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  • Château de Thoiry

    Château de Thoiry

    Château de Thoiry

    Château de Thoiry, côté jardins
    Château de Thoiry, côté jardins

    Présentation
    Période ou style Renaissance
    Type Château
    Architecte Philibert de l'OrmeJean De l'Orme
    Date de construction années 1560
    Classement M.H.
    Géographie
    Latitude
    Longitude
    Non renseigné
    (Chercher ce lieu)
    Pays France
    Commune {{{commune}}}
    MonumentMonuments par pays

    Le château de Thoiry est un château de la Renaissance situé à Thoiry dans le département des Yvelines, à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de Paris.

    Sommaire

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    Histoire [modifier]

    Ancien Régime [modifier]

    Vue du château de Thoiry.

    A partir de 1559, Raoul Moreau, trésorier de l'Épargne du roi Henri IIcommande au maître maçon Olivier Ymbert (originaire de Saint-Léger-en-Yvelines et qui avait travaillé quelques années auparavant au château de Rambouillet) et à l'architecte Philibert de l'Orme la construction d'un château à Thoiry, sur un site occupé depuis le xiie siècle. Les travaux furent achevés quelques années plus tard, sous la direction de Jean Moreau, qui avait succédé à son frère comme surintendant des bâtiments du roi.

    Après la construction des dépendances – ferme, écuries, bergeries, colombier – un corps de logis simple en profondeur auquel deux pavillons rectangulaires sont reliés par des terrasses est édifié à partir de 1562. Vers 1580, l'avant-cour, qui descend par une suite de terrasses et de perrons jusqu'à la route de Neauphle-le-Château, est aménagée.

    L'ensemble, édifié en briques et moellon enduit, est d'une grande simplicité1.

    Au debut du xviiie siècle, des transformations sont effectuées, peut-être sous la direction de Jean-Michel Chevotet, architecte duchâteau de Champlâtreux. Deux pavillons de deux étages sont adossés aux pavillons originaux, l'escalier central est remplacé par un escalier à jour dans l'un de ces pavillons.

    Le parc est redessiné vers 1720 dans le style classique.

    En 1739, la seigneurie appartient à M. de Vatan. Elle passe ensuite au comte Charles de Machault d'Arnouville, fils du garde des sceaux de Louis XVJean-Baptiste de Machault d'Arnouville, par l'intermédiaire de sa femme, Angélique de Baussan.

    Leur héritière, Henriette de Machault d'Arnouville (1808-1864), marquise de Vogüé par son mariage en 1826 avec Léonce de Vogüé, fait moderniser le château vers 1840 : la façade sur jardin est rhabillée de pierre, la cour et l'avant-cour sont supprimées, le jardin est mis au goût du jour par Louis-Sulpice Varé.

    Depuis son acquisition en 1609 par Guillaume Marescot, le château de Thoiry est resté depuis 16 générations la propriété de la même famille, devenue la famille La Panouse depuis lexixe siècle, la transmission se faisant souvent par les femmes2.

    Ce château a traversé les siècles et les événements comme la Révolution, quasiment intact, et a conservé de ce fait son mobilier de différentes époques et d'importantes archives historiques.

    Époque contemporaine [modifier]

    Le château sert de décor en 1966 à quelques scènes du film Paris Brûle-t-il ? de René Clément. Le château, ouvert au public depuis 1968 par le comte Antoine de la Panouse, est aussi célèbre pour son zoo parc animalier. Il est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1973. Le domaine boisé qui l'entoure couvre 380 hectares, dont 130 sont occupés par le parc animalier.

    Intérieur [modifier]

    La totalité du château ne se visite pas. Seules quelques salles du rez-de-chaussé sont ouvertes au public, la chapelle, par exemple, est fermée.

    Escalier d'honneur [modifier]

    La pièce abritant l'escalier d'honneur est ornée de quatre tapisseries des gobelins de la série les amours des dieux, aux armes du poète Guillaume Budé : Vénus au bainDiane de retour de la chassele mythe de Narcisse, et L'enlèvement d'Europe. Dans l'entrée figurent plusieurs portraits, dont l'un représente Marie-Hélène Béjot, comtesse de La Panouse.

    Salon du Matin [modifier]

    Le salon du Matin, tendu de rouge, conserve une collection d'assiettes en porcelaine. Le mobilier se compose notamment de plusieurs fauteuils du xviiie siècle, l'un de style Régence, l'autre de style Louis XV, un dernier de style Louis XVI.

    Chapelle [modifier]

    La chapelle est dédiée au Sacré-Cœur après la première guerre mondiale. Les vitraux représentent entre autres deux anges portant les armes de Raoul et Motet de La Panouse (en référence à leur participation à la croisade de 1248). Une vierge à l'enfant en céramique réalisée par Della Robbia orne l'intérieur. L'autel en chêne date quant à lui de 1754.

    Musée des Archives [modifier]

    La salle des archives du château de Thoiry conserve plusieurs dizaines de milliers de documents dont seuls quelques-uns sont visibles. Parmi ceux-ci, plusieurs lettres (signées Jean-Jacques Rousseau, Châteaubriand, Rodin, Lamartine, Eugène Sue, Georges Sand...), arbres généalogiques, photographies, objets divers, médailles et documents officiels.

    Salon de la Tapisserie [modifier]

    Ce salon doit son nom à la tapisserie des Gobelins dont elle est ornée: elle fut offerte à Jean-Baptiste de Machault d'Arnouville par Louis XV. Le salon possède plusieurs portraits: l'un représente le chancelier de Ponchartrain, l'autre Jean-Baptiste de Machault d'Arnouville. Le salon est également meublé de deux bustes du xviie siècle réalisés par Raon, d'un lustre hollandais du xviie siècle, et d'une petite table du xviie siècle en marqueterie fine soutenue par quatre cariatides en bois doré.

    Salon doré [modifier]

    Le salon dit "salon doré" possède une cheminée monumentale du xixe siècle, copie de la cheminée Renaissance de l'Hôtel Vogüé de Dijon. Elle est ornée au centre de son manteau d'un portrait de Raoul Moreau, premier propriétaire du château. Le mobilier se compose notamment d'une série de fauteuils, canapé et bergères réalisés par de Beauve (restaurés à la feuille d'or, et dont les garnitures furent retissés à l'identique), d'une commode décorée de bronze réalisé par Cressent, d'une commode en marqueterie hollandaise du xviie siècle et d'un lit de chien du xviie siècle. La pièce conserve également une tapisserie représentant Henri IV chassant le lion et une collection de portraits (œuvres de l'école de François Boucherportrait de jeune fille par Nicolas de Largillièreportrait de Galéas de Marescottiportrait du roi Louis XV enfant par l'atelier de Hyacinthe Rigaudportrait de Monsieur le duc d'Orléans représentant frère de Louis XIV).

    Grand Vestibule [modifier]

    Portrait de Jean-Baptiste de Machault d'Arnouville, château de Thoiry.

    Le grand vestibule, couvert de boiseries, est meublé d'une commode en marqueterie de style Boulle et d'une glace d'époque Régence, entourée de deux bustes romains. Le reste du mobilier se compose du fauteuil de voiture de Charles de Machault d'Arnouville et d'une cassone, coffre de mariage datant de1450, ramené d'Italie par les Marescoti et restauré en 2007. Le vestibule est orné de plusieurs portraits dont deux pastels représentant Jean-Baptiste de Machault d'Arnouville et sa femme Geneviève Rouillé, d'un portrait de Gentilhomme par Nicolas de Largillière et d'un portrait d'Alexandre Millon par Hyacinthe Rigaud.

    Bibliothèque et Salon de musique [modifier]

    Détail du clavecin de Blanchet peint par Christophe Huet.

    Les bibliothèques sont surmontés sur leurs corniches de vases Imari du Japon. Elles conservent une collections d'ouvrages anciens.

    Le salon de musique ou "salon blanc" est meublé de deux bergères réalisées par Boulard, d'un bureau en marqueterie fine et au dessus à rouleau signé Lardin, d'une table de Pierre Migeon, de canapés et fauteuils dus à Gourdin Père, tendus de tapisseries d'Aubusson illustrant les fables de La Fontaine, de fauteuils réalisés par Pissard et Jean, de rafraichissoirs de Chine offert par Louis XV, et d'un clavecin réalisé par François-Étienne Blanchet et peint en 1750, près de quarante ans après sa réalisations, de grotesques et de singes musiciens par Christophe Huet, peintre animalier du roi. C'est l'un des derniers clavecins au monde à avoir gardé son mécanisme d'origine. La cheminée en marbre ornée de plaques possède des chenets en bronze doré représentant des sujets chinois. La glace qui la surmonte avec sa boiserie est dorée à la feuille d'or. Les murs sont ornés d'une riche collection de portraits, dont un pastel représentant les trois fils de Machault d'Arnouville, réalisé par Bondé (les mains et les visages sont attribués à la Tour), un portrait d'Angélique de Marescot en religieuse, pastel de Maurice-Quentin de la Tour, et un autre portrait représentant Angélique de Marescot en Vénus.

    Chambre d'Angélique [modifier]

    Portrait de Charles de Machault d'Arnouville parAlexandre Roslin, château de Thoiry.

    Cette chambre d'Angélique doit son nom aux différentes femmes portant le prénom d'Angélique qui furent propriétaires du château: Angélique de Baussan, Angélique de Marescot, Angélique de Vogüé et Angélique d'Apougny. Le mobilier de la chambre se compose notamment d'une liseuse de Pierre Migeon, d'une commode de style Régence et d'une autre de Turcot, d'encoignures, banquettes et chauffeuses de Beauve, d'un lit à baldaquin, et d'un tapis de la Savonnerie. Les murs sont ornés de plusieurs portraits: un portrait représentant Angélique de Marescot jeune, un portrait représentant Angélique de Vogüé, un portrait d'Angélique d'Apougny et un autre de Michel de Marescot par Nicolas de Largillière, un portrait d'Angélique de Baussan et un portrait de Charles de Machault, par Alexandre Roslin.

    Boudoir chinois [modifier]

    Le boudoir chinois conserve une coiffeuse du xviiie siècle, un crachoir, et un fauteuil canné dissimulant une chaise percée. Les soieries peintes du boudoir ont été importées d'Asie au xviiie siècle.

    Jardins [modifier]

    Notes [modifier]

    1. Certains pensent que Philibert Delorme ou l'un de ses frères a pu participer à la conception et la construction du château. Cette hypothèse n'est toutefois attestée par aucun élément concret. Cet architecte fameux a travaillé dans les environs (Anet, Beynes) mais on sait que son activité reposait sur une entreprise de type familial (nombreux frères) et il ne serait pas impossible qu'il ait seulement cautionné ou supervisé le chantier.
    2. Thoiry n'est la propriété de la famille de La Panouse que depuis la fin du xixe siècle : les générations mentionnées ci-dessus nous font remonter à l'époque de la Renaissance, soit aux familles Moreau et Marescot qui ont précédé dans ces lieux les familles Vastan, Machault d'Arnouville, de Vogüé, etc.

     

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_de_Thoiry

  • Château de Montalegre

    Château de Montalegre

    e Château de Montalègre : Habité jusqu’à 1925. Le château de Montalègre, le plus ancien perché sur une butte du Haut Moyen Age, est à ce jour démoli. On dit qu’un passage souterrain reliait les deux châteaux ainsi qu’un autre qui les reliait au château de Bournazel. A proximité une très belle croix de pierre portant l’empreinte des chevaliers de Malte et la fleur de lys.

    http://www.plateau-de-montbazens.com/histoire.php3?Commune=7

    Source : http://chateaudemontalegre.free.fr/

     

     

     

     

  • Château de Béhoust

    Château de Béhoust

    Fichier:Béhoust Château1.JPG

    Le château de Béhoust est situé au cœur du village de Béhoust dans les Yvelines, à côté d'Orgerus, à une cinquantaines de kilomètres de Paris..

    Histoire [modifier]

    Ce château remonte au xie siècle. Il fut démoli au Moyen-âge.

    En 1767, François III Marquis de Lastic lança la construction de l'actuel château. Il fut construit dans une style totalement caractéristique du xviiie siècle. Il fut achevé en 1772. Cependant, deux ailes furent rajoutées au château en 1880. Ce château possède deux grandes écuries et un très grand parc. Il est aujourd'hui consacré à l'organisation de séminaires.

    Fichier:Béhoust Château2.JPG

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_de_Béhoust#Histoire

    Recherche : ChâteauVersaillesManoirPalaisDemeureCastle

  • Château de Breteuil

    Château Musée-Salles de réception : vue d'ensemble du château
    Les Débuts :
    Vue sur la Vallée

    Breteuil est bâti sur un promontoire dominant la vallée de Chevreuse. Le lieu porte le nom de Bevilliers pour deux villas (fermes) qui auraient été construites sur le site à l’époque gallo-romaine. Avant que la famille Breteuil ne s’attache à cette terre, leur nom apparaît en Normandie dès 1100 lorsque Guillaume Osbern est fait Comte de Breteuil par Guillaume le Conquérant. Ce dernier le considère comme son plus fidèle compagnon et lui fait confiance au point de le charger d’administrer ses conquêtes d’Angleterre lors de son retour en Normandie.

    Dessin d’un château fort de Paul de Breteuil

    A cette même époque à Bévilliers, un château fort succède aux villas. Il n’en reste actuellement que le colombier. Les propriétaires d’alors portent successivement les noms de Choisel, Poissy et Plessis, Allemant, Hotman puis Le Jay.

    Plan appelé vol de chapon

    Le dernier acte de vente du domaine appelé Bévilliers date de 1596. Le vendeur en est Nicolas Le Jay, l’acheteur Thibaut Desportes. Un château neuf va être dès lors construit sur une cour carrée avec des fossés, un pavillon d’entrée et un pont levis. Au fond de la cour se situe le corps de logis donnant sur un jardin d’agrément. Une observation attentive des douves permet de lire ce plan encore aujourd’hui.

    Morts sans enfants, les héritiers des Desportes sont d’abord des neveux Chanteclerc puis Renouard et enfin en 1712 Claude Charles de Breteuil qui épousera plus tard Laura O’Brien de Clare. Dès lors, le château sera transmis de père en fils dans cette famille.

    portrait de Claude-Charles
    portrait de Laura
    Portrait de Louis de Breteuil et de son épouse Chrétienne Lecourt

    Les Breteuil vont s’illustrer tout au cours des 17ème et 18ème siècles. Louis de Breteuil commence sa carrière comme conseiller au parlement de Bretagne en 1632. Plus tard, on le retrouve intendant du Languedoc puis de Paris (1653). En 1657, il est nommé contrôleur général des finances sur une proposition du Cardinal Mazarin. Il est ainsi le premier de la famille à avoir un rang de ministre. D’après un écrit de son époque, il initie Colbert aux comptes de la Nation.

    Portrait de Louis Nicolas de Breteuil

    Louis Nicolas, le 7ème fils de Louis, 1er Baron de Preuilly dit Baron de Breteuil est envoyé extraordinaire à la cour de Mantoue (1682) avant d’obtenir la charge prestigieuse d’Introducteur des Ambassadeurs et Princes étrangers auprès de Louis XIV. A ce titre, il fixe avec la plus grande précision, les règles du protocole à la cour de Versailles et les consigne dans ses mémoires.

    Louis Nicolas de Breteuil et Gabrielle Anne de Froullay donnent naissance à Gabrielle Emilie de Breteuil, future Marquise du Châtelet et première femme de sciences de notre histoire. Totalement acquise aux « Principes Mathématiques » de Newton écrits dans un latin très difficile, elle traduit et commente cet ouvrage afin de le mettre à la portée des scientifiques de son époque. Elle complète l’œuvre de ses nouvelles découvertes. Vivant 15 ans avec Voltaire, ils sont tous deux l’un des plus célèbres couples du 18ème siècle.

    Portrait d'Emilie de Breteuil
    Portrait de Voltaire
    Portait de François-Victor (gravure avec inscriptions ou portrait en pieds)

    Cousin germain d’Emilie du Châtelet, François Victor de Breteuil est ministre de la guerre de Louis XV de 1723 à 1726. Il est rappelé à ce poste en 1738 à la demande de l’armée. Il est l’instigateur d’une importante réforme visant à démocratiser l’accès au grade d’officier. Il fait partie du Conseil du Roi où il occupe la place vis-à-vis du souverain. Chef de famille car descendant du fils ainé de Louis, le ministre de Louis XIV, il porte le titre de Marquis de Fontenay Trésigny dit Marquis de Breteuil.

    L’un des portraits ovales

    A la veille de la Révolution, le grand homme de la famille est Louis Auguste, Baron de Breteuil, arrière petit-fils de Louis et petit-fils de l’Introducteur des Ambassadeurs. Il est de la branche des Barons de Preuilly comme sa tante, Emilie du Châtelet.

    Coffre d’ambassadeur

    Diplomate, envoyé en mission aux Pays-Bas puis à Cologne, il est nommé Ambassadeur successivement à Saint Pétersbourg, Stockholm, Naples et Vienne. Il accepte d’être grand viguier d’Andorre ce dont la principauté conserve encore la mémoire. En prenant ce poste que toutes les personnalités refusaient, il évite alors à cette principauté d’être rattachée à Pampelune et sauve ainsi son indépendance.

    Vaisselle de Marieberg, pot à punch

    En tant qu’ambassadeur à Stockholm, il reçoit une magnifique vaisselle à ses armoiries provenant de la prestigieuse manufacture de Marieberg. La plus belle pièce en est un pot à punch caractérisé par les citrons qui ornent le couvercle.

    La mission la plus mémorable confiée par Louis XVI au Baron de Breteuil est celle de Médiateur entre l’Autriche et la Prusse en conflit à la suite de la mort sans héritier direct du Duc de Bavière en 1778. Il a partagé cette responsabilité avec le Prince Reptnine envoyé par la Tsarine. L’électeur de Palatin allié de Joseph II et sa mère Marie-Thérèse d’Autriche s’opposaient à l’Electeur de Saxe et le Duc des Deux-Ponts, dont les intérêts étaient défendus par le Roi Frédéric II de Prusse.

    Portrait de Marie-Thérèse
    Portrait de Fréderic II
    Table de Teschen

    Sous l’instigation du Baron de Breteuil, les émissaires se sont réunis à Teschen, petite ville actuellement partagée entre la Tchéquie et la Pologne. Les routes pour y accéder étaient exécrables et les distractions inexistantes. Teschen ne possédait même pas de théâtre ! Les conditions étaient ainsi réunies pour abréger les négociations. Celles-ci ont tout de même duré 4 mois, la paix a été signée le 13 mai 1779 et la Table dite de Teschen a été donnée au Baron de Breteuil en reconnaissance pour la paix retrouvée. Cette table, objet d’art sans égal, à la fois meuble et bijou, est l’œuvre du grand orfèvre minéralogiste saxon Neuber.

    Louis XVI, rassuré sur le front de l’Europe peut, dès lors, envoyer ses troupes disponibles en Amérique dont les colonies sont en révolte contre nos ennemis traditionnels, les anglais. Ceci a permis aux Etats-Unis de gagner plus rapidement leur indépendance.

    Portrait en pieds de Mosnier

    Ministre de la Maison du Roi de 1783 à 1788, le Baron de Breteuil est perçu comme le premier ministre de l’intérieur dans le sens moderne du mot. Il se passionne pour l’amélioration des conditions d’hospitalisation à Paris et le portrait de Jean-Laurent Mosnier exposé au salon du Louvre de 1787 le représente montrant les plans de l’hôtel Dieu. Il travaille à l’urbanisme, supprime le dernier pont encombré de boutiques, innove en créant une avenue montante et une autre descendante séparées par un terre-plein derrière les Invalides, l’actuelle Avenue de Breteuil.

    Une mongolfière

    Toujours du côté des scientifiques, il encourage les Montgolfier et le physicien Charles. Il soutient les expériences des vols de ballons habités. Sous son ministère est crée dans l’armée le corps des aérostiers. Ce premier corps volant, précieux pour l’observation des positions ennemies, a permis à l’armée révolutionnaire de gagner la bataille de Jemmapes. Il a été dispersé en Egypte à l’époque de Napoléon Bonaparte et non reconstitué ensuite.

    Le collier de la reine

    Partisan des libertés, Breteuil supprime les lettres de cachet et autorise Beaumarchais à faire jouer le Mariage de Figaro, pièce peu respectueuse de l’ordre établi. Cependant, durant son ministère, le 15 août 1785 éclate l’affaire du Collier de la Reine. Le Cardinal de Rohan est emprisonné. Après enquête, Madame de La Motte est déclarée coupable, le Cardinal est innocenté mais une campagne médiatique sans précédent se déchaine contre la reine. Les historiens y voient une étape importante vers la Révolution.

    Lettre de pleins pouvoirs

    Le 11 juillet 1789, le roi très déstabilisé par la mort de son fils ainé, le 1er Dauphin, et l’agitation des Etats Généraux renvoit Necker et nomme le Baron de Breteuil Principal Ministre. Il espère reprendre un peu d’autorité et connaît la fidélité de son ancien ministre. Les députés des Etats Généraux et la rue s’inquiètent, le 14 juillet le peuple parisien prend la Bastille où il ne trouve qu’un malheureux prisonnier. Monsieur de Launay, le Gouverneur de la Bastille est massacré. Sous la pression, le roi renvoit Breteuil et rappelle Necker. Breteuil part en émigration. Il s’établit en Suisse à Soleure où il recevra en octobre 1791 une lettre du Roi lui confiant les pleins pouvoirs pour l’aider à rétablir son autorité pour « le bonheur de son peuple ».

    Portrait de Geneviève avec sa fille Laure

    Lorsque la Révolution éclate, le château est possédé par deux enfants, Charles et Laure. Ils restent en France ainsi que leur mère. Le château est mis sous séquestre mais les enfants en gardent la propriété.

    L’évêque de Montauban, profil en marbre de Ingres père

    Les difficultés sont innombrables. Les enfants Charles et Laure sont confiés à un serrurier afin d’en assurer la bonne éducation. Dans ce but, ils sont emmenés place de la Révolution, actuelle Place de la Concorde, le 21 janvier 1793, pour assister à la décapitation du roi. Leur mère Geneviève est emprisonnée sous la Terreur, « suspectée d’être suspecte ». Leur oncle, Anne François Victor de Breteuil, évêque de Montauban et député du clergé aux Etats Généraux dont le marbre ci-contre est sculpté par Ingres Père, meurt en prison à Rouen.

    Dessin au crayon du château par Charles lui-même

    Cependant, après le gros de la tourmente, Charles va pouvoir être parmi les premiers diplômés de la jeune Ecole Polytechnique (1801). Dès sa majorité (1802), il s’attache à redonner vie à son château pratiquement inhabité depuis 18 ans.

    Scène de cire de Louis XVIII

    Charles de Breteuil s’illustre à la bataille de Wagram (1809) où il fait soigner les blessés des deux camps. Intendant de la Styrie et de la Corinthie, puis préfet de la Nièvre et des Bouches de l’Elbe sous l’Empire, il continuera sa carrière de préfet pendant la Restauration dans la Nièvre, l’Eure et Loire, la Sarthe et la Gironde. Il est représenté ci-contre en présence du Roi Louis XVIII, frère de Louis XVI, assis dans son fauteuil roulant (œuvre de Jacob, mécanisme de Callas) avec le Duc Decazes alors premier Ministre (1820) et ancêtre de l’actuelle Marquise de Breteuil.

    Château et jardins en 1823 (façade blanche)

    Charles veut mettre son château à la mode de son époque. Il crépit les façades en blanc ce qui lui donne une allure qui peut faire penser à la Malmaison chez l’impératrice Joséphine. Plutôt que de restaurer les parterres et bosquets du XVIIIème siècle, il décide de créer un « beau jardin anglais, bien dessiné et bien planté ».

    Portrait de Charlotte et ses enfants

    Joseph, fils de Charles épouse le 4 mai 1846 Charlotte Fould, fille du futur ministre des finances de Napoléon III, Achille Fould. Le contrat de mariage est signé par le Roi Louis-Philippe, la Reine Amélie, tous les princes de sang, la plupart des ministres et toute la société mondaine de l’époque. Mérimée compte parmi leurs amis intimes. Joseph et Charlotte de Breteuil reviennent à des jardins symétriques et à des façades où briques et pierres sont joliment associés.

    Photo portrait de Nadar

    Henri de Breteuil, fils de Joseph et Charlotte diplômé de Saint Cyr est député des Hautes Pyrénées, circonscription tenue précédemment par son grand père Achille Fould.

    Scène de cires du fumoir

    Ami intime du Prince de Galles, futur Roi Edouard VII d’Angleterre, il organise plusieurs rencontres avec Léon Gambetta, président de la chambre des députés. Ensemble, ils jettent les bases de l’Entente Cordiale signée seulement en 1904 par les gouvernements anglais et français. Grand voyageur, il chasse aux Indes et va en Russie où il rencontre le Tsar Alexandre III et la Tsarine ainsi que les grands Ducs Wladimir et Nicolas. Il est l’un des promoteurs de l’Alliance Franco-Russe puis de la Triple Entente, accord de 1908 signé entre la Russie, la France et l’Angleterre.

    Vue des jardins de Duchêne

    Il inspire pour Proust pour son personnage d’Hannibal de Bréauté dont il porte les mêmes initiales « H.B. ». Veuf de Constance de Castelbajac, il épouse en seconde noces une américaine, Marcelite Garner dont il aura 2 fils, François et Jacques. Henri et Lita font de gros travaux à Breteuil où ils reviennent à un jardin à la française dans la plus pure tradition. Les paysagistes, Henri et Achille Duchêne, créent les magnifiques parterres et le miroir d’eau qui accompagnent si bien les façades et sont toujours visibles aujourd’hui.
    C’est dans ce château nouvellement rénové que le jeune Prince de Galles, futur Edouard VIII et Duc de Windsor va longuement séjourner en 1913. Henri de Breteuil meurt en 1916 et son épouse en 1943.

    Le XXème siècle a connu deux guerres. François de Breteuil, compositeur de musique, entomologiste et pacifique convaincu a été mobilisé deux fois. Breteuil a été occupé en 1940, 1942 et 1944, et enfin libéré par une unité de l’armée américaine sous les ordres du commandant Burgess. François et sa femme, Martine de Breteuil, actrice, ont eu un fils, Henri-François. C’est lui qui, avec son épouse Séverine Decazes a redonné vie depuis 1967 au château de famille après un long endormissement.

    Portrait de Martine de Breteuil
    Portrait de François de Breteuil
    Séverine et Henri-François

    Le château, ses jardins et son parc ont été classés Monument Historique le 18 juin 1973. Les travaux de rénovation ont été menés sous l’autorité des architectes en chef du service des Monuments Historiques responsables des Yvelines, Jean-Claude Rochette, Bernard Fonquernie et Philippe Oudin avec, pour une partie, l’aide du Ministère de la Culture et de l’Agence des Espaces Verts de la Région Ile-de-France. En 1987, s’est créé le Parc Naturel Régional de la Haute Vallée de Chevreuse, Breteuil en est l’un des fleurons. Alliant détente et culture, le domaine s’est ouvert aux visiteurs, des plus jeunes aux ainés. A l’aube du XXIème siècle, Breteuil , lieu de mémoire chargé d’histoire, a trouvé sa place dans le monde d’aujourd’hui.

    Source : http://www.breteuil.fr/breteuil.php?Section=plusDinfos&Rubrique=histoire

     

     

  • Château de Vincennes - L'enceinte

    L'enceinte

    Longue de 1200 mètres, rythmée de neuf tours hautes à l'origine de 40 à 42 mètres, entourée d'un fossé large de 27 mètres, en eau jusqu'à la fin du XVIIe siècle, l'enceinte est l'équivalent d'une petite enceinte urbaine médiévale. 
    L'enceinte d'une part, les murs de contrescarpe de l'autre, forment deux rectangles très réguliers et dont les mesures sont très précises : il y a mille pieds entre les parements intérieurs des courtines nord et sud ; les murs de contrescarpe des fossés forment un rectangle d'exactement 1 200 sur 700 pieds, soit 389 m sur 226 m. Les fossés sont le résultat de l'inscription de ces deux rectangles l'un dans l'autre : ils sont larges de 25,50 m sur les grands côtés est et ouest, de 29,50 m sur les petits. À leur profondeur actuelle de 7 m par rapport au sol de la cour du château, il faut ajouter un peu plus de quatre mètres de comblement partiel au milieu du XIXe siècle. Ils recevaient les rejets des sources captées sur les hauteurs de Montreuil ainsi que, par un système d'égouts, les eaux pluviales et usées venant des divers bâtiments protégés par l'enceinte.
    La courtine, d'une épaisseur de 2,60 m, soit huit pieds, est haute d'une dizaine de mètres au-dessus du niveau moyen de la cour intérieure et de 18 m par rapport au fond des fossés actuels. L'enceinte est formée de dix sections de courtines, huit d'une longueur qui varie entre 68 et 70 m au nord, à l'est et au sud, les deux sections de la courtine ouest mesurant 133 m au nord du donjon et 92,5 m au sud.
    Détail d'un tableau représentant la Chasse de Louis XIV à Vincennes (huile sur toile de Van der Meulen, Château de Sceaux, musée de l'Ile de France, cliché Giraudon).
    Reconstitution des volumes arasés au XIXème siècle
    Reconstitution des volumes arasés au XIXème siècle
    (d'après J. Androuel du Cerceau, Les Plus Excellens Bastimens de France, 1575). 
    Du Nord-Est au Sud-Est : Tour de Paris, Tour du Village, Tour du Réservoir, Tour du Diable, Tour des Salves, Tour de la Surintendance, Tour de la Reine, Tour du Bois, Tour du Roi.
    Entre 1361 et 1380, le chantier de construction du donjon puis de l'enceinte du château de Vincennes a certainement été l'un des plus grands d'Europe.

    A la fin de 1372, alors que les travaux du donjon et de son enceinte sont achevés, Charles V amplifie son projet initial en ordonnant la construction d'une vaste enceinte destinée à protéger les constructions qui existaient alors : le manoir primitif, la chapelle Saint-Martin de saint Louis et les bâtiments divers, résidentiels ou utilitaires.
    Son édification de 1373 à 1380 a nécessité 260 000 blocs de pierres pour les seuls parements des murs extérieurs. Les murs de l'enceinte et des tours sont constitués de blocs de calcaire d'une hauteur d'un pied environ, assemblés à l'aide de joints fins. La longueur des blocs est presque constamment de 0,80 mètre, certains dépassant cependant les deux mètres.

    Source : http://www.chateau-vincennes.fr/rubrique.php?ID=1002379

     

     

     

    2.1 nouveautes/300x250_chateau hote

  • Château du Barry

    Château du Barry

    Château du Barry Louveciennes

    Inscrit MH
    1948
    Datation
    XVIIe siècle - XVIIIe siècle

    Construit en 1700, ce bâtiment est accordé par Louis XIV à Arnold de Ville, gouverneur de la Machine de Marly. Restauré par l'architecte Gabriel et les ébénistes Guibert et Rousseau en 1769 pour la comtesse du Barry, il reste en sa possession jusqu'en 1793. L'époque du Barry marque un moment important de l'histoire de l'art avec les tableaux de Greuze à Vernet, les sculptures, la vaisselle et les meubles. De 1818 à 1846, le banquier Pierre Laffitte restaure le château. Le financier anglais Bowes et son épouse Melle Delorme, actrice et peintre, y donnent de grandes réceptions sous le second Empire.