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  • Château de Brissac

    Château de Brissac


    Vue générale de l'édifice

    Présentation
    Période ou style Médiéval et Renaissance
    Type Forteresse
    Château de la Loire
    Début construction xie siècle
    Fin construction xviie siècle
    Propriétaire initial Foulques Nerra
    Destination initiale Forteresse
    Propriétaire actuel Duc de Brissac (privé)
    Destination actuelle Musée, habitation
    Classement Inscrit monument historique
    Géographie
    Latitude
    Longitude
    47° 21′ 11″ Nord
    0° 30′ 19″ Ouest
    Pays France France
    Région historique Anjou
    Subdivision administrative Maine-et-Loire
    Subdivision administrative Pays-de-la-Loire
    Commune Brissac-Quincé

    Géolocalisation sur la carte : France

    Château de Brissac

    Le château de Brissac se trouve à Brissac-Quincé, dans le département de Maine-et-Loire, à quinze kilomètres d'Angers.

    Ce château fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 3 novembre 19581.

    Sommaire

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    Histoire [modifier]

    C'est à l'origine un château-fort construit par Foulques Nerracomte d'Anjou, au xie siècle. Après la défaite des Anglais par Philippe Auguste, celui-ci le céde à Guillaume des Roches.

    Le château est acquis en 1435 et reconstruit en 1455 par Pierre de Brézé, un riche ministre de Charles VII. À la mort de celui-ci, survenue à la bataille de Montlhéry en sauvant le roi, c'est son fils, Jacques, qui en hérite et s'installe au château. Meurtrier de sa femme, qu'il a surpris en flagrant délit d'adultère, il déserte le lieu du drame.

    Pendant le règne de François Ier (1515 à 1547), la propriété est achetée en 1502 par René de Cossé que le roi nomme gouverneur duMaine et de l'Anjou. Le château entre ainsi dans la famille des Cossé qui adopte alors le nom de Brissac.

    Pendant les guerres de religionCharles de Cossé (petit-fils de René) prend le parti de la Ligue et le château est assiégé par le roiHenri IV. Après son ralliement au roi en 1594, il retrouve son château gravement endommagé en 1606, et obtient le titre de maréchal de France, ainsi que celui de duc de Brissac en 1611. La forteresse étant tout près d'être démolie, elle est reconstruite sous la conduite de l'architecte jacques Corbineau qui en fait un édifice grandiose.

    Son architecture en fait le château le plus haut de France2, il compte sept étages au total, ainsi que deux-cents salles, et sa façade traduit les influences baroques de l'époque. Par mariage, la famille Cossé-Brissac devient aussi quelque temps propriétaire du château de Montreuil-Bellay qui fut vendu par la suite.

    En août 1620, une entrevue de conciliation a lieu à Brissac en terrain neutre entre Louis XIII et sa mère Marie de Médicis.

    Les Cossé-Brissac conservent le château jusqu'en 1792 ; lors de la Révolution, l'édifice est réquisitionné et transformé en cantonnement pour les « Bleus » de Vendée. Mis à sac par les révolutionnaires et reste dans cet état jusqu'en 1844, où un programme de restauration est entrepris et poursuivi par les Cossé-Brissac, à qui le château est restitué après la Révolution, et dont les membres s'y sont succédé jusqu'à aujourd'hui.

    En 1890 est inauguré son théâtre, créé sur deux étages par sa propriétaire, née Jeanne-Marie Say (1848-1916), petite-fille du célèbre raffineur Louis Say, veuve en premières noces de Roland de Cossé, marquis de Brissac en 1871, puis vicomtesse de Trédern. Ce théâtre est restauré vers 1983.

    Ouvert au public, le château héberge chaque année le Festival de la Vallée de la Loire.

    Il est évoqué dans les souvenirs de Simon Charles Timoléon Pierre de Cossé (1900-1993), duc de Brissac en 1944 :

    En d'autres temps (1900-1939)La suite des temps (1939-1958)Le temps qui court (1959-1974) et Le Château d'en face (1974-1985). (B. Grasset et Fasquelle).

    Galerie photographique [modifier]

     

     

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_de_Brissac

  • Château de Wideville

    Château de Wideville

    Château de Wideville

    Le château de Wideville est situé en France sur la commune de Crespières dans le département des Yvelines, en région Île-de-France, à 17 km à l'ouest de Saint-Germain-en-Laye.

    Château de style Louis XIII, il est situé à la limite entre Crespières et Davron.

    Le nom de Wideville pourrait provenir du nom d'un compagnon de Guillaume Le Conquérant, Hugues de Guideville, qui aurait perdu son "g", pour donner Udeville, puis Videville en 1366. Le nom Wideville existe également en Angleterre.

    Sommaire

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    Histoire [modifier]

    Le domaine de Wideville appartient au xvie siècle à René de Longueil, marquis de Maisons, gouverneur de Saint-Germain. Le domaine est vendu en 1579 par les héritiers de Pierre Picquet, trésorier de la reine de Navarre, à Benoît Milon, premier intendant des finances d'Henri III puis gestionnaire des finances de la Ligue. Il y fait construire le château actuel sur l'emplacement d'un ancien manoir, de 1580 à 1584, selon les plans des "maisons des champs" de Jacques Androuet du Cerceau, issus de son Livre d'Architecture [...] pour seigneurs, gentilshommes et autres qui voudront bastir aux champs. Le château est remanié en 1620 par Claude de Bullion, surintendant des finances de Louis XIII, qui fait redessiner et embellir les jardins en les agrémentant de fabriques. Un demi-siècle plus tard, Noël de Bullion agrandit le domaine et fait bâtir le colombier.

    En 1870, le château est la propriété du Comte de Galard, qui y entreprend de sévères restaurations extérieures (ravalement des maçonneries) et intérieures (suppression de la vis, rénovations des peintures des solivages et faux enduits sur les murs et les voûtes), mais sans que soient modifiées les principales dispositions.

    Parmi ses propriétaires célèbres, citons le duc d'Uzès (Jean-Charles de Crussol), la duchesse de Châtillon, et Bonabes VI Louis Victurnien Alexis, marquis de Rougé.

    Il est actuellement la propriété du couturier italien Valentino Garavani.

    Architecture [modifier]

    Isolé sur une plate-forme ceinte de fossés cantonné de petits bastions en brique qui rendaient inutiles les ailes en retour et le mur de clôture traditionnel, Wideville est composé d'un corps de logis unique animé d'un haut pavillon central et de deux petits pavillons latéraux aux extrémités des deux corps longitudinaux plus bas, formule héritée de Jacques Androuet du Cerceau.

    Le plan de l'édifice s'apparente à ceux de Du Cerceau, dans la disposition symétrique des appartements (deux à chaque étage de part et d'autre des vestibules et des salles du pavillon central.

    Il s'agit d'une élévation d'une grande simplicité. Les façades dont composées d'un parement en briques et les chambranles harpées des fenêtres sont en pierre blanche de Crespières. Le seul ornement réside dans la façade arrière avec deux travées de niches des tableaux laissés nus entre les baies. Elles avaient été garnies en 1630 des statues des quatre éléments deJacques Sarrazin.

    Les combles sont éclairés d'oculi à bossages chanfreinés, d'un type courant chez Du Cerceau. Ils alternent avec des lucarnes à fronton, à base interrompues et ailerons.

    L'entrée se présente sous la forme d'un portique, au dessin proche de celui que Philibert de l'Orme réalisa en 1550 à Saint-Léger-en-Yvelines.

    Intérieur [modifier]

    Le logis possède quatre cheminées sculptées, attribuées à Mathieu Jacquet (fin du xviie siècle), dont l'une présente une peinture de nature morte à personnage par Louise Moillon (vers1633).

    Les pièces du rez-de-chaussé sont ornées de poutrelles anciennes peintes par Simon Vouet.

    Les escaliers à vis et montée droite possèdent des balustrades en bois.

    Jardins [modifier]

    • L'ermitage, datant du xviiie siècle, est orné de boiseries de style Louis XV.

    Il ne reste des bâtiments des jardins anciens plus aucune trace, hormis la grotte, presque intacte, qui est le seul vestige visible. Les autres éléments ont été détruits, notamment en 1733.

    • A l'extérieur des douves était construite une galerie ouverte menant à une petite chapelle élevée pour Benoît Milon, décorée en 1584 de peintures de Toussaint Dubreuil (disparues).
    • Grotte artificielle, l'une des dernière existante, édifiée entre 1635 et 1636 par l'italien Thomas Francine, intendant général des fontaines du roi, dans un style proche de la grotte du palais du Luxembourg (1630). Son décor intérieur est en mosaïque de pierres et de coquillages, en stucs de Sarrazin, encadrant un plafond peint par Simon Vouet (Le Parnasse, Jupiter, et Antioche), restauré de 1970 à 1976. Les sculptures sont de Jacques Sarrazin et Philippe de Buyster. Les grilles en fer forgé à décor floral en tôle martelée qui en ferment l'entrée et les trois baies d'ouvertures sont l'œuvre du serrurier parisien François Marchand (1636). Les murs sont décorés de coquillages et cristaux polychromes. Elle se présente sous la forme d'un petit bâtiment sur plan carré avec une façade en arc triomphal. Elle est recouverte de congélation. Elle se trouvait à l'origine au fond d'un nymphée qui était composé d'un enclos carré aux murs creusés sur leurs faces internes de niches, dans lesquelles étaient disposées des statues de dieux et de déesses réalisées par Philippe de Buyster. Ce nymphée, probablement construit par l'architecte Lemercier, enfermait en son centre un bassin carré. Détruit en 1819, seules sept statues ont été sauvées. Elles ornent aujourd'hui le tapis vert à l'entrée du château.

     

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_de_Wideville

  • Château de Beynes

    Château de Beynes

    Château de Beynes

    Ruines du château de Beynes
    Ruines du château de Beynes

    Présentation
    Période ou style médiéval
    Type château fort
    Date de construction XIe siècle
    Classement Monument historique
    Géographie
    Latitude
    Longitude
    Non renseigné
    (Chercher ce lieu)
    Pays France
    Commune {{{commune}}}
    MonumentMonuments par pays

    Le château de Beynes est un château fort en ruines situé dans le centre de Beynes dans le département des Yvelines (France), au bord de la Mauldre.

    Sommaire

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    Histoire [modifier]

    • xie siècle : ce château, sis en fond de vallée, dont la construction remonte au xie siècle a eu d'abord un rôle militaire à une époque où le cours de la Mauldre constituait une ligne de défense du domaine royal vers l'ouest, notamment contre les Anglais lors de laguerre de Cent Ans.

    Ayant perdu son importance stratégique du fait de l'extension du domaine royal, il est devenu un château résidentiel vers 1450 lorsque Robert d'Estouteville le fit transformer en rasant le donjon, en adaptant les fortifications à l'artillerie naissante et en aménageant une résidence plus habitable. L'édifice subit encore d'autres transformations, notamment par Philibert Delorme au xve siècle.

    Le château vu de l'ouest
    • xviiie siècle : Il est abandonné puis démantelé, servant même de carrière pour les constructions du village.
    • Le 18 novembre 1959, l'ensemble des vestiges ont été classés monument historique par arrêté.
    • En 1967, il est racheté par la municipalité.
    • De 1995 à 1999, il fait l'objet de fouilles puis de travaux de confortation.

    Architecture [modifier]

    Le château fort qui existait autrefois est maintenant à l'état de ruines.

    De forme circulaire, il est traversé par une allée centrale donnant sur deux corps de logis.

     

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_de_Beynes

  • Château de Langeais

    Château de Langeais

    L'entrée du château (XVe siècle)
    L'entrée du château (xve siècle)

    Présentation
    Période ou style
    Type Château de la Loire
    Début construction xe siècle
    Propriétaire initial Foulques Nerra
    Destination initiale Forteresse
    Propriétaire actuel Institut de France
    Destination actuelle Musée
    Classement Monument historique
    Site internet [Site officiel Consulter]
    Géographie
    Latitude
    Longitude
    47° 19′ 29″ Nord
    0° 24′ 22″ Est
    Pays France France
    Région Touraine
    Subdivision administrative Indre-et-Loire
    Subdivision administrative Centre
    Commune Langeais
    ChâteauChâteau par pays

    Le Château de Langeais, situé en Indre-et-Loire, était au départ une forteresse médiévale édifiée à la fin du xe siècle par Foulques Nerra, sur un promontoire rocheux surplombant le val de Loire.

    Sommaire

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    Histoire [modifier]

    Construction [modifier]

    Foulque Nerra, comte d'Anjou entreprend durant son règne la construction de nombreux ouvrages de défense dont le château de Langeais.

    Les Plantagenêts [modifier]

    Sous la domination de la dynastie anglaise des Plantagenêts, le château est agrandi par Richard Cœur de LionPhilippe Auguste le reconquiert en 1206, puis il est détruit par les Anglais lors de la guerre de Cent Ans. Du bâtiment de cette époque subsiste une façade de la tour principale, appelée "donjon de Foulques Nerra".

    Les rois de France [modifier]

    En 1465Louis XI ordonne la reconstruction du château, en contrebas des vestiges de l'ancien édifice ; les travaux seront menés sous la direction de Jean Bourré, trésorier de France et ami du roi. Le château de Langeais sera achevé en 1469.

    Très bien conservé et peu remanié, il est un bel exemple d'architecture de la fin de la période médiévale, caractérisé par son pont levis, ses hautes toitures, ses mâchicoulis, son chemin de ronde et ses cheminées monumentales finement sculptées ; Langeais est en fait à la charnière entre Moyen-Âge et Renaissance, sa façade ouest, côté jardin, offrant un tout autre visage, marqué par des décorations de type renaissance.

    L'événement le plus marquant de la vie du château est le mariage royal de Charles VIII avec Anne de Bretagne, célébré le 6 décembre1491 à 7 heures du matin. La jeune duchesse n'avait alors que 14 ans et son mariage signe la fin de l'indépendance du Duché de Bretagne. La scène du mariage a été reconstituée pour la visite par le sculpteur Daniel Druet avec des mannequins de cire et un son et lumière.

    Jusqu'au règne de Louis XIII, le domaine de Langeais reste la propriété de la couronne de France, qui le donne parfois à titre d'indemnisation ou de récompense. Il appartient ensuite à différentes familles.

    Le château au xixe siècle [modifier]

    Laissés à l'abandon à la Révolution et au début du xixe siècle, les bâtiments furent remis en état à partir de 1833 (avril 1839) par M. Baron, avoué à Paris.1

    " Casimir Boisleve (maire depuis 1830) rêve d'une nouvelle mairie. En 1838, il a exposé au conseil municipal son projet d'acquisition du château qui est en vente depuis le décès de Mme Moisant, dernière propriétaire (...) : "Déjà plusieurs spéculateurs se sont présentés pour l'acheter et le démolir afin d'en vendre les matériaux" (...) Mais la dépense est importante et malgré les efforts de M. Boisleve le château trouve preneur en la personne de M.Baron dès avril 1839. le fleuron de Langeais est en piteux état. La municipalité, locataire partiel, a transformé la grande salle du bas en écurie pour les chevaux des gendarmes. Une autre partie est affectée à la l'auditoire de la justice de paix et à la prison cantonale. Les voisins occupent à leur guise caves et communs. Le parc est divisé en une soixantaine de parcelles consacrées aux arbres fruitiers et à la vigne"2

    Les spéculateurs évoqués par le maire en 1838 sont peut-être l'association de démolisseurs-récupérateurs de biens tristement célèbres sous l'appellation de "Bande Noire" - dont l'orléanais Pilté-Grenet - auteurs de la démolition quasi-complète et de la vente comme matériaux de construction des châteaux poitevins de Richelieu et de Bonnivet 3.

    Le château habité, restauré, remeublé...et vidé de ses collections.

    " M. Baron s'est plu à faire restaurer cette ancienne demeure seigneuriale avec une entente parfaite de l'architecture d'une imposante simplicité (...) il ne s'est pas contenté de restaurer avec un goût vraiment artistique (..) Emule du bon Du Sommerard, il a formé une sorte de musée."4

    Trente ans après cette évocation le fils de Christophe Baron, pour régler des dettes importantes, vendit cette importante collection de 822 numéros 5.

    Deux ans avant Mme Baron, propriétaire du château, donna au musée des Beaux-Arts de Tours une grande réplique en bronze - fondue en 1839 sur les moules originaux - de la célèbre "Diane Chasseresse" de Houdon, une des plus fameuses sculptures du xviiie siècle, maintes fois reproduite ensuite 6

    Après la mort du fils Baron, le château est acquis le 28 juillet 1886 par le banquier et homme d'affaires mulhousien Jacques Siegfried - oncle d'André Siegfried - qui pendant 20 ans le restaure et le remeuble avant de le donner à l'Institut de France le 22 mars 1904 (acte Colin-Langeais).

     

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_de_Langeais

     

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  • Château d'Amboise

    Château d'Amboise

    Château d'Amboise

    Le château d'Amboise surplombe la Loire à Amboise dans le département d'Indre-et-Loire. Il fait partie des châteaux de la Loire.

    Avant d'être rattaché à la couronne en 1434, le château appartenait, depuis plus de quatre siècles, à la puissante famille d'Amboise. Pendant la Renaissance, il sert de résidence à plusieurs rois de France.

    Il a été en grande partie détruit après la Révolution.

    Sommaire

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    Histoire [modifier]

    Le site d'Amboise, habité dès l'antiquité, est une étape stratégique le long de la Loire. Un oppidum y est construit aux Chantelliers, sur un plateau entre la Loire et l'Amasse. En 504 Clovis, Roi des Francs, et Alaric, Roi des Wisigoths, se rencontrent sur l'Ile d'Or (Saint Jean). Peu après, Clovis bat les Wisigoths à Vouillé en 507. Ces derniers abandonnent la Loire et se replient vers le sud.

    Quatre-cents ans plus tard, à l'époque des Invasions Normandes et en accord avec les Rois de France Charles le Chauve et Louis le Bègue, Adalard, Archevêque de Tours, dont la famille contrôle Amboise, confie la garde de la place à deux de ses parents: Ingelger, le mari d'Adelais qui est une nièce d'Adalard, et Sulpice Ier de Buzançais. Ingelger relève les fortifications de la ville. Aux abords de l'An Mil, Amboise est la place la mieux protégée de tout l'ouest de la France. Au début du xiie siècle les Seigneurs d'Amboise prennent le contrôle complet de la ville et de toutes ses forteresses. Louis d'Amboise, l'un des membres de la famille seigneuriale, participa en 1431 à un complot contre Louis de la Trémoille, favori de Charles VII. Démasqué, il est d'abord condamné à mort, avant d'être gracié. Son château en revanche, lui sera confisqué en 1434. Dès lors, Amboise entre dans le domaine royal. Rapidement, Amboise devient une véritable demeure royale, et Charles VIII en fait un véritable palais.

    Le fils de Charles VII, Louis XI, fait élever son propre fils (le futur Charles VIII) à Amboise, pour des raisons de sécurité. Étant né en 1470 au château, le dauphin Charles apprécie Amboise et en fait sa demeure de prédilection. Il y est élevé sous la garde d'un seigneur de Touraine, Jean Bourré.

    Charles VIII, y fit les premières constructions marquantes dès le début de son règne, et entreprend de profondes modifications de 1492 à sa mort en 1498:

    • La chapelle Saint-Hubert,
    • L'aile, dite « Charles VIII », également de style gothique flamboyant, comprenant les logis du Roi et de la Reine,
    • Les deux tours cavalières (Tour des Minimes et Tour Heurtault)
    • Un parc est aménagé sur la terrasse, on comptera plus tard un buste de Léonard de Vinci et un mémorial musulman pour les accompagnants d'Abd El Kader décédés à Amboise durant sa captivité.

    Passionné par la culture italienne qu'il a découverte pendant les campagnes d'Italie, Charles VIII invite à Amboise de nombreux artistes italiens en 1495 (Dominique de Cortone et Fra Giocondo notamment) qui vont totalement transformer le château à la mode de la Renaissance. Il fait aussi appel à l'horticulteur Pacello da Mercogliano pour l'aménagement des jardins. Bien sûr, d'autres éléments seront supervisés par des artistes français. La construction fut supervisée par Raymond de Dezest, bailli d'Amboise, avec l'aide de trois architectes: Colin Biart, Guillaume Senault et Louis Armangeart assistés des maitres Jacques Sourdeau et Pierre Trinqueau. Plus de 250 maçons travaillaient en permanence sur ce chantier.

    Charles VIII y mourut en 1498 à l'âge de 28 ans, après avoir heurté de la tête un linteau de porte le 7 avril, se rendant au jeu de paume.

    Louis XII, son successeur, y fait construire une seconde aile, perpendiculaire à l'aile Charles VIII, dans un style renaissance. Il cède le domaine à Louise de Savoie, qui y élève ses deux enfants, Marguerite de François d'Angoulême, lequel était pressenti pour succéder à Louis XII. Lorsque Louis XII décède en 1515 et que François Ier monte sur le trône, la cour va peu à peu se désintéresser du château d'Amboise. Bien que la construction continue, avec l'achèvement de la tour Hurtault et le réaménagement de l'aile Louis XII, le roi va préférer d'autres demeures comme le château de Chambord, de Blois ou de Fontainebleau.

    Le château avant son démantèlement, par Jacques Androuet du Cerceau, avant 1579.

    Il invita néanmoins Léonard de Vinci à séjourner à Amboise dans le Clos Lucé, situé près du château. Un souterrain, permettant la communication entre les deux sites, fut percé. Le grand peintre mourut en 1519à Amboise et fut inhumé premièrement dans la collégiale Saint-Florentin puis secondairement dans la chapelle Saint-Hubert.

    Henri II, son fils, continuera l'agrandissement de l'édifice en ordonnant la construction de nouveaux bâtiments sur la partie est. En 1560, sous le règne éphémère de François II, Le château fut le théâtre de la conjuration d'Amboise, prélude aux guerres de Religion.

    Article détaillé : conjuration d'Amboise.

    À partir d'Henri III, les séjours royaux se firent plus rares, pour devenir quasi inexistants. Peu à peu, le château se transforme en prison de luxe pour les grands personnages de l'état. En 1626, César, duc de Vendôme et son frère Alexandre, grand-prieur de France, y sont internés pour avoir conspiré contre Richelieu. Le château passe ensuite entre les mains du frère du roi, Gaston d'Orléans. Celui-ci y effectue quelques démolitions dans les années 1660. Confisqué de nouveau par le roi, Amboise redevient une prison. Louis XIV y enfermera Nicolas Fouquet et le duc de Lauzun.

    Propriété du duc de Choiseul au xviiie siècle, celui-ci l'abandonne vers 1760 au profit de Chanteloup à quelques kilomètres au sud d'Amboise. Le château passe ensuite entre les mains du duc de Penthièvre, avant d'être confisqué par la nation en 1792, en pleine révolution française.

    Une grande partie du château fut démolie lors du premier Empire, lorsque Napoléon offre le château déjà en mauvais état à l'ex-consul Roger Ducos, lequel n'ayant pas les moyens de restaurer l'ensemble, préféra détruire les deux tiers du bâtiment (la collégiale Saint-Florentin et le logis des reines notamment) entre 1806 et 1810.

    Louis-Philippe Ier hérita du château par le biais de sa mère. Il dégagea les anciens remparts en faisant détruire les maisons attenantes et redécora l'aile Louis XII. Il est de nouveau confisqué lors de la Révolution de 1848.

    En 1848, à la suite d'un traité de reddition non respecté par les autorités françaises, l'émir Abd El-Kader et une centaine de compagnons y furent placés en captivité, avant d'être libérés parNapoléon III en 1852.

    En 1873, le château repasse à la famille d'Orléans qui le transforme en maison d'accueil pour personnes âgées. Au tout début du xxe siècle, la restauration de l'édifice est entreprise par monsieur Ruprich-Robert et son fils. Aujourd'hui, le château est géré par la Fondation Saint-Louis.

    Architecture [modifier]

    Logis royal [modifier]

    Le logis fait face à la Loire, et se trouve au sommet de la colline castrale. Premier exemple de l'inspiration italienne sur les bords de la Loire, il traduit le passage progressif entre l'architecture gothique et Renaissance.

    Terrasse du château d'Amboise [modifier]

    Chapelle Saint-Hubert [modifier]

    La chapelle Saint-Hubert fut édifiée et sculptée entre 1491 et 1496 par des artistes flamands dans le pur goût gothique flamboyant en pierre et craie de Touraine (Tuffeau) sur ordre de Charles VIII, avant que celui-ci ne découvre l'architecture italienne. La chapelle sert ensuite d'oratoire à Anne de Bretagne, avant de devenir la dernière demeure présumée du corps de Léonard de Vinci, mort à Amboise en 1519.

    Le linteau de la porte d'entrée représente la chasse de Saint-Hubert. Les vitraux, assez récents, retracent des épisodes de la vie de Saint-Louis, et le tympan datant du xixe siècle, représente Charles VIII et Anne de Bretagne.

     

    Tour des Minimes et tour Hurtault [modifier]

    La tour des Minimes et la tour Hurtault, toutes deux très massives, permettaient aux carrosses et attelages de monter sur la terrasse. Elles se situent respectivement sur la façade nord et ouest du château.

    Interieur [modifier]

    Logis gothique [modifier]

    Salle des gardes [modifier]

    La salle des gardes aux voûtes en croisée d'ogive permettait de contrôler l'accès à l'étage occupé par le roi. La salle est meublée de coffre, banc et buffets gothiques en chêne massif du style XVème et xvie siècle.

    Promenoir des gardes [modifier]

    Cette galerie ouverte permettait de surveiller la Loire et les alentours d'Amboise. Y sont exposés, des reproductions de dessins par Androuet du Cerceau illustrant l'importance du château au xvie siècle.

    Salle des gardes nobles [modifier]

    La garde rapprochée du souverain était composée principalement de nobles. La salle des garde nobles contrôlait l'accès de l'escalier menant à l'étage supérieur. La pièce s'articule autour d'un pilier central ou "palmier gothique" soutenant l'ensemble. On observe des copies réalisées au xixe siècle d'armures du XVIème siècle. Une armure de combat dite "à côté", et une armure de parade plus légère. On note également un coffre de marine du xviie siècle.

    Salle des tambourineurs [modifier]

    Cette salle correspond à l'emplacement d'une "chambre à parer" du roi. Son nom fait référence aux nombreuses fêtes et bals donnés au château sous le règne des Valois. Le sol est fait de carreaux de terre cuite fleurdelisés d'inspiration xve siècle. Le mobilier se compose d'une table Renaissance, d'une chaire, ou cathèdre gothique ornée des armes du cardinal Georges d'Amboise, et un coffre datant du règne de Charles VIII. Sur les murs, une tapisserie des Flandres du XVIèms siècle représentant l'Hommage de la famille de Darius à Alexandre le Grand.

    Salle du conseil [modifier]

    C'est dans cette vaste salle (la plus grande du château) que le roi réunissait son conseil, véritable pôle du pouvoir royal. La salle possède deux cheminées: la première, disposant d'une hotte trapézoïdale, est encore marquée par la tradition gothique tandis que la seconde (à l'autre extrémité de la salle), illustre le style Renaissance. Le blason d'Anne de Bretagne (fleurs de lys et mouchetures d'hermine), décorent de nombreux éléments de la salle: hotte de la première cheminée, piliers centraux, vitraux des fenêtres sur Loire. L'emblème de Charles VIII (épée flamboyante ou palmée) orne également la hotte de la première cheminée. Au plafond sont inscrit des monogrammes de Charles VIII (entrelacs de C) et d'Anne de Bretagne (lettre A).

    Sur les côtés, adossés aux murs, on observe de grandes chayères, bancs à dossiers ornés de plis de serviette de style gothique. Sur les murs sont exposés des portraits de rois Bourbon: Henri IV (d'après Franz Pourbus), et Louis XIII (d'après Philippe de Champaigne).

    Appartements Renaissance [modifier]

    Salle de l'échanson [modifier]

    Cette salle montre de nombreux changements apportés par le goût de la Renaissance, notamment dans les arts de la table. La salle est meublée à la fois de style gothique: un dressoir (appelé aussi crédence ou buffet), un coffre, deux chaires; et Renaissance: une chaire, des tables "à l'italienne" disposant d'allonges, un grand coffre en noyé sculpté et anciennement doré. Les murs sont décorés de tapisseries d'Aubusson du xviie siècle d'après des cartons de Le Brun.

    L'embrasure de la fenêtre décorée de bâtons de pèlerins, de bourses pleines de pièces de monnaie et d'une besace, rappelle qu'Amboise était un étape des pèlerins qui se rendaient à Saint-Martin de Tours avant de poursuivre leur chemin jusqu'à Saint-Jacques de Compostelle.

    Chambre de Henri II [modifier]

    La chambre de Henri II possède un lit ouvragé de style Henri II aux grandes dimensions (2,18m x 1,82m). On note également un coffre bijou pourvu d'un double fond, ainsi que des portières et tapisseries de Bruxelles et de Tournai de la fin du xvie siècle et du xviie siècle.

    Antichambre de la cordelière [modifier]

    Il s'agit de l'ancienne antichambre des appartements Renaissance (l'entrée a aujourd'hui disparu). Le manteau de la cheminée est orné d'entrelacs de cordes (symbole de l'ordre franciscain), ainsi que du collier de l'ordre de Saint-Michel, autour du blason d'Anne de Bretagne. Le panneau de bois au-dessus de la cheminée est quant à lui décoré de la Salamandre, emblème de François Ier.

    Appartements "Louis-Philippe" [modifier]

    Cabinet Louis-Philippe [modifier]

    Dans cette pièce est reconstitué un cabinet de travail sous Louis-Philippe. On peut y admirer un Portrait de la duchesse d'Orléans, mère de Louis-Philippe, ainsi que, sur une commode, la maquette de la "Belle Poule", navire commandé par le prince de Joinville, fils de Louis-Philippe, lors du retour en France des cendres de Napoléon Ier.

    Chambre Louis-Philippe [modifier]

    Cette chambre est meublée de style "Premier Empire": un lit bateau ou "Récamier", un secrétaire, un guéridon au piètement de quatre colonnes, une commode en bois plaqué d'acajou; et de style "Louis-Philippe": semainier en acajou, chaise aux croisillons ajourés.

    Sur les murs, on observe un Portrait de Madame Adélaïde, peint par Court, ainsi qu'un Portrait du duc et de la duchesse d'Orléans, d'après Franz-Xaver Winterhalter.

    Salon de musique [modifier]

    Le mobilier de ce vaste salon de musique se compose notamment d'un piano à queue Érard en placage de palissandre de Rio du xixe siècle, d'un secrétaire et d'une console de style "Restauration", et d'une chaise à dossier barrette en acajou estampillé Jacob. Sur les murs sont exposés un Portrait de Louis-Philippe Ier représenté avec les insignes de la monarchie et la charte constitutionnelle de 1830, un Portrait de la reine Marie-Amélie, avec deux de ses fils, le duc d'Aumale et le duc de Montpensier, ainsi qu'un Portrait de Louis-Philippe-Joseph, dit "Philippe-Égalité". On note également un Portrait d'Abd El Kader, sur chevalet.

     

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_d'Amboise

  • Château de Horst

    Château de Horst

     

    Entrée du château
    Vu du ciel

    Sommaire

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    Aux origines [modifier]

    En date du 27 mars 1292 le chevalier Jean de Rode 1, dit de Lantwyck, seigneur de Horst, épousa Marguerite de Brabant, dite de Tervueren

    Le château de Sint-Pieters-Rode, aussi appelé château de Horst, est situé dans le Brabant flamand en Belgique (3220 Holsbeek).

    En 1100 est cité un « Rode Castellum ».

    En 1263 il est la propriété de Jan van Horst. C’est un château entouré de douves de la forme d’un polygone irrégulier.

    L'histoire de cette demeure remonte donc au XIIIesiècle quand Rode échut dans les mains des Lantwyck dont un Jean épousa en date du 27 mars 1292Marguerite de Brabant, dite de Tervueren, fille naturelle du duc Jean Ier

    Le dispositif défensif est évident mais il n’est que la succession revue à la Renaissance d’une place forte du Moyen Âge .

    Horst est en effet un des premiers châteaux du Brabant à avoir quitté ses habits moyenâgeux pour ceux d'une existence moins guerrière et versée vers un art de vivre courtisan où se conjugèrent beauté et harmonie.

    Propriétaires successifs du Château de Horst [modifier]

    Sous les seigneurs de Rode et Horst et la famille (de/van) Lantwyck [modifier]

    Du XIIIesiècle à 1369

    • Jan van Horst (avant 1263 jusqu'à 1268/1291)
    • Arnold van Lantwyck (avant 1268/1291 jusqu'à 1292)
    • Mathilde van Lantwyck (de 1292 jusqu’à 1292)
    • Adam van Lantwyck (de 1292 jusqu’à 1292)
    • Jan I van Lantwyck 2 & Margaretha de Tervueren (de 1292 jusqu’à 1312?)3
    • Aernoudt van Lantwyck (de 1312? jusqu’à 1323?)
    • Adam van Lantwyck (de 1341 jusqu’à 1350?)
    • Jan II van Lantwyck (de 1357 jusqu’à 1369)

     

    Sous la famille Boote [modifier]

    De 1369 jusqu’à 1422

    • Almeric Boote (de 1369 jusqu’à 1405)
    • Elisabeth Boote, mariée à Lonys de Bouchout (de 1405 jusqu’à 1422)

    Sous la famille Pynnock [modifier]

    De 1422 jusqu’à 1461

    • Almeric I Pynnock (de 1422 jusqu’à 1461)

    Sous la famille de Bourgondië [modifier]

    De 1461 jusqu’à 1482

    • Jan avant Philips de Bourgondië (de 1461 jusqu’à 1482)

    Sous la famille Pynnock [modifier]

    De 1482 jusqu’à 1500

    • Lodewyck Pynnock III 7(de 1482 jusqu’à 1500)

    Sous la familie Hinckaert [modifier]

    Hinckaert

    De 1500 jusqu’à 1521

    • Philippa Hinckaert et ses enfants avec Iwein de Corttenbach (de 1500 jusqu’à 1506)
    • Gheertruyt van der Vucht, veuve Hinckaert (de 1506 jusqu’à 1521)

    Sous la famille van Busleyden [modifier]

    De 1521 jusqu’à 1605

    • Adriana de Gondeval & Gillis van Busleyden 8(de 1521 jusqu’à 1533/1536)
    • Franchoys van Busleyden & veuve van Busleyden (de 1533/1536 jusqu’à 1555)
    • Charles van Busleyden & Margaretha van der Stappen, veuve van Busleyden (de 1555 jusqu’à 1578)
    • Margaretha van der Stappen, veuve van Busleyden (de 1578 jusqu’à 1587)
    • Gillis, avant Charles de Jonge et Anthoen van Busleyden (de 1587 jusqu’à 1605)

    Sous la famille de Schoonhoven [modifier]

    De 1605 jusqu’à 1650

    • Olivier II de Schoonhoven d'Arschot 9(de 1605 jusqu’à 1632)
    • Karel-Filips de Schoonhoven (de 1632 jusqu’à 1650)
    • Elisabeth de Rivière, veuve de Schoonhoven (de avant 1650 jusqu’à 1650)

    Sous la famille van den Tympel [modifier]

    De 1650 jusqu’à 1713

    • Maria-Anna van den Tympel 10(de 1650 jusqu’à 1658)
    • Louis-Charles van den Tympel (de 1658 jusqu’à 1664)
    • Philips-François-Jozeph van den Tympel van Brabant (de 1664 jusqu’à 1665)
    • Emmanuel-François-Joseph van den Tympel van Brabant (de 1665 jusqu’à 1667)
    • Emmanuel-Xavier-Benoit van den Tympel van Brabant (de 1667 jusqu’à 1668)
    • Emmanuel van den Tympel van Brabant (de 1668 jusqu’à l668)
    • Anna-Maria-Scholastica van den Tympel, veuve van Brabant (de 1668 jusqu’à 1713)

    Sous la famille de Rubempré [modifier]

    De 1713 jusqu’à 1730

    • Sabine-Claire princesse de Rubempré et Everberghe (de 1713 jusqu’à 1715)
    • Louise-Brigitte princesse de Rubempré et Everberghe (de 1715 jusqu’à 1730)

    Sous la famille de Merode [modifier]

    De 1730 jusqu’à 1875

    • Maximilien-Léopold-Ghislain de Merode (de 1730 jusqu’à 1769)
    • Marie-Cathérine-Josèphe de Merode (de 1769 jusqu’à 1773/1794)
    • Charles-Guillaume de Merode (de 1773/1794 jusqu’à 1830)
    • Françoise-Louise-Ghislaine de Merode (de 1830 jusqu’à 1875)

    Sous les familles de Lombise & de Ribaucourt [modifier]

    De 1875 jusqu’à 1922

    • Marie-Ghislaine-Thérèse de Thiennes de Lombise (de 1875 jusqu’à 1882)
    • Caroline-Marie-Ghislaine de Ribaucourt (de 1882 jusqu’à 1922)

    Sous la famille Hemricourt de Grunne [modifier]

    A partir de 1922

    • Guillaume-Charles-Hubert, comte de Hemricourt de Grunne (de 1922 jusqu’à 1978)
    • Colette-Nathalie-Léonie-Françoise-Thérèse-Josèphe-Marie-Ghislaine, comtesse de Hemricourt de Grunne & comte Cornet d'Elzius (à partir de 1978)

    De nos jours [modifier]

    En Octobre 2007 la comtesse de Hemricourt de Grunne a vendu le château avec 113 hectares de terre à la Drapeau de la Région flamande Région flamande

    La légende du château hanté [modifier]

    Château de Horst, quand vient la nuit...

    Les villageois disent que le fantôme du seigneur de Rode revient tous les jours à minuit dans un carrosse tiré par six chevaux sauvages qui, sortant du bois où se trouvent les ruines du pressoir, descend au grand galop l'avenue des tilleuls et entre, on ne sait par quelle magie, dans le donjon. Des lueurs sinistres brillent alors pendant un temps aux meurtrières de la tour avant que le carrosse ne repasse le pont-levis et retourne, aussi furtivement qu'il est venu, dans les ruines du pressoir.

    L’âme du légendaire seigneur du XVesiècle ne pourrait trouver la paix pour avoir tué son chapelain.

    Il existe deux versions de l’histoire :

    La première prétend que le prêtre avait commencé la messe au château avant l’arrivée du seigneur, et ce dernier, furieux de son manque de respect, lui aurait tranché la gorge.

    La seconde version dit que le dernier sire de Rhode aurait passé sa jeunesse dans les aventures des voyages lointains et serait, enfin, rentré dans le pays accompagné d'une jeune et jolie femme, épousée à l'étranger. Déjà âgé, son caractère sombre et chagrin l'avait rendu très sévère à l'égard de ses vassaux et fort jaloux de sa compagne; il prit ombrage de ses conversations avec le chapelain. Il advint qu'un jeune homme à la veille de se marier, fut condamné à être pendu pour délit de chasse. Sa fiancée, toute éplorée, demanda à la châtelaine son intervention auprès du seigneur, en faveur de son futur époux et celui-ci fut en effet gracié. Or, peu de temps après, le sire de Rhode, sa femme et le chapelain, se rendant en carrosse au château d'Hervelé, rencontrèrent une noce. L’épousée jeta son bouquet sur les genoux de la noble qui, émue, remercia le jeune couple de la main. Le vieux gentilhomme regarda sa fiancée avec surprise, ne comprenant rien à son trouble. Il ne savait pas et elle ne voulait pas lui dire qu'elle venait de voir, si heureux, était le manant qui avait été condamné à mort. Elle eût redouté que, par un geste de rancune, il ne se fût fait un plaisir de troubler la noce. Dans la crainte que le chapelain ne parlât, elle lui fit signe de se taire. Par malheur, son mari aperçut ce geste; tous ses soupçons lui surgirent à l'instant, à l'esprit et lui semblèrent confirmés. Fou de colère, il poignarda le malheureux prêtre qui tomba, frappé à mort dans le carrosse. A la vue de cette scène sanglante, la châtelaine s'évanouit. Quand elle rouvrit les yeux, elle était folle. Elle mourut peu de temps après. L'époux ne tarda pas à reconnaître sa fatale erreur et, poursuivi par d'horribles visions, passa le reste de sa vie dans la solitude et les remords. Il trépassa sans postérité.

     

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_de_Horst