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  • Château d'Acosta

    Château d'Acosta

    Histoire [modifier]

    Château d'Acosta (Yvelines)

    Le domaine fut acquis en 1661 par Monsieur de Mannevillette, qui fit construire le château et boiser le parc en 1671.

    En 1758, le château devint la propriété de Dominique-Antoine Tellès d'Acosta, grand maître des Eaux et Forêts, qui lui laissa son nom.

    Ensuite, il fut acquis, dans la seconde moitié du xviiie siècle, par Esprit-François de Castellane.

    L'écrivain Benjamin Constant y passa l’hiver 1806-1807 en compagnie de Germaine de Staël.

    Le château a été détruit en 1965 pour céder la place à la construction de quelque 1 900 logements sociaux.

    Hôtes célèbres [modifier]

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_d'Acosta

  • Château de Cahir (Irlande)

    Château de Cahir

    Le château de Cahir

    Le château de Cahir dans le comté de Tipperary est un des plus grands châteaux d'Irlande. Il a été construit en 1142 par Conor O'Brien, Prince de Thomond, sur une île de la rivière Suir. Il est aujourd'hui situé dans le centre de la ville de Cahir. Des visites guidées sont organisées.

    En 1375, le château a été donné à Jacques Butler, 2ème comte d'Ormonde, fait baron de Cahir, pour sa loyauté envers Édouard III. Les Butler de Cahir se sont rangés du côté irlandais lors des guerres élisabéthaines. En 1599, le château fut capturé au terme d'un siège de trois jours par l'armée duComte d'Essex.

    Lors des guerres confédérées irlandaises à la fin des années 1640, en parallèle à la Première révolution anglaise, le château fut assiégé deux fois. En1647, George Mathew, tuteur du jeune Lord Cahir, se rendit à Lord Inchiquin après sa victoire à la bataille de Knocknanauss. En 1650, il se rendit à nouveau à Oliver Cromwell durant sa conquête de l'Irlande, sans qu'un coup de feu soit tiré.

    Le grand hall a été partiellement reconstruit en 1840.

    En 1961, le dernier seigneur de Cahir est décédé et le château est revenu à l'État.

     

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_de_Cahir

  • Château d'Ételan

    Château d'Ételan

    Façade est
    Façade est

    Présentation
    Période ou style Renaissance
    Type château
    Début construction 1494
    Destination initiale Habitation
    Classement Monument historique (1941)
    Site internet Consulter
    Géographie
    Latitude
    Longitude
    49° 27′ 59″ Nord
    0° 37′ 41″ Est
    Pays France France
    Région Normandie
    Région Haute-Normandie
    Département Seine-Maritime
    Commune Saint-Maurice-d'Ételan
    Localisation
    Château d'Ételan

    Localisation sur la carte de France métropolitaine
    ChâteauChâteau par pays
    Le château d'Ételan est un château du xve siècle (1494) de style gothique flamboyant situé à Saint-Maurice-d'Ételan en Seine-Maritime.

    Il fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 16 avril 19411.

    Sommaire

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    Localisation [modifier]

    Situé sur la rive droite de la Seine, entre les ponts de Brotonne et de Tancarville, le château d’Ételan domine la dernière boucle du fleuve. Il est au sein du Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande et dans un site classé.

    Historique [modifier]

    C'est peut-être une motte castrale ou un château primitif qui a donné son nom au monument actuel, puis au bourg de Saint-Maurice, à moins que ce ne soit l'inverse. Saint-Maurice-d'Etelan est cité sous la forme Esteilant en 1050-662.

    On y reconnaît l'élément germanique et norrois land, au sens de « terrain », attesté par ailleurs en Normandie et un autre élément qui pourrait être le vieil anglais stēġili « abrupte, escarpé ». Toponyme vieil anglais typique, contemporain à l'installation des fermiers anglo-scandinaves au xe siècle en Normandie. Homonymie avec Etelan à Catz (Manche)

    Une plaque de marbre scellée dans le cabinet d’Ételan retrace la liste des propriétaires du domaine depuis 1383. C’est en 1494 que Louis Picart, bailli de Troyes et du Tournaisis, ami et chambellan du Roi Louis XII, qu’il accompagnera en Italie, entreprend la construction du château actuel. Sa petite-fille, Charlotte d’Esquetot, épouse Charles de Cossé, maréchal de Brissac. En août 1563, celle-ci reçoit à Ételan Catherine de Médicis, alors régente, et le jeune roi Charles IX qui viennent de reprendre Le Havre aux Anglais (27 juillet 1563). C’est au château d’Ételan que la Régente, le 4 août 1563, sur les conseils de Michel de L'Hospital, décide de proclamer, avec un an d’avance, la majorité du Roi. À Ételan, elle fait rédiger, puis signe et scelle les « Lettres de majorité du Roi ».

    Le château reste la propriété des maréchaux de Brissac jusqu'en 1621, année où il passe par mariage à la famille d’Épinay de Saint-Luc, qui le vendra en 1714 à Charles Henault. Son fils, Jean-François Henault, Président au Parlement de Paris et surintendant de la Maison de la reine Marie Leczinska, le recevra de son père. Le Président Henault, historien célèbre, grand ami de Voltaire et des Philosophes, le lèguera en 1770, à son neveu, le Comte de Jonzac. À partir de 1774, le château sera successivement la propriété des familles Belhomme de Glatigny, Deshommets de Martainville, Deschamps de BoishébertDesgenetaisCastelbajac et Charbonnière.

    La chronique ou la légende nous apprend que les personnages suivants ont séjourné ou sont passés à Ételan : Louis XI (6 juin-13 juillet 1475), François Ier (durant la construction du Hâvre-de-Grâce), Catherine de Médicis et Charles IX en compagnie des futursHenri IIIHenri IV, de Marguerite de Navarre et Michel de L'Hospital (août 1563). Voltaire en (1723-1724). André Caplet, compositeur Grand Prix de Rome, y séjournera souvent et y achèvera notamment sa célèbre messe à trois voix.

    Description [modifier]

    Architecture [modifier]

    Monument historique, inscrit à l’inventaire supplémentaire, le château d’Ételan a été bâti à partir de 1494 par Louis Picart sur l’emplacement d’un château fort, rasé sur les ordres de Louis XI. Il ne reste de la construction médiévale qu’une cave, un mur d’enceinte et la maison des gardes datée de 1350. De stylegothique flamboyant, l’édifice est contemporain du Palais de Justice et de l'hôtel de Bourgtheroulde de Rouen, ainsi que du vieux château de Clères. Il est composé de deux corps de logis à appareillage de pierres et de briques alternées reliés entre eux par une galerie d’escalier en pierre datant de la première Renaissance.

    Il est entouré d'un parc de 20 hectares.

    La Chapelle [modifier]

    La chapelle du Château

    Partie intégrante du bâtiment principal, la chapelle du château, dédiée à Sainte Madeleine, en est le joyau. L'abbé Cochet la comparait à celle du château deBlois ou d’Amboise. En effet, c’est un lieu unique où sont réunis des vitraux, des fresques et des statues polychromes de ce qui fut la première Renaissance normande et dont les initiateurs furent les célèbres cardinaux d’Amboise.

    Classé monument historique en 1980, l’État, le Département, les Amis du château d’Ételan et les propriétaires poursuivirent les travaux durant 17 ans. La restauration fut terminée en 1994 pour le 500e anniversaire de sa construction.

    On peut également y admirer un bénitier du xvie siècle, une piscine du xviie siècle et des boiseries troubadour.

    Galerie [modifier]

    Armoiries [modifier]

    • Picart d'Estelan et de Radeval : De gueules à trois fers de pique d'argent 3
    • Picart d'Estelan: 1 :de gueules à trois piques d' or, au chef crénelé d' or, armoiries des Picart d'Etelan ; 2 : mi parti en 1, fasce de gueules et d' azur, en 2, de gueules à 3 piques d' or, Picart d'Etelan4

     

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_d'Ételan

  • Château de Chillon

    Château de Chillon

    Vue du château vu du sud
    Vue du château vu du sud

    Présentation
    Période ou style
    Géographie
    Latitude
    Longitude
    46° 24′ 51″ Nord
    6° 55′ 39″ Est
    Pays Suisse
    Canton Canton de Vaud
    District District de la Riviera-Pays-d’Enhaut
    Commune Veytaux
    Localisation
    Château de Chillon

    Localisation de l'édifice sur une carte
    ChâteauChâteau par pays
    Lithographie du château vu du nord, avec les Dents du Midi au fond

    Le château de Chillon se trouve sur les rives du lac Léman, à Veytaux en Suisse. De forme oblongue, le château mesure 110 mètres de long pour 50 mètres de large, le donjon culmine à 25 mètres. C'est une importante attraction touristique. Successivement occupé par la maison de Savoie puis par les Bernois dès 1536 jusqu'en 1798, il appartient désormais à l'État de Vaud et est classé comme monument historique.

    Sommaire

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    Histoire [modifier]

    Les souterrains du château, dans lesquels le rocher est visible. Ils ont été utilisés comme prison puis comme lieu de stockage au fil des siècles.
    Vue depuis le donjon
    Cour intérieure

    Le château de Chillon est construit sur un rocher ovale en calcaire avançant dans le lac Léman entre Montreux et Villeneuve avec d'un côté un versant escarpé et de l'autre côté le lac et son fond abrupt. L'endroit est stratégique : il ferme le passage entre la Riviera vaudoise (accès au nord vers l'Allemagne et la France) et la plaine du Rhône qui permet d'atteindre rapidement l'Italie. De plus, le lieu offre un excellent point de vue sur la côte savoyarde qui fait face. Une garnison pouvait ainsi contrôler militairement et commercialement la route vers l'Italie et appliquer un droit de péage.

    Les premières constructions remonteraient aux alentours du xe siècle même s'il est probable que cet endroit fut déjà un emplacement militaire privilégié avant cette date. Des objets remontant à l'époque romaine furent découverts durant des fouilles au xixe siècle ainsi que des vestiges datant de l'âge du bronze. À partir d'une double palissade en bois, les Romains auraient fortifié l'emplacement avant qu'un donjon carré ne soit ajouté au xe siècle. Des sources du xiiie siècle rattachent la possession du site de Chillon à l'évéque de Sion. Une charte de 1150; ou le comte Humbert III accorde aux cisterciens de Hautcrêt le libre passage à Chillon; atteste de la domination de la Maison de Savoie sur Chillon. On y apprend que le propriétaire du chateau est un certain Gaucher de Blonay. Mais, ce sire de Blonay est bien plus un vassal du comte qu'un de ses officiers. C'est une domination seigneuriale des Savoie dans le cadre d'une société féodale et pas une domination administrative.

    La période des comtes de Savoie [modifier]

    La maison de Savoie transforme la forteresse, alors Castrum Quilonis, et l'agrandit durant le xiiie siècle. L'ancienne crypte du xie siècledédié à Saint Triphon est abandonnée au xiiie siècle lors de la construction de la chapelle dans la partie supérieure du chateau. Les Savoyards veulent étendre leur suprématie sur le pays de Vaud et les zones limitrophes. Le premier châtelain savoyard est attesté pour Chillon en 1198. Le château n'est pas voué qu'à un but militaire, il sert également de résidence pour les comtes. Il est en effet une des étapes des voyages de la cour itinérante lors des voyages réguliers du comte sur son territoire. Lors de l'absence du comte, la partie nord-ouest du château où se situe les appartements du comte, est vide et fermée. Thomas Ier de Savoie y séjourne aux alentours de 1230. Lui et son fils, Pierre II de Savoie, « le Petit Charlemagne », vont réorganiser la région proche du château en construisant des bourgs, en dominant le Chablais vaudois et en créant la « Patria Vuaudi ». Un péage important est installé à « Villeneuve de Chillon » (1214), l'actuel village de Villeneuve.

    Pierre II se voit remettre les clés du château en 1253 et conforte sa présence sur les rives du lac jusqu'à Aubonne. A partir de ce moment,Pierre II de Savoie; avant même son accession au titre comtal et sur le modèle de l'Angleterre ou il a voyagé entre 1252 et 1255; initie le découpage du comté en baillages. On crée le bailliage du Chablais, dont chillon est chef-lieu par intermittence à partir des années 1260 jusu'en 1330, date à laquelle Chillon devient définitivement chef-lieu du bailliage de Chablais avec à sa tête Aymon de Verdon. Si au début la châtellenie de Chillon et le bailliage de Chablais sont attribués à deux personnes différentes, les comtes vont progressivement confier ces deux fonctions à une seule et même personne. Pour être à la hauteur des ambitions de conquête de ses propriétaires, le château est renforcée par la construction d'une deuxième enceinte et on surélève trois tours construites en 1235. Pierre II confie les travaux à Jacques de Saint Georges, un architecte et maçon spécialisé dans les ouvrages militaires. Pierre II revient au château peu avant sa mort en 1268. Albert Naef, l'architecte qui a rénové le château à partir de la fin duxixe siècle accorde une importance majeure aux imposantes modifications apportées à Chillon par Pierre II.

    Le château compte 25 bâtiments et sert de prison dès le milieu du xive siècle, des souterrains permettent de stocker du matériel et du vin. Dans un souci d'esthétique, l'intérieur du château est embelli sous l'impulsion de Aymon de Savoie dit « le Pacifique » qui engage Jean de Grandson pour réaliser les peintures des chambres et des grandes salles.

    L'année 1348 voit une des pages les plus pénibles de l'histoire de Chillon avec les ravages de la peste noire. Les Juifs sont arrêtés et torturés pour leur faire avouer qu'ils ont bien empoisonné l'eau des puits. Leurs confessions provoquent la fureur de la populace qui se livre à des massacres et à des expulsions. Trois cents communautés sont anéanties ou expulsées sans que le comte de Savoie intervienne.

    Amédée VI de Savoie, surnommé « le Comte Vert » lance une expédition dans le pays de Vaud en 1359 et fait étape par Chillon. Mais les comtes suivants comme le « Comte Rouge » se désintéressent de la gestion de la région et la laisse au châtelain-bailli de Chillon. Le château est humide et le froid qui y règne le rend peu confortable. Cela n'empêche toutefois pas l'antipape Félix V d'y résider en 1442.

    Dans la prison et les cachots humides du sous-sol croupissent les bandits et les hérétiques de la région. Chillon est le lieu de détention entre 1530 et1536 de François Bonivard, sujet d'un poème de Lord Byron en 1816Le Prisonnier de Chillon (The Prisoner of Chillon).

    La période bernoise [modifier]

    La fresque aux couleurs de Berne encore visible
    La délivrance de Bonivard(1898), peinture de Franck-Edouard Lossier
    Salle décorée durant l'occupation bernoise : armoiries des baillis bernois présents à Chillon de 1536 à1797

    Avec la montée en puissance de ses ennemis, la maison de Savoie, devenue duché de Savoie en 1416, n'arrive plus à gérer son large territoire. Le château constitue une sorte d'enclave dans le territoire bernois. Au sud, le Chablais et le château d'Aigle sont occupés par Berne dès 1475. La même année, les propriétés de la Savoie au nord du Pays de Vaud (GrandsonOrbeEchallens) cèdent sous l'avancée des Confédérés. Pendant plusieurs dizaines d'années, les Bernois affaiblissent un duché chancelant et miné par les conflits avec le duché de Bourgogne et le roi de France Louis XI, le tout accompagné d'une vague de protestantisme. Les Bernois s'impatientent et décident d'en finir avec ce duché devenu trop encombrant. En 1536, aidé par les Genevois qui désiraient libérer leurs prisonniers enfermés à Chillon, les Bernois préparent le siège de Chillon.

    Le 20 mars 1536, une centaine de soldats genevois embarquent sur quatre navires de guerre et quelques autres vaisseaux. Les Bernois de leur côté arrivent le 26 mars aux abords de Lutry, à une vingtaine de kilomètres de Chillon. Des coups de canons résonnent et le duc de Savoie alors en charge de Chillon ordonne, si les troupes bernoises apparaissent, de soumettre les prisonniers de Genève à l'estrapade à deux reprises, et de les exécuter sans hésitation. Le lendemain matin, les Bernois arrivent à Veytaux et les Valaisans profitent de l'occasion pour s'attaquer également aux Savoyards par le sud. Les bateaux genevois quant à eux encerclent le château. Pris en tenaille par une forte artillerie, les responsables savoyards entament des négociations. La garnison s'échappe durant la nuit et débarque à Lugrin, poursuivie par les Genevois, avant de disparaître dans la nuit. Les attaquants décident alors d'entrer dans le château, brisent les portes et les chaînes et découvrent plusieurs prisonniers dont Bonivard dans le donjon, affaibli par 6 ans de détention mais encore vivant.

    Le château, partiellement endommagé par le feu lors de l'attaque, est rénové mais reste fort peu accueillant. Les Bernois ne changent pas l'architecture globale de la forteresse mais convertissent certains bâtiments en lieux de stockage, réserves, cuisines et petites casernes. Sa charge administrative change, le bailli qui y vit doit s'occuper de la région de Vevey. En 1627, le château fort de Chillion possède plusieurs pièces de canons et de munition. À partir de 1656, il sert de port principal sur le Léman pour la flotte de guerre bernoise.

    Cette occupation bernoise dure jusqu'en 1733, date à laquelle le bailli déménage à Vevey pour des raisons d'insalubrité. En 1793, le château est converti en un hôpital pour les blessés de guerre. Mais la présence bernoise s'affaiblit progressivement face à la volonté du Pays de Vaud d'accéder à l'indépendance.

    La période vaudoise [modifier]

    Le 11 janvier 1798, un groupe de Veveysans investit le château et chasse le bailli bernois (qui part en emportant des tapisseries visibles à Berne de nos jours) qui est remplacé par une poignée de gendarmes et de surveillants. Le signe de la présence bernoise reste toutefois encore bien visible sur le flanc sud du château avec une fresque aux couleurs de Berne qu'il est possible de voir depuis la rive. L'indépendance du Pays de Vaud et la création de la « République Lémanique » est officiellement déclarée le 24 janvier 1798. Après une période trouble due à la présence des troupes françaises jusqu'en 1802, le château perd définitivement son utilité en tant que forteresse.

    Au cours du xviiie siècle, on comble la fosse qui borde le flanc est du château. Ce n'est qu'au cours des restaurations ultérieures qu'on remettra en état ces douves naturelles. En 1835, la forteresse est convertie en entrepôt pour l'artillerie et subit quelques modifications pour faciliter le passage des canons. En 1866, le donjon accueille des archives et le château de Chillon sert de prison militaire. Cette utilisation est de courte durée, une association est fondée en 1887 pour restaurer l'édifice. Après avoir été élevé au rang de monument historique en 1891, des fouilles sont entreprises. Celles-ci mettent à jour en 1896 des vestiges romains et permettent de mieux comprendre l'histoire du château.

    Tourisme [modifier]

    Vue du château, environs 1890 -1900

    Dès la fin du xviiie siècle, le château attire les écrivains romantiques. De Jean-Jacques Rousseau à Victor Hugo en passant par Alexandre Dumas,Gustave Flaubert et Lord Byron, le château inspire les poètes du monde entier. Hugo dira « Chillon est un bloc de tours sur un bloc de rochers ». Certaines restaurations, inspirées par la vision romantique de l'esthétisme, se firent d'ailleurs au détriment de la véracité historique. En 1900, l'architecteAlbert Naef continue les travaux de restauration pour aboutir à l'état actuel de l'édifice. Il refait l'intérieur et les tapisseries de certaines pièces comme la grande salle du bailli, appelée aussi la « grande cuisine bernoise ».

    En 1939, le château accueille déjà plus de 100 000 visiteurs. La proximité avec la ville de Montreux n'est pas étrangère à cet engouement. Le succès ne cesse de croître au fil des ans et le monument enregistre désormais plus de 300 000 visites par année. Grâce aux restaurations, le château est en excellent état et donne une bonne vision de l'architecture féodale.

    Art [modifier]

    Lord Byron a intitulé un des ses poèmes le Prisonnier de Chillon.

    Gustave Courbet a peint plusieurs fois le château lors de son exil suisse non loin de là à La Tour de Peilz. La représentation la plus connue est Le château de Chillon, huile sur toile peinte en 1874 et qui se trouve actuellement au musée Courbet à Ornans1.

     

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_de_Chillon

     

     

     

  • Château de Beauregard (La Celle-Saint-Cloud)

    Château de Beauregard (La Celle-Saint-Cloud)

    Façade nord du château en 1872 alors propriété du Baron Maurice de Hirsch.
    Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir château de Beauregard.

    Le château de Beauregard est un ancien château qui était situé sur les hauts de La Celle-Saint-Cloud dans ledépartement des Yvelines.

    Historique [modifier]

    Le château fut construit sur les hauteurs d'une colline qui sépare aujourd'hui la Celle-Saint-Cloud de la commune duChesnay, à plus de 160 mètres d'altitude. Le nom du domaine semble remonter au Moyen-Age ayant sans doute était la propriété de Jeanne de Sansac, Dame de Beauregard, dont la tombe existait dans l'église du bourg avec l'inscription suivante « Cy gist damoiselle Jehanne de Sansac, dame de Beauregard, femme de noble homme Louis de la Grange, escuyer, contrôleur de l'ordinaire des guerres, laquelle trepassa le 6 juillet 1547 ».

    Au début du xviie siècle, le château est la propriété de la famille du Val. Pierre du Val est maître d'hôtel du roi (Henri IV ou Louis XIII). Sa fille Nicole, épouse de Paris, hérite du château qu'elle réaménagera. Son fils, Pierre de Paris, conseiller du Roi au Parlement de Paris en hérite en 1661. La famille mène grand train et reçoit : Lully et Quinault auraient ainsi séjourné au château. Sans descendance, Pierre de Paris lègue le château en 1722 à sa nièce Marie Angélique de la Chaise, veuve du Hyacinthe-Louis Pellevé, Comte de Flers qui le lèguera à sa mort à sa sœur, Anne-Françoise de la Chaise qui épouse le comte de Montaigu. Disposant de peu de fortune, les Montaigu loueront plusieurs fois le château. Jacques-Jérémie Roussel, fermier général, y séjourne avant de racheter à Madame de Pompadour le proche château de la Celle ainsi que les ducs d'Angoulème et de Berry, leur père le Comte d'Artois (futur Charles X) leur ayant louer le château comme résidence de vacances.

    Après la Révolution, en 1792, le château fut confisqué le marquis de Montaigu étant considéré comme un aristocrate ayant émigré, mais la famille réussit à récupérer son bien. Le château va alors pendant le Consulat, l'Empire et la Restauration être revendus plusieurs fois : il appartiendra successivement à Benoist de Boigne (son épouse Adèle d'Osmond y recevra Madame de Récamier), François Borghèse, prince Aldobrandini, Annisson du Perron, etc. En 1827, Miss Howard, une Anglaise, achète le château et son parc. Elle lui adjoint la ferme de Béchevet et le haras de Bel-Ébat créant une propriété de plus de 184 hectares. Le château étant en mauvaise état, elle le fait reconstruire dans le style néo-classique. Elle fait également clôturer l'ensemble de son domaine par un mur. C'est de sa propriété qu'elle œuvrera au succès de Louis-Napoléon Bonaparte (futur Napoléon III) dont elle est la maitresse et le soutien financier. Elle y décède en 1865.

    Son fils Martin-Constantin Haryett, fait comte de Béchevet par Napoléon III, en hérite. Très dépensier, il devra vendre le château en 1870 à la Duchesse de Beauffremont. Mais quelques mois après, la guerre franco allemande éclate. Les Prussiens, installés à La Celle Saint Cloud font de Beauregard leur quartier général et le fortifient. La Duchesse de Beaufremont ruinée, ne pourra le remettre en état et le château et le domaine sont saisis. En 1872, il devient alors la propriété du Baron Maurice de Hirsch qui le fait entièrement restaurer. Bien que possédant un hôtel particulier rue de l'Élysée (une rue longeant le palais éponyme et son parc) à Paris, lui et sa famille séjournent fréquemment à Beauregard. À sa mort en 1896, le château est légué à Maurice-Arnold Deforest, comte de Berden. Ce dernier propriétaire de plusieurs propriétés à travers l'Europe y vient peu et laisse le château à l'abandon.

    En 1939, on songe à y installer un hôpital auxiliaire mais l'état du château l'en empêche. Il sert alors de dépôt militaire et est bombardé en 1940. Pendant l'Occupation, l'organisation Todts'en sert comme base, il devient ensuite une annexe de la prison de Fresnes puis un camp de prisonniers russes. Au sortir de la guerre, Beauregard est en ruines.

    À partir de fin 1944, l'Orangerie et le parc du château vont servir de lieu de regroupement et de rapatriement pour les prisonniers russes dispersés sur le territoire lors de l'Occupation allemande. Ce centre géré par la Mission de rapatriement soviétique passera brutalement sous contrôle du gouvernement français en novembre 1947, décision de Georges Bidault, alors ministre des Affaires étrangères, lors des derniers jours du gouvernement Ramadier. Il considérait ce centre servait alors plus comme un centre d'action et d'espionnage soviétique1. Le 14 novembre, il y envoya deux mille CRS et quatre chars. Ce qui sera qualifié d'"affaire Beauregard" symbolisa le durcissement des relations entre le gouvernement et le Parti communiste français et et entre la France et l'URSS à cette époque (grande grève de 1947 et départ des ministres communistes du gouvernement, tensions entre l'URSS et les pays occidentaux avec le plan Marshall).

    Son propriétaire, le comte de Berden songe à le transformer le domaine en une réserve forestière ouverte au public, mais faute de pouvoir le faire, finit par le donner à la ville de Paris en 1949 avec comme objectifs de :

    Avant-corps central de la façade sud du château au milieu des immeubles de Beauregard, septembre 2008.
    • « Donner à des travailleurs français, dans le cadre de la nature, des habitations très largement conçues;
    • Permettre à la jeunesse de pratiquer les sports et le plein air en lui procurant terrains de sports et de jeux et terrains de camping;
    • Offrir aux Parisiens et aux habitants de la banlieue l'accès des parties boisées du domaine qui devraient être aménagées en grand parc forestier naturel.  »

    Le Conseil municipal de Paris accepte cette donation et signe alors une convention avec le comte avec les conditions suivantes :

    • « Création de cités-jardins composées de préférence d'habitations individuelles et réservant le maximum d'espaces verts, ...
    • Interdiction de toutes les activités qui pourraient être un obstacle aux buts poursuivis, en particulier : la chasse, les camps d'exercices militaires, les prisons, les entreprises industrielles ou commerciales, à l'exception des commerces alimentaires, des entreprises de spectacles, débits de boissons, cimetières, etc.  »

    En 1956, les ruines restantes du château sont rasées. Seul l'avant-corps central (porte et fronton) subsiste encore (mais très dégradé), 300 mètres au nord de l'autoroute A13, entouré par un grand ensemble d'immeubles construit en deux vagues, 1956 et 1968 créant un quartier qui prit le nom de Beauregard. Une grande partie des ces immeubles, 2500 logements, à vocation sociale appartiennent encore à la ville de Paris2 (qui créa la Société immobilière du domaine de Beauregard en 1955, devenue la SIEMP, Société immobilière d'économie mixte de la Ville de Paris) qui y possèdent également un centre nature pour les enfants parisiens, le centre Béchevet.

    Château de Beauregard (avant-corps central) La Celle-Saint-Cloud

     

     

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_de_Beauregard_(La_Celle-Saint-Cloud)

    http://fr.topic-topos.com/chateau-de-beauregard-avant-corps-central-la-celle-saint-cloud

  • Château d'Angers

    Château d'Angers

    Le Château d’Angers surplombe Angers et la Maine
    Le Château d’Angers surplombe Angers et la Maine

    Présentation
    Période ou style Médiéval
    Type Forteresse
    Début construction xiiie siècle
    Fin construction xvie siècle
    Classement classéMonument historique(1875)
    Géographie
    Latitude
    Longitude
    47° 28′ 12.3″ Nord
    0° 33′ 35.6″ Ouest
    Pays France France
    Région Pays de la Loire
    Département Maine-et-Loire
    Commune Angers
    ChâteauChâteau par pays

    Le Château d’Angers, aussi appelé château du roi René (René Ier de Naples), est situé dans la ville d’Angers dans le départementde Maine-et-Loire en France.

    La forteresse est édifiée sur un promontoire de schiste ardoisier qui domine la Maine. Le site fut occupé par l’Empire romain à cause de sa position défensive stratégique.

    Le château d'Angers fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis 18751.

    Sommaire

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    Architecture [modifier]

    Le château d'Angers est constitué de la forteresse médiévale et de la résidence des ducs d'Anjou.

    La forteresse construite par Saint Louis en 1230 comprends 17 tours construites avec une alternance de schiste et de tuffeau. Elles sont hautes d'une trentaine de mètres, larges d'environ dix-huit mètres et reliées entre elles. Le châtelet a été construit en 1450.

    Les remparts massifs construits de 1230 à 1240 à l’initiative de Saint Louis ont une circonférence d’environ 650 m de long et sont flanqués de dix-sept tours. Du côté nord, l’abrupt du plateau est tel que les architectes n’ont pas jugé nécessaire de compléter les défenses.

    Chaque porte était défendue par une double herse et les murs ont été renforcés en 1592 par un épais rempart de terre.

    A l'intérieur du château, s'élève une chapelle, témoignage médiéval du style architectural du gothique angevin.

    Le château, devenu résidence ducale, a été transformé à partir de 1360 et la chapelle a été édifiée au début du xve siècle.

    Historique [modifier]

    Vue panoramique et nocturne du château

    Pendant le ixe siècle, la forteresse passa sous l’autorité des comtes d’Anjou. Au xiie siècle, elle passa sous le contrôle de la dynastie des Plantagenêts. Elle fut conquise en 1204 par Philippe II.

    Durant les guerres de Religion, Henri III donna l’ordre de raser la place afin qu’elle ne tombe pas entre les mains des protestants. On commença à découronner les tours, mais les travaux furent interrompus. On décida alors d’établir à leurs sommets des terrasses d’artillerie.

    Au début de messidor an I (fin juin 1793), les Vendéens échouent à investir la place forte.

    Pendant la Seconde Guerre mondiale, les bombardements alliés touchent un dépôt de munition dont l’explosion endommage les remparts.

    Les douves-jardins du château

    Le château abrite aujourd’hui la Tapisserie de l’Apocalypse, célèbre tenture datant du Moyen Âge, relatant l’Apocalypse selon saint Jean ; tenture réalisée par le lissier royal Nicolas Bataille sur des dessins d’Hennequin de Bruges. La série de tapisseries ayant pour thème l'Apocalypse a été commandée en 1373 par Louis Ier d'Anjou. Elle fut achevée vers 1382.

    Remarques concernant le château d’Angers : ce château (réputé comme l’un des plus imprenables de France) fut pris une seule et unique fois dans son histoire, du fait de deux hommes seuls ! Les profondes douves qui cerclent le château n’ayant jamais été inondées malgré la présence mitoyenne de la Maine (le château ayant toutefois été bâti près de ce point d’eau dans l’optique de dériver son cours) ont évidemment facilité cette intrusion. Pour ce qui est des douves, elles abritèrent par contre une collection d’animaux sauvages (lions, panthères, loups, ours…) ainsi que des rapaces. La ville d’Angers a d’ailleurs le projet de remettre au goût du jour la fauconnerie, si chère au célèbre « Bon roi René » (René Ier de Naples) dès l’été 2007. La municipalité a d’ailleurs d’ores-et-déjà fait l’acquisition de deux rapaces.[réf. nécessaire]

    Le château a été classé monument historique en 18752 et le pavillon dit du roi René, appelé aussi donjon, par arrêté du 20 août 19133.

    Le château est géré par le Centre des monuments nationaux 4.

    L'incendie du 10 janvier 2009 [modifier]

    L'incendie du 10 janvier 2009

    Le 10 janvier 2009, aux alentours de 16 h, un incendie a ravagé le Logis royal. Il serait dû à un dysfonctionnement d'un chauffage électrique 5. Grâce à la réactivité des employés, les précieuses tapisseries ont été mises à l'abri et aucune œuvre n'a été détruite. La toiture du bâtiment est en revanche partie en fumée. Les dégâts sont estimés à 2 millions d'euros. La ministre de la Culture, Christine Albanel, a déclaré que la reconstruction du bâtiment sinistré était envisagée pour le second trimestre 20096.

     

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_d'Angers