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  • Château de Vilvert à Jouy-en-josas

    Château de Vilvert

    Château de Vilvert Jouy-en-Josas

    Matériau
    Calcaire
    Datation
    XIXe siècle

    Le baron Cabrol Demouté, descendant de la famille Mallet, fait construire ce château de style classique sur l'emplacement du précédent. Le corps central à élévation à travées sur deux étages est couvert d'un toit percé de lucarnes ornées de frontons semi-circulaires. Il est flanqué de deux pavillons surmontés d'un fronton triangulaire. Ce château est transformé en hôpital pendant la Seconde Guerre mondiale pour recevoir des blessés de la division Leclerc. Le domaine est aujourd'hui la propriété du ministère de l'Agriculture qui y a installé l'INRA, Institut de recherche agronomique et le CNRZ, Centre de recherche zootechnique.

     

    Source : http://fr.topic-topos.com/chateau-de-vilvert-jouy-en-josas

  • Château de l’Églantine à Jouy-en-Josas

    Château de l’Églantine

    Château de l’Églantine Jouy-en-Josas

    Matériaux
    enduit
    Calcaire
    Datation
    XIXe siècle

    Le château de l'Églantine est construit après 1850 par le maréchal Canrobert (1809-1895) qui s'illustre lors de la campagne de Crimée. De plan en U, ce petit château offre une grande diversité de styles. Le corps central couvert d'un toit à la Mansart est flanqué de deux pavillons dont l'un est coiffé d'un toit à l'impériale et l'autre d'un toit en pavillon. Une annexe est créée en 1989-1990 pour abriter les riches collections du musée de la Toile de Jouy, définitivement installé dans le château en 1991. L'histoire de la manufacture fondée en 1760 par Philippe Oberkampf y est retracée, accompagnée de toiles imprimées, de pièces d'étoffes et de tentures.

     

    Source : http://fr.topic-topos.com/chateau-de-leglantine-jouy-en-josas

     

  • Château Montebello à Jouy-en-Josas

    Château Montebello

    Château Montebello Jouy-en-Josas

    Matériaux
    Brique
    Bois
    fer forgé
    Datation
    XIXe siècle

    Entouré d'un parc, le château de Montebello fut la propriété du maréchal d'Empire Lannes, qui obtint le titre de duc de Montebello lors de sa victoire sur l'armée autrichienne dans la ville italienne du même nom. La façade présente une tour à trois étages rythmée par les baies, flanquée d'un corps à deux étages et d'un autre à trois étages orné de balcons. Le château accueillait le musée de la Toile de Jouy avant son transfert au château de l'Églantine.

     

    Source : http://fr.topic-topos.com/chateau-montebello-jouy-en-josas

  • Château de Montcel à Jouy-en-Josas

    Château de Montcel

    Château de Montcel Jouy-en-Josas

    Matériau
    enduit
    Datation
    XVIIIe siècle

    Ancien fief de Saint-Germain-des-Prés, le domaine de Montcel entre au XVIIIe siècle dans le domaine royal. Devenu propriété du médecin de Louis XV, un château y est construit à la place d'un modeste pavillon de chasse. Il est acquis en 1795 par Christophe-Philippe Oberkampf, fondateur de la manufacture de toiles imprimées. En 1806, le château est agrandi et un parc à l'anglaise est créé sur le domaine. L'école du Montcel s'y installe en 1923. La Fondation Cartier pour l'art contemporain a occupé le domaine. Le château présente un corps central surmonté d'un fronton triangulaire orné d'une couronne de laurier, entre deux ailes dotées d'un étage de comble.

     

    Source : http://fr.topic-topos.com/chateau-de-montcel-jouy-en-josas

  • Château de Rambouillet

    Château de Rambouillet

     

    Le château de Rambouillet, vu depuis le parc.

    Le château de Rambouillet, ancienne résidence royale devenue résidence présidentielle depuis 1896, est situé àRambouilletchef-lieu d'arrondissement du sud des Yvelines en France dans un parc de 100 hectares au sein de la forêt de Rambouillet.

    Sommaire

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    Histoire [modifier]

    Les origines. La famille d'Angennes [modifier]

    En 1368Jean Bernier, chevalier, conseiller et maître des requêtes de l'hôtel du roi, prévôt de Paris, achète à Girard de Tournebu un simple manoir qu'il fait transformer en 1374 en un véritable château fortifié et entouré de douves. Ce château primitif est de plan pentagonal irrégulier, avec un corps de logis triangulaire cantonné de tourelles, une grosse tour, un châtelet d'entrée et une cour fermée de courtines. Ces transformations doivent se comprendre au regard de l'ordonnance de Charles V du 19 juillet 1367 prescrivant d'armer tous les châteaux ; c'est aussi l'époque où le roi fait fortifier à Paris le Louvre et la Bastille.

    Dès 1384, Guillaume, fils de Jean Bernier, vend ce nouveau château à Regnault d'Angennes, écuyer et premier valet tranchant du roi. Il restera dans la famille d'Angennes pendant plus de trois siècles, jusqu'en 1699.

    Pendant la guerre de Cent Ans, le château fut pillé et incendié entre 1425 et 1428, mais restauré en 1484 par Jean II d'Angennes et son épouse. Jacques d'Angennes (1514-1562), capitaines des gardes du corps de François Ier, agrandit le domaine en achetant les terres d'Auffargis et de Poigny, la châtellenie des Essarts-le-Roi et divers terrains alentours, constituant ainsi un magnifique domaine de chasse. Grand amateur de chasse, François Ier vient souvent à Rambouillet. Il y meurt le 31 mars 1547 d'une septicémie, selon la tradition dans la chambre haute de la grosse tour, qui a subsisté jusqu'à nos jours malgré les transformations considérables subies par le château.

    Jacques d'Angennes fait en outre embellir le château. Au rez-de-chaussée, il fait aménager une grande salle dans le goût italien, aux murs recouverts de plaques de marbre, par le maître maçon Olivier Ymbert, auteur, dans les environs, du château de Thoiry. Il fait également construire le grand escalier en brique et pierre.

    En 1612Louis XIII érige la terre de Rambouillet en marquisat au profit de la famille d'Angennes. C'est l'époque où Catherine de Vivonne, marquise de Rambouillet, épouse de Charles d'Angennes, tient salon dans son hôtel de Rambouillet à Paris. Leur fille, Julie d'Angennes, est la dédicataire de la fameuse Guirlande de Julie. Elle épouse le duc de Montausier à qui elle apporte en dot le domaine de Rambouillet. Celui-ci agrandit le domaine par d'importantes acquisitions entre 1670 et 1681 et fait redessiner les jardins. Il est possible que le célèbre Jean-Baptiste de La Quintinie y ait créé un verger.

    Fleuriau d'Armenonville et la création des jardins [modifier]

    Le château vu depuis les bassins.

    À la suite du mariage de la deuxième fille de Julie d'Angennes, le domaine passe au duc d'Uzès. Celui-ci a des problèmes financiers et doit vendre le domaine en 1699 à l'un de ses créanciers, Joseph Fleuriau d'Armenonville.

    Fleuriau d'Armenonville, qui n'avait dépensé que 140 000 livres pour acquérir le domaine, y engloutit plus de 500 000 livres en l'espace de quelques années. Selon la tradition, c'est lui qui fait transformer les jardins à la française en créant une succession de parterres et de plans d'eau, alimentés par les nombreuses sources de ces terrains marécageux. Un canal est creusé dans l'axe de la façade sud-ouest du château et prolongé par un tapis vert. Un autre canal, perpendiculaire, longe les parterres de broderies qui s'étendent au pied du château. Au-delà de ces parterres sont aménagés trois bassins de formes différentes. Le parc est agrémenté de sculptures par Simon Mazière, Pierre Legros et René Frémin.

    Le château des Bourbons [modifier]

    Louis-Alexandre de Bourbon, comte de Toulouse, fils naturel légitimé de Louis XIV et de Madame de Montespanamiral de France, souhaitant posséder un domaine de chasse aux environs de Paris, jette son dévolu sur Rambouillet. Fleuriau d'Armenonville est contraint de lui céder le domaine en 1706 pour la somme de 500 000 livres.

    Le comte de Toulouse va considérablement développer et embellir le domaine. Il procède à d'importantes acquisitions foncières, ajoutant au marquisat de Rambouillet les terres de Saint-Léger-en-YvelinesMontfort-l'AmauryGazeran et une bonne partie du duché d'Épernon. Il porte ainsi le domaine jusqu'à 13 000 hectares. Il fait construire de splendides écuries et de vastes communs, reliés au château par un souterrain. Il fait également réaliser d'importants travaux sur le château lui-même.

    Une première campagne de travaux a lieu de 1706 à 1709 sous la direction de Pierre Cailleteau dit « Lassurance ». Les façades sur cour sont homogénéisées et la cour est fermée par une grille semi-circulaire. L'aile nord-ouest (aujourd'hui détruite) est dotée d'une façade incurvée sur le jardin et d'un escalier extérieur en fer à cheval. En août 1707, alors que l'essentiel de ces travaux est achevé, le château reçoit la visite du Grand Dauphin, du duc et de la duchesse de Bourgogne, de la princesse de Conti et de nombreux courtisans. Louis XIV lui-même vient deux fois rendre visite à son fils, en compagnie de Madame de Maintenon, la seconde fois peu avant sa mort en 1714.

    Lorsqu'il quitte le conseil de Régence en 1722, le comte de Toulouse se retire à Rambouillet. Il lance de 1730 à 1736 une seconde campagne de travaux sous la direction de l'architecte Desgots dit « Legoux ». Elle vise à doubler l'aile ouest par la création d'un appartement dit « appartement d'assemblée ». En dépit de l'importance du projet, l'intervention de Desgots est relativement discrète. Il fait déplacer la tourelle d'angle pour ne pas bouleverser l'équilibre du château. La principale originalité est un balcon courant sur la façade le long du nouvel appartement, disposition qui était depuis longtemps passée de mode. Les aménagements intérieurs réalisés à la même époque et pour l'essentiel toujours en place sont en revanche d'un très grand luxe. Un très bel ensemble de boiseries sculptées est réalisé par les ornementistes François-Antoine Vassé, qui a travaillé également à l'Hôtel de Toulouse, et Jacques Verberckt.

    À la mort du comte de Toulouse en 1737, le domaine passe à son fils unique, le duc de Penthièvre. Né à Rambouillet, il y passe beaucoup de temps et se consacre principalement à l'embellissement des jardins. Il fait développer le réseau de canaux pour constituer un ensemble d'îles et fait aménager 25 hectares du parc à l'anglaise avec fabriques, selon une mode qui commence alors à se répandre. La chaumière aux coquillages, l'ermitage et le pavillon chinois (voir ci-dessous) datent des années 1770-1780.

    Louis XVI qui, comme Louis XV, chasse souvent en forêt des Yvelines mais trouve trop exigu son château de Saint-Hubert, demande à son cousin le duc de Penthièvre de lui céder son château de Rambouillet. La vente est conclue en décembre 1783 pour la somme considérable de 16 millions de livres. Louis XVI envisage tout d'abord de faire reconstruire le château, mais les plans demandés à l'architecte Jean Augustin Renard ne sont pas concluants, compte tenu des contraintes du site, notamment la proximité de la ville et la présence du canal.
    En définitive, le roi décide de conserver le château mais fait construire sous la direction de l'architecte Jacques Jean Thévenin de vastes communs, pouvant accueillir 400 serviteurs, à la place des anciennes écuries, et de nouvelles écuries pour 500 chevaux. Dans la ville sont en outre construits l'Hôtel du Gouvernement, le bailliage, le bâtiment de la vénerie ainsi qu'un hôtel pour le gouverneur de Rambouillet, Charles Claude Flahaut de La Billarderie, comte d'Angivillers.

    Marie-Antoinette déteste Rambouillet dont elle trouve l'allure « gothique ». Pour tenter de la séduire, Louis XVI fait construire dans le plus grand secret une magnifique laiterie, inaugurée en juin 1787 (V. ci-dessous), et remanier les jardins par Hubert Robert.

    Rambouillet au XIXe siècle [modifier]

    Sous la Révolution, le domaine est délaissé. Napoléon Ier fait restaurer le château, qui est inscrit sur sa liste civile. Il aime Rambouillet pour les possibilités cynégétiques qu'offre le domaine. Il engage des travaux de réaménagement. Une première campagne, sous la direction de l'architecte Guillaume Trepsat, aboutit en 1805 à la démolition de l'aile nord-ouest, déséquilibrant de manière irrémédiable la composition de la cour d'honneur. On songe alors à reconstruire entièrement l'édifice, et plusieurs projets sont élaborés en 1809 par l'architecte Auguste Famin, dont aucun n'est finalement retenu. Famin est toutefois chargé de revoir un certain nombre de circulations intérieures ainsi que la décoration de plusieurs appartements. Dans le parc, il sème de nouvelles fabriques et fait planter de nouvelles essences, dont une allée de cyprès chauves de Louisiane, la première de France, qui sera célèbre (elle a été malheureusement abattue lors de la tempête de décembre 1999).

    Sur le chemin de l'exil, Napoléon passe à Rambouillet la nuit du 29 au 30 juin 1815. Avec le retour des Bourbons sur le trône, le château est remeublé et des travaux sont exécutés pour effacer les insignes impériaux. Le nouveau gouverneur1Armand-Louis de Serent, entreprend de modifier la façade sur le jardin, mais le chantier est interrompu après avoir fait réaliser troisbaies en plein cintre, ce qui donne aujourd'hui un aspect étrange et peu homogène à cette partie du château.

    Charles X aime à chasser à Rambouillet. C'est là que, prenant lui aussi la route de l'exil, il abdique en faveur de son petit-fils le duc de Bordeaux le 2 août 1830.

    Louis-Philippe Ier ne veut pas conserver le château sur sa liste civile et le remet à l'administration des domaines, qui le loue à divers occupants : le baron de Schickler, le comte Duchâtel, un restaurant de luxe, un cercle parisien.

    En 1852, il réintègre la liste civile de Napoléon III qui y fait quelques séjours.

    Rambouillet, résidence présidentielle [modifier]

    Après la chute du Second Empire, l'administration envisage un moment de transformer le château en hôpital, soulevant les protestations indignées d'Adolphe Thiers. Mais dès 1883, les Présidents de la République reprennent la tradition des chasses à Rambouillet. Jules GrévySadi CarnotJean Casimir-Perier aiment le château. Celui-ci est aménagé en résidence d'été pour Félix Faure et devient officiellement résidence présidentielle le 23 février 1886, servant de lieu de villégiature pour tous les présidents jusqu'à René Coty et de lieu principal pour les chasses présidentielles jusqu'à Valéry Giscard d'Estaing.

    Le château de Rambouillet fut le siège de la première rencontre au sommet des pays les plus industrialisés (G6), à l'initiative du président Valéry Giscard d'Estaing en 1975. Six pays y participaient : l'Allemagne (Helmut Schmidt), les États-Unis (Gerald Ford), la France, l'Italie (Aldo Moro), le Japon (Takeo Miki) et le Royaume-Uni (Harold Wilson) .

    Depuis, le château accueille régulièrement les chefs d'États étrangers en visite en France, par exemple Boris EltsineHosni Moubarak et Nelson Mandela.

    En 1999 y fut rédigé l'accord de Rambouillet, une proposition d'accord de paix entre la Yougoslavie et les Albanais du Kosovo. La Yougoslavie le rejeta, ce qui conduisit à la guerre du Kosovo.

    Architecture [modifier]

    Dépendances [modifier]

    La bergerie nationale de Rambouillet [modifier]

    Portail de la Bergerie nationale

    Après avoir acquis le château, Louis XVI y crée en 1785 la « grande ferme » expérimentale, où sont installés un troupeau de Mérinos acheté au roi d'Espagne Charles III et ancêtre de la race des Mérinos de Rambouillet. Par la suite, des vaches suisses, des moutons d'Afrique, des chèvres angora et des mouflonsNapoléon Bonaparte fit à son tour venir des buffles d'Italie et des chevaux de races belgesnormandes et arabes. À cela s'ajoute 275 hectares de cultures et de prairies destinées à des expériences agronomiques dans le domaine des chasses.

    Une école des bergers est également ouverte en 1794, devenue en 1939 l'école nationale d'élevage ovin.

    Aujourd'hui, l'ancienne bergerie royale est devenue une bergerie nationale qui, outre des moutons, accueille un troupeau de 55 vaches laitières, 30 vaches à viande, des chevaux de trait, des poules pondeuses, des volailles de chairs, des chèvres, des cochons (porcs Blancs de l'Ouest), des lapins. Un circuit de visite permet d'approcher tous ces animaux. Des manifestations sont organisées tout au long de l'année, dont le Festival des Arts de la Laine, qui se déroule les 29 et 30 mars cette année 2008. Au programme, tonte du mouton mérinos mais aussi exposition/vente d'objets et vêtements en laine de mouton. L'établissement comporte également un petit "musée du mouton".

    La chaumière aux coquillages [modifier]

    La chaumière aux coquillages fut édifiée vers 1770-1780 par Claude-Martin Goupy, architecte du duc de Penthièvre, pour la belle-fille de ce dernier, la princesse de Lamballe.

    Elle est révélatrice de l'engouement pour le pittoresque campagnard qui se développe à partir de 1760 et dont attestera également le hameau de la Reine à Versailles (construit entre 1783et 1787). D'extérieur, cette construction ressemble à une chaumière, et elle est de nouveau , comme à l'origine, couverte en chaume, mais l'intérieur est très richement décoré (marbre,coquillagesnacre).

    L'ermitage [modifier]

    Réalisé sur une hauteur escarpée du parc dite « du Coudray », l'Ermitage correspond également à un exercice quasi-obligé dans les parcs à l'anglaise de la seconde moitié du xviiie siècle. Il date, comme la chaumière aux coquillages, de la campagne de travaux effectuée vers 1770-1780 par Claude-Martin Goupy pour le duc de Penthièvre. Beaucoup plus vaste que la plupart des ermitages contemporains, il comprend plusieurs pièces dont une chapelle. Endommagé par un incendie en 1977, il est en cours de restauration (2005).

    La laiterie de la Reine [modifier]

    La Laiterie de la Reine.

    La laiterie de la Reine fut construite en 1785 à la demande de Louis XVI pour Marie-Antoinette, de façon à lui faire aimer Rambouillet en lui rappelant le Petit Trianon de Versailles. Plus tard, la laiterie fut réaménagée par Napoléon.

    Édifiée par l'architecte Thévenin, c'est l'une des plus importantes fabriques de jardin du xviiie siècle. La laiterie comprend une salle ronde surmontée d'une coupole qui ouvre sur une grotte abritant une statue de la nymphe Amalthée avec une chèvre due à Pierre Julien (1787), plusieurs médaillons et deux bas-reliefs.

     

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_de_Rambouillet

  • Château de Vaux-le-Vicomte

    Château de Vaux-le-Vicomte

    Ce dernier fit appel aux meilleurs artistes de l'époque pour bâtir son palais : l'architecte Louis Le Vau, premier architecte du Roi (1656), le peintre Charles Le Brun, fondateur de l'Académie de Peinture (1648), le paysagiste André Le Nôtre, contrôleur général des bâtiments du Roi (1657) et le maître-maçon Michel Villedo. Leur talent avait déjà été réuni par le jeune louis XIV pour construire le château classique de Vincennes en 1651-3. Le château, chef-d'œuvre architectural et décoratif du milieu du XVIIème siècle, est aujourd'hui la plus importante propriété privée classée au titre des monuments historiques depuis son achat en 1875 par Alfred Sommier richissime raffineur français.

    La navette publique Chateaubus1 relie à certaines dates le château à la gare de Melun, permettant ainsi un accès depuis Paris par les transports en commun.

    Le château de Vaux-le-Vicomte et ses douves

    Sommaire

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    Introduction [modifier]

    Nicolas Fouquet [modifier]

    Portrait de Nicolas Fouquet qui fait construire le château entre 1658 et 1661
    Article détaillé : Nicolas Fouquet.

    Le père de Nicolas FouquetFrançois IV Fouquet, d'origine angevine, vend sa charge de Conseiller au parlement de Paris et achète celle de maître des requêtes.

    Ce dernier emploi le met au service du cardinal Richelieu et de sa politique. La famille Fouquet s’engage dans la Contre-Réforme, réponse catholique au protestantisme. Le couple a 15 enfants, dont 12 vécurent.

    Parmi eux, Nicolas, né en 1615; il étudie au collège de Clermont à Paris qui est tenu par les jésuites.

    Il achète une charge de maître des requêtes en 1635. Cinq ans plus tard, il se marie avec Louise Fouché, dont le père, parlementaire fortuné, apporte une forte dot.

    En 1641, l'épouse de Nicolas Fouquet meurt, laissant une forte somme à son mari; la même année, il achète le domaine de Vaux-le-Vicomte.

    En 1650, il acquiert la charge de Procureur général au Parlement de Paris. Les Grands, descendants des anciens seigneurs, et les officiers, dont les parlementaires font partie, s'opposent violemment à l'autorité royale durant la Fronde.

    Bien qu'il soit un officier, Fouquet reste fidèle au roi et à Mazarin, le successeur de Richelieu. Le 4 février 1651, Fouquet épouse la fille d'un parlementaire fortuné, Marie-Madeleine de Castille.

    En février 1653, il devient surintendant des finances avec le marquis Abel Servien, en récompense de sa fidélité au roi alors un enfant durant la Fronde.

    L'année suivante il achète la maison de Saint-Mandé puis, en 1658Belle-Île-en-Mer. En février 1659, Servien meurt, Fouquet est seul Surintendant des Finances.

    Le 17 août 1661, il reçoit le Roi et toute la cour de France pour une fête grandiose de 3000 personnes organisée par son intendant François Vatel pour inaugurer la fin des travaux du château de Vaux-le-Vicomte. Cette fête ne comptera en rien dans la décision prise de longue date par Louis XIV de faire arrêter Fouquet par D'Artagnan. Le jeune Roi a été reçu quelques semaines auparavant tout aussi somptueusement par le duc d'Epernon à Cadillac. Mais la fortification de Belle-Île, l'armement de 17 vaisseaux de guerre qui y relâchent, et surtout les onze millions détournés (il en reconnaîtra huit devant le tribunal)sont de sérieuses raisons d'inquiéter le souverain.

    À l’issue d’un procès politique de trois ans, Fouquet est condamné et passe ses 15 dernières années emprisonné dans la forteresse de Pignerol en Italie, où il meurt le 3 avril 1680.

    Après de nombreuses suppositions sur la véritable identité de « l'Homme au Masque de Fer », plusieurs recherches ont évoqué le fait que Nicolas Fouquet côtoya ce prisonnier.

    Le site [modifier]

    Quand Fouquet acquiert Vaux-le-Vicomte, le domaine se divise en deux parties : un château et une ferme.

    • Le château est entouré de murs et de "fossés remplis d’eau vive". Il est relié au chemin reliant Vaux-le-Pénil à Sivry-Courtry par un pont-levis.
    • La ferme est située derrière le logis, à laquelle elle est reliée par un autre pont-levis. Elle se compose de deux parties :
      • dans la partie Nord se trouvent un pressoir, une écurie et une étable;
      • la partie Sud comprend le corps de logis, une grange et une bergerie.

    La ferme et le château ne sont pas situés à l’emplacement de l’actuel château. Le territoire où sera construit le château est traversé par deux rivières qui se coupent à angle droit. L’une d’elles est l’Ancoeur dont le lit se trouve à l’emplacement de l’actuel Grand Canal.

    Le terrain était peu boisé, contrairement à aujourd’hui.

    Les étapes du chantier [modifier]

    La construction progresse rapidement, mais elle nécessite la destruction de plusieurs maisons et l'arasement des collines. De 1653 à 1654, les premiers travaux d'adduction d'eau sont réalisés dans le parc ainsi que l'allongement du grand parterre.

    En 1655, le parc est entièrement clôturé. Le petit canal, les fontaines, quelques parterres de fleurs et la grande allée en terrasse sont réalisés dans le parc du château.

    En 1656, l'architecte Daniel Gittard achève les fondations du château.

    Le 2 août 1656, le marché est conclu sur les plans du château.

    Vaux-le-Vicomte est construit en pierre blanche de Creil tandis que les dépendances et les communs sont aménagés en brique.

    Le maitre-maçon ou entrepreneur chargé de la construction est Michel Villedo2, qui signe à côté de Le Vau les projets définitifs (archives du château) la maçonnerie du château est terminée et la charpente est posée en 1657. La toiture sera achevée en 1658.

    Dès lors, l'aménagement intérieur peut commencer.

    Dès septembre 1658, le peintre Charles Le Brun s'installe dans le château. Celui-ci reçoit la visite du cardinal Mazarin le 25 juin 1659, de Louis XIV, deMonsieur Philippe de France son frère et de la Reine mère Anne d'Autriche le 14 juillet.

    Le 10 juillet 1660, le roi et son épouse la reine Marie-Thérèse d'Autriche s'y arrêtent. Le maître des lieux aimait recevoir les plus grands esprits de son temps tels que Madeleine de ScudéryPaul Pélisson ou Jean de La Fontaine.

    Le 12 juillet 1661, Fouquet donne une fête en l'honneur de la reine mère d'Angleterre Henriette de France et, le 17 août, une autre en l'honneur de Louis XIV.

    Cette fête organisée par François Vatel fut d'une grande splendeur : des spectacles utilisant les techniques les plus avancées du moment, des représentations de pièces de théâtre (dont Les Fâcheux de Molière) et des feux d'artifices, furent notamment au programme de réjouissances.

    C'est après cette fête, le 5 septembre, que le roi ordonne son arrestation.

    L'emprisonnement de Fouquet ne peut néanmoins pas être imputé à cette seule fête, cette décision ayant été prise quatre mois auparavant.

    Le château [modifier]

    Organisation générale [modifier]

    Entrée et fossés de Vaux-le-Vicomte (nord)
    Façade sud du château de Vaux-le-Vicomte

    Le château conserve du plan féodal français traditionnel la plateforme rectangulaire entourée de larges douves en eau, dont il occupe le Sud. Deux pont-levis reliaient le logis au reste du jardin.

    Les ailes n’existent presque pas, ce type d’architecture ayant disparu au cours de la première moitié du xviie siècle. Le château comporte un corps central avec trois avant-corps côté cour et une pièce "en rotonde" au centre de la façade regardant les jardins.

    Il y a quatre pavillons, deux de forme rectangulaire côté jardins, et deux autres de forme carrée côté cour, qui, vus latéralement, semblent pourtant jumeaux, tradition de l’architecture française.

    Le caractère ouvert du bâtiment et le "plan massé" sont caractéristiques de l’époque.

    Il y a toutefois une innovation car le château français comporte habituellement une suite de pièces allant d’une extrémité à l’autre du bâtiment, disposition dite "corps simple" ou "en enfilade". Or, à Vaux l'architecte fait preuve d'innovation en organisant l'espace intérieur par une double enfilade de pièces parallèles avec des portes alignées ("corps double").

    Ce type d’organisation d’un bâtiment a déjà été employé par Louis Le Vau à l’Hôtel Tambonneau en 1640 et par François Mansartà l’Hôtel de Jars en 1648, mais est appliqué ici pour la première fois à un château.

    La pièce en rotonde ou salon, une pièce unique, constitue une autre originalité. L’ensemble formé par le vestibule et ce salon forme comme une "tranchée" centrale, disposition dite ausssi "en lanterne", qui permet à l'arrivant d'avoir une vue traversante dans l'axe cour d'honneur-perron-vestibule-allée en perspective des jardins situés de l'autre côté, autour de laquelle gravitent deux parties autonomes dotée chacune d'un escalier.

    Dans le rez-de-chaussée, côté jardins se trouvent deux appartements, l’un destiné au Roi, à gauche, et l’autre à Nicolas Fouquet, à droite.

    Les pièces du rez-de-chaussée côté cour sont, en 1661, des chambres complétant les deux appartements côté jardins. S’y trouve une pièce servant de salle à manger, une pièce apparue en France au milieu du xviie siècle.

    Toutefois, Le Vau n’a pas su exploiter l’innovation que constituait le corps double, car il ne semble pas trouver de destination convaincante aux pièces du rez-de-chaussée côté cour.

    Le sous-sol est en partie enterré, ce qui permet la mise en place d’un "plan massé". Un couloir longitudinal traverse le sous-sol, composé de cuisines, d’offices et de chambres d’officiers.

    La cuisine est à l’opposé de la salle à manger mais communique avec le buffet du rez-de-chaussée grâce au couloir longitudinal. Deux couloirs latéraux furent ajoutés en 1659 sur ordre de Vatel, alors maître d’hôtel de Nicolas Fouquet.

    Au premier étage se trouve également un couloir longitudinal. À l’endroit qui correspond au vestibule se trouvait au temps de Nicolas Fouquet une chapelle (côté cour).

    À gauche se trouvent, côté cour, l’appartement de Fouquet, et côté jardins, celui de son épouse, composés d’une antichambre, d’une chambre et d’un cabinet.

    Actuellement la chambre de Mme Fouquet est divisée en deux pièces, un cabinet Louis XV et une chambre Louis XV.

    La partie droite du premier étage n'est que sommairement travaillée.

    Détail [modifier]

    • Au rez-de-chaussée.
    Salon ovale

     

    Le Salon central, ancienne salle des Gardes au XVIIème s. est une pièce unique dans l'histoire de l'architecture française. Son originalité provient de sa forme ovale, inhabituelle à l'époque pour une salle de réception.

    Elle comprend deux étages, modèle dit "à l'Italienne", et est couverte de voussures, ce qui est caractéristique de cette architecture, mais le "vaisseau" ovale en avant-corps est une invention française.

    Destinée à accueillir les fêtes et d'accéder aux jardins, cette très vaste pièce - 19 mètres de long, 14 mètres de large et 18 mètres de haut - ne devait logiquement pas être meublée, mais elle le fut vers 1880 par les époux Sommier dans le goût très opulent du temps, comme le montrent certaines photographies publiées par P. de Vogue (op.cit. pp 40 à 50).

    Le plafond de la coupole devait être peint du "Palais du Soleil" par Charles Le Brun, représentant l'astre solaire avec l'emblème de Nicolas Fouquet, l'écureuil; ce dessin fut gravé par Audran, mais cette décoration ne fut pas réalisée, même si vers 1845 le duc de Choiseul-Praslin demanda au peintre-décorateur Dutenhoffer de chiffrer son exécution, mais la jugeant trop onéreuse, n'y donna pas suite.

    Or, dans une déposition de cet artiste du 24 août 1847, publiée par P. de Vogue (op.cit. pp.16 et 17), celui-ci indique, alors que ce travail est souvent attribué à Charles Séchan, qui orna, entre autres salles de spectacle européennes, l'Opéra de Paris, y avoir peint l'actuel ciel - inachevé - où plane un aigle aux ailes déployées, entouré de cinq autres (effacés).

    La coupole est soutenue par une magnifique série de seize termes sculptés par François Girardon, douze portent les signes du zodiaque et quatre, les symboles des quatre saisons. Le sol est constitué de pierre blanche et d'ardoise avec au centre un cadran solaire.

    La pièce est décorée de quatre bustes de l'époque de Fouquet représentant des personnages romains : Octavie, sœur d'AugusteBritannicusOctavie, épouse de Néron, et Hadrien. Les douze autres bustes romains sculptés à Florence au xviie siècle qui ornent la pièce proviennent de la collection du prince Napoléon.

    La chambre de Nicolas Fouquet

     

    Les pièces du rez-de-chaussée, côté jardins, sont également à voussures.

    "Le Salon d’Hercule", antichambre de l’appartement de Fouquet, a un plafond peint d'une scène représentant un Hercule accueilli par l’Olympe. Les médaillons et les panneaux ornant la voussure représentent les douze travaux d’Herculepar Le Brun.

    "La Chambre des Muses" (chambre de Fouquet) a un plafond et une voussure de Le Brun représentant le Triomphe de la Fidélité, allusion de la fidélité de Nicolas Fouquet au roi durant la Fronde. Huit muses se répartissent dans les quatre coins de la voussure. Des figures situées entre les muses représentent les genres poétiques. Au milieu des côtés se trouvent les figures de la Noblesse et de la Paix, ainsi qu’une victoire des Muses sur lessatyres. La voussure évoque le mécénat de Nicolas Fouquet. Les murs sont couverts par un "lambris d’appui" et par des tapisseries. La pièce comprend également une alcôve avec un plafond de Le Brun représentant la Nuit.

    Présence d’une cheminée "à la Romaine" qui, contrairement aux cheminées "à la Française", ressort peu du mur. Le petit "Cabinet des Jeux", ancien cabinet de Fouquet, comporte un plafond de Le Brun représentant le Sommeil. La voussure et le lambris sont ornés d’un décor comportant divers animaux. Une glace n’est pas d’origine.

    Chambre des muses

     

    "L’Antichambre du Roi" est inachevée. Elle est marquée par l’alternance de peintures et de bas-reliefs : l’ovale central du plafond comprend une peinture du XVIIIe siècle, car le projet de Le Brun, inconnu, n’a pas été réalisé. Au centre des voussures se trouvent quatre peintures : Diane se déchaussant après la chasse, L’Amour et la Foudre, Achille implorant Venus de lui rendre le Bouclier que l’Amour lui à dérobé, L’Amour et un cep de vigne. Le corps de bibliothèque en acajou date du xviiie siècle. Les angles des voussures comportent le chiffre deFouquet.

    "La Chambre du Roi" est également inachevée. Aux angles de la voussure sont des figures ailées, au plafond se trouve une peinture de "La Vérité soutenue par le Temps", et dans les lunettes sont représentées l’Abondance, la Valeur, la Vigilance et la Puissance. LédaDiane, des cavaliers, et lesParques sont présents dans des médaillons octogonaux. L’alcôve de la chambre n’est pas achevée, car le plafond n’est pas peint, de même que le Cabinet du Roi.

    La salle à manger comporte un plafond à caissons, caractéristique de l’architecture française. Chaque caisson reçoit un tableau; quatre, inscrits dans des compartiments rectangulaires et représentent Apollon (le feu), Diane (l’air), Flore ou Ceres (la Terre) et des Tritons et naïades (l’eau). Dans les compartiments octogonaux du plafond se trouvent chacune des saisons. Au centre du plafond est "La Paix ramenant l’Abondance" de Charles Le Brun, allusion à la Paix des Pyrénées (1659).

    Les 8 médaillons circulaires ou octogonaux au-dessus des portes racontent l’histoire d’Io. L’arcade donnant sur le buffet comporte des trophées de la Guerre et de la Paix. La glace ne date pas de Fouquet.

    "La Chambre Carrée" aurait appartenu à l’appartement de Fouquet. En 1661, six tapisseries d'après des cartons de Charles Le Brun y étaient pendues sous un tableau montrant le siège de Fribourg commandé par le Maréchal de Villars.

    • 1er étage.

    La chambre de l’appartement de Nicolas Fouquet est la seule pièce du premier étage à avoir conservé son décor d’origine. Les plafonds de la pièce et de l’alcôve sont ornés d’un trompe-l’œil en forme de coupole.

    L’appartement de Mme Fouquet était entièrement composé de glaces et comprenait une antichambre, une chambre et un cabinet. La chambre et l’antichambre ont été entièrement remaniées au XVIIIe siècle.

    Le Cabinet contient au plafond un ovale comportant une peinture représentant le ciel; le blason de Mme Fouquet figure dans les angles.

    Le parc [modifier]

    Histoire [modifier]

    Le paysagiste André Le Nôtre

    En 1653-1654Nicolas Fouquet charge André Le Nôtre de modifier le jardin préexistant.

    Le chantier commence par des travaux d’adduction d’eau et par la canalisation d’une rivière.

    Le "Parterre de la Couronne" est allongé, rendant ses différentes parties dissymétriques. En 1655, les trois parterres situés devant le château sont agrandis et remodelés. En 1655-1656Poussin est appelé pour travailler à la décoration du jardin, alors que les termes sont en cours de réalisation enItalie.

    En 1656 débute la construction du château. En 1656-1657Daniel Gittard poursuit les travaux. Le Bassin Carré et l’allée centrale sont alors aménagés, tandis que s’achève la construction de la Grille d’Eau. En 1658-1660, la Cascade est construite. Des travaux ont lieu à l’emplacement de l’actuel Grand Canal, les grottes sont sculptées.

    En 1660-1661, les termes de la grille d’entrée sont sculptés par les ouvriers du château.

    Tout s’arrête suite à l’arrestation de Fouquet à Nantes le 5 septembre 1661.

    Les scellés sont alors apposés à Vaux comme à toutes ses maisons, et le matin du 7 septembre, "deux maîtres des requêtes se présentèrent au château en partie démeublé, tentures rangées dans le garde-meuble, rideaux tirés sur les tapisseries, vaisselle précieuse et objets de prix réunis dans un coffre-fort", où le capitaine Mathieu d'Angenville, Exempt des Gardes, s'établit jusqu'en 1665 ( réf. A.France et J.Cordey, op.cit. pp.181 et 182).

    Le Brun était parti laissant les objets d'art de son appartement, Vatel, compromis, enfui en Angleterre, Le Nôtre avait obtenu d'emporter les plans du jardin...huit jours plus tard s'opéraient l'inventaire et la saisie des papiers.

    Au cours du procès à charge ordonné par le Roi, Lefevre d'Ormesson lança aux magistrats à la solde du Pouvoir le fameux : "La Cour rend des arrêts, non des services", qui lui valut l'inimitié royale.

    Devant les réclamations des créanciers du Surintendant - dont son épouse, alors exilée à Limoges - la mise aux enchères de ses biens fut ordonnée; la vente du mobilier de Vaux et de la résidence de Saint-Mandé se déroula de 1665 à septembre 1666, après que Louis XIV eut fait prélever pour lui-même maints objets précieux, tapisseries, étoffes de brocart, tables de marbre, vases de vermeil, etc; des carreaux de dallage en marbre blanc et noir furent transportés au Louvre, des orangers en caisse et des milliers d'arbrisseaux à Versailles et aux Tuileries...

    Vaux, non confisqué, fut abandonné par les créanciers à Mme Fouquet avec les seigneuries de Melun et de Belle-Ile contre le paiement sous 10 ans de 1 250 000 livres de dettes privilégiées. Exilée ensuite à Moulins, il lui était interdit de retourner à Vaux, où son fils ainé, Louis-Nicolas, officier, titré comte de Vaux, put s'installer.

    Celui-ci y reçut le 15 juillet 1676 la marquise de Sévigné, qui y vit "toutes les fontaines muettes et sans une goutte d'eau, parce qu'on les raccomodoit" (lettre à Mme de Grignan citée par J.Cordey, op.cit. p.185).

    En 1684, 4 ans après la mort de son mari, Mme Fouquet donna les seigneuries de Vaux et de Melun à son fils, qui dès 1683, à court d'argent, avait vendu au Roi des termes de marbre blanc attribués à Poussin (à Versailles), puis en 1699 "des statues antiques et modernes", 70 gros marronniers pour Trianon et quantité de grosses carpes pour les bassins de Marly.

    En 1687, à 32 ans il avait épousé la fille de 14 ans de la célèbre Madame Guyon, doctrinaire du Quiétisme, qui vint vivre avec le couple à Vaux deux ans et demi.

    Il semble avoir poursuivi dans les jardins certains travaux entrepris par son père; de cette époque datent la plantation de l’avenue menant au château et celle de l’hémicycle d’entrée, du bosquet de la Patte d’Oie et d’une grande partie du parc.

    En 1705, le second et dernier Fouquet détenteur de Vaux mourut à 48 ans, sans enfants, à Paris.

    Le duché de Vaux-Villars [modifier]

    3 mois après, sa mère et héritière vendit le domaine et la vicomté de Melun au maréchal de Villars, général des armées, qui, fait duc héréditaire par Louis XIV cette même année, devait posséder une terre siège de son nouveau duché, qui prit le nom de Vaux-Villars, où ses armes remplacèrent l'écureuil des Fouquet sur certaines façades et lambris.

    Le peu fortuné vainqueur de Denain acheta le domaine par procuration - sans l'avoir vu ! - et aurait ensuite écrit : " La mariée est trop belle et elle coûte cher; trop de de cascades, trop de fontaines !" d'où, en tant que gestionnaire prudent et avisé, l'achat de terres de rapport alentour.

    Un mobilier plus moderne et confortable prend alors place, ainsi que "108 peaux de cuir doré", le portrait du maréchal par Rigaud et de nombreux grands tableaux représentant ses batailles, par J.B. Martin. Le nouveau propriétaire veille à l'entretien (réparations des canaux et pièces d'eau) et à la mise en valeur du domaine où, du fait des campagnes militaires annuelles, il ne séjourne qu'en hiver; il y joue au billard et expose dans les communs plusieurs canons, trophées offerts par le Roi.

    La paix revenue, il y reçoit et donne des fêtes; la reine Marie Leczinska, en octobre 1728, puis Louis XV en juillet 1731, venus de Fontainebleau, vinrent visiter les jardins et leurs fontaines.

    Voltaire, très assidu auprès de la jeune et séduisante duchesse - de 30 ans la cadette de son époux - y mit en scène des tragédies et des comédies où elle se produisait avec ses invités, dans un théâtre alors aménagé.

    La célèbre Adrienne Lecouvreur y séjourna en novembre 1724.

    On y avait, comme chez la duchesse du Maine à Sceaux, des "nuits blanches" pour y observer, de la terrasse ou des parterres, les constellations et les étoiles filantes.

    Voltaire, inspiré par un phénomène solaire qui y fut observé un matin, y écrivit avec humour cet épitre, adressé à Fontenelle:

    "Le soir sur des lits de verdure / Lits que de ses mains la nature / Dans ces jardins délicieux / Forma pour une autre aventure / Nous brouillons l'ordre des cieux / Nous prenons Vénus pour Mercure / Car vous savez qu'ici l'on a / Pour examiner les planètes / Au lieu des vos longues lunettes / Que des jumelles d'opéra", auquel l'auteur des "Entretiens sur la pluralité des mondes" répondit sur le même ton.


    La cour et les parterres de broderies sont alors couverts de gazon, la cascade et la grille d’eau se dégradent ( référence ?).

    Après la mort du maréchal de Villars à Turin le 17 juin 1734, sa veuve, trouvant ce séjour trop onéreux, se retira au château d'Athis; elle mourut octogénaire et "fort dévote" le 3 mars 1763.

    Son fils et héritier, Honoré-Armand, "débauché et très vain personnage, sans valeur morale ni capacités, mais comblé d'honneurs, de titres et de dignités", conserva Vaux seulement un an, non sans avoir eu le temps de faire arracher le plomb des canalisations et des motifs décoratifs des fontaines, afin de les vendre...

    Le duché de Vaux-Praslin [modifier]

    Le 17 août 1764, César-Gabriel de Choiseul, cousin du célèbre ministre, duc et pair de Praslin, lieutenant-général, diplomate, ministre des Affaires Etrangères et de la Marine, membre du Conseil du Roi, académicien, achète le domaine et obtient du Roi que les "titre, nom, prééminence de ses terres" soient transférés sur le duché-pairie, qui prend le nom de Vaux-Praslin.

    En 1770 il suit la disgrâce de son cousin et est exilé dans son duché, où, comme son prédécesseur, il respecte la décoration ancienne des salons, conserve les tableaux des batailles de Villars, y dépose un grand modèle de navire en souvenir de ses activités ministérielles, fait "moderniser" par l'architecte Berthier les vastes appartements, mais ne touche pas aux jardins.

    En 1791, le domaine est transmis à son petit-fils, député de la Noblesse de la sénéchaussée du Maine, qui n'émigra pas, fut arrêté en 1793 et resta emprisonné jusqu'à Thermidor.

    Le domaine ne fut pas déclaré bien national, mais conformément aux lois de la Convention, la municipalité de Maincy et le directoire du District de Melun ordonnèrent à l'intendant de marteler les armes du fronton et ses lions, "animaux contraires aux lois", de brûler de plusieurs portraits peints des rois de France et des tapisseries portant des emblèmes royaux, et de briser des bustes d'empereurs romains ( A.France et J.Cordey, op.cit. p. 200).

    En novembre 1793, devant la notification d'enlever tous les meubles du ci-devant château sous huit jours afin que rien de s'oppose à sa démolition, la "citoyenne Praslin" eut l'idée de faire hommage à la République des peintures et décorations du château, ce qui fit suspendre la démolition, et les deux commissaires nommés pour reconnaître et faire enlever ce qui serait jugé digne d'être conservé, estimèrent qu'il méritait d'être conservé à l'Enseignement, ce qui le sauva. (même réf., p 201).


    Libéré et fait sénateur en 1799, en 1810 Charles de Choiseul-Praslin fait aménager un jardin « à l’Anglaise » au goût du jour au-delà de la route et de la grille d'entrée, ne portant pas atteinte aux créations de Le Nôtre, mais sans entretien depuis des années, les cascades, la Grotte, les jeux d'eau, les bassins disparaissent dans les herbes.

    En 1842 Charles Laure Hugues Théobald, 5ème duc de Praslin, et son épouse née Françoise Altéria Rosalba Sébastiani de La Porta, fille du maréchal, font réparer la charpente du dôme et remplacer sa lanterne par l'architecte Visconti, et les parterres, terrasses et ouvrages hydrauliques sont remis à jour.

    Vers 1846, venu de Fontainebleau, Louis-Philippe vint visiter le château, où il put voir "des tapisseries de Beauvais d'après Boucher, une précieuse collection de porcelaines, un grand modèle de navire et de beaux volumes aux riches reliures" (J.Cordey, op.cit., p.202).

    Mais le chantier cesse après que le 17 août 1847 le duc a poignardé sa femme dans leur appartement de l'hôtel Sébastiani 55, rue du Faubourg-Saint-Honoré, causant un scandale énorme qui, selon certains historiens - repris dans la brochure-guide du château (éd. vers 1980) - n'aurait pas été sans influence[réf. nécessaire] sur la chute un an après de la "Monarchie de Juillet"; il se suicide ensuite au palais du Luxembourg lors de sa prévention. Leurs enfants mineurs n'y vivant pas, le château inhabité est fermé et peu ou pas entretenu.

    Presque 30 ans plus tard, l'aîné, Gaston de Choiseul, vivant à l'étranger, décide de se défaire du château qui nécessite des travaux hors de ses moyens financiers.


    Le 15 juin 1875 Alfred Sommier, industriel, après l'avoir visité avec son ami le bibliophile et amateur d'art Gustave Guyot de Villeneuve, nommé préfet de Seine-et-Marne en 1873, est impressionné par le bon état de conservation des décors intérieurs vieux de deux siècles, et décide de préserver cette oeuvre d'art global, dont l'apparent mauvais état général faisait craindre une possible démolition...

    Seul acquéreur aux enchères "à la bougie", il devient alors propriétaire en trois lots, du château et de son parc, ses nombreuses dépendances, et trois fermes, soit un domaine de près de1000 hectares.

    Mobilier et objets d'art [modifier]

    Après les ventes aux enchères publiques de 1793 et 1808 de l'énorme collection artistique des Choiseul constituée en un siècle, une vente des greniers eut lieu sur place, et les nombreux meubles et tapisseries (dont une portière "de la Licorne des Gobelins"), tableaux (un Restout, un Santerre, trois de Troy, etc), objets d'art (dont "un régulateur en bois d'ébène et bronzes dorés") et livres exclus de la cession furent transportés à Paris pour y être dispersés les 3, 4 et 5 avril 1875 - ou 1876 ? à l'exception de deux grandes tables, ultimes témoins du mobilier Fouquet, quatre bustes, deux grands athlètes antiques et sept tableaux de "l'héritage Villars" - qui y sont encre conservés.

    Les Sommier le remeublèrent en s'entourant des conseils de l'architecte et décorateur Emile Peyre auprès de nombreux antiquaires parisiens, et en faisant réaliser un mobilier de style approprié au bâtiment (par exemple un billard inspiré de Boulle par l'ébéniste Henri Dasson, vendu depuis).

    Une restauration générale des bâtiments de grande ampleur est alors engagée de 1875 à 1893 par l’architecte Gabriel-Hippolyte Destailleur, secondé par le méconnu Elie Lainé, et à partir de juillet 1877, les Sommier y séjourneront chaque année de juin à décembre.

    Les bassins (sauf une douzaine) sont restaurés, ainsi que les grottes et les cascades. Des statues anciennes ou commandées à des sculpteurs du temps sont implantées dans le jardin. Toutefois les parterres demeurent à l’état de simples pelouses; les travaux sont gigantesques.

    Alfred Sommier mourut à Vaux en 1908.


    Le 30 juin 1918, Georges Clemenceau, Président du Conseil, s'y arrête sur le chemin du Grand Quartier Général des Armées au château de Bombon, pour y voir l'hôpital militaire auxiliaire n°23 créé 4 ans avant dans les communs par Germaine Sommier, née Casimir-Périer (1881-1968), où furent soignés 1115 blessés. Les généraux Foch et Weygand l'imitèrent le 12 juillet.


    En 1911, Edme Sommier, seul fils d'Alfred, charge le célèbre paysagiste Alfred Duchêne d’achever la restauration des jardins, qui recrée les parterres latéraux, les "parterres de broderies", le parterre central et le parterre de fleurs, travaux qui ne s’achèvent qu’en 1923.

    Depuis, les environs du pont de Mont et la terrasse supérieure du parterre de fleurs ont été déboisés pour restaurer les dispositions du xviie siècle.


    Le domaine est aujourd'hui la propriété du comte Patrice de Vogüé, qui le reçut en cadeau de mariage de son père Jean de Vogüé, neveu d'Edme Sommier, mort en 1945 sans postérité.

    Description [modifier]

    Les jardins situés au sud du château sont remarquables par leurs dimensions et leur style. Les arbres taillés, les bassins, les statues et les allées bien ordonnées en font un jardin à la française. Pour les dessiner, son concepteur, Le Nôtre, utilise les effets d'optique et les lois de la perspective. Le rouge des "broderies" et des parterres est obtenu en pilant de la brique.

    L' arrivée au château se fait par un alignement bilatéral de 257 platanes. Les deux lignes d'arbres sont très proches de la chaussée puisqu'ils sont éloignés de seulement six mètres. Avec la grosseur des fûts des arbres, cela provoque un effet tunnel impressionnant; cet alignement long de 1400 mètres est classé monument historique.

    Le jardin se compose de trois parties :

    • la première comprend une cour et une avant-cour;
    • la deuxième part du château et s’arrête aux petits canaux;
    • enfin, la troisième partie est constituée de ce qui est situé au-delà des petits canaux.

    Le jardin est marqué par une perspective ralentie : plus les éléments du jardin sont éloignés du château, plus ils sont longs ou hauts. Ainsi, le parterre de broderie est trois fois plus petit que le parterre de gazon situé au bout du jardin. De même, le bassin carré est huit fois plus grand que le rond d’eau. Les sculptures proches du château sont trois fois moins hautes que les termes des grottes. Ce procédé permet d’"écraser la perspective", de rendre le jardin plus petit qu’il n’est en réalité, est utilisé en France dès les années 1630, mais Le Nôtre l’amplifie.

    Vue depuis la grille
    Jardins du château de Vaux-le-Vicomte vus depuis le sommet du château
    Jardins du château de Vaux-le-Vicomte vus depuis le Sud du parc

    L’avant-cour est séparée de la route par un ensemble fait de grilles et de termes. Deux portails situés sur la grille ne servent pas d’entrée, car c’est par la grille centrale, plus modeste, que l’on peut accéder au parc. La grille est dotée de huit piliers surmontés de bustes à double face de dieux grecs, de faunes et d’allégories des saisons. Ces sculptures font écho aux termes situés dans la grotte du jardin.

    Les termes sont utilisés en extérieur à partir de l’Antiquité, et placés dans les jardins à partir du xvie siècle. Actuellement douze d’entre eux sont au château de Versailles. La clôture permet de bien voir non seulement le château mais aussi, le salon n’était fermé que de grilles, la perspective la traversant qui mène au fond du jardin.

    Les jardins qui s’étendent à partir du château se composent de terrasses avec des parterres et rien, sauf les cônes végétaux dont la hauteur s’est accrue à la fin du xixe siècle et le début du xxe siècle, ne vient troubler sa dominante horizontale.

    Les parterres de "broderies", les plus proches du château étaient considérés à l’époque de Fouquet comme l’ornement le plus noble d’un jardin. Sa première utilisation date de 1595 pour le château de Saint-Germain-en-Laye. L’état actuel des broderies est une reconstitution du xxe siècle, plus ou moins fidèle : les rinceaux étaient plus fins, du sable jaune contrastait avec des gravillons de charbon, et les bordures des parterres étaient plus fines. À droite des parterres de broderie se trouve un parterre de fleurs qui se trouve excentré.

    André Le Nôtre préférait le gazon, moins sujet aux saisons. L’état actuel est récent, le parterre ayant été recouvert de gazon puis fleuri de nouveau.

    "Le Parterre de la Couronne", à gauche, comporte une couronne dorée située au centre d’un bassin, en hommage au roi dont la chambre du rez-de-chaussée se situe lui aussi dans la partie gauche du parc. Ces deux parterres sont dissymétriques par rapport à l’axe central du jardin.

    Au Sud de cet ensemble se trouve un axe transversal. À sa gauche se trouve "la Grille d’Eau", dont le nom provient de jets d’eau en forme de grille. À l’opposé, à la droite de l’axe central, se trouve une vraie grille devant donner sur un potager que Le Nôtre n’eut pas le temps d’achever.

    Un troisième axe transversal sépare la grotte des jardins. Cette présence d’axes transversaux coupant un axe longitudinal permet àLe Nôtre de conférer un certain dynamisme à la composition du parc, rompant ainsi avec les jardins de la Renaissance, ordonnées avec une symétrie parfaite.

    Le château se reflète dans le Bassin Carré, situé à 500 mètres de lui. C’est pour le Grand Canal que Le Nôtre fait le plus de travaux. Vue du château, la Grotte semble être située juste après le Grand Bassin. Or, entre ces deux éléments se trouve le Grand Canal, long de 875 mètres et large de 35. En effet, Le Nôtre a créé une dénivellation masquant le canal aux yeux du visiteur, pour n’apparaître qu’à son approche.

    La Grotte, située au-delà du Grand Canal est due à Le Nôtre qui l’a conçue, et à Le Brun qui a dessiné les sculptures. Les grottes sont appréciées depuis la Renaissance.

    À Vaux-le-Vicomte, son originalité tient au fait que sa façade présente une surface plane, alors que traditionnellement elle a une forme de caverne. Elle présente des éléments traditionnels comme le bossage et les termes, mais ces caractères sont tempérés par leur adaptation au terrain.

    Face à la Grotte se trouvent les Cascades, invisibles depuis le château. Ce type d’architecture est récent en France et date de la première moitié du xviie siècle. La Grotte est en grande partie en pierre brute. Les sculptures furent dessinées par Charles Le Brunet réalisées par Matthieu Lespangnel.

    Les statues sur les côtés de la grotte représentent le Tibre et l’Anqueil. Huit Atlantes encadrent 7 niches comportent des rochers artificiels. Vue de loin la grotte semble faite en pierres à peine travaillée, et les niches ont l’air d’abriter des sculptures très travaillées. Mais de près, c’est le contraire. La Grotte est encadrée d’escaliers, de rampes et de terrasses.

    Aux pieds des escaliers se trouvent 4 sculptures datant du xixe siècle mais qui étaient prévues à l’époque de Nicolas Fouquet.

    La copie monumentale d’Hercule Farnèse qui clôt la longue perspective, fondue par Thiébaud en 1891 constitue une allusion à Nicolas Fouquet qui se place ainsi dans la lignée d’un personnage mythologique qui passe pour un bienfaiteur de l’Humanité.

    Certains soirs d'été, Vaux-le-Vicomte est illuminé par des milliers de bougies disposées sur la façade du château et dans le parc, où jouent parfois des musiciens.

    Le château et son parc sont la cinquième destination touristique du département de Seine-et-Marne, avec une fréquentation en 2008 de 261 000 visiteurs, en hausse de 2 % par rapport à 20073.

    Le château et le cinéma [modifier]

    Le château a servi de décor à plusieurs films :

    Le philosophe et écrivain Voltaire y a séjourné au château au xviiie siècle. Le château a été le cadre du mariage de Tony Parker et Eva Longoria le 7 juillet 2007.

    Compléments [modifier]

    Articles connexes [modifier]

    Liens externes [modifier]

    Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur le château de Vaux-le-Vicomte.

    Bibliographie [modifier]

    • Rodolphe Pfnor, "Le château de Vaux-Le-Vicomte", album préfacé par Anatole France (Lemercier & Cie, 1888);
    • Jean Cordey, "Vaux-le-Vicomte" (Editions Albert Morancé - Paris, 1924)
    • Anatole France, "Le Château de Vaux-le-Vicomte, suivi d'une étude historique de Jean Cordey" (Calmann-Lévy, 1933, puis Etrépilly, les Presses du Village, 1987);
    • Paul Morand, "Fouquet ou Le Soleil offusqué" (Gallimard, 1961, puis 1985);
    • Patrice de VogüéMémoire d'un chef d'oeuvre - Vaux-le-Vicomte - 1875-2008 (Paris, Imprimerie Nationale Editions, 2008);
    • Cristina de Vogüé, Souvenirs gourmands de Vaux-le-Vicomte (Paris, Flammarion, 2008);
    • Jean-Christian Petitfils, Fouquet (Paris, Perrin, 1998);
    • Jean-Marie Pérouse de Montclos, Vaux-le-Vicomte (Paris, Scala, 1997, rééd. en 2008);.
    • Michael Brix, André Le Nôtre, magicien de l’espace, tout commence à Vaux-le-Vicomte (Versailles, Artlys, 2004);
    • Jacques Moulin, « Les jardins de Vaux-le-Vicomte » (dans Dossier de l’Art, n° 89, pp. 64-69);
    • Pierre-Jacques Arrese, Le Masque de Fer, l'énigme enfin résolue (? 1969).

    Iconographie [modifier]

     

    Notes et références [modifier]

    1. Horaires Chateaubus [archive]
    2. Structurae [archive]
    3. Seine et Marne Magazine (Journal du Conseil Général), no 47, juin 2009, p17.

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_de_Vaux-le-Vicomte

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