Écotay, ou dans celui de Saint-Marcel-de-Félines qui leur échoit par mariage en 1559. Chalmazel fut transformé en résidence d'été et commença à être délaissé.

    Au xviiie siècle, les Talaru héritent par mariage du château de Chamarande (près d'Arpajon, au sud de Paris), et ils s'y installèrent pour être plus près de Versailles où Louis de Talaru avait des fonctions importantes à la Cour du roi et à l'armée. Ils délaissèrent le château dès 1650, ne faisant exécuter, que les travaux les plus urgents ; le château commença à se détériorer lentement mais sûrement.

    En 1850, Louis-Justin, le dernier des marquis de Talaru, 25e seigneur de Chalmazel, pair de France et ambassadeur, sans héritier, légua le château et les bois, à la communauté des Sœurs de Saint-Joseph afin d'y établir un hôpital pour le canton et de soigner les malades.

    Les sœurs entrepirent quelques travaux de réfection (toiture, chemin de ronde, reconstruction d'une tour) et d'aménagement (chambres d'hospices et services hôtelliers). Plus tard elles le transformèrent en pensionnat pour les enfants de l'école de Chamazel.

    Les sœurs abandonnèrent définitivement le château en 1972, et le louèrent à la commune, à charge de l'entretenir et de l'ouvrir au public, durant la belle saison.

    Le château vient d'être acheté par de nouveaux propriétaires, ayant la volonté, de le restaurer, de l'ouvrir à la visite et de créer des chambres d'hôtes.

    Tourisme [modifier]

    Le château, d'aspect médiéval, a conservé des éléments de la maison forte de l'an 1231, mais avec toutes les modifications et ajouts successifs apportés par les Talaru au cours des siècles : meurtrières, base des murailles, donjon, chemin de ronde à machicoulis. Mais il est mâtiné d'éléments renaissance : façade, cour intérieure, galeries, chapelle.

    Il se visite de juin à septembre, et propose, à la location, 5 chambres d'hôte historiques dont une suite.

    Voir aussi [modifier]

    Lien externe [modifier]

    Site du château de Chalmazel

     

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_de_Chalmazel