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  • Fort l'Écluse

    Fort l'Écluse

    Vue générale depuis la route D908
    Entrée principale du Fort
    Vue sur le défilé de l'Écluse, prise du fort

    Fort l'Écluse (appelé également Fort de l'Écluse ou plus anciennement Fort de la Cluse) est un ouvrage militaire fortifié construit à flanc de montagne pour contrôler le défilé de l'Écluse passage du Rhône en sortie ouest du bassin genevois. C'est un site classé qui offre les vestiges de plusieurs siècles d'architectures militaires (tours, tourelles de guets, meurtrières, échauguettes, casemates, chambres à munitions...)

    Sommaire

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    Géographie [modifier]

    Il est situé sur la commune de Léazdépartement de l'Ain, au lieu-dit du Longeray, une des entrées du Parc naturel régional du Haut-Jura.

    Histoire [modifier]

    Construction [modifier]

    La cluse de Gex est depuis l'époque romaine un passage naturel stratégique entre le Jura et les Alpes. Dès 58 av. J.-C.César fait bâtir une tour en bois — la "tour de César" — et une enceinte, ce qui n'empêchera pas les Helvètes de la prendre. Au moyen-âge, un village se construit à proximité.

    Au xiie siècle, le site appartient aux religieux de Saint-Claude qui bâtissent en 1184, une chapelle. En 1225Amédée de Gex échange le site contre une abbaye, et en 1278, il y fait construire une maison forte, pour assurer le passage et prélever un droit de passage sur les personnes et les marchandises empruntant cette importante route entre le bassin Lémanique et le Bellegarde.

    XIIe au XIXe siècle [modifier]

    En 1293, la famille de Gex cède le site au comte Amédée V de Savoie. Enjeu de conflits avec le comte de Jean de Châlon, la maison forte est prise est reprise en 13051311 et 1318. En 1323, elle devient définitivement savoyarde et chef-lieu de châtellenie.

    Vers la fin du xve siècle, d'importants travaux de restauration et de consolidation sont entrepris. En 1536, les troupes bernoises s'en accaparent et ne la restituent aux savoyards qu'en 1564 avec le traité de Lausanne. En 1590, les troupes genevoises assiègent le site qui se retrouve en l'état de ruines.

    Avec le rattachement de la Bresse, du Bugey et du bailliage de Gex à la France en 1601, par le traité de Lyon, signé entre le roi Henri IV de France et le duc de Savoie, le site devient territoire français. Tout au long des xviie siècle et xviiie siècle, les ingénieurs du Roi vont le doter d'une enceinte et d'une tour ronde (1638), de fossés et d'un renforcement de la muraille (1677), d'embrasures d'artillerie, d'une casemate, d'une passerelle (1690-1700), d'une place d'arme, d'une plate-forme d'artillerie, d'une nouvelle enceinte et d'une route passant à l'intérieur du fort (1721-1723). Cet ensemble constitue l'actuel fort inférieur.

    XIXe à sa désaffection en 1956 [modifier]

    En 1815, l'armée autrichienne prend le fort et le détruit en partie. De 1821 à 1830, des travaux de reconstruction sont entrepris. De 1831 à 1841, un fort supérieur est construit afin de protéger le fort inférieur d'une possible attaque par la montagne, plusieurs casemates d'artillerie et de batteries-terrasses y sont aménagées. De nouveaux bâtiments de logements y sont aussi construits. Pour relier les deux forts un escalier souterrain de 1165 marches est creusé dans la roche.

    Avec le rattachement de la Savoie à la France en 1860, Fort l'Écluse perd tout son intérêt stratégique. Durant la guerre de 14-18, le fort est réoccupé par des garnisons, afin de contrôler la route de passage. En 1936, un tunnel routier est construit dans la montagne sous le fort : il permet aux véhicules d'éviter la traversée du fort et de gagner du temps sur le trajet. Entre 1936et 1939, des ouvrages militaires de type Maginot sont rajoutés pour contrôler à nouveau le passage.

    Durant la guerre le fort est occupé par l'armée allemande, puis après la guerre par l'armée française jusqu'à sa désaffection en 1956.

    L'histoire récente [modifier]

    Laissé à l'abandon, le fort est victime d'actes de vandalisme, avant d'être mis en vente dans les années 1970. Une association est créée en 1978 avec comme objectifs de réaliser des chantiers de nettoyage, de petits travaux et des animations (son et lumière,spectacles,visites guidées, expositions artistiques,etc ): l'Association pour la Protection et la Mise en Valeur du Fort l'Ecluse. En 1981, le Syndicat intercommunal des dix-neuf communes du pays de Gex achète le site pour 50 000 FF. En 1993, la décision est prise de mettre le fort en lumière, le projet plus ancien d'y créer le musée des Pays de l'Ain sur le thème de la frontière n'aboutira pas, malgré la création d'expositions sur ce sujet. En 1995, une nouvelle association est créée dans le but de gérer les animations. En 1997, la propriété du fort passe à la communauté de communes du Pays de Gex chargée de la réhabilitation et de la mise en valeur. Elle succède en 2008 à l'association "Fort l'Ecluse Animation" dans la gestion du site et des animations.

    Tourisme [modifier]

    Le fort s'étend sur 1 844 hectares de zone classée et se visite avec ou sans guide de mi-juin à mi-septembre (renseignements : 04-50-56-73-63). La visite concerne le fort inférieur. Vous pouvez également gravir et redescendre un peu plus de 800 marches creusées dans la roche pour atteindre le fort supérieur, lequel est fermé à la visite pour des raisons de sécurité. Vous pourrez y découvrir diverses expositions sur des thématiques historiques, artistiques ou environnementales.

    Galerie photos [modifier]

    Liens externes [modifier]

    Bibliographie [modifier]

    • Bruno,Agnès - Qui Sont Ses Frontaliers ,-Fort L'écluse Léaz-ain- éditeur les Musées Des Pays De L'ain - 2007.
    • revue «Militaria Magazine » - numéro 261 - avril 2007.
    • Yves Macaire - Fort l'Écluse- des légions de César aux Mongols de Vlassov - 2003 - (ISBN 978-2910267605)

     

     

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fort_l'Écluse

  • Château de Domeyrat

    Château de Domeyrat

    Histoire [modifier]

    Les fondateurs sont les Papabeuf, la 1re mention de la famille, celle d'Étienne de Papabeuf, remonte à 1114 et figure dans un manuscrit de Sauxillangespour avoir donné des terres à l'abbaye. Celle du château paraît plus d'un siècle après dans le recensement des vassaux d'Alphonse de Poitiers dressé entre 1250 et 1260 : Astorgius et son fils Bertrand de Papabeuf rendent alors hommage pour le château de Domeyrat.

    La famille des Papabeuf en reste propriétaire jusqu'en 1348, date à laquelle elle semble s'éteindre brusquement, victime peut-être de la peste noire qui ravage la région. Vient une période intermédiaire qui voit se succéder les seigneurs et habitants du castel : Pierre de Montaigut, mentionné en 1368, Catherine de Châteauneuf en 1375 avec Adhémar Jory, à qui elle cède alors la moitié de la terre lui appartenant. La vente ne mentionne que des terres de Domeyrat et suggère la possibilité de l'abandon du château, victime parmi d'autres des troubles provoqués par la guerre de Cent Ans.

    Domeyrat revient ensuite à la famille de Langheac. L'acquisition, dont les conditions restent méconnues, semble incomber à Pons de Langheac, sénéchal de la province, à qui l'on reconnaît le titre de seigneur de Domeyrat en 1387. Son fils Jean de Langheac lui succède comme sénéchal d'Auvergne en 1419 et hérite de la seigneurie en 1421. Il épouse Marguerite Couge de Champaigne, nièce de Martin Couge, évêque de Clermont. Sous son influence, l'édifice bénéficie d'un remaniement considérable. On dit de lui qu'il est le second bâtisseur du château, d'où les nombreuses confusions sur la date de construction originale. De successions en successions, la famille de Langheac reste propriétaire jusqu'en 1619, date à laquelle s'éteint la dernière descendante Françoise de Langheac. Par son mari, Domeyrat passe dans les biens de la famille de la Rochefoucauld. Après avoir agrandi le domaine en 1591, Françoise de Langheac et Jacques de la Rochefoucauld laissent Domeyrat à leur fils. D'abord co-seigneurie entre Charles-Ignace héritier du titre et François à qui revient la jouissance du fief et qui sera l'un des derniers seigneurs résidant au château. Son héritier, Henry de la Rochefoucauld, établi à Brassac ; grevé de dettes, il vend Domeyrat en 1656 à Christophe de Beaune.

    Progressivement, le château est délaissé. Criblé de dettes, le dernier seigneur l'abandonne à ses principaux créanciers : François-Marie et Louis François Marie Fargès en 1773. Le domaine est agrandi, bien qu'ils n'y résident pas. Après leur décès, en 1790 et 1792, les filles mineures héritent de Domeyrat.

    La révolution impose d'importantes transformations. Le domaine est partagé entre trois communes : Domeyrat, La Chomette et Montclard puis mis en vente sous forme de lots de 1793 à1795. Parallèlement, son démantèlement a lieu.

    Le Conseil Général de la Haute-Loire a racheté le monument à différente famille ; il est classé monument historique depuis le 30 décembre 19831. Il est maintenant géré et animé par uneassociation loi de 1901, la Compagnie « Et Tant d'Arts...!" à la demande du propriétaire. C'est une Compagnie professionnelle de théâtre, qui a mise en place une animation interactive faisant revivre l'époque de Philippe Auguste en 1220 dans le château de Domeyrat.

    Le château de Domeyrat, exemple accompli de "donjon-résidence de plan cantonné" a fait l'objet d'une étude d'histoire architecturale publiée dans les Cahiers de la Haute-Loire 2007 [1] .

    Notes et références [modifier]

    Voir aussi [modifier]

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_de_Domeyrat

  • Château de Conches en Ouche

    Château de Conches en Ouche

     

    Château de Conches sur Ouche

     

    [ Google Maps - Site Officiel - Photos Châteaux de Normandie]

    Conches est une ville ancienne, puisqu’elle semble venir tout droit d’une époque celtique et romaine.

    Les traces les plus récentes et les plus fiables vont commencer vers 1034 avec les seigneurs de Toesny descendant de Rollon Ier, duc de Normandie, qui prendront possession par héritage du fief appelé alors Castellion et qui deviendra Châtillon.


    Les seigneurs de Toesny iront dans le plus grand pèlerinage : Saint Jacques de Compostelle, en Espagne. Lors de leur retour ils s’arrêtèrent à Conques en Rouergue où l’on célébrait le culte de Sainte Foy, martyre d’Agen. Ils vont amener les reliques de la Sainte et la ville se nommera alors Conches.

    Ce sont les seigneurs qui vont faire de Conches le château d’aujourd’hui. Conches-en-Ouche fut le fief du Comte Robert d'Artois, l’un des personnages les plus controversé dont Maurice Druon aura dans son livre ‘ les rois maudits’ fait un personnage clef et responsable en grande partie de la guerre de Cent Ans.


    La ville a été dotée par les seigneurs de Conches d’armes, « une bande d’azur chargée de trois coquilles d’argent sur fond or » : La coquille de Saint Jacques en référence au pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle.

     

     

    - Les grands faits d’armes du Château

    1090 : Guerre des belles dames.

    1199 :  Philippe Auguste dispose le domaine de Conches en faveur de son cousin Robert de Courtenay.

    1363 : Première occupation anglaise.

    1371: Bertrand Du Guesclin, capitaine du roi Charles V, prends Conches et deviens Comte de Couches.

    1420 : Les anglais reprennent Conches avec le Roi Henry V.

    1440 : Le roi Charles VII reprend le château.


    1441 : Nouvelle occupation anglaise.

    1449 : Les Français, sous le commandement de Robert de Floques, bailli d'Évreux livrent la dernière bataille pour son occupation anglaise. Conches restera depuis Français.

    1591 : Prise du Château par les Ligueurs pendant les guerres de religions. Son démantèlement est ensuite entrepris ( pour éviter une réutilisation éventuelle ).

    Mon avis


    Le château de Conches sur Ouche est situé sur une motte. Entouré probablement à l’époque de large fossé, il était clairement avant gardiste tout comme château Gaillard, il fait partie d’une période des Plantagenet.

    L’attrait principal est sa tour peu banale avec une base angulaire, qui dit on pourrait avoir comme origine les châteaux de Syrie et des alentours.

    La visite extérieur est facile d’accès et ouverte toute l’année mais l’intérieur est cependant pas actuellement possible pour des raisons de sécurité. Pour autant l’accès est assez simple mais un peu périlleux car la monté est abrupte et pas exempt de chute éventuelle de pierre.

    L’environnement est verdoyant et bien entretenu, la ville de Conches est agréable sans être cependant un modèle d’accueil, que je dirais plutôt froid dans l’ensemble. Il est assez curieux de voir selon les villes et villages une différence très net dans le comportement. Avec mon appareil photo et ma caméra j’avais l’impression d’être une bête curieuse. Surprenant !

    Cependant il ne faut pas s’arrêter à ça , l’endroit est vraiment très bien…mais sans le sourire !

    Accès :

    Parking Gratuit à quelques mètres et nombreux commerces ( bar, superette, Lidl etc )

    Adresse :

    Château de Conches sur Ouches

    Place Aristide Briand

    27190 Conches sur Ouche

    Tel : 02.32.30.76.42

    Le château appartient à la municipalité et il est classé.

     

    Source : http://www.montjoye.net/chateau_de_conches_en_ouche

  • Château de Demigny

    Château de Demigny

     

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    Château de Demigny

     

    Google MapsPhotographiesSite Officiel ]

     

    Situé en Bourgogne non loin du château de la Rochepot il fait place à un ancien château médieval qui était à environ 60 mètres ( mais disparu aujourd'hui ). Construit après  la révolution française dans une architecture dite d'époque "directoire" c'est un château très classique.

    Les commanditaires du château sont Alexandre Henri de Foudras, Officier supérieur de la gendarmerie et chevalier de l'
    Ordre de Saint Louis et de Malte et  Marie Antoinette Comtesse de Schlegenberg née en silésie Prussienne  le 4 frévrier  1805.

    Les dates :

    -     1254 : le hameau de Vacheret, à proximité duquel est construit le château, est donné en fief à Guy de Vacheret par le duc Hugues IV de Bourgogne.    *

    -      1431 : Jean de Vacheret en fait don à Guillaume de Vienne.

    -  XVe et XVIe siècles : la seigneurie est partagée entre les familles de Malain et de Vienne, la part de cette dernière passant à la famille d'Ugny puis à celle de Foissy.

    -   1603 : les Foissy réunissent les deux parties de la seigneurie en rachetant celle que possède Esme de Malain, baron de Lux.

    - Début du XVIIe siècle : Jeanne de Foissy apporte le domaine en dot à Philippe d'Andelot.

    - 1669 : la famille de Foissy et remplacée par la maison de Foudras, Louis de Foudras obtenant le domaine par mariage avec Anne d'Andelot, petite-fille des précédents.  Le château médieval existe encore sous la forme d'un quadrilatère cantonné de Tours.


    - 1752 : un dénombrement comportant une description du château primitif est réalisé par Louis de Foudras, descendant du précédent.



    -     La grille actuelle , le portail et une partie des communs sont réalisés au XVIII.

    Grille XVIII , Château de Demigny



    - Révolution française : Alexandre-Henri de Foudras, fils du précédent, parvient à conserver le domaine, en dépit de son émigration. Le Château alors très modifié est très abîmé, il sera décidé de le raser.

    -  1805 : Marie-Antoinette de Schlegenberg, épouse du précédent, fait bâtir une nouvelle demeure dans le style Directoire à une soixantaine de mètres de la forteresse.

    - 1839 : après avoir achevé les aménagements intérieurs, planté une allée de peupliers et dessiné des jardins anglais, Théodore de Foudras, fils du précédent, célèbre pour ses oeuvres cynégétiques, vend le tout à M. Brémond. 

    - En 1853 le domaine devient la propriété de l'orientaliste Émile Guimet dont un musée doit son nom ( le musée Guimet ). Sa femme possède un équipage et une meute de chiens bleus. Une race crée par le Monseigneur de Foudras évêque de Poitiers au XVIIe.

    - 1932 : C'est la famille Leflaive qui en fait l'acquisition.

    - Depuis 1994, Damarys , Comtesse de Malibran-Santibanez,  et Pierre Boilard en possède les lieux. Ils font d'importants travaux de restaurations en essayant de perpétuer le lieu.


    ( dates : sources en grande partie de wikipedia mais amélioré ;) )


    Le château aujourd'hui appartient à la Comtesse Malibran-Santibanez. c'est une propriété privé.


    • La visite

     

    Vue sur Demigny


    La vue est superbe et on comprends rapidement le pourquoi du château médiéval qui lui permettait d'avoir une vue imprenable sur toute la vallée.


    Si vous êtes passionné de chasse, de vennerie c'est un endroit parfait. Le musée est interressant et en dehors de la chasse vous pourrez voir des intérieurs typique 'directoire', un important pressoir daté de 1777 en état de marche (!) , d' un potager, d'une chapelle de 1222 ( pour l'instant en attente de restauration ), un four à pain et d'un musée sur les anciens outillages.

    Il ya aussi régulièrement des manifestations assez connus dans le milieu et dans la région, sur la chasse ( voir le site officiel ).

    Note : ne pas hésiter à appeler avant de faire la visite. Il faut 1 à 2 heures pour la visite. Prix : autour de 7 euro ( prix en 2006 ).

    VISITES GUIDÉES


    Du 1er Juin au 15 Septembre 2008, sauf le lundi.
    Juin et Septembre : 14h à 18h
    Juillet et Août : 10h à 12h et 14h à 18h
    (dernière visite à 17h)


    GROUPES
    De Pâques à la Toussaint sur rendez-vous

    CONTACT
    Tél. : 33 (0)3 85 49 41 90   -   Fax : 33 (0)3 85 49 98 90

    Adresse : Prendre la rue du Château à Demigny ( 71150 ), voir google maps .*

    Source : http://www.montjoye.net/chateau_de_demigny

     

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  • Fort de Challeau

    Fort de Challeau

     

    Fort de Challeau

    | Google Maps - Gallerie Photo - Visiter |

    Le fort de Challeau n’est pas à proprement dit un château fort, mais plutôt une place forte de taille réduite. Sa position stratégique dans la commune de Dormelles permettait probablement à l’époque de surveiller les alentours, malgré qu’il n’est pas du tout sur une position dominante, notamment très marécageuses et point de passage vers l’Yonne actuel.

    Sa fonction principale était de servir de point de replis pour les villageois et les soldats. Sa taille très modeste ne comprenait donc à priori pas de garnison importante et permanente, tout au plus quelques gardiens ou une petite unité. Ses murs ont une trentaine de mètre de longueur et en largeur de 24 mètres dont une épaisseur correcte pour l’époque de 1.30 mètres et une hauteur de 6 à 8 mètres. Il semble qu’il n’y a pas eu d’habitations mais de simples constructions légères permettant de s’abriter.

    Il est assez clair que ce fort spartiate n’était pas du tout préparé à un long siège ou d’une attaque frontale de grande envergure, il s’agit tout au moins de protection faible mais efficace face à des brigands ou autres. Il permettait aussi à Philippe Ier d’implanter dans un lieu son autorité et d’une certaine manière un marquage de territoire. A noter que le fort ne possède pas de donjon ce qui est assez rare et démontre probablement bien sa faible importance dans un lieu il faut le dire pas très peuplé, encore aujourd’hui. Cependant le fort possédait quand même un pont levis, ce qui peut paraître un peu surprenant au vu de la taille du fort.

    Son époque de création n’est pas datée, mais au vu des formes, de la structure et de son évolution, il semble probable que le fort soit du XIe voir début du XIIe. Cependant il est important de préciser que le fort ne peut être daté précisément. Son entrée principale, aujourd’hui occulté par une maison, ressemble en effet beaucoup à d’autres entrée de fort d’une époque similaire au XIe et XIIe. On pourrait même faire un rapprochement avec le château de Beynes, certes plus imposant, mais dont l’entrée avec un couloir central entouré de tour de guet y ressemble.

    Le fort de Challeau aura pris des noms différents selon les siècles : chaloel au XIIe, Chailloello au XIVe, Challouyau, Challiau, Chaluau, Chailot, Chailleau….
    Un nom qui change donc énormément tout en gardant une structure nominative proche.

    * Les seigneurs de Challeau 

    Sans donjon, il est fort peu probable que les seigneurs de Challeau vécurent dans ce fort, malgré quelques constructions avoisinantes.

    - Guillaume de villebéon
    Qui se fera dépossédé le château par Philippe le Bel en 1310
    - Gilles Granche seigneur de Challeau dès 1310
    - Bouchard III de Montmorency , Chevalier Conseille Chambellan , inquisiteur des eaux et forêts Seigneur de Saint Leu , Nangis et La Houssaye.
    - Guillaume de Montmorency
    - Gaucher de Thorotte et d’Arziller
    - Georges de Marolles
    - Guérin le Groing
    - Jean le Groing
    - Jacquette le Groing

    La guerre de Cent ans aura apporté une modification majeure, avec l’ajout d’une basse cour fortifié comportant des meurtrière canonnière, adapté aux nouveautés des armes à feux ( bombarde , couleuvrine etc ). On notera que les meurtrières canonnières sont à hauteurs d’hommes pour la basse cour et en hauteur pour la première fortification.

    Vers le VIIe , c’est la nièce de Anne Pisseleu , Marguerite Hurault, qui vendra les terres à Dormelles et de Challeau à Pierre Le Charron, serviteur de Henri IV. Par alliance le fort appartiendra à Thimoléon de Cossé via un mariage.

    A la mort de Louis de Cossé et de sa femme , leurs héritiers garderont le fort jusqu’en 1678. Le fort sera vendu à Louis Urbain le fèvre de Caumartin. Ils le garderont jusqu’à la révolution qui comme bien des châteaux sera vendu comme bien national à la famille Guillot de Blancheville.

    La famille de l’actuel propriétaire ont pris possession des lieux en 1937, en y faisant d’importante bénéfique restauration. 

    Source : Petit livret vendu lors des journées du patrimoine sur le fort de Challeau, petit livret tiré à seulement 500 ex.

     

     

    Source : http://www.montjoye.net/Fort_de_Challeau