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  • Château d'Ancy-le-Franc

    Château d'Ancy-le-Franc

    Ancy-le-Franc - 20.jpg
    Vue générale de l'édifice

    Présentation
    Période ou style Renaissance
    Type Palais
    Architecte Sebastiano Serlio
    Début construction 1544
    Fin construction 1550
    Propriétaire initial Antoine III de Clermont
    Destination initiale Habitation
    Propriétaire actuel Société Paris Investir SAS
    Destination actuelle Propriété privée, ouverte à la visite
    Classement Monument historique (1983)1
    Site internet Consulter
    Géographie
    Latitude
    Longitude
    47° 46′ 27″ Nord
    4° 09′ 42″ Est
    Pays France France
    Région Bourgogne
    Département Yonne
    Commune Ancy-le-Franc
    Géolocalisation sur la carte : France
    France location map-Regions and departements.svg
    Château d'Ancy-le-Franc

    Le Château d'Ancy-le-Franc est un Château de style Renaissance du XVIe siècle situé dans la commune d'Ancy-le-Franc dans ledépartement français de l'Yonne.

    Sommaire

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    Histoire [modifier]

    Dès le xiie siècle existait à Ancy-le-Franc un château fort, dont une tour subsistait encore à la fin du xvie siècle2.

    C'est à partir de 1544 que le château actuel est érigé à la demande d'Antoine III de Clermont, beau-frère de Diane de Poitiers et fils d'Anne de Hussoncomtesse de Tonnerre. Les plans de l'édifice sont traditionnellement attribués à l'architecte italien Sebastiano Serlio, que le roi François Ier avait fait venir en France. Une autre hypothèse avance le nom de l'architecte Pierre Lescot, dont les travaux étaient visiblement inspirés de ceux de Serlio2. La décoration intérieure est l'œuvre du Primatice, qui travaille alors au château de Fontainebleau.

    Antoine de Clermont meurt en 1578, laissant le château inachevé. C'est son petit fils Charles-Henri qui reprend les travaux. Le château est alors en mesure d'accueillir des hôtes prestigieux : Henri IIIHenri IV en 1591Louis XIII en 1631 et Louis XIV en 1674.

    François-Michel Le Tellier, marquis de Louvois

    En 1683, les Clermont vendent la terre d'Ancy-le-Franc et le château à François Michel Le Tellier de Louvois, ministre de Louis XIV. L'année suivante, Louvois acquiert le comté de Tonnerre, se constituant ainsi un vaste domaine. Il fait construire des communs et confie à Le Nôtre le tracé du parc.

    Après la Révolution, le dernier marquis de Louvois parvient à rentrer en possession du château. Il fait remettre en état le parc, laissé longtemps à l'abandon, sur un tracé différent. Il modifie la décoration intérieure. Le château retrouve alors sa splendeur passée.

    En 1844, Ancy-le-Franc est cédé à Gaspard Louis Aimé de Clermont-Tonnerre, descendant d'Antoine III de Clermont. Il passe ensuite entre diverses mains, notamment celles des princes de Mérode.

    Aujourd'hui propriété d'une société privée, le château est classé comme monument historiquedepuis 1983.

    Description [modifier]

    Ce château est architecturalement le fruit de la rencontre entre Antoine de Clermont et Sebastiano Serlio. En effet, bien que l'architecte soit italien, il a su employer les fruits de la tradition française.

    Le château est construit selon un plan centré et quadrangulaire. Quatre logis formant un carré sont chacun flanqués d'un pavillon saillant aux angles. Ce plan s'inspire des plans dits en "pi" très utilisés en France à cette époque. Serlio a séparé les deux niveaux d'élévations par une large corniche sur laquelle reposent au second niveau les baies. L'architecte a employé pour le premier niveau l'ordre toscan et au second niveau l'ordre dorique. Sur les deux niveaux, les baies sont encadrées de pilastres engagés. Il faut savoir que jusqu'au xviie siècle, une travée sur deux seulement était ouverte. Serlio voulait créer un rythme alterné entre baies ouvertes et travées aveugles.

    Pour la façade de la cour intérieure, Serlio a employé au premier niveau l'ordre corinthien et au second niveau l'ordre composite. Là aussi, il a voulu jouer sur un rythme alterné entre les baies ouvertes et les niches encadrées de pilastres. Ces niches sont ornées d'un coquillage à l'intérieur. Serlio a ouvert une triple arcade au rez de chaussée qui n'est pas sans rappeler celle de la Villa Madame.

    Serlio a su se plier aux exigences du commanditaire en surmontant l'édifice d'un toit très pentu comme au Château de Villandry et il a utilisé la pierre calcaire de Bourgogne.

    L'intérieur du château renferme des peintures murales d'après des dessins du Primatice ou de Nicolò dell'Abbate, des plafonds à caissons, des boiseries finement sculptées, des ornementations colorées...

  • Château des Adhémar

     

    Château des Adhémar

    Rempart entre le château et la tour de Narbonne

    Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres surChâteau des Adhémar.

    Le château des Adhémar se situe dans la ville de Montélimar, construit au xie siècle par le Comte de ToulouseDuc de Narbonne. Auxiie siècle il passe aux mains des d'Adhémar, seigneurs de Rochemaure, ensuite des Adhémar de Monteil, seigneurs de Grignan.

    Le château a été construit en plusieurs temps. Le premier château date du xie siècle. Il n’en reste plus rien. Il s’agissait d’une motte castrale (un donjon construit sur une motte et protégé par un talus de terre et un large fossé). Entre ce donjon primitif et la chapelle Sainte Guitte ou Saint Michel on trouvait le logis seigneurial.

    Dans la deuxième partie du xiie siècle, les d'Adhémar, qui étaient à leur apogée, font construire un palais. C’est celui qui orne encore aujourd’hui les hauteurs de la ville de Montélimar. C’est le seul vestige du château du xiie siècle. Les autres éléments qui l’entourent aujourd’hui lui sont postérieurs. Le palais est en forme de L. Il était à l’origine crénelé. Il est ouvert sur la ville par une série de fenêtre en plein cintre. Le logis seigneurial a été classé monument historique en 1889.

    Au xive siècle fut construit la tour de Narbonne. Ce donjon se trouve à quelques mètres au nord de l’enceinte seigneuriale. Il est la seule partie subsistante d’un château appartenant aux comtes du Valentinois. Le vieux château appartenait alors au Pape. Ce château (à l’exception du donjon a été détruit vers 1580 sur ordre du Duc de Lesdiguières chef des armées protestantes du Dauphiné pour faire la place à un ensemble de fortifications plus moderne.

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_des_Adhémar

     

     

     

     

  • Forteresse de Mornas

    Forteresse de Mornas

    La forteresse de Mornasverrou de la vallée du Rhône sur son éperon rocheux
    La forteresse de Mornas
    verrou de la vallée du Rhône sur son éperon rocheux

    Présentation
    Période ou style médiéval
    Type château fort
    Début construction xie siècle
    Fin construction xive siècle
    Propriétaire initial Comtes de Toulouse
    Destination initiale contrôle de la vallée du Rhône
    Classement Monument historique
    Site internet Consulter
    Géographie
    Latitude
    Longitude
    44° 12′ 08″ Nord
    4° 43′ 42″ Est
    Pays France France
    Région historique Provence-Alpes-Côte d'Azur
    Département Vaucluse
    Commune Mornas

    La forteresse de Mornas, dans le département du Vaucluse, se dresse sur un éperon rocheux de la rive gauche du Rhône, dominant le village de Mornas établi à son pied et les environs.

    Sommaire

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    Histoire [modifier]

    L'occupation du site de la forteresse remonte au moins à l'époque romaine. Les vestiges d'un oppidum ont été découverts au sud-est de la forteresse, de même que plusieurs sites contemporains en contre-bas de la montagne1.

    Mornas est mentionné pour la première fois au ixe siècle (Rupea Morenata), et fut tour à tour propriété de l'abbaye d'Aniane2, de l'archevêché d'Arles puis des Comtes de Toulouse. Tandis qu'un village se développe au pied de la montagne, le site du castrum se fortifie en continuité avec l'oppidum romain. Ces premières fortifications étaient très probablement en bois.3.

    La forteresse va alors être longuement disputée par les comtes de Toulouse et les archevêques d'Arles, en raison notamment de sa position stratégique. En 1209, pendant la Croisade contre les Albigeois, le comte Raymond V, accusé de sympathiser avec leshérétiques, est forcé de léguer plusieurs de ses places fortes, dont Mornas, à l'Église. Mornas repasse ainsi sous le giron de l'archevêque d'Arles, avant d'être reprise par le Comte de Toulouse jusqu'au Traité de Paris en 1229, selon lequel toutes les possessions comtales à l'Est du Rhône passent sous l'autorité du Roi de France, à l'exception du Comtat Venaissin, et de facto Mornas, qui appartient désormais au pape4. Ce dernier confie l'administration du Comté au Roi de France jusqu'en 1274, date à laquelle le pape Grégoire X reprend en main son administration. La forteresse est placée sous la tutelle des Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Ces derniers rétrocèdent la forteresse, coûteuse à entretenir, en 13055.

    La place-forte jouera un rôle important de défense lors de la Guerre de Cent Ans, notamment contre les "compagnies" de routiers qui ravagent le pays à plusieurs reprise. Ces troubles cessent à la fin du xive siècle, marquant ainsi le début d'une période d'accalmie qui durera jusqu'à la deuxième moitié du xvie siècle et les Guerres de Religion6.

    Négligée par l'Église pendant tout ce temps, la forteresse, mal entretenue, tombe facilement entre les mains des troupes protestantes en 1562 dirigées par Montbrun, lieutenant du Baron des Adrets, qui fait précipiter les réfugiés et la garnison du haut de la falaise7. Dans les années qui suivent Mornas est alors successivement aux mains des catholiques et des huguenots.

    Les troubles cessèrent à la fin du xvie siècle, et la forteresse, perdant son rôle défensif, tombe peu à peu dans l'oubli et l'abandon. À partir de 1977, sa restauration est entreprise sous l'impulsion de l'association des "Amis de Mornas". La réhabilitation se poursuit encore aujourd'hui, et de nombreuses animations et reconstitutions sont proposées pendant la période estivale notamment89.

    Description [modifier]

    Le site [modifier]

    Perchée sur un escarpement rocheux sur la rive gauche du fleuve, la forteresse fut de tous temps un véritable verrou de la vallée du Rhône.

    Les constructions [modifier]

    La forteresse est de forme plus ou moins trépazoïdale, dont le grand côté se trouve tourné vers l'ouest et le Rhône. Les différentes parties sont difficilement datables, du fait du style militaire assez uniforme relativement homogène employé dans la construction.

    La partie nord est occupée par la forteresse proprement dite : l'accès est protégé par une barbacane suivie d'une chicane, ouvrages pouvant être datés du xive siècle. Ce dispositif est complété par une casemate datant du xve siècle10.

    L'intérieur de la partie nord s'organise autour d'une esplanade, bordée à l'est par la porte d'accès, les citernes et les anciens logis, restaurés. Au sud s'élève le donjon, tour quadrangulaire de 20 mètres de haut et 3, 50 par 5, 60 mètres de côté11. Son sommet offre un magnifique panorama sur la vallée du Rhône et les environs. Au sud-est de l'ensemble nord se dresse lachapelle, à nef unique de trois travées voûtée en plein cintre sur doubleaux et terminée par une abside en cul-de-four. L'édifice, remontant vraisemblablement à l'époque romane, a été grandement restauré dans les années 1980 (reconstruction de la voûte, déblaiement des gravats). L'abside a été incluse dans le rempart défensif au xive siècle12.

    L'ensemble est nord est séparé de la partie sud, ou basse-cour, par deux douves sèches successives. Il s'agit d'une vaste étendue, correspondant à la partie méridionale du promontoire, cernée par une enceinte remontant au xive siècle et qui se raccordait au système de défense du village proprement dit, en contre-bas. La raison d'être d'une telle superficie fortifiée n'est pas connue13.

    Géographie [modifier]

    Accès [modifier]

    Les environs [modifier]

    Notes et références [modifier]

    1. Les Amis de Mornas, Mornas : Histoire d'une citadelle, Elan Sud, p. 2
    2. Jean-Maurice Rouquette, Provence Romane I : la Provence Rhodanienne, Zodiaque, 1980, p. 43
    3. Les Amis de Mornas, Mornas : Histoire d'une citadelle, p. 4
    4. Les Amis de Mornas, Mornas : Histoire d'une citadelle, p. 7
    5. Les Amis de Mornas, Mornas : Histoire d'une citadelle, p. 8
    6. Les Amis de Mornas, Mornas : Histoire d'une citadelle, p. 9
    7. Les Amis de Mornas, Mornas : Histoire d'une citadelle, p. 10
    8. Les Amis de Mornas, Mornas : Histoire d'une citadelle, p. 17
    9. La forteresse de Mornas [archive], Les Amis de Mornas. Consulté le 31/05/2008
    10. Les Amis de Mornas, Mornas : Histoire d'une citadelle p. 18
    11. Les Amis de Mornas, Mornas : Histoire d'une citadelle p. 19
    12. Les Amis de Mornas, Mornas : Histoire d'une citadelle p. 20
    13. Les Amis de Mornas, Mornas : Histoire d'une citadelle p. 22

    Bibliographie [modifier]

    • Les Amis de Mornas, Mornas : Histoire d'une citadelle, éditeur Élan Sud, Orange.
    • Jean-Maurice Rouquette, Provence Romane I : la Provence Rhodanienne, éditeur Zodiaque, Abbaye de la Pierre-Qui-Vire, 1980.

    Voir aussi [modifier]

     

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Forteresse_de_Mornas

  • Forteresse de Montrond

    Forteresse de Montrond

    vue aerienne

    La forteresse, qui occupe la totalité de la colline de Montrond, site de confluence des vallées du Cher et de la Marmande, présente un véritable condensé de l’évolution de l’architecture militaire, du XIIIème au XVIIème siècle. C’est un site majeur pour notre région, un monument totalement tombé dans l’oubli avant la naissance d’une association, le CHASA, qui a commencé les recherches, tant documentaires que de terrain, (fouilles, travaux de conservation) à partir de I970. L’objet de cet article n’est pas de détailler la longue histoire d’un château occupé pendant plus de 5 siècles, sans cesse remanié et agrandi. Il convient cependant d’en faire ressortir les éléments fondamentaux, mais surtout les enjeux en terme de développement culturel et touristique à venir.

     

    Le site

    Construit dès le début du XIIIème siècle (1225) sur une butte calcaire naturelle qui domine les vallées du Cher et de la Marmande d’une quarantaine de mètres, le premier château de pierre occupe une position stratégique qui commande les voies de passage formées par ces vallées. La qualité de l’emplacement et quelques indices matériels laissent supposer que l’homme a pu s’établir sur ce site de confluence bien avant l’édification de ce premier château : la vallée du Cher a permis une occupation humaine quasi continue dès la préhistoire. Seule une étude archéologique plus poussée, pourrait peut être étayer ce qui ne peut être retenu aujourd’hui qu’à titre d’hypothèse.


    DonjonSi la première enceinte est attestée dès le premier quart du XIIIème siècle, la véritable topographie du château est encore mal connue pour cette période. La base d’un puissant donjon cylindrique dégagée entre 1977 et 1980 (près de I6 mètres de diamètre pour une épaisseur de maçonnerie supérieure à 4 mètres à sa base) en est aujourd’hui le témoin le plus significatif.


    Il s’apparente tout à fait aux donjons dit « Philippiens », modèle typique rencontré à l’époque de Philippe Auguste, avec son entrée à l’étage, défendue par une passerelle escamotable. Ce dispositif est visible sur une lithographie du début du XVème siècle, avant sa démolition.


    On sait également par les textes qu’une importante campagne de reconstruction fut menée par Charles d’Albret au début du XIVème siècle, après les destructions opérées par les Anglais.


    Tour de l'horlogeDe cette campagne on distingue un ensemble constitué par une grande salle construite en avant de l’enceinte primitive, et fermée sur l’extérieur par deux tours rondes défensives, soigneusement appareillées et une terrasse semi-polygonale de même qualité architecturale, dans laquelle s’inscrit un puits de près de 30 m de profondeur pour un diamètre de 2 mètres. L’une des deux tours rondes, dite «tour de l’Horloge » conserve aujourd’hui une belle élévation. La base de la seconde a fait l’objet d’un important travail de restauration, avec la restitution des pierres de parement.


    Tour de l'horlogeSi les travaux sont achevés pour cette partie, la « tour de l’Horloge », ouverte sur l’intérieur au niveau de son raccord avec le bâtiment dit de la grande salle dont ne subsiste que la base des murs, pose aujourd’hui un réel problème de conservation qui ne pourra être résolu que par l’installation d’une véritable « couverture » destinée à protéger de manière durable ce témoin le mieux conservé d’architecture médiévale. Son volume intérieur pourrait devenir un point fort de l’animation du monument (présentation d’une maquette de la forteresse). Ce projet doit faire l’objet d’une étude pour lier harmonieusement les contraintes techniques de fermeture et d’étanchéité avec l’exigence d’intégration et d’esthétique par rapport aux autres structures voisines, ce qui n’est pas un exercice facile. 
    Si la période tumultueuse du XVI ème siècle, marquée par les guerres de religion, s’est traduite par une forte dégradation du monument, on connaît peu de choses sur son évolution au cours de cette période troublée.

     

    Le renouveau et l’apogée de Montrond au XVIIème siècle

    Le véritable essor de Montrond se situe incontestablement au XVIIème avec Maximilien de Béthune, Duc de Sully, puis les Condé. C’est la période la mieux connue, par les sources documentaires et l’iconographie. Son étude ayant déjà fait l’objet de divers articles, le propos d’aujourd’hui restera limité à une évocation des évènements majeurs.
    Racheté en 1606 par le célèbre ministre d’Henri IV, par ailleurs « grand maître de l’artillerie », le château se trouvait dans un état de délabrement proche de la ruine, après avoir traversé cette époque troublée du XVIème siècle.


    Sully s’attacha dans un premier temps à restaurer, agrandir et embellir l’ancien château-fort, pour en faire une résidence luxueuse, au goût du jour et en rapport avec ses moyens. Ce château, à la vocation résidentielle affirmée, n’avait sans doute rien à envier, par sa situation et sa qualité architecturale, à bien d’autres édifices conservés aujourd’hui. (Meillant pour citer un exemple tout proche). Les documents anciens et les éléments architecturaux mis au jour par les fouilles attestent clairement cette qualité. Sully s’attacha parallèlement à moderniser le système défensif, qui ne répondait plus aux contraintes liées à l’évolution de l’artillerie. Mais ce ne fut qu’un début, puisqu’il dut céder Montrond à Henri II de Bourbon, prince de Condé, en 1621.


    Celui-ci poursuivit alors à très grande échelle l’œuvre de son prédécesseur, pour faire de Montrond la forteresse redoutable qui causa tant de soucis aux armées royales lors de la Fronde. Pour fortifier la place, il engagea un spécialiste, Jean Sarrazin, surnommé « Mathématicien du prince » ou encore « intendant des fortifications ». Ce dernier travailla pendant plus de 10 ans à la conception et à la réalisation du puissant réseau de fortifications bastionnées étagées sur les pentes de la colline, s’inspirant des autres ingénieurs militaires de son temps, Français, Italiens ou Hollandais.


    A l’achèvement de ce colossal chantier, vers 1650, la Forteresse de Montrond était considérée comme l’une des plus fortes du pays, avec sa multitude d’ouvrages empilés sur plusieurs niveaux selon la topographie de la colline, séparés par de nombreux fossés taillés dans le roc et souvent reliés par des passages souterrains. Un développement linéaire de ce système bastionné, avec tous ses niveaux, ses angles rentrants ou saillants dont le tracé conçu en fonction de la portée utile des armes à feu devait éliminer les angles morts, atteint une longueur cumulée d’environ 5000 m… ce qui traduit l’importance de la forteresse.

    Louis II de Bourbon, le Grand Condé, ayant pris la tête de l’opposition à Mazarin lors de la Fronde, Montrond fut la dernière place forte du Berry et du Bourbonnais à résister et à tenir tête aux armées royales, après la reddition successive de tous les autres châteaux tenus par les partisans de Condé (Culan, Bommiers, le Châtelet, Hérisson, )
    Le siège commencé en octobre 1651 ne s’acheva que le 1er septembre 1652, avec la capitulation d’une garnison épuisée, affamée et décimée par les maladies (la seule tentative de secours de la place se solda par l’échec d’un corps de cavalerie composé de 800 hommes en août 1652 ).


    Mazarin ordonna ensuite le démantèlement de la place, dont l’essentiel des ouvrages bastionnés fut miné ainsi que les accès aux cheminements souterrains. Les bâtiments résidentiels furent peu touchés par ces destructions punitives. 
    Faute d’entretien, habité plus ou moins épisodiquement après la Fronde, le château fut abandonné vers 1735 et ses matériaux les plus intéressants démontés et vendus (charpentes, couvertures). Il fut ensuite livré comme carrière de pierre à bon compte pour les habitants de Saint-Amand dans la période révolutionnaire. Enfin, alors que sa ruine était consommée, son emplacement fut transformé en promenade publique à partir de 1834.

    Enfoui sous ce parc planté de nombreux arbres, avec des jardins et vergers sur ses pentes, son souvenir s’effaça même des mémoires. 
    C’est à partir de 1970, sous l’impulsion d’une petite équipe de curieux et de passionnés, que s’amorça une résurrection progressive d’un site prestigieux, tombé dans l’oubli que son comblement avait scellé.

     

    Un enjeu de développement local, au plan culturel, touristique et économique.

    Si au départ la découverte et la réhabilitation de Montrond étaient motivées surtout par une légitime curiosité historique et archéologique, un désir de redonner à ce site la place qui lui revenait, ces autres enjeux, plus difficiles à concrétiser sont vite apparus à travers cette action.


    En effet, l’essentiel de notre mission associative a toujours été axée sur l’étude documentaire, l’élaboration des projets sur le terrain, l’organisation des chantiers et le suivi des travaux, sans oublier toute la gestion administrative et financière, tâche incontournable de plus en plus pesante, et enfin toutes les questions d’accueil, d’organisation des séjours et d’animation relatifs aux chantiers de bénévoles de printemps et d’été. Dans ces conditions, il est vrai qu’il est difficile, voire impossible de se consacrer simultanément à des actions de promotion, de communication et d’accueil systématique du public. C’est une autre activité très lourde si l’on veut obtenir des résultats, et qui ne peut être menée qu’avec des moyens supplémentaires conséquents (humains et financiers) au sein de l’association.


    Cette nécessité d’intensifier la communication qui ne nous a jamais échappé, constitue l’une des clés de l’évolution du projet. Depuis longtemps, et encore plus aujourd’hui, de nombreuses personnes, à l’issue d’une visite, sont convaincues que cette forteresse représente une vraie chance pour la ville de Saint-Amand et ses environs.

     

    Les enjeux culturels.

    Montrond est le monument majeur de la commune, même s’il ne nous est pas parvenu dans son intégrité. Le lien est très fort entre ce site et la ville. Cette forteresse, par la place qu’elle a tenu dans l’histoire de France, constitue un élément fortement identitaire pour la ville de Saint-Amand.. 
    La poursuite de la recherche archéologique et historique reste fondamentale pour faire progresser la connaissance du site et orienter les choix futurs de restauration et d’aménagement.


    Plusieurs séquences de cette histoire imposent une étude plus approfondie. L’évolution du château médiéval et sa topographie demeurent mal connues par manque de sources documentaires anciennes, et parce que les surfaces fouillées sont finalement réduites. Les travaux et aménagements réalisés par Sully ne sont pas limités aux seuls bâtiments habitables, et l’ensemble de cette architecture militaire complexe et innovante mérite une étude à part entière (cette place réputée inexpugnable en ses heures de gloire semble la seule réalisée par Jean Sarrazin, personnage atypique et surtout mal connu). Enfin, le long siège de 1651-1652 a t-il livré toutes ses péripéties ?
    Montrond pourrait participer à la recherche sur la fortification bastionnée antérieure à Vauban, en liaison avec des universités. Cette dimension scientifique pourrait donner un atout supplémentaire au plan local…

     

    Les enjeux touristiques et économiques.

    Ils découlent de ces recherches et de la mise au jour progressive de la forteresse. Son accessibilité, même partielle, et la présentation de son système défensif unique dans la région ont un réel impact auprès des visiteurs de plus en plus nombreux. 
    Une véritable action de promotion pourrait contribuer très certainement à augmenter un « flux touristique » encore trop faible dans le sud du Cher. La région de Saint-Amand possède en effet un patrimoine archéologique et monumental de premier plan très diversifié (édifices civils, religieux, industriels et patrimoine rural, de l’Antiquité à l’époque moderne), dans une grande proximité.


    Ces différents sites ne sont pas concurrentiels, mais au contraire bien complémentaires pour créer un véritable « produit touristique » sur une journée complète ou plusieurs jours. (circuits thématiques orientés sur le patrimoine).
    La plupart du temps, les visiteurs sont surpris, pour ne pas dire enthousiasmés, tant par l’originalité du système défensif qu’ils découvrent que par l’ampleur des travaux déjà réalisés. Nombre d’entre eux, qu’ils soient spécialistes ou amateurs de fortifications, et bien souvent simples curieux, voient dans ce projet un atout de premier plan pour cette région Saint-Amandoise qui mérite assurément d’être mieux connue. La réflexion qui revient presque systématiquement à l’issue d’une présentation des travaux et du site, peut se résumer ainsi « cette forteresse représente une véritable richesse à développer … ». Ces témoignages encourageants et spontanés nous confortent dans la nécessité de donner à ce projet une réelle envergure et d’en rechercher toujours les moyens.


    Lorsque l’on constate que des sites à peu près comparables à celui de Montrond, dans d’autres régions de France pas forcément plus favorisées par leur situation géographique attirent déjà plusieurs dizaines de milliers de visiteurs chaque année, on peut se rassurer sur le bien fondé d’un tel projet, investissement sur du long terme.

    Les retombées économiques, si elles demeurent aujourd’hui naturellement limitées eu égard à une communication qui reste à développer, et ne sont pas toujours mesurables, on peut citer l’exemple des groupes constitués que nous accueillons sur une demi journée, ou une journée complète. Souvent, ils retiennent une table dans un restaurant de la ville ou des environs pour une trentaine de personnes, ce qui déjà n’est pas neutre. 
    Certes, l’investissement à long terme est important, mais c’est une condition incontournable pour la réussite du projet. Sachant que ce dernier doit se réaliser par tranches successives, les financements pourront être étalés sur plusieurs années, comme c’est le cas pour l’ensemble des sites de ce type…

     

    En guise de conclusion :

     

    Nous avons déjà beaucoup évoqué Montrond, sous les aspects historiques, archéologiques, architecturaux, à travers des conférences, des articles dans diverses revues, des colloques, et nos propres publications, mais aujourd’hui, si ces sujets sont très loin d’être épuisés, tant la connaissance ne peut que progresser au fil des recherches et des travaux de terrain, il fallait souligner cette nécessité de communication certainement trop peu prise en compte jusqu’à maintenant, pour mieux faire connaître ce site…

    Nous avions jusqu’à présent le sentiment de poursuivre cette vaste entreprise peut -être un peu trop « discrètement » parce que l’activité de notre association s’est quasi exclusivement centrée durant de nombreuses années sur les travaux de recherche et de conservation.

    Mais l’ouverture de ce site à des publics variés, l’implication soutenue des différents partenaires (en particulier la ville de Saint-Amand-Montrond, propriétaire d’une grande partie du site, sans oublier le Département du Cher, la Région Centre, le Ministère de la Jeunesse et des Sports), et une reconnaissance progressive de l’originalité du monument, laissent espérer une activité culturelle et touristique beaucoup plus intense et bénéfique pour Saint-Amand et sa région….

     

    Source : http://www.forteresse-montrond.fr/presentation-de-la-forteresse-presentation-articles-1.html

  • Château de Creully

    Château de Creully


    Vue générale de l'édifice

    Présentation
    Période ou style
    Début construction xie siècle
    Fin construction xviie siècle
    Destination initiale Domaine agricole
    Propriétaire actuel Commune
    Destination actuelle Réceptions et congrès
    Classement CLMH, 25/06/2004
    Géographie
    Latitude
    Longitude
    49° 17′ 11″ Nord
    0° 32′ 24″ Ouest
    Pays France France
    Région historique Bessin
    Commune Creully

    Le château de Creully est un édifice construit entre xie et xviie siècles à Creully dans le Calvados.

    Histoire du château [modifier]

    Il connut tout au long des siècles de multiples transformations et aménagements.

    • Vers 1050 : le château ne ressemble pas à une forteresse défensive, mais plus à un grand domaine agricole.

    Son architecture ressemble à celle de l'église de Creully car ces deux monuments sont de la même periode.

    Au cours de cette période, son architecture va subir des démolition er reconstructions à chaque occupation anglaise ou française.

    • La tour carrée est surélevée au xive siècle
    • Construction de la tour de guet au xve siècle
    • Apparition du pont-levis devant l’entrée du donjon, qui sera détruit plus tard (xvie et xviie siècles).
    • Fortification de la façade et destruction d’autres bâtiments susceptibles de mettre en danger les habitants en étant assiégés (écuriesentrepôtscuisines extérieures)
    Vue du château

    Quand finit la guerre, vers 1450, le château retourne aux mains du baron de Creully. Le château est ensuite démoli sur ordre de Louis XI en 1461, par simple jalousie. Une legende dit qu'en 1471Louis XI, de passage à Creully autorise sa reconstruction pour remercier les Creullois de leur accueil chaleureux.

    • Aux xvie et xviie siècles, les barons l’aménagent
    • Comblement du fossé intérieur et destruction du pont-levis
    • Construction de la tourelle Renaissance et des grandes fenêtres sur la façade "période de paix"
    • Les communs qui sont d’anciennes écuries datent du xviie siècle

    22 barons de la même famille vont se succéder dans le château de 1035 à 1682

    Une des grandes salles

    En 1682, le dernier baron de Creully, Antoine V de Sillans, trop endetté, vend son château à Colbert, ministre de Louis XIV, qui meurt l'année suivante sans l'habiter.

    • De 1682 à 1789, occupation des lieux par la descendance de Colbert
    • À la Révolution, celui-ci sera confisqué et vendu à différents riches propriétaires terriens
    • 1946 la commune de Creully en devient propriétaire.
    • À partir du 7 juin 1944, la tour carrée abrita peu de temps l'émetteur relais de la BBC, d'où furent diffusées les nouvelles de labataille de Normandie.
    • 17 avril 1984 : classé Monument historique
    • De nos jours, le château est propriété de la commune ; propriété d'une personne privée (cf. Monument historique base Mérimée).

    Le château abrite de grandes salles qui servent de nos jours pour différentes manifestations : mariages, concerts, congrès, expositions.

    Bibliographie [modifier]

    • Le Château de Creully, par E. Impey
    • La Baronnie de Creully, par J.J. Vigoureux

    Liens externes [modifier]

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_de_Creully

  • Château de Subligny (Yonne)

    Château de Subligny

     

    Cartes Postales Photos L'Ancien Château 89100 SUBLIGNY yonne (89)

     

    Source : http://www.notrefamille.com/cartes-postales-photos/cartes-postales-photos-L-Ancien-Chateau-89100-SUBLIGNY-89-yonne-233288-67472-detail.html