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  • Château du Taureau

    Château du Taureau

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    Château du Taureau Plouézoch

    Photo : http://fr.topic-topos.com/chateau-du-taureau-plouezoch


    Vue du château du Taureau depuis la mer.
    Vue du château du Taureau depuis la mer.
    Géographie
    Pays France France
    Localisation Baie de Morlaix (océan Atlantique)
    Coordonnées 48° 40′ 33″ N 3° 53′ 04″ W
    Superficie 0,002 km2
    Géologie Île continentale
    Administration
    France France
    Région Région Bretagne
    Département Finistère
    Commune Plouezoc'h
    Démographie
    Population Aucun habitant
    Autres informations
    Découverte Préhistoire
    Fuseau horaire UTC+1
    France location map-Regions and departements.svg
    Château du Taureau
    Îles de France

    Le château du Taureau est situé à Plouezoc'h à l'entrée de la baie de Morlaix dans le Finistère.

    Sommaire

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    Histoire [modifier]

    Vue d'ensemble de la baie de Morlaix

    En 1520, suite à l'échec de la rencontre du Camp du Drap d'Or, les relations entre les royaumes de France et d'Angleterre se dégradent et débouchent sur un rapprochement de cette dernière avec l'Espagne de Charles Quint. Ainsi, en 1522, une flotte anglaise attaque Cherbourg puis se dirige vers Morlaix où elle arrive début juillet. Le jour de l'attaque est choisi en fonction de la foire de Guingamp. Ainsi, tous les notables et surtout les soldats sont absents laissant la ville sans défense. Une flotte de 60 navires s'approche de la côte et débarque plusieurs centaines d'hommes déguisés en marchands pour ne pas éveiller la curiosité. La nuit venue, ils se dirigent vers la ville où ils ne rencontrent aucune résistance. Dans le même temps, les navires remontent la rivière afin de débarquer directement des hommes dans la ville. Toutefois, ils sont bloqués par des arbres abattus dans le lit de la rivière. Ayant investi la ville, les Anglais se livrent au pillage, incendient les maisons et massacrent les habitants qui n'ont pu fuir. Le lendemain, prévenus par les habitants en fuite, les soldats du seigneur de Laval arrivent sur les lieux afin d'en chasser l'ennemi. Ce dernier, ayant découvert des victuailles et de nombreux fûts de vins, avait fêté la victoire toute la nuit et dormait, la plupart des soldats étant enivrés. Les Français massacrent tous les Anglais qu'ils trouvent, ces derniers offrant peu de résistance du fait des libations de la nuit précédente1.

    Construction [modifier]

    Le premier fort [modifier]

    Le premier chateau

    Suite à cet évènement, il est décidé de construire un fort en baie de Morlaix. Toutefois, pour construire ce type de bâtiment sur la côte, il faut une autorisation du roi accordée par François Ier sur intervention du duc d'Étampes en 1542. Mais aucun financement royal n'est prévu. Le fort doit être construit sur les deniers des Morlaisiens qui seront remboursés plus tard, lorsque les finances du royaume le permettront. À titre de compensation, le Roi leur octroie le privilège de nommer le gouverneur du fort ainsi que sa garnison tout en assurant son équipement et son traitement2. Ce privilège se révèle fort couteux, ainsi, en 1620, le budget alloué à la gestion du fort est de 18 000 livres3.

    Le choix de l'emplacement se porte sur un îlot rocheux, dépendant du village de Plouezoc'h, nommé « Taureau » qui contrôle l'accès à la ville et oblige les navires à emprunter la seule passe possible, à l'ouest, à portée de canon.

    Les bourgeois de la ville entreprennent la construction de la forteresse. Elle se compose d'une tour d'artillerie - la Tour Française peut-être due à l'architecte de la Renaissance Philibert de l'Orme, et de canonnières situées au ras de l'eau et d'une enceinte haute de 6,5 m4.

    En 1544 est nommé son premier commandant, Jean de Kermellec qui dispose d'une garnison forte de 23 soldats, un trompette, un canonnier ainsi qu'un aumônier. Cependant, ce premier fort avait été construit dans la précipitation et les assauts répétés de la mer détruisent la Tour Française en1609. Cette dernière est reconstruite en 16145.

    Dans son projet du 6 avril 1689, Vauban décrit le fort primitif comme « extraordinairement petit, bas, peu contenant, et très mal assorti ». La découverte d'un soubassement de colonne en granite et du dallage en schiste du logement du gouverneur lors d'un sondage archéologique entrepris en 2001 pendant les travaux de restauration a permis de déterminer le niveau de la cour du fort primitif à environ cinquante centimètres de profondeur6.

    Le nouveau fort [modifier]

    La cour intérieure

    En 1660, le Roi Louis XIV reprend le fort aux Morlaisiens et l'intègre dans le système de défense du royaume7.

    Vauban, ingénieur-architecte visita le château en avril 16896 et le trouva en fort mauvais état. Dans un rapport daté du 6 avril 1689, Vauban fait une description du fort primitif avant de donner son projet pour la reconstruction ; c´'est ce projet général et ces idées qui seront utilisés jusqu'à l'achèvement du château en 1745. La tour Française, même si elle est en bon état au niveau de sa maçonnerie, fait l'objet des bons soins de l'ingénieur. La tour d'artillerie devant assurer la défense du fort pendant sa reconstruction. Vauban propose de changer les deux planchers et leurs corbeaux de pierres de taille pour les ancrer dans le vieux mur, de réparer toutes les embrasures de la tour et de les doter de sabords.

    Du reste de l'édifice, il veut construire un nouveau fort de « bonne et solide maçonnerie à chaux et sable ». Son profil « doit être fort et robuste, tant à raison des coups de mer dont il sera terriblement battu que de la grande hauteur qu'il est nécessaire de lui donner tant pour le rendre inaccessible aux entreprises de basse mer, que pour lui donner fleuron supérieur à celle de tous les vaisseaux qui passeront près ». La tour Française dominera l'ensemble du nouveau fort. Les quatre casemates à canons de l'ancien fort seront « déménagées », une nouvelle batterie basse voûtée de « pierres ardoisines » remplacera l'ancienne. Les basses embrasures sont destinées, selon les propres termes de Vauban, « contre le dehors à tenir du mousquet ».

    Les travaux du nouveau fort du Taureau approuvé par Vauban commencent au printemps 16896.

    Les pierres ayant servi à la construction sont de diverses provenance, ce qui explique les coloris différents
    1. 1690-1692 : reconstruction du front Sud (pont-levis et môle ; porte d'entrée, corps de garde et chapelle), construction du front Nord (les 3 casemates à canon orientées vers le nord-ouest et magasin à poudre au premier étage) et fondations de la partie Ouest (du front nord à la tour Française). Le chantier progresse assez vite ; il est vrai que les carrières sont nombreuses dans la baie de Morlaix et que le transport de la matière première est facilité par la voie maritime. Paradoxalement, il est plus facile de construire un château en pleine mer que sur la terre ferme où les matériaux sont très difficilement acheminés, compte tenu de l'état des routes et des chemins. Le fort du Taureau est ce qu'on appelle un ouvrage polylithique8. De nombreux îlots et îles de la baie de Morlaix tous proches du chantier comme l'île Callot (granite rose-rougeâtre), l'île de Batz (granite gris), le Jardin du Roi (granite ocre) (aujourd'hui, île Louët) ou encore Roc'h Gored… ont fourni la matière première à la reconstruction. Ce sont les pierres situées au niveau de la mer, les « boules de granite », qui sont extraites en premier et acheminées par des chalands9.
    2. 1692-1699 : travaux sur la partie ouest, l'enceinte s'élève jusqu'au niveau des deux tiers de la hauteur du premier étage (huit casemates à canon orientées vers l'oest). La plate-forme couvrant le front nord est achevée. Une coursive permet d'accéder aux casernes du premier étage9.
    3. 1702 : achèvement de la jonction ouest (les casernes au premier étage et la plate-forme sont achevées ainsi que le parapet percé de neuf embrasures). Le fort est extérieurement assez proche de son aspect actuel, exception faite de l'enceinte à l'est, plus basse, qui est celle du fort primitif. Suivant les conseils de Vauban, Garangeau veut élargir l'enceinte...9.
    4. 1702-1740 : le fort reste inachevé. Le fort qui n'est pas encore achevé - la dernière phase des travaux commence en 1741 et s'achève en 1745, ne connaît que peu de gros changements architecturaux mais des aménagements ont continuellement lieu. La plate-forme de pierre de taille de la tour Française est démolie et rétablie. Un cordon est ajouté à la tour avec un parapet en pierre de taille de Callot au sommet coupé de quatre embrasures. Une nouvelle guérite à cinq pans avec son cul de lampe et sa calotte vient remplacer l'ancienne carrée. Jusqu'en 1741, date du début de la dernière phase de reconstruction du fort, la cour est encombrée par des petites bâtisses sans valeur mais pourtant essentielles pour la vie de la garnison10.
    5. 1741-1745 : l'achèvement du fort par Frézier. Les travaux débutent dès le 10 mai 1741 après leur adjudication. La première phase de travaux concerne l'achèvement de l'enceinte du côté est, c'est-à-dire entre le magasin à poudre et le grand escalier anciennement construit pour accéder à la plate-forme au-dessus de la porte d'entrée. Avant d'élever la nouvelle enceinte à l'est, les ouvriers ont commencé par détruire le parapet provisionnel et la première assise. Ils ont ensuite effectué des sondages pour situer le rocher de l'îlot. Ils ont repiqué entièrement la pierre de taille du parement des deux faces du redan, et refait les anciens joints. Deux embrasures sont aménagées dans les deux faces du redan, « lesquelles serviront en même temps de fenêtre à la chambre qu'on doit y faire au niveau du premier étage du rez-de-chaussée de la partie intérieure du nouveau bâtiment régnant sur la cour du château ». Parallèlement aux travaux de l'enceinte à l'est, il va y avoir « des augmentations dans l'ancien bâtiment » de la partie sud en 1741. Cette « augmentation » est intéressante pour l'ingénieur Frézier dans la mesure où elle permet de gagner de la place rapidement et pour un coût peu élevé. Les travaux d'achèvement du fort du Taureau ont pour but de restructurer et rationaliser les espaces réservés aux officiers et à la garnison. Nous l'avons vu précédemment, la cour, jusqu’en 1741, est occupée par de petites constructions dispersées et très peu fonctionnelles. La pénurie de logements est telle que des chambres sont créées dans les combles des bâtisses, la citerne est indigne d'une place forte et surtout, les bâtisses engouffrent chaque année une somme considérable en entretien ; il était devenu nécessaire de les raser et de construire un grand bâtiment à leur place. La construction du nouveau bâtiment démarre en 1742. Les murs du bâtiment s'appuient sur l'enceinte achevée l'année précédente. Pour construire le nouveau bâtiment, les bâtisses de la cour sont détruites, mais tout ce qui peut resservir est récupéré, mis en magasin et gardé précieusement, « pierres de taille, boutisses, carreaux, tours des fenêtres, portes, marches d'escalier, ferrures, plomberies, vitreries, menuiseries des portes et fenêtres, lambris, charpente ». La façade du nouveau bâtiment se trouve en saillie par rapport au mur d'enceinte et « déborde » sur la cour. Comme l'avait prévu Vauban en 1697, la construction de ce bâtiment accentue encore l'étroitesse de la cour et de la place d'armes. D'après une note sur le plan Frézier de 1742, la terrasse du nouveau bâtiment est achevée en 174511.
    L'île Louët et le château du Taureau vus de la pointe de Penn-al-Lann à Carantec

    Ce sont les ingénieurs Siméon Garangeau et Frézier qui mènent la reconstruction à son terme.

    Garangeau meurt en 1741 à l'âge de quatre-vingt-quatorze ans, avant d'avoir pu terminer le château du Taureau – la dernière phase des travaux commence en 1741 et s'achève en 1745. La réalisation des plans d'achèvement du fort est donc confiée à Frézier, ingénieur architecte du Roi qui collabore déjà, depuis 1717, au chantier. Le château fut totalement achevé en 1745. Si économie et fonctionnalité semblèrent toujours guider l'évolution des travaux, en réalité il y eut toujours décalage entre les divers besoins et les possibilités réelles de l'édifice : le fort est jugé trop exigu !

    Forteresse, garnison, octroi, cet édifice fut aussi une bastille à partir de 1720 tout en restant un bâtiment de défense côtière, où étaient emprisonnés des gentilshommes bretons à la demande de leur propre famille. Au xviiie siècle, un certain Tapin de Cuillé, écrivain fourbe et menteur, y passera 20 ans, sur simple lettre de cachet. En raison de sa structure, seul un maximum de 10 prisonniers pouvaient y être enfermés12.

    En 1902, Prosper Hémon publie une brochure sur Sébastien du Trévou, un lieutenant de vaisseau, commandant de la corvette Le Papillon en 1787 et 1788. Les démêlés du Comte du Trévou avec son équipage l'amènent à être enfermé au château du Taureau d'où il veut s'évader. Son corps est retrouvé fracassé sur les rochers de Plougasnou

    Pendant trois siècles, le château du Taureau est un acteur de l'histoire de Bretagne et de France à l'instar du château d'If (rade de Marseille), de Saint-Malo, la cité-corsaire et de l'arsenal de Brest.

    Le xixe siècle [modifier]

    Le fort du Taureau continue à l'occasion à servir de prison : des communards, tel Louis Auguste Blanqui, y sont relégués. Il est enfermé au fort du Taureau le 17 mars 1871 à la veille du début de la Commune. Blanqui occupe une pièce voûtée appelée « salle de discipline ». C'est là qu'il rédige L'Éternité par les astres, un essai philosophique sur l'univers et la condition humaine.

    Les progrès de l'artillerie rendent obsolètes de nombreuses fortifications. Désormais, c'est sous le roc que les hommes se protègent en attendant l'usage du béton armé. Le fort du Taureau cesse de remplir son rôle militaire en 1878 et est déclassé en 1883. En 1889, le fanal s'éteint définitivement. Au cours de la dernière période de tension politique avec l'Angleterre (affaire deFachoda), le département de la Marine procède à l'installation de quatre canons à tir rapide sur la terrasse du fort, afin que le château serve de centre de dépôt et de ravitaillement pour lestorpilleurs.

    Équipement du fort [modifier]

    En 1544, la première garnison comptait un peu moins de 30 hommes. Ce nombre varia au fil des époques et surtout des besoins. Ainsi, en 1593, il y avait 38 hommes, en 1702, 45. Le point culminant fut atteint en 1811 avec un effectif de 150 soldats. De plus, la garnison était renforcée par la présence de chiens dont le nombre maximum connu était de 613.

    Aménagement de la terrasse vers 1780 pour y recevoir des pièces d'artillerie

    Concernant les pièces d'artillerie, le maximum fut atteint en 1778 avec 23 pièces. Sous Napoléon Ier, ce nombre est de 1414.

    En 1845, un fanal (de couleur blanche puis rouge) est installé sur l'échauguette nord du fort. Quatre des onze casemates (n° 2, 4, 6 et 10) sont armées par des canons de 30 livres modèle 1840 sur affût de fer modifié. La batterie basse est conçue pour tirer vers la passe de 200 mètres de largeur à bout portant… La batterie haute est constituée de neuf obusiers de 22 cm modèle 1827 sur affût de fer. D'un calibre de 221 mm, les obus pèsent un peu moins de 26 kg. Des travaux ont été réalisés pour cette nouvelle artillerie…

    L'ancienne cuisine du xviiie siècle abrite un poste de télégraphie tandis que le magasin aux vivres du bâtiment devient la cuisine dotée d'un fourneau. Des latrines occupent la casemate n°1.

    Déclassement du fort [modifier]

    Le chantier du fort

    En 1905, un crâne et quelques ossements humains sont découverts dans les sous-sols du château du Taureau, aucune suite ne sera donnée ; en effet, l'édifice intéresse avant tout par sa situation. L'édifice, toujours propriété de l'État est classé au titre desMonuments Historiques le 29 juillet 1914, c'est l'un des tous premiers forts à être protégé en Bretagne.

    De 1930 à 1937, le fort est loué par Mélanie Lévèque de Vilmorin, veuve du célèbre grainetier. La riche héritière convainc l'État de lui louer le site, dont elle fera sa résidence secondaire et où elle organisera des réceptions de 1930 à 1937, date de son décès. Mélanie Lévèque de Vilmorin est la mère deLouise de Vilmorin15.

    Durant la seconde guerre mondiale, les Allemands installent une pièce de défense contre avions sur la terrasse de la tour française16.

    De 1960 à 1982, une école de voile ainsi qu'un centre nautique s'y installent17.

    2006, la renaissance et l'ouverture au public [modifier]

    Un des points d'observation du château situé sur la presqu'île de Kernéléhen

    « Après le départ de l'école de voile en 1980, le château du Taureau est laissé à l'abandon. Le monument historique, livré aux furies de la mer, se dégrade rapidement, à la grande inquiétude de la population, attachée à ce symbole de la baie de Morlaix. Pour sauver le château de la ruine, une première association de promotion en créée en 1988. Elle regroupe les communes de Plouezoc'hCarantecMorlaixPlougasnou, et l'Île de Batz... En1994, une nouvelle impulsion est donnée au projet par le maire de Plouezoc'h, Romain Guillou, qui favorise la constitution d'une seconde association élargie, regroupant aujourd'hui les communes de PlougasnouCarantecPlouezoc'hMorlaix, l'Île de BatzRoscoffSaint-Martin-des-ChampsHenvicet Locquénolé. S'y associent de nouveaux partenaires comme l'État et la Chambre de commerce et d'industrie de Morlaix. L'association Château du Taureau-Baie de Morlaix vient de naître...18 »

    Vue d'ensemble, à gauche la tour française

    Le chantier de restauration du château a démarré officiellement le 26 mai 2000 ; la cale prévue par Vauban en 1689est réalisée. La restauration du fort maritime s'achève après 6 ans de travaux. Il retrouve ainsi sa splendeur primitive et la Chambre de commerce et d'industrie de Morlaix, après avoir conduit une importante recherche historique sur le château, a fait le choix d'une orientation muséographique portant sur la vie quotidienne au Taureau au xviiie siècle.

    Bibliographie [modifier]

    • F. Le Coat, Louis Le Guennec, Le Château du Taureau, éditions Le Curieux / les éditions de la Plomée, Guingamp, (édition originale 1867 et 1920), réédition 1996, 160 p.
    • Guillaume Lécuillier, Le Taureau, Forteresse Vauban, Baie de Morlaix, éditions Skol Vreizh, Morlaix, octobre 2005, 144 p.
    • François de Beaulieu, Hervé Ronné, Le Taureau, sentinelle de la Baie de Morlaix, éditions Ouest France, Rennes, juin 2006, 32 p.
    • Daniel et Marie-Claude Appriou - Le château du Taureau, bastion et prison, éditions finistériennes, 2005, 80 p (ISBN 2950351956).

    Liens externes [modifier]

    Commons-logo.svg

    Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur le Château du Taureau.

    Références [modifier]

    1. Daniel et Marie-Claude Appriou - Le château du Taureau, bastion et prison p. 10-12 (ISBN 2950351956)
    2. Daniel et Marie-Claude Appriou - Le château du Taureau, bastion et prison p. 13-15 (ISBN 2950351956)
    3. Le Taureau, sentinelle de la baie de Morlaix - Editions Ouest-France - p.6
    4. Informations sur le premier chateau [archive]
    5. Daniel et Marie-Claude Appriou - Le château du Taureau, bastion et prison p. 16-17 (ISBN 2950351956)
    6. ↑ ab et c Guillaume Lécuillier, Le Taureau, Forteresse Vauban, Baie de Morlaix, éditions Skol Vreizh, Morlaix, octobre 2005, 144 p. et Site internet de Guillaume Lécuillier [archive]
    7. Daniel et Marie-Claude Appriou - Le château du Taureau, bastion et prison p. 31 (ISBN 2950351956)
    8. Sur ce sujet, voir les articles de Louis Chauris.
    9. ↑ ab et c Guillaume Lécuillier, Le Taureau, Forteresse Vauban, Baie de Morlaix, éditions Skol Vreizh, Morlaix, octobre 2005, 144 p. et http://pagesperso-orange.fr/fortificationslittorales.labretagnenord/index_les_ingenieurs_architectes_2.html [archive]
    10. Guillaume Lécuillier, Le Taureau, Forteresse Vauban, Baie de Morlaix, éditions Skol Vreizh, Morlaix, octobre 2005, 144 p. et http://pagesperso-orange.fr/fortificationslittorales.labretagnenord/index_les_ingenieurs_architectes_3.html [archive]
    11. Guillaume Lécuillier, Le Taureau, Forteresse Vauban, Baie de Morlaix, éditions Skol Vreizh, Morlaix, octobre 2005, 144 p. et http://pagesperso-orange.fr/fortificationslittorales.labretagnenord/index_les_ingenieurs_architectes_4.html [archive]
    12. Daniel et Marie-Claude Appriou - Le château du Taureau, bastion et prison p. 51 (ISBN 2950351956)
    13. Daniel et Marie-Claude Appriou - Le château du Taureau, bastion et prison p. 28 (ISBN 2950351956)
    14. Daniel et Marie-Claude Appriou - Le château du Taureau, bastion et prison p. 30 (ISBN 2950351956)
    15. Daniel et Marie-Claude Appriou - Le château du Taureau, bastion et prison p. 56 (ISBN 2950351956)
    16. F. Le Coat, Louis Le Guennec, Le Château du Taureau, éditions Le Curieux / les éditions de la Plomée, Guingamp, (édition originale 1867 et 1920), réédition 1996, 160 p.
    17. Daniel et Marie-Claude Appriou - Le château du Taureau, bastion et prison p. 58 (ISBN 2950351956)
    18. http://www.chateaudutaureau.com/v2/renaissance/renaissance_page.asp?num=3 [archive]

     

     

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_du_Taureau

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  • Fort-la-Latte

    Fort-la-Latte

    Fort-la-Latte
    Fort-la-Latte

    Présentation
    Période ou style XIVe siècle
    Type Château-fort
    Début construction 1340
    Fin construction XVIIIe siècle
    Propriétaire initial Étienne III Gouyon
    Géographie
    Latitude
    Longitude
    48° Nord
    2° Est
    Pays France
    Subdivision administrative Bretagne
    Subdivision administrative Côtes-d'Armor
    Commune Plévenon

    Anciennement la Roche-Gouyon, le château de Fort-la-Latte, situé à la pointe du même nom, en face du cap Fréhel dans le département des Côtes-d'Armor, est l'un des plus célèbres châteaux bretons. Remarquable par sa situation sur un cap rocheux, face à la mer, il a servi de décor à de nombreux films.

    Sommaire

    [masquer]

    Historique [modifier]

    Le château de la Roche-Gouyon fut construit au xive siècle par le seigneur de MatignonÉtienne III Gouyon. La construction du château commença dans les années 1340, son donjon date des années 1365-1370.

    En 1379, suite au retour d'exil du duc de Bretagne Jean IV, le château fut assiégé par Bertrand Du Guesclin. Le château est attaqué et pris une seconde fois lors des guerres de Religion au xvie siècle, cette défaite marquant un temps d'abandon de l'édifice. Ce n'est qu'au xviiie siècle, sous Louis XIV, que le château reprend son intérêt stratégique et est bastionné.

    Il servira jusqu'à la fin du Premier Empire où l'évolution des techniques militaires conduisit à son inadaptabilité. À partir de 1892, il fut vendu à divers propriétaires privés avant d'être acheté par un passionné en 1931 qui entreprit de lourds travaux de restauration qui s'achevèrent dans les années 1950.

    Emplacement [modifier]

    Le fort est situé sur un cap rocheux, à proximité du cap Fréhel.

    Ce site fut choisi en raison de son emplacement favorable, naturellement peu accessible et offrant une vue dégagée sur la Manche et sur la Côte d'Émeraude. Les falaises entourent le château et ses environs, ce qui le protège de toute invasion par la mer.

    De plus, les matériaux de construction étaient facilement accessibles : le granite venait du cœur de la Bretagne, le grès pouvait être directement récupéré sur les falaises (il reste d'ailleurs des traces des anciennes carrières sur le littoral, révélées par des toponymes tels que « port Taillé » toujours présents sur le cadastre). En outre, le bois était courant, avec les nombreuses forêts de l'époque médiévale.

    Le fort était un point stratégique important puisqu'il se trouvait non loin des voies commerciales reliant Saint-Malo, la Normandie et les îles Anglo-Normandes.

    Vue sur la Côte d'Émeraude et le cap Fréhel depuis le donjon du Fort-la-Latte.

    Description [modifier]

    Le fort est muni de deux châtelets, l'un s'ouvrant sur la barbacane, l'autre sur la cour du château ; chacun possède son pont-levis. Dans la cour, on retrouve une citerne d'eau, une chapelle, les différents moyens défensifs (notamment les emplacements des batteries de canons) et bien sûr le donjon.

    Sur le chemin menant au château, on peut observer un petit menhir dressé qui selon la légende serait le doigt de Gargantua.

    La barbacane [modifier]

    Détail de l'entrée du premierchâtelet. La herse se trouvait dans la rainure et la pierre desoubassement soutenait la porte.

    Le premier châtelet de la barbacane est muni d'un pont-levis reconstitué en état de fonctionnement. À l'époque de sa construction au xive siècle, il était aussi protégé par une herse et une porte à double-battant. Entièrement détruit à coup de canon lors de la seconde prise du château, il a par la suite été reconstruit.

    La barbacane est agrémentée d'un petit jardin médiéval. Une catapulte est également présente.

    La cour [modifier]

    La cour abrite de nombreux aménagements, tels que la citerne, la chapelle construite sous Louis XIV et le donjon. Entièrement remblayée auxviie siècle pour y utiliser les canons, le sol médiéval originel se trouve jusqu'à huit mètres de profondeur en-dessous du sol actuel. Les fouilles archéologiques ont par ailleurs révélé une tour carrée qui servit probablement de tour de garde entièrement enfouie sous la terre[réf. nécessaire].

    Un deuxième châtelet protège la cour. On y trouve notamment une oubliette. Muni lui-aussi d'un pont-levis et d'une herse, il ne reste du châtelet médiéval que les deux tours, le reste (et notamment l'étage supérieur) ayant été pulvérisé par la canonnade du xvie siècle. Les ponts-levis respectifs des deux châtelets ne sont pas sur le même axe afin de gêner les manœuvres des béliers.

     

    Ambox notice.png Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

    La citerne [modifier]

    La citerne d'eau, d'une capacité de 20 000 l, devait pouvoir servir à toute la garnison (environ quarante hommes), ce qui compte tenu du volume maximal de rétention semble peu. Un système de récupération des eaux pluviales fut mis en place.

    Au niveau de la citerne, un pont-levis factice était destiné à tromper les éventuels assaillants maritimes qui se dirigeait alors vers une zone de forts courants où le navire allait se fracasser contre les rochers. Ce pont-levis factice était néanmoins peu efficace.

    Les canons [modifier]

    Il y eu huit canons sous Louis XIV. Les plus grands avaient un fût de huit mètres de long. Seuls, des exemplaires « moyens » sont présents sur le site, qui pouvaient envoyer un bouletjusqu'à un kilomètre de distance. Les réglages balistiques étaient facilités par le chemin de roulage, c'est-à-dire un arc de cercle en granite qui permettait de guider les roues du canon.

    Selon les archives militaires, un coup pouvait être tiré toutes les trois minutes.

    Le four à boulet [modifier]

    Le Fort-la-Latte possède aussi un four à boulets qui permettaient de chauffer au rouge les boulets de canon. Cette installation fut somme toute fort peu utilisée pour plusieurs raisons :

    • le four consommait énormément de bois ;
    • il fallait, pour que cela soit efficace, chauffer pendant huit heures, ce qui laissait largement le temps aux ennemis de s'enfuir ;
    • charger le canon était beaucoup plus dangereux, le boulet chaud risquant de faire exploser la poudre noire.

    De ces fours à boulet nous sont restées deux expressions :

    • « Tirer à boulets rouges » ;
    • « Prendre avec les pincettes » : cette dernière expression venant des pincettes géantes que l'on utilisait pour transporter le boulet chaud.

    Le donjon [modifier]

    Le donjon est muni de mâchicoulis et deux plusieurs types de meurtrières : les arbalétrières en forme de croix pour le tir à l'arbalète et les archères simple fente très allongée pour le tir à l'arc. Des trous permettant de tirer à arquebuse (trous plus petits situé de chaque côté des meurtrières) et à la bombarde (grand trou). Une ligne de bombardement est visible au niveau de ces meurtrières et correspond à la prise du château au xvie siècle qui s'est accompagnée d'une canonnade du donjon.

    Quatre sculptures représentant le tétramorphe selon Ézéquiel se trouvent au niveau du cercle de granite jaune qui entoure le donjon. On retrouve ainsi, face au châtelet, l'ange de saint Matthieu, puis le lion de saint Marc, l'aigle de saint Jean (très abîmé par le temps) et enfin le bœuf de saint Luc à droite de l'entrée du donjon.

    L'entrée du donjon révèle la présence d'un troisième pont-levis aujourd'hui remplacé par un escalier. L'emblème des Gouyon-Matignon, une sirène, couronne le passage. L'entrée du donjon était protégée par une herse et un assommoir dans la souricière. Dans le donjon, on retrouve une exposition sur les travaux de restauration du fort. La dernière pièce soutient le toit par une voûte à croisée d'ogive datant de 1340.

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    Le doigt de Gargantua [modifier]

    Le doigt de Gargantua.

    Sur le chemin menant au château se dresse un menhir qui représente le doigt de Gargantua. La légende dit que celui ci l'aurait perdu alors qu'il enjambait la Manche afin de rejoindre les côtes d'Angleterre. On y trouve aussi la trace de son pied et de sa canne.

    Films [modifier]

    Liens externes [modifier]

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    Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Fort-la-Latte.

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fort_La_Latte