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  • Château des ducs de Bretagne

    Château des ducs de Bretagne

    Vue générale aérienne
    Vue générale aérienne

    Présentation
    Période ou style MédiévalRenaissance
    Début construction xve siècle
    Fin construction xvie siècle
    Propriétaire initial François II de Bretagne
    Destination initiale Défense et Habitation
    Propriétaire actuel Mairie de Nantes
    Classement Cl Monument historique(1840)
    Site internet Consulter
    Géographie
    Latitude
    Longitude
    47° 12′ 56″ Nord
    1° 32′ 59″ Ouest
    Pays France France
    Région historique Bretagne
    Subdivision administrative Loire-Atlantique
    Commune Nantes

    Géolocalisation sur la carte : France

    Château des ducs de Bretagne

    Le Château des ducs de Bretagne se situe à Nantes, sur la rive droite de la Loire, qui alimentait autrefois les douves. Il fut la résidence principale des ducs de Bretagne, du xiiie au xve siècle.

    Le château des ducs de Bretagne fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis 18401.

    Depuis sa réouverture en 2007, le château est géré par Nantes culture&patrimoine, par délégation de service public de la ville de Nantes.

    Sommaire

    [masquer]

    Historique [modifier]

    Le Vieux Donjon
    Le Petit Gouvernement
    Le Harnachement
    Le puits

    À partir de 1207Guy de Thouars, veuf de Constance, duchesse de Bretagne, fait construire le premier château dit « de la Tour Neuve » au pied de l'enceinte gallo-romaine de la ville alors circonscrit à l'actuel quartier du Bouffay. Il cherche à affirmer le pouvoir des ducs face à celui des comtes de Nantes et de l'évêque de NantesPierre Mauclerc et son fils Jean Ier de Bretagne étendent les fortifications de la cité et agrandissent le château. Élément essentiel du système défensif de la ville, il protège un bras de la Loire, lieu d'intenses activités commerciales. Durant la seconde moitié du xive siècle, le « chastel de la Tour Neuve » est agrandi par Jean IV de Bretagne, à qui l'on doit la tour polygonale dite du « Vieux Donjon », seul vestige de cette époque2.

    En 1466François II de Bretagne décide de reconstruire le château. Le nouvel édifice sera à la fois la résidence principale de la cour ducale et une forteresse militaire capable de résister au pouvoir royal. Une double vocation marquée côté cour par un palais résidentiel de tuffeaublanc aux façades raffinées (le Grand Gouvernement, la tour de la Couronne d'Or, le Grand Logis) et, côté ville, par sept tours massives de schiste et de granit reliées par des courtineset 500 mètres de chemin de ronde.

    À la mort de François II en 1488, sa fille, Anne de Bretagne, qui sera reine de France de 1491à 1514, par ses deux mariages successifs avec Charles VIII et Louis XII, reprend les travaux. Elle renforce notamment la forteresse, côté Loire, en construisant la tour du Fer à Cheval, impressionnant bastion d'artillerie. En 1514, le château revient à sa fille Claude, mariée à François Ier. Pour loger la famille royale, il s'enrichit d'un nouveau bâtiment de style Renaissance : le Logis du Roy, que l'on appelle aujourd'hui le Petit Gouvernement. En 1532, l'édifice devient propriété royale à l'occasion du rattachement de la Bretagne au royaume de France.

    Au cours des xvie et xviie siècles, le château est choisi comme résidence bretonne des rois de France. Un lieu de prestige qui place Nantes au rang des grandes villes de province, mais qui ne renonce pas pour autant à sa vocation militaire. Ainsi, à partir de 1582, dans un contexte de guerres de religion, le duc de Mercœur, gouverneur de Bretagne, renforce les défenses du château. Soucieux de protéger la ville contre les attaques protestantes venant du Poitou, il fait édifier une terrasse d'artillerie et deux ouvrages de défense en forme d'éperon, appelés bastions. Ces derniers sont équipés de terrasses pour recevoir les canons.

    Le 30 avril 1598Henri IV séjourne au château lors de sa venue dans la cité pour la signature de l'Édit de Nantes. La signature du célèbre édit ne se fera cependant pas au château mais dans la Maison des Tourelles. Celle-ci se situait quai de la Fosse et fut détruite au cours de la seconde guerre mondiale, lors d'un bombardement sur Nantes.

    Après avoir logé princes, cours et rois, l'édifice, peu à peu délaissé, change d'usage, devient caserne et prison. Il va subir différents dommages ainsi que des transformations importantes : incendie du Grand Gouvernement en 1670 et reconstruction dans le style classique de l'époque sur ordre de Louis XIV ; transformation du château en arsenal au xviiie siècle, avec construction du bâtiment du Harnachement pour abriter l'artillerie ; explosion de la tour des Espagnols le 25 mai 1800, entraînant la destruction de la chapelle et des archives.

    Classé monument historique en 1862, le château est vendu par l'État à la ville de Nantes en 1915. En 1924 s'y installe un musée municipal consacré aux arts décoratifs, complété après-guerre de nouvelles salles abritant les collections du musée d'art populaire régional, puis celles du musée des Salorges.

    Le château est réquisitionné officiellement le 8 mai 1943 par les troupes allemandes d'occupation, qui construisent un bunker dans son enceinte pour y abriter un central téléphonique.

    L'état de dégradation du Grand Logis entraîne sa fermeture en 19703.

    Rénovation [modifier]

    Le Grand Logis et la Tour de la Couronne d'Or, après rénovation

    Depuis le début des années 1990, la ville de Nantes a mis en œuvre un programme de restauration et d'aménagement pour mettre en valeur ce site, emblématique de l'Histoire de Nantes et de la Bretagne. Après quinze années d'importants travaux de restauration et trois années de fermeture au public, le château a rouvert le vendredi 9 février 2007.

    Circuit des remparts [modifier]

    La création d'un circuit complet des remparts, la mise en place d'un premier accès par les douves et d'un second par une passerelle, l'arrangement d'un jardin dans les douves, la mise en lumière nocturne participent à la renaissance du site. Les 500 mètres de chemin de ronde sur les remparts fortifiés offrent des points de vue sur les bâtiments, la cour, les douves, mais aussi sur la ville : la tour LU, l'emplacement du bras de la Loire qui baignait le château avant les comblements des années 1930, la cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul et le quartier du Bouffay.

    Musée d'histoire de Nantes [modifier]

    L'édifice restauré accueille aujourd'hui le nouveau musée d'histoire de Nantes, installé dans 32 salles. Jalonné de dispositifs multimédias, le Musée présente plus de 850 objets de collection. En proposant des clefs de lecture de la ville qui mettent en perspective passé, présent et avenir, le Château et son musée s'inscrivent dans une vision actuelle du patrimoine. Un portrait de la ville en sept grandes séquences est présenté au public :

    • Le Château, Nantes et la Bretagne jusqu'au xviie siècle
    • Nantes, fille du fleuve et de l'océan
    • Le négoce et l'or noir au xviiie siècle
    • Nantes en Révolution
    • Un port colonial et industriel (1815-1940)
    • La nouvelle forme d'une ville (1940-1990)
    • Une métropole atlantique, aujourd'hui et demain

    Le parcours s'achève par une vision de la ville, création multimédia d'un artiste contemporain. Pierrick Sorin est le premier artiste invité.

    Le Château la nuit [modifier]

    Éclairages nocturnes
    Château des ducs de Bretagne, entre 1890 et 1905. Entrée du pont dormant, encadrée par la tour du Pied-de-Biche et celle de la Boulangerie. La troisième tour est la tour des Jacobins.

    L'éclairage nocturne valorise le site dans sa complexité architecturale au sein du tissu urbain. À l'entrée principale par le pont dormant, une lumière chaude, orangée, jaillit de l'intérieur au niveau des courtines. Dans le jardin des douves, l'éclairage de la contre-escarpe octroie une lumière plus sombre. Sur la façade sud, une lumière mouvante glisse sur l'imposante muraille…

    Cette mise en lumière a valu à ses concepteurs, Sylvie Sieg et Pierre Nègre de l'Atelier Lumière, le Trophée européen Lumiville 2007, prix de la conception lumière.

    Présentation des éléments [modifier]

    Conçu comme une forteresse dans le contexte de lutte pour l'indépendance du duché de Bretagne, le système défensif du château est composé de sept tours reliées par des courtines et un chemin de ronde. Sur cour, un ensemble de bâtiments résidentiels construits en pierre de tuffeaucontrastent par leur blancheur et leur raffinement sculpté avec les murailles extérieures.

    Le château et la Loire [modifier]

    Le bras de la Loire, situé au pied du château est, dès l'Antiquité, une voie navigable essentielle pour la circulation des hommes et des marchandises. Vers 1860, un quai est construit pour permettre de charger et décharger des bateaux et fait office d'entrepôt à ciel ouvert. La ligne de chemin de fer Nantes-Saint-Nazaire, aménagée en bord de Loire, n'a pas encore remplacé le fleuve pour le transport de marchandises. Dans la première moitié duxxe siècle, les comblements font disparaître l'eau du centre du Nantes. Un aménagement paysager est conçu autour du château et des douves purement décoratives sont creusées.

    Aspects extérieurs [modifier]

    Entrée entre la tour du Pied-de-Biche et de la Boulangerie, surmontée du campanile
    • les accès : l'entrée principale, point vulnérable de la forteresse, possède une herse et deux portes protégées par des ponts-levis à bascule (une grande pour le passage des charrettes et des cavaliers, une plus petite pour le passage des hommes à pied), qui furent récemment restitués lors de la restauration du château. Les deux autres entrées fortifiées historiques, moins connues, sont la poterne de la Loire, sur la façade Sud du château, construite par Anne de Bretagne entre 1491 et 1494, et le pont de Secours, sur la façade Nord. Ces deux entrées furent également remises en service lors des travaux de restauration.
    • les tours du Pied-de-Biche et de la Boulangerie : ces tours jumelles datent de 1466, année de construction du château par François II. Elles encadrent et protègent l'entrée principale par le pont-levis. La tour de la Boulangerie porte les armes de la duchesse, un écu d'hermine, surmonté de la couronne ducale. Une devise y est également inscrite : « Amavi » (« j'ai aimé » en latin). Il s'agit d'une libre déclinaison (tardive) de la devise des ducs de Bretagne Monfort et de l'ordre de l'Hermine « À ma Vie ». La devise personnelle d'Anne de Bretagne en qualité de reine de France est la formule béarnaise « Non mudera », je ne varierai pas. Quant à la devise personnelle de son père François II, on pense qu'il s'était choisi l'écrit épicurien gravé à l'intérieur d'un bijou de son trésor « Il n'est trésor que de liesse ».
    • la tour des Jacobins : ainsi nommée car elle faisait face au couvent du même nom, elle est parfois appelée tour des Anglais, car elle a servi à emprisonner des soldats anglais au cours du XVIIIe siècle. Est conçue pour résister aux tirs de l'artillerie et adaptée à l'usage des armes à feu. Elle possède neuf chambres de tir aménagées dans l'épaisseur du mur et dotées de canonnières. Un bâtiment la surmontait au xve siècle4.
    • la tour du Vieux Donjon : unique vestige visible du château dit de « la Tour Neuve », cette tour polygonale a été construite au xive siècle par le duc de Bretagne Jean IV de Monfort.
    • les autres tours : on compte par la suite, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, la tour du Port, la tour de la Rivière et la tour du Fer à Cheval.
    • le campanile : situé côté douves, ce campanile hérissé, d'une flèche puis d'une lanterne surplombe l'entrée. À la suite d'un incendie en 1670, le couronnement détruit du campanile est reconstruit, composé d'un fronton avec, en son centre, une horloge. En 1800, l'explosion de la tour des Espagnols détruit une aile du Grand Gouvernement et le campanile disparaît. Le nouveau campanile a été rétabli entre les tours jumelles à l'occasion de la récente restauration. Réalisé à partir d'un dessin de 1715, il respecte à la lettre les volumes de son « ancêtre ». Avec ses six tonnes et ses huit mètres de haut, il est travaillé dans du chêne de France et taillé de manière traditionnelle, gage de qualité et de longévité.
    • la courtine de la Loire : construite entre 1491 et 1494 par Anne de Bretagne, cette partie de l'enceinte protégeait le château du côté fleuve. Elle est percée d'une entrée fermée à l'origine par une herse, qui était utilisée pour sortir discrètement du château et permettre à certains visiteurs d'arriver par voie d'eau. Au début du xvie siècle, François Ier ordonne des travaux : ajout d'un bâtiment sur cour s'appuyant sur les remparts, le Petit Gouvernement, et transformation de la partie haute de la courtine. Crénelée, elle est ornée de gargouilles et de mâchicoulis ornés du F de François Ier.

    Aspects intérieurs [modifier]

    Les loggias de la tour de la Couronne d'or
    Le Grand Gouvernement, armoiries de Louis XIV
    La conciergerie
    • le Grand Logis : réalisé par François II, ce bâtiment est un lieu de résidence pour le duc de Bretagne et sa cour. Édifiées sous le règne d'Anne, duchesse de Bretagne puis reine de France, les lucarnes témoignent par leur décor sculpté de l'union de la Bretagne à la France : le porc-épic de Louis XII fait face au lévrier d'Anne5. Les lucarnes sont de style gothique flamboyant.
    • la tour de la Couronne d'Or : la tour de la Couronne d'Or, construite par François II et achevée par sa fille Anne de Bretagne, tient son nom de la proximité du puits, surmonté de fers forgés symbolisant la couronne ducale. Deux loggias, qui sont des pièces ouvertes sur l'extérieur, agrémentent les étages élevés de la tour. Elles sont principalement réservées à la détente, la parade et permettent d'assister aux fêtes dans la cour. Elles constituent un élément décoratif nouveau, issu des premières influences italiennes.
    • le Grand Gouvernement : ce corps de bâtiment, autrefois appelé le Palais Ducal, a été reconstruit sur ordre de Louis XIV suite à un incendie. Il s'appelle aujourd'hui le Grand Gouvernement, en souvenir du gouverneur de Bretagne Charles de La Porte, duc de la Meilleraye, qui décide de s'y installer au xviie siècle. Mutilées pendant la Révolution, les armoiries de Louis XIV ont été restaurées en 1999.
    • la partie détruite : le 25 mai 1800, une violente explosion, déclenchée par l'effondrement d'un plancher vermoulu sur lequel étaient stockées trois tonnes de poudre, anéantit la tour des Espagnols, le bâtiment du Lieutenant du Roi ainsi que la chapelle et la salle des archives, qui se trouvaient dans le prolongement du Grand Gouvernement. On déplore également 60 morts, 108 blessés et une centaine de maisons du voisinage endommagées. Les militaires reconstruisent un mur en schiste pour combler la brèche. Son aspect le plus sombre le distingue du mur médiéval, qui présente en alternance des blocs de granit et de fines assises de schiste. Les fondations de la tour sont toujours visibles de nos jours dans les douves.
    • la conciergerie : ce bâtiment a été édifié au début du xviiie siècle afin de loger le lieutenant du Roi puis les bureaux de l'arsenal. Il est devenu la conciergerie du château en 1924 lors de la transformation du site en musée.
    • le Harnachement : ce bâtiment abrite des expositions temporaires.
    • le Petit Gouvernement : de style Renaissance, il garde ses cheminées de brique et d'ardoise d'origine. Construit sur ordre de François Ier, il sert de « logis du roi » lors de ses séjours à Nantes. Il communique par les combles avec le chemin de ronde. François Ier obtient en 1532, grâce à son épouse Claude de France, l'« union perpétuelle » entre la France et la Bretagne. Le Petit Gouvernement se prolonge par le Pavillon de la Rivière.

    Invités et occupants [modifier]

    Sources [modifier]

    1. notice de la base Mérimée [archive]
    2. Nantes Passion, hors-série, février 2007.
    3. Dépliant Ouest France - Château des ducs de Bretagne.
    4. Panneau de renseignement du château des ducs de Bretagne.
    5. Dépliant du Musée d'Histoire de Nantes.
    6. Guide du routard - Pays de la Loire, 2001 - 2002
    7. Nantes, Guy Ganachaud, Hervé Boulé, Éditions Ouest France.

    Galerie [modifier]

    L'entrée du château
    Vue panoramique de la cour du château

     

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_des_ducs_de_Bretagne

  • Château de Petit-Bourg

    Château de Petit-Bourg

    Le château de Petit-Bourg : dernier état avant démolition.
    Le château de Petit-Bourg : dernier état avant démolition.

    Présentation
    Nom local détruit
    Période ou style Néo-classique
    Type Château d'habitation
    Architecte Pierre Cailleteau dit Lassurance puis (reconstruction) Jean-Michel Chevotet
    Début construction 1716 puis 1756
    Propriétaire initial André Courtin
    Destination initiale Habitation
    Destination actuelle Détruit
    Géographie
    Latitude
    Longitude
    48° 38′ 22″ Nord
    2° 26′ 28″ Est
    Pays France
    Région historique Hurepoix
    Région Île-de-France
    Département Essonne
    Commune Évry

    Géolocalisation sur la carte : France

    Château de Petit-Bourg

    Le château de Petit-Bourg était un château d'habitation français situé à Évry-sur-Seine en pays Hurepoix, sur la rive gauche de laSeine, dans l'actuel département de l'Essonne et l'actuelle région Île-de-France.

    Sommaire

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    Situation [modifier]

    Château de Petit-Bourg

    Le château de Petit-Bourg était situé dans la commune d'Évry-sur-Seine dans la région d'Île-de-France. Il était construit en sur la rive gauche de la Seine à la hauteur de l'actuelle écluse à l'emplacement de l'actuelle parking de la résidence du petit-bourg, face à l'actuelle allée Louise Bathilde de Bourbon, qui était alors l'allée d'honneur.

    Histoire [modifier]

    Le premier château connu sur le site de Petit-Bourg, dominant la Seine, en vue de la forêt de Sénart, fut commencé au début du xviie siècle pour André Courtin, chanoine de Notre-Dame de Paris et achevé vers 1635pour Jean Galland. Vers 1650, Mgr Louis Barbier de La Rivière (†1670), évêque de Langres, le fit agrémenter de jardins dessinés parFrançois MansartJules Hardouin-Mansart y aurait travaillé vers 1662.

    Vers 1695Madame de Montespan acquit le château de Petit-Bourg. Elle y fit réaliser d'importants travaux d'aménagement et aurait chargé André Le Nôtre de dessiner les jardins à la françaises, étagés en terrasses. Elle s'y réfugia après sa disgrâce.

    A sa mort en 1707, son fils le duc d'Antin, hérita le château et fit refaire les jardins. Entre 1716 et 1722, il entreprit de le faire entièrement reconstruire par l'architecte Pierre Cailleteau dit Lassurance. Le nouveau château de Petit-Bourg fut une résidence véritablement princière, chef d'œuvre de Lassurance. Les meilleurs décorateurs du temps y avaient travaillé. On remarquait particulièrement le cabinet en galerie de l'appartement du roi (angle du pavillon du midi, à l'étage) et le grand salon, décoré par Louis-Claude Vassé de portraits royaux et d'emblèmes ducaux.

    Avant la reconstruction du château, le duc d'Antin reçut à Petit-Bourg Louis XIV et, en 1717, le tsar Pierre le Grand. Après sa reconstruction, Louis XV et la reine Marie Leszczyńska y firent de fréquents séjours. Mme de Pompadour l'apercevait de sa terre d'Étiolles avant d'être élevée par la faveur royale, et rêvait sur cette magnifique demeure.

    Après la mort du duc d'Antin, le château subsista, démeublé, pendant plusieurs années. Acquis par Marie Jacomel, veuve de Louis Chauvelin, président à mortier au parlement de Paris, il fut entièrement démoli en 1750 et remplacé par un nouveau château construit à partir de 1756 dans le goût néo-classique, œuvre de l'architecte Jean-Michel Chevotet.

    Au moment de la Révolution, le château était la propriété de la duchesse de Bourbon, née Bathilde d'Orléans. Après être passé entre plusieurs mains, il fut acquis en 1827 par le banquier Alexandre Aguado, marquis de Las Marismas, qui y accueillit son ami, le compositeur Gioacchino Rossini et se fit élire maire d'Evry-sur-Seine en 1831. La création du chemin de fer de Paris à Corbeil vint malheureusement couper le parc en deux et le séparer de la Seine. Alexandre Aguado vendit sa propriété le 7 avril 1840 à des spéculateurs qui entreprirent de diviser le domaine.

    Les Allemands occupèrent le château pendant la Seconde Guerre mondiale, et l'incendièrent en 1944, lors de leur départ d'Évry. Les ruines furent rasées. À l'emplacement du château a été construite la résidence du « Parc de Petit-Bourg ». L'allée bordée de marronniers et de tilleuls longeant les pavillons de la résidence était l'allée d'honneur du château.

    Architecture [modifier]

    Le château connut trois architectures successives. La première construction datait du début du xviie siècle. Vers 1650, il fut agrémenter de jardins dessinés par François Mansart puis en1662Jules Hardouin-Mansart en modifia l'architecture. Vers 1695 André Le Nôtre y dessina des jardins à la française en terrasse.

    Entre 1716 et 1722, il fut entièrement reconstruit selon les plans de Pierre Cailleteau et en partie décoré par Louis-Claude Vassé.

    Il fut à nouveau détruit en 1750 et reconstruit à partir de 1756 par Jean-Michel Chevotet dans un style néoclassique.

    Occupé par les Allemands durant la seconde Guerre mondiale, il fut incendié en 1944 et rasé.

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_de_Petit-Bourg

  • Manoir de Kermadec

    Manoir de Kermadec

    Manoir de Kermadec Pencran
    Matériaux
    granit
    Schiste

    De style gothique, ce manoir est construit sur l'emplacement d'un édifice antérieur. Il est érigé à la demande de la famille Huon, dont l'un des membres épouse en 1307 Pigette Saladin, fille du propriétaire de l'ancien manoir. Au rez-de-chaussée, trois pièces principales sont réparties selon un plan en équerre, autour d'un escalier à vis permettant d'accéder à l'étage et aux combles.

    Source : http://fr.topic-topos.com/manoir-de-kermadec-pencran

     

  • Château d'Etampes

    Château d'Etampes

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    1. Diaporama

    Ce donjon de l'ancien château Royal aujourd'hui disparu, a été édifié vers 1130-1150. La tour servit de prison à la reine Ingeburge l'épouse de Philippe Auguste qui l'avait répudié le lendemain de leur nuit de noces. L'architecture du donjon qui se distingue par sa forme quadrilobée, est représenté dans le fameux manuscrit médiéval "les très riches heures du Duc de Berry". Conservé sur presque toute sa hauteur (environ 27 mètres), le donjon est construit en moellons et chainée aux angles.

     

    Source : http://www.casteland.com/pfr/chateau/idf/essonne/etampes/etampes.htm

  • Château du Louvre

    Château Médiéval du Louvre

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    1. Histoire du château
    2. Description du château
    3. Diaporama

    La forteresse fut bâtie après 1190 par le roi de France Philippe Auguste (1180-1223). Par sa forme et son agencement, elle révolutionna la construction castrale et posa pour trois siècles les canons architecturaux. Ses fondations sont aujourd’hui visibles sous l’actuel musée.

     

    Source : http://www.casteland.com/pfr/chateau/idf/paris/louvre/louvre.htm

  • Château de Chaumont-sur-Loire

    Château de Chaumont-sur-Loire

    Le château de Chaumont-sur-Loire se trouve sur les bords de la Loire, entre Amboise et Blois, en France. Il est situé sur le dernier fleuve sauvage d'Europe, récemment inscrit au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco.

     

     

     

     

    Sommaire

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    Histoire [modifier]

    Au xe siècle, c'est Eudes I, comte de Blois qui fit construire une forteresse pour protéger la ville de Blois des attaques des comtes d'Anjou. Le chevalier normand Gelduin reçoit Chaumont et fait consolider la forteresse. Sa petite-nièce, Denise de Fougère, ayant épousé Sulpice d'Amboise, le château passe dans la famille d'Amboise pour cinq siècles.

    Louis XI fit brûler et raser Chaumont en 1455 pour punir Pierre d'Amboise de s'être révolté contre le pouvoir royal lors de la « Ligue du Bien Public ». Puis, son fils Charles Ier d'Amboise entreprit la reconstruction du château de 1465 à 1475 en édifiant l'aile Nord (face à la Loire) aujourd'hui disparue.

    Le château

    De 1498 à 1510, Charles II de Chaumont d'Amboise, aidé de son oncle le cardinal Georges d'Amboise, poursuivit la reconstruction dans un style déjà marqué par la Renaissance tout en conservant la même allure générale fortifiée.

    A la fin de 1559Catherine de Médicis, qui possédait le château depuis 1550, l'échangea à sa rivale Diane de Poitiers, maîtresse du roi Henri II, contre celui de Chenonceau.

    À la mort de Charlotte de la Marck, petite-fille de Diane (1594), le château fut hérité par son époux, le vicomte de Turenne (père de Henri de la Tour d'Auvergne, né d'un second mariage), qui le revendit à un fermier général des gabelles nommé Largentier.

    Profitant de l'arrestation de Largentier pour fraude et du droit lignager de sa femme Isabelle de Limeuil, le gentilhomme lucquois Scipion Sardini, qui devint baron du lieu, puis ses fils, furent les propriétaires du château entre 1600 et 16671.

    À cette date, le château passa par alliance aux seigneurs de Ruffignac, famille périgourdine.

    Le duc de Beauvilliers (qui devint duc de Saint-Aignan à la mort de son père) l'acheta à cette famille en 1699. Le château retrouva son faste passé et accueillit même en 1700 le duc d'Anjou qui cheminait vers l'Espagne pour s'y asseoir sur le trône.

    À la mort du duc, une de ses filles en hérita et l'apporta à Louis de Rochechouart, duc de Mortemart, son époux. Ce dernier, grand joueur, contracta des dettes et dû s'en séparer.

    Il fut vendu à un maître des requête ordinaire de Louis XV, Monsieur Bertin, qui fit certaines modifications dont l'ouverture sur la Loire en abattant le corps de logis qui fermait la cour.

    En 1750, Chaumont passa à un maître des eaux et forêts, Jacques-Donatien Le Ray, futur intendant des Invalides, qui y fonda une célèbre manufacture de produits céramiques. Benjamin Franklin y séjourna et obtint même de son hôte l'envoi d'un navire chargé de munitions destinées aux indépendantistes américains. Après sa mort, son fils tenta même de fonder, sans succès, une colonie et une ville sur les bords de l'Ohio qui avait été baptisée Chaumont.

    En 1810, Madame de Stael, exilée, s'installa au château pendant les aventures de Monsieur Le Ray, fils, aux États-Unis.

    Vue générale du château de Chaumont-sur-Loire

    Monsieur Le Ray avait fait de Chaumont une manufacture, le château devint une ferme après sa cession en 1829 à un certain monsieur d'Etchegoyen.

    Des restaurations furent commencées avec le comte d'Aramon qui l'acquit en 1834 (mort en 1847) et poursuivies avec le vicomte Walsh qui épousa sa veuve.

    Plus tard, Marie Say en devint propriétaire en 1875. Elle épousa peu après Amédée de Broglie (fils d'Albert de Broglie). Ils firent aménager de luxueuses écuries et un magnifique parc paysager à l'anglaise.

    L'édification en 1877 de ces écuries somptueuses fut confiée à l'architecte Paul-Ernest Sanson, également chargé par le prince et la princesse de Broglie, de la restauration complète du château. L'architecte fit le choix d'un ensemble en brique et pierre.

    Les écuries de Chaumont sont représentatives de ce que l'aristocratie fortunée fit construire à la fin du xixe siècle pour abriter ses chevaux. Elles furent considérées à l'époque comme les plus luxueuses d'Europe, bénéficiant alors d'un éclairage électrique à arc, en même temps que l'Opéra Garnier et l'hôtel de ville de Paris.

    Pendant quarante ans, le château connaîtra une époque fastueuse durant laquelle les Broglie donneront des fêtes et réceptions éblouissantes, en menant une vie digne d'une maison royale. Malheureusement, des revers de fortune obligeront la princesse de Broglie à vendre Chaumont en 1938 à l'État qui l'affectera au service des monuments historiques.

    Construction du château [modifier]

    Ce château d'allure médiévale a en effet été construit au xve siècle. Les ailes Nord et Ouest ont été édifiées de 1469 à 1481, les tours sont massives et dotées de mâchicoulis et de chemins de ronde. La porte d'entrée précédée d'un double pont-levis est enserrée par deux grosses tours rondes.

    La construction reprend en 1501 sur ordre de Charles II d'Amboise seigneur de Chaumont puis sera reprise par le cardinal Georges d'Amboise, ministre de Louis XII.

    Voir aussi [modifier]

    Le château au xxie siècle [modifier]

    Désormais, le château de Chaumont-sur-Loire et le Conservatoire international des parcs et jardins sont réunis. Ils forment le domaine de Chaumont-sur-Loire et leurs programmations culturelles deviennent complémentaires.

    Le Conservatoire international des parcs et jardins de Chaumont-sur-Loire (CIPJP) et le Centre des monuments nationaux ont décidé de mettre en commun leurs moyens pour assurer la gestion et l’animation culturelle du château de Chaumont-sur-Loire.

     

     

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_de_Chaumont-sur-Loire

     

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