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  • Château de Fleurville

    Château de Fleurville

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    Château de Fleurville

    Le château de Fleurville est situé sur la commune de Fleurville en Saône-et-Loire, sur une terrasse dominant la Saône.

    Sommaire

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    Description [modifier]

    Château de Fleurville - Détail du portail

    Les bâtiments entourent une cour rectangulaire à laquelle on accède au nord par un portail formé d'une porte charretière en anse de panier et d'une porte piétonne en plein cintre, inscrites chacune entre deux pilastres en bossage vermiculé un sur deux et couronnées de frontons brisés encadrant un cartouche dont les armoiries ont été bûchées. Une petite tour carrée flanque à l'ouest ce portail. Le corps de logis principal, qui a subi de multiples remaniements, s'étend à l'est. De plan rectangulaire allongé, il comprend un rez-de-chaussée et un étage carré sous un toit à deux versants. Il est flanqué sur son angle nord est d'une tourelle circulaire. Contre son pignon sud, s'appuie un gros pavillon carré comportant un étage, un demi-étage et un étage de combles avec lucarnes à frontons triangulaires, surmontés de boules d'amortissement.

    Le château est une propriété privée.

    Historique [modifier]

    L'histoire de ce château, situé à moins de 300 mètres du Château de Marigny, est très obscure.

    • vers 1600 : Zacharie Pelez acquiert la châtellenie royale de Vérizet dont dépend Fleurville; il se peut que ce soit lui qui ait faire bâtir le château.
    • époque actuelle : le château est aménagé en hôtel-restaurant ; propriété de France et Pascal Lehmann.

    Bibliographie [modifier]

    • Françoise Vignier (sous la direction de) : Le Guide des Châteaux de France, 71 Saône-et-Loire, éditions Hermé, Paris, 1985.

    Voir aussi [modifier]

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  • Actualité - Quillan. Une grille sur la porte du château

    Quillan. Une grille sur la porte du château

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    Les visiteurs auront à présent une vue splendide sur la cité des Trois Quilles. Photo DDM, B.B.

    Le château quillanais qui domine la place de la République et ses rues adjacentes connaît, depuis quelques années, des fouilles qui ont déjà permis de découvrir une salle ancienne ainsi que des pierres d'origine qui avaient servi à la combler: ces pierres permettront la rénovation de certains murs. La restauration continue avec la porte sise dans le mur de la courtine ouest, emmurée depuis des lustres, qui vient d'être ouverte pour permettre la pose d'une grille à l'ancienne par l'entreprise Gillet, de Campagne-sur-Aude, spécialisée dans la métallerie-ferronnerie. Cette grille exécutée par tenons et mortaises se marie très bien avec l'ensemble de l'édifice grâce à son côté rouillé et verni. Les visiteurs qui grimperont au château auront désormais un beau panorama sur la cité des Trois Quilles et ses montagnes environnantes.

     

    Source : http://www.ladepeche.fr/article/2009/11/29/725819-Quillan-Une-grille-sur-la-porte-du-chateau.html

     

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  • Château de Villebois-Lavalette

    Histoire du château de Villebois-Lavalette, par M. A. Boeuf (1860)

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    La longue histoire d’un château qui retrouve aujourd’hui une partie de sa splendeur passée.

    Source : Bulletins et Mémoires de la Société Archéologique et Historique de la Charente - Année 1860

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    Château de Villebois - Mur d’enceinte
    Photo : P. Collenot - 07/2008

    Notice historique sur l’ancien château de Villebois, par M. A. Bœuf.

    Pendant leur domination dans les Gaules, les Romains y élevèrent de somptueux monuments pour célébrer leur culte et leurs fêtes, et y ouvrirent des voies importantes pour faciliter les marches de leurs armées.

    Une de ces voies, connue de nos jours sous le nom de chemin Boine, unissait l’Océan à la Méditerranée par La Rochelle et Marseille, en passant près ou par Saintes, Châteauneuf, La Vallette-Villebois, Périgueux, Sarlat, Rhodez, Le Vigan, Nîmes et Arles.

    La petite ville de Villebois doit son origine au voisinage de cette grande voie et à son site pittoresque d’où l’on découvre d’admirables points de vue.

    Il existe près du village de Haute-Faye, commune d’Édon, les restes de l’enceinte d’un camp romain, où depuis fut construit un château du moyen âge, dont les ruines se voient encore.

    Près du village de Perrichout, commune de Ronsenac, on voit encore un remarquable dolmen ou autel druidique.

    Le plateau de Villebois est un des points les plus élevés de notre département, et fait partie des ramifications de collines dont la ligne de faîte sépare le bassin de la Charente de celui de la Dordogne.

    Le régime féodal ayant remplacé te gouvernement militaire de Rome, Villebois de villa gallo-romaine devint castel de suzerain. Sa situation en confins de province et les fiefs importants qui en relevaient en firent une baronnie considérable.

    Les Fulcher de Villebois en étaient seigneurs au VIIIe siècle ; les Hélie, à dater de l’an 959, et les Ithier, en l’an 1142, époque où l’un d’eux fit un don territorial important aux moines de l’abbaye de Saint-Cybard.

    En l’an 1120, le vieux manoir de Villebois fut assiégé et pris par Wulgrin, comte d’Angoulême, qui en fut dépossédé peu de temps après.

    Le sceau d’Ithier de Villebois avait l’écusson de gueules, au lion d’azur, à la bordure vairée de......, et pour légende : SIG...I..II.DE VILA (SIGILLUM ITERII VILA BOE). Le contre-sceau porte les mêmes armes, mais la bordure est plus large et les pièces dont elle est chargée sont moins rapprochées. Ce sceau est très mutité (Charte du lundi après l’octave de Saint-Nicolas d’hiver. - Archives de la Charente, H 355.)

    De Corlieu, historien de l’Angoumois, cite les noms des barons de Villebois à chaque règne des comtes d’Angoulême.

    Un ancien cartulaire des archives du département de la Charente (n° 164, folio 99), rapporte le pardon qu’un Hélie de Villebois, avant de partir pour Jérusalem, demanda à saint Cybard, des exactions par lui commises dans la terre de Chavenac, et où il promet de se mieux conduire.

    Plusieurs membres de cette ancienne famille périrent aux croisades. Le lion, principal emblème de leurs armoiries, n’était point un vain symbole, car souvent l’armée chrétienne admira la vaillance de cette illustre race de chevaliers.

    La chapelle romane souterraine du vieux château est leur contemporaine. Elle avait une entrée extérieure aux murs d’enceinte les plus rapprochés du manoir primitif. C’était un lieu d’asile nuit et jour ouvert, où les pèlerins et les croisés allant en Palestine ou en revenant s’arrêtaient pour prier.

    Lorsque, plus tard, cette chapelle fut renfermée intra-muros par de nouveaux remparts, on en construisit une autre à l’extérieur, simple et de petite dimension, sous une plate-forme où aboutit l’ancien escalier des promenades.

    Cette petite chapelle, qui existe encore, est connue vulgairement sous le nom de Grotte. La longueur de cette chapelle, porche compris, est de 16 mètres 12 centimètres ; la largeur est de 5 mètres 18 centimètres (dimensions intérieures). Les chapiteaux des colonnes représentent des damiers en relief (style roman).

    Aux époques des invasions et des guerres féodales, l’ancien castel de Villebois servait de refuge aux populations environnantes, qui ont conservé dans leur langage ce vieux nom de Villebois et dans leur souvenir le nom de Jean, le chasseur des Anglais.

    Les chroniques locales relatives à la guerre de cent ans font mention du terrible assaut que Jean, duc de Berry, frère de Charles V, fit subir, eu 1376, au château de Villebois, d’où il chassa les garnisaires anglais qui rançonnaient le pays et pillaient le paysan.

    Après l’extinction de la race des Villebois, le château et ses vastes dépendances passèrent à la maison de Lusignan.

    Des comtes de Lusignan cette belle terre devint propriété des sires de Mareuil, à qui elle a appartenu jusqu’en 1576, époque où Gabrielle de Mareuil l’apporta en dot à Nicolas d’Anjou, marquis de Mézières, qui la vendit plus tard à Jean-Louis de La Vallette, duc d’Épernon, pair et colonel de France, lieutenant général du roi, gouverneur des provinces de Guienne, de Saintonge et d’Angoumois.

    Les armes de Nicolas d’Anjou étaient : semé de France, au lion d’argent mis en franc canton à la barre d’argent, brochant sur le tout, à la bordure de gueules.

    En 1510, Guy de Mareuil fonda à Villebois un couvent d’augustins, où il fut inhumé, conformément aux intentions exprimées dans son testament, dont copie certifiée par le prieur est déposée aux archives du département de la Charente.

    En 1568 et 1569, avant et après la bataille de Jarnac, les protestants, exaltés d’une part par les édits contre leur religion, d’autre part par leur défaite, dévastaient et incendiaient les églises et les monastères. Toute la province, en armes, était dans la désolation. C’est alors que le château de Villebois, pris et repris plusieurs fois, fut témoin de l’affreuse fureur des deux partis. Les églises et les couvents de la ville, alternativement sous le feu du château ou protégés par ce feu, furent tour à tour envahis par de malheureux égarés qu’exaltaient de faux interprètes d’une religion de paix et de charité.

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    Prieuré de Ronsenac (16) - Linteau de porte : le léopard anglais ?
    Photo : P. Collenot - 07/2008

    Les abbayes du Peyrat, de Ronsenac, autrefois manse monacale de bénédictins anglais [] ; de Charmant, autrefois maison de templiers, et autres circonvoisines, furent entièrement saccagées. Vers cette époque, Villebois existait encore tout autour du château. Il ne reste plus que quelques fondements de murailles des maisons et autres bâtiments qui formaient la partie orientale de la ville.

    En 1590, après la bataille d’Ivry, un grand nombre de ligueurs regagnèrent leurs provinces : un corps de ces rebelles se jeta dans le vieux château de Villebois, tant de fois témoin de scènes sanglantes.

    Fortifié par une double enceinte flanquée de tours et entouré de fossés profonds, il pouvait faciliter une résistance prolongée. C’était, dans l’ancien système de fortifications, une place très forte que le canon ne pouvait approcher que d’un seul côté, et ce côté était défendu par de l’artillerie.

    Le duc d’Épernon, rentré dans son gouvernement d’Angoumois, et désireux de signaler sa valeur et de prouver son dévouement à Henri IV, se mit à la tête de ses meilleurs soldats et s’avança contre les ligueurs.

    A son approche, ils sortirent en foule et le reçurent par une fusillade des mieux nourries ; vigoureusement repoussés, ils rentrèrent dans les forts et ouvrirent le feu de leurs batteries.

    D’Épernon, malgré leur résistance, parvint à établir ses pièces de campagne sur le plateau qui est au niveau du château, près du lieu où est aujourd’hui le cimetière. Les coups, dirigés par des artilleurs habiles, battirent en brèche murailles et donjons. Les rebelles, ainsi débusqués, tentèrent une dernière sortie et se ruèrent furieux sur les soldats de d’Épernon.

    Ce fut dans cette lutte acharnée que l’on vit tout ce que les guerres civiles ont de hideux.

    Peu de temps après, d’Épernon acheta cette terre de Villebois, avec le regrets disent les chroniqueurs, d’avoir fait tant de dommage à ce vieux castel qui était une masse de pierres bien bâtie et fort logeable. Il y fit faire plusieurs reconstructions.

    Après Henri IV, dont l’assassinat fut l’œuvre d’un misérable fanatique, le duc d’Épernon contribua à assurer la régence à la reine-mère, et continua ainsi son influence dans les affaires de l’État.

    Habile en cour, en finances et dans l’art de la guerre, il procura à Louis XIII des secours considérables contre les princes ligués.

    Louis XIII, à son retour de Bordeaux, ou il fit son entrée le 19 novembre 1615, et où il était allé épouser Anne d’Autriche, se rendit à Villebois, où le duc d’Épernon l’attendait avec 4.000 hommes et 500 chevaux. (Voir les manuscrits de M. des Brandes, maire d’Angoulême en 1790.)

    Le cortège royal arriva le 26 décembre 1615 au soir à Aubeterre, où il fit un court séjour, puis se dirigea vers le château de Villebois, où il arriva le 28 décembre 1615 au soir, par l’ancien chemin qui existe encore sur le plateau et sur le bord duquel est le cimetière actuel.

    Les réjouissances en l’honneur de la cour, la présentation des troupes dévouées que d’Épernon venait de recruter et toutes les autres circonstances de cette visite royale, si mémorable dans le pays, durèrent encore plusieurs jours après le départ du roi.

    Ce fut un avantage dont profita l’illustre courtisan , de pouvoir souhaiter ainsi et dans son gouvernement d’Angoumois le bon et nouvel an 1616 à son jeune maître et souverain.

    Louis XIII se rendit ensuite à Angoulême, où d’Épernon lui avait fait préparer somptueusement les appartements du château. Après quelques jours passés en fêtes, continuant sa route sur Paris, il coucha au château de Verteuil, le 22 janvier 1616.

    En 1619, d’Épernon favorisa l’évasion de la reine-mère enfermée au château de Blois et la conduisit à Angoulême ; puis, de concert avec le cardinal de Richelieu, il la réconcilia avec Louis XIII, son fils.

    En 1622, par suite et en reconnaissance de cette réconciliation, la terre de Richelieu et celle de Villebois furent érigées le même jour en duchés-pairies.

    Ce fut aussi à dater de ce jour que le duc d’Épernon donna à Villebois, sa châtellenie privilégiée, son nom de La Vallette, qui lui est resté.

    Il donna son cœur à Angoulême, et son corps fut inhumé à Cadillac, suivant ses intentions.

    Ses armes étaient : parti d’argent au noyer de sinople, au chef de gueules, chargé d’une croisette d’argent patencée par les extrémités, et parti de gueules à la croix pommelée d’or.

    En la même année 1622, il fit fonder à La Vallette un établissement de poste qui, depuis cette époque, s’est maintenu dans la même famille par alliances conjugales.

    En 1642, après la mort du duc d’Épernon, la seigneurie de La Vallette passa dans la maison Montault de Navailles. Le maréchal de ce nom, exilé de la cour de Louis XIV, s’y retira en l’an 1665.

    Ses armes étaient : demi et quart d’azur, à deux mortiers de gueules d’argent posés en pal.

    Dame Suzanne de Beaudéant, épouse de Philippe de Montault de Benac, duc et maréchal de Navailles et de La Vallette, fonda à La Vallette, le 17 novembre 1665, un couvent d’Ursulines, tant en son nom qu’en celui de son mari. Dans un acte de baptême du 20 août 1671, registre n° 6 de l’état civil de la commune de La Vallette , sont relatés les titres et qualités du maréchal de Navailles, parrain de l’enfant. []

    Mme Valérie de Mosnier de Planault de Saint-Avit était prieure de ce couvent lorsque eut lieu la révolution de 1789.

    Mme la duchesse de Navailles fonda aussi à La Vallette, de concert avec d’autres dames et demoiselles du lieu, le 13 janvier 1670, une société de bienfaisance dite des Dames de Charité. C’est là l’origine du bureau de bienfaisance actuel.

    M. Dedieu, curé de Ronsenac en 1671, raconte dans une note écrite de sa main sur un ancien registre de baptêmes, mariages et sépultures de sa paroisse, que, le 10 juin 1671, les reliques de saint Vincentin avec la châsse, que Mr le duc de Navailles avait reçues lors de son voyage pour le secours de Candie, furent exposées devant la grande porte du château à la vénération du peuple, par Mgr Guillaume Le Boux, évêque de Périgueux, puis portées processionnellement et avec la plus grande pompe, par les six plus anciens prêtres de l’archiprêtré, au couvent des ursulines. Il ajoute que jamais La Vallette n’avait vu si belle solennité, et qu’il y eut une affluence de peuple tout à fait incroyable.

    Pendant les trois ou quatre années que dura sa disgrâce , le maréchal de Navailles fit bâtir, dans le beau style du XVIIe siècle, le château (qui aujourd’hui n’existe qu’en partie), après avoir, pour l’exécution de ses plans d’ensemble, fait raser presque entièrement le premier, dont plusieurs parties (celles non restaurées par le duc d’Épernon) étaient considérablement endommagées.

    On voit encore dans les ruines de l’aile incendiée des troncs d’anciennes tours et des fondements de vieilles murailles. Ces fondements, d’une solidité éprouvée par le temps, servirent d’assises à plusieurs des constructions modernes du maréchal de Navailles. Dans les fouilles et déblais faits à cette époque, on trouva des pièces de monnaies romaines, d’autres à l’effigie de nos anciens rois, des tronçons d’armes antiques et des boulets de divers calibres.

    Vers l’an 1695, la seigneurie de La Vallette passa dans la famille Rohan de Soubise ; puis, en 1728, dans celle de Courcillon. Le marquis de Dangeau s’allia à cette maison en épousant Françoise de Pompadour, marquise douairière d’Égon de Courcillon, dame du duché de La Vallette et autres lieux.

    Cette dernière famille, après l’avoir possédée jusqu’en 1756, l’abandonna à plusieurs créanciers qui la firent gérer jusqu’à l’époque de la révolution de 1789.

    Ce beau domaine, se trouvant alors appartenir à divers particuliers, n’eut à souffrir que des mutilations des armoiries et de quelques sculptures ; mais de précieux parchemins qui avaient autrefois été secrètement enfouis avec les plus grandes précautions conservatrices furent brûlés. Ils furent trouvés au fond de la tour dite du Trésor.

    Cette tour, qui n’existe aujourd’hui que jusqu’à la hauteur du mur du rempart, a servi de bureau d’économat à M. Michon. Les religieuses en ont fait un oratoire.

    L’arrondissement de la ci-devant subdélégation, qui avait La Vallette pour chef-lieu, était borné au nord par celui d’Angoulême ; à l’ouest, .par la Saintonge ; à l’est et au midi, par le Périgord et la Guienne. Il comprenait les villes de La Vallette, Montmoreau, Aubeterre et Saint-Aulaye. (Cette division territoriale est indiquée par M. des Brandes, maire d’Angoulême.)

    Après le départ des maisons d’Épernon, de Navailles et de Rohan, La Vallette ne fut plus si peuplée. Les seigneurs des alentours s’isolèrent, le château n’étant plus, comme autrefois, le rendez-vous des brillantes réunions ; les couvents des ursulines et des augustins cessèrent d’avoir un aussi grand nombre de pensionnaires ; les abbayes et les prieurés voisins perdirent leur ancienne importance.

    Depuis 1789 jusqu’en 1837, le château de La Vallette a successivement appartenu à plusieurs propriétaires et a reçu diverses destinations. Lors de la première république, on le transforma en magasin aux vivres et en lieu de détention de prisonniers de guerre. En 1808, il fut indiqué pour servir de maison centrale aux départements du Cher, de l’Indre, de la Haute-Vienne, de la Charente et de la Charente-Inférieure.

    En 1816, on y établit la brigade de gendarmerie, qui y fut casernée jusqu’à la nuit du 10 au 11 décembre 1822, où un violent incendie en brûla l’aile gauche et le dôme, dont la forme était la même que celui de l’hôtel des Invalides, à Paris.

    Il était si élevé qu’on le voyait à œil nu de Barbezieux et de Piégut, près Nontron.

    Lorsque les flammes eurent gagné le faîte de ce superbe monument, l’atmosphère entière parut en feu et semblait au loin une immense aurore boréale. Il s’abattit tout d’un coup ; alors on eût dit une éruption du Vésuve. Le plomb dont la toiture était entièrement recouverte, fondu par l’incendie, coulait en laves.

    A droite et à gauche de ce dôme et sur la même ligne, à l’extrémité méridionale des deux ailes du château et faisant face à la terrasse, étaient deux pavillons du même style que ceux du palais du Luxembourg, à Paris, et formant saillies symétriques. A l’extrémité septentrionale des deux mêmes ailes étaient deux autres pavillons entièrement égaux aux premiers et pareillement disposés.

    On voit encore debout des constructions de l’époque des barons, de celle du duc d’Épernon et du maréchal de Navailles. La chapelle romane et quelques troncs apparents d’anciennes tours détruites sont du temps des barons ; la porte à créneaux, à double ouverture et double pont-levis, exactement comme celle de la vieille citadelle de Vincennes, fut restaurée par le duc d’Épernon, ainsi que la tour carrée de la vigie. Il ne reste plus de traces d’une ancienne tour connue dans la tradition sous le nom de tour des Poitevins.

    Ce qui existe aujourd’hui des constructions du maréchal de Navailles comprend l’aile droite et son pavillon méridional (le seul qui reste), la partie de l’aile gauche communiquant à la chapelle construite sur la voûte de l’ancienne, la terrasse et les voûtes qu’elle couvre, le portail de la première cour, où est sculpté son écusson mutilé, la chapelle extérieure vulgairement appelée la Grotte, les murs d’enceinte des deux cours extérieures, le chemin de ronde et les tourelles.

    Ce maréchal fit combler les larges fossés qui circonscrivaient le château, démolir les murs de la deuxième enceinte et planter d’arbres les plates-formes. Le pourtour devint ainsi un superbe lieu de promenade que l’on appelle depuis promenade sur les fossés. Les passages souterrains et les casemates sont aujourd’hui obstrués par des éboulements et des affaissements. On voit encore, à l’ouest du château, l’orifice d’une issue extérieure qui communiquait aux souterrains et aboutissait au haut de la terrasse par un petit escalier situé près de la porte crénelée, et dont l’ouverture est comblée par des éboulements successifs.

    L’ensemble des différents massifs de ce vieux castel, y compris les trois cours et les jardins qui en dépendaient , forme un ovale allongé.

    Au bout du grand jardin était un arceau sur lequel on passait pour aller dans la tribune seigneuriale de l’église de la paroisse de Saint-Romain. Au-dessous de cette tribune, qui existe encore, était l’ancienne sacristie.

    A la partie intérieure du rempart de l’est, en face du corps de bâtiment réparé par l’abbé Michon pour servir de dortoir et de salles d’études, on voit encore adhérents au haut du mur les restes des voûtes des écuries du château. Au-dessus de ces écuries était un vaste grenier, dit de la Recette, et destiné autrefois aux rentes féodales. Ce bâtiment, qui menaçait ruine faute d’entretien, fut démoli en 1830. Les pierres servirent à construire les murs d’enceinte du cimetière.

    En 1897, M. l’abbé Michon acheta ce château. Après y avoir fait faire plusieurs réparations et quelques constructions, il y établit une école secondaire dont le maintien eût été d’un très grand avantage pour le pays. Cet établissement eût pu, avec un peu de bonne volonté de la part de quelques personnes, devenir le petit-séminaire diocésain qui fut transféré à Richemont.

    Le 11 juillet 1839 fut un jour mémorable destiné à rappeler longtemps le souvenir de cet établissement. Trois vénérables prélats s’y réunirent et en bénirent solennellement la chapelle nouvellement restaurée : Mgr Ferdinand-François Auguste Donnet, archevêque de Bordeaux, primat d’Aquitaine, aujourd’hui cardinal ; Mgr Thomas Gousset, évêque de Périgueux, aujourd’hui cardinal-archevêque de Reims, et Mgr Guitton, vicaire général du diocèse d’Angoulême, devenu évêque de Poitiers.

    Mgr Donnet, remplissant une double mission, remit à Mgr Gousset les insignes de l’ordre de la Légion-d’Honneur.

    Procès-verbal constatant cet acte fut dressé, ledit jour 11 juillet 1839, par M. Pierre-Justin Bourrut-Lagauterie, maire de La Vallette.

    L’établissement de M. l’abbé Michon ayant cessé, après cinq ans d’existence, le château revint à son-précédent propriétaire, M. le maire de La Vallette, petit-fils de maître Jean Bourrut, sieur des Nauves, juge sénéchal et procureur fiscal au duché-pairie de La Vallette.

    Sur décret d’autorisation du 23 mars 1852, et par deux actes reçus par Me Daviaud et Me Boussiron, notaires à La Vallette, en date du 9 avril 1852, la commune et le bureau central de bienfaisance de La Vallette sont devenus propriétaires de ce château, où sont établies des religieuses de l’ordre de Sainte-Anne de la Providence [], qui y dirigent une école de jeunes filles et une salle d’asile pour les enfants du premier âge.

    Notes

    [] Au-dessus d’une des portes de l’ancien bâtiment de l’abbaye de Ronsenac est sculpté le léopard anglais.

    [] Messire Philippe de Montault de Bénac, duc de Navailles et de La Vallette, pair de France, chevalier des ordres du roy, général en chef de ses armées, gouverneur pour la marine, du paiis d’Aunis, La Rochelle, Brouage, isles de Ré et Oleron et adjacentes, gouverneur particulier des villes et châteaux de Niort et Lourde.

    [] Avant 1856 et depuis 1818, l’école de filles était dirigée, dans un local insuffisant, par des religieuses de l’ordre de Saint-André de la Croix.

    Autour et alentour de cet article

    Source : http://www.histoirepassion.eu/spip.php?article1053

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  • Château de Neuvicq-le-Château

    Histoire du château de Neuvicq-le-Château (17)

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    Un château renaissance, aujourd’hui propriété de la commune et siège de la Mairie. Cette partie visible cache une histoire beaucoup plus ancienne.

    Voir aussi : Généalogie de la famille de La Laurencie

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    Le château de Neuvicq, façade est
    Dessin de Jean-Claude Chambrelent

    Neuvicq et son château, un peu d’histoire, par Daniel Duverger

    (Neuvicq le Château - Charente Maritime, 17490)

    Le premier témoignage historique de Neuvicq est une viguerie (la justice locale) du IX° siècle, installée dans le village appelé alors « Neuvy » dit novus vicus par les textes de l’époque.

    Au XII° il s’y construit une église de style roman ; un siècle plus tard une lignée de seigneurs, Guillaume de Neuvicq et son fils Foulques sont vassaux de l’évêque d’Angoulême pour leur « fortalicum » de Neuvicq ; cette lignée est emportée lors de la guerre de cent ans durant laquelle le château est détruit ou endommagé.

    Vers 1420 le fief est repris par une branche cadette des Larocheandry, qui reconstruit vers 1500 un château de style pré-Renaissance, le corps de logis actuel. Revendu à la famille d’Espièmont, le fief passe par héritage aux mains des de Goth, des Montespan, le mari de la célèbre Marquise, puis de leur fils pour être revendu en 1705 aux La Laurencie qui l’occuperont jusqu’à la Révolution ; le fief et le château sont alors cédés par le seigneur pour échapper à la saisie décrétée par la Révolution.

    Dépourvu de ses terres achetées par les villageois, le château est acquis par des particuliers, le premier d’entre eux étant la famille Martell de Cognac, qui auront beaucoup de mal à l’entretenir, au point de le mettre en vente en 1904 pour la démolition ; le maire de Neuvicq, Alphonse Porchaire, s’y opposa et le fit racheter par la Commune.

    Après la Révolution les villageois ayant acquis les terres seigneuriales, se lancent dans l’extension de la vigne pour bénéficier des revenus du cognac ; la crise phylloxérique vers 1870 anéantit les vignes et provoque une sévère mutation vers une agriculture diversifiée par la production laitière.

    Cette reconversion, associée à l’émigration rurale, entraîne une brutale diminution de la population qui en l’an 2000 se retrouve à son niveau du Moyen Age, phénomène commun à toutes les communes rurales qui n’ont pas bénéficié du statut de chef-lieu de Canton.


    On peut se procurer un document de 57 pages retraçant l’histoire du village et du château, écrit par Daniel Duverger et intitulé « Le château de Neuvicq Histoire et patrimoine », en passant commande auprès de l’AMACS : 
    - soit par courrier à l’adresse suivante : AMACS, château de Neuvicq, - Neuvicq le Château -17490- 
    - soit en contactant la présidente de l’AMACS, par courriel Joindre un chèque de 5 Euros plus 1 Euros pour frais d’envoi.

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    Le château de Neuvicq (17)
    Façade ouest

    Notice sur l’histoire du château de Neuvicq, dans le "Dictionnaire et album de la Charente-Inférieure - Ed. Flammarion - 1901

    CLAIS (Étienne-André) né à Sancerre (Cher) le 18 août 1848.

    Notaire à Saint-Jean-d’Angély depuis le 31 décembre 1873. 
    Me Clais a eu pour prédécesseurs : MMes Clais (1843-1873), Marchand (1840-1843), Lemoyne (1819-1833), Bartaré (1788-1819), Lair (1757-1788) et autres. 
    Président de la Caisse d’Épargne de Saint-Jean-d’Angély. 
    Propriétaire du château de Neuvicq par Siecq et à Saint-Jean-d’Angély.

    Dans l’Eglise de Neuvicq, on trouve dans la construction même de l’édifice les armes des comtes de La Roche Landry ou La Roche Andry. Ces armes se trouvent aussi au château. Cependant le temps ayant noirci l’écusson et son élévation ne permettant pas de l’examiner de près, il est permis d’être moins affirmatif sur ce point. Les armes des La Roche Landry contiennent des bandes transversales qu’il est impossible de distinguer, à distance, de celles qui se trouvent dans la construction même du château. Cependant le style de l’Église et du château étant le même, tout porte à croire que les La Roche Landry ont fait faire l’un et l’autre.

    En 1439, une comtesse veuve La Roche Landry possède le château.

    Les La Roche Landry gardent celte propriété jusqu’aux guerres et même pendant les guerres de religion.

    En 1600, un certain Arnaud de Colombières d’Espiémond ou de Prémond, non titré, officier à Angoulême, époux de dame Lucrèce Viger, est le maître de cette seigneurie.

    En 1625 ou 1630, sa fille Louise de Prémond lui succède et épouse Jean-Jacques de Got de Basternay. Celui-ci appartenait à la famille de Got qui a fourni un pape Clément V, (Bertrand de Got), que Phillippe IV fit élire à la mort de Boniface VIII.

    A la mort des de Got, le mari étant décédé en 1666, à l’âge de 77 ans, la propriété du château de Neuvicq, passe à Pardaillan de Gondrin de Montespan. La dame de Got en mourant légua son cœur à la paroisse de Neuvicq. Ce cœur a été déposé dans un des murs de l’Eglise de Neuvicq. Aucune pièce n’indique dans quelle partie de l’Eglise ce cœur a été déposé.

    Pardaillan de Gondrin devait être fils d’une Nogaret de Lavalette, demi-sœur du marquis de Got de Bosternay ce qui explique sa qualité de propriétaire du château de Neuvicq à la suite du marquis de Got. Il était l’époux d’Athénaïs de Tonnay-Charente, maîtresse de Louis XIV.

    A la suite de Pardaillan de Montespan, le duc d’Antin, fils légitime, lui succède comme seigneur de Neuvicq.

    Noël Bertrand de La Laurencie, marquis de Charras né en 1669, époux en deuxième mariage de Marie Chazeau, succède au duc d’Antin. Par une acquisition de la propriété sans doute, mais aucun acte ne confirme ce fait.

    Du mariage de Noël Bertrand avec Marie Chazeau, naît en 1709, Noël Bertrand, lequel épouse dame Polte ou Paulte, nièce de sa mère, laquelle dame Polte était née en 1717 ou 1719.

    De ce mariage sont nés quatorze enfants, dont le 2e né, le marquis François, fut le dernier propriétaire du château avant la Révolution.

    Enfin celui-ci par acte passé le 12 février 1792 par devant Me Rameau notaire à Paris, cède ce château et ses dépendances à M. Jean Martel, banquier à Paris.

    En 1856, par acte de Me Rambaud, notaire à Cognac, M. Martel a vendu la terre de Neuvicq et le château à M. Michel Calluaud propriétaire à Neuvicq.

    Par acte du même notaire, en date du 21 avril, 1870, M. Michel Calluaud a fait donation à sa fille Mlle Marie Calluaud, épouse de M. Samuel-Augustin Martineau, de la terre et du château de Neuvicq.

    Par testament olographe du 4 février 1893, Mme Martineau née Calluaud (décédée le 13 avril 1893), a légué la terre et le château de Neuvicq à son neveu, M. Etienne Clais, notaire à Saint-Jean-d’Angély.

    1904 - Bulletin de la Société des Archives Historiques - Revue de la Saintonge et de l’Aunis

    Le château de Neuvicq (Charente-Inférieure), a été vendu par M. Clais, notaire à Saint-Jean d’Angély, à M. Alphonse Porchaire, docteur-médecin à Neuvicq, agissant en qualité de maire de la commune.

    Il a appartenu successivement à Mme Marie Calluaud, décédée, veuve de M. Samuel-Augustin Martineau, à Neuvicq ; à Michel Calluaud ; à Gabriel-Frédéric-Charles Martell, propriétaire à Cognac ; à François de La Laurencie de Charras, maître de camp de cavalerie, demeurant à Paris.

    Autour et alentour de cet article

    Source : http://www.histoirepassion.eu/spip.php?article659

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  • Château de Trèves

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    Le château de Trèves

    Ce premier château-fort a été fondé peu avant 1026 par Foulque Nerra en vue de la prise de Saumur qui, à l'époque, était une possession du comte de Blois. Cette fondation fut comprise dans un programme logistique d'ensemble, car elle fut à peu près contemporaine de celle de Montreuil-Bellay. Le fief a été confié au comte de Sablé, Herbert le Rasoir, qui servait Foulques dans sa guerre de Touraine.

    La forteresse fut prise par le comte Foulques Réchin en 1068, détruite par son ordre et reconstruite par ses soins vers 1091. Entre-temps, le marché et le port qui existaient à Trèves furent transportés à Cunault. Mais en 1091, marché et port furent restitués à Trèves. Avant les évènements de 1068, l'église n'avait pas son emplacement actuel entre le château et la Loire. Selon le cartulaire de Saint-Aubin d'Angers, elle se trouvait dans le château. Le fief est donné à Geoffroy Fulcrade, chevalier, qui se fit ensuite moine à Saint-Florent, et dont le fils augmenta considérablement le bourg où il fonda les deux prieurés.

    En 1147, le seigneur de Trèves est Renaud le Roux, qui part à la croisade avec Louis VII et sa suzeraine directe, Aliénor d'Aquitaine.

    En 1206, le château de Trèves soutient victorieusement une attaque de l’armée de Jean sans Terre. Enfin, de possesseurs en possesseurs cités par Célestin Port le château devient la propriété du chancelier de FranceRobert le Maçon, en 1416 par achat.

    En reconnaissance et récompense des services ci-dessus signalés et constatés dans ses lettres patentes du 7 novembre 1420, le Dauphin confirme à Lemaçon tous les droits antérieurs de la baronnie, ajoute ceux de « tribut et péage sur chaque pipe de vin passant la dite rivière de Loire en dévalant ou en montant par battel ou batteaux devant ledit chastel de Trèves ou traversant par charroi ladite châtellerie la somme de 10 deniers ; sur chaque muid de vin, 5 deniers, de même un minot de sel sur chaque muid de sel ».

    En 1424, le Dauphin devenu roi accordait de plus à son chancelier, outre les trois anciennes foires qui se tenaient dans le bourg à la Saint-Luc, à la Saint-Matthieu, à la Sainte-Catherine, 3 nouvelles foires à tenir les mardis après l’Ascension et la Saint-Jean-Baptiste, avec marchés et assemblées tous les mardis, qui furent transférés à Cunaud ainsi que les foires en décembre 1762.

    Donjon de Trèves.

    En 1435, ces privilèges royaux qui enrichissaient le pays (sans doute aux dépens des anciens marchés de Gennes) et qui rapportaient surtout au seigneur de beaux droits de prévôté, permirent au chancelier Lemaçon d’entreprendre et d’achever la reconstruction de son manoir et surtout du principal donjon. Le bourg qu’il abritait était devenu un véritable centre d’activité. Ses foires, ses péages, son port, l’importance de ses seigneurs y attiraient des populations de tout genre et avec elles aussi plus d’une misère. Il y existait, vers le xive siècle, une Maison-Dieu et une aumônerie, et quand Lemaçon mourut, il venait d’y « établir une maladrerie pour ladres, parce qu’il y est survenu pauvres gens mallades d’icelle maladie ».

    Le tombeau de Lemaçon existe encore dans l’église de Trèves avec sa statue.

    En 1616, Pierre de Laval capitaine de 50 hommes d’armes et baron de Lezay, agrandit et embellit de nouveau le château de Lemaçon.

    Aux deux corps distincts et anciens du logis, Pierre de Laval fait ajouter un pavillon neuf d’habitation desservi par un grand jardin en terrasse. Devant lepont-levis, s’élevait encore au xviie siècle une motte dite la motte de Monsoreau qui avait sans doute porté le manoir primitif et qui, restée nue et vide jusqu’au xvie siècle, fut alors chargée d’un corps de logis adossé à la chapelle reconstruite. Vers l’est était une autre motte, dite Barbacane (ouvrage de défense en avant du pont-levis). Vers la rivière et devant la tour qu’en séparait seulement un second jardin bas planté en verger, des Halles logeaient les marchands venus aux foires et les bouchers détaillants. Au haut des halles se tenait l’auditoire où le sénéchal rendait tous les quinze jours la justice pour les tenanciers de 17 paroisses. Tout auprès, dans la vallée, vers le coteau, s’étendaient autrefois deux étangs dont un seul était encore conservé au xviie siècle. Celui-ci alimentait à travers le jardin par un canal en pierres de taille un moulin banal qu’y avait construit Lemaçon et où le seigneur prélevait le vingtième du blé apporté. Sur un des quatre îlots de la Loire dépendants du domaine étaient plantés les piliers de justice. Le seigneur avait le droit de prélever sur les pêcheurs le premier saumon pris. Il donnait cinq sous à qui le lui apportait. Par contre, les autres pêcheurs ne devant pas de saumon payaient en monnaie au seigneur le surplus de cinq sous que leur premier saumon pris pouvait valoir. En plus chaque filet devait au château une nuit de travail. Le mardi-gras de chaque année, près de la borne qui séparait le fief de la baronnie et celui du prieuré de Cunaud, on voyait venir le cuisinier et le boulanger du prieur, l’un « garny de sa lardouère », l’autre « garny de son bluteau » avec leurs aides portant une pièce de bœuf d’un pied carré, trois pintes de vin dans un baril et une miche. Le seigneur de Trèves se trouvait là, et avec lui, sans doute, des pauvres pour en profiter.

    Le maréchal de FranceMaillé de Brezé, fit intervenir la haute influence du cardinal de Richelieu, son beau-frère, pour violenter les refus persistants d’Hilaire de Laval. Le cardinal ministre, en son propre nom, par acte du 8 mars 1642, se porta acquéreur, moyennant 200 000 livres dont 114 000 étaient déjà réclamées par les créanciers, et transmit le 16 la baronnie au maréchal dont la fille unique Claire-Clémence de Maillé venait d’épouser le Grand Condé.

    À peine entré en possession, le maréchal de Maillé, pour empêcher Hilaire de Laval de bénéficier du privilège de retrait lignager qui permettait à une famille seigneuriale de recouvrer son domaine vendu, moyennant restitution du prix payé, se hâta de démolir une grande partie des travaux de Pierre de Laval et d’abandonner le reste à la destruction du temps, de telle sorte que quelques années après Rigaud, régisseur des châteaux de Trèves et de Milly pour le compte de Mlle de Clermont, fille du Grand Condé et de Claire-Clémence, lui écrivait dans un rapport que les habitations étaient en ruine et que d’immenses travaux seraient nécessaires pour les rendre habitables.

    Devaient hommage à Trèves :

    1. Le fief de la Harielle, possédé par M. de Joreau.
    2. Le fief de l’Étang de Gennes, possédé par M. de Rochefort.
    3. Le fief de la Gennevraie, possédé par M. Buvau.
    4. Le fief de Sarré, possédé par M. de Neuville.
    5. Le fief de Lignières en Sarré, possédé par M. de Maurepas.

    Le fief de Lignières en Sarré pourrait bien avoir été le manoir situé à Bouchette près de la maison Cahu.

    A propos des rentes dues à Trèves, Rigault, partant du principe que la levée de la Loire est construite sur le vrai fond de la baronnie, des rentes afférentes lui sont dues sur les deux rives, depuis Pocé, en la paroisse de Distré, jusqu’à Coutures.

    En 1747 par échange du 23 mars, la terre de Trèves passa de la famille des Condé au comte Louis César d’Estrées et au maréchal Adrien Maurice de Noailles qui quatre jours après en firent cession pour la somme de 510 000 livres à Jean de Stapleton, seigneur irlandais, un des compagnons du roi Jacques, avec les châtellenies de MillyPocéVilleneuve-Maillard,SourchesMardronla Tour Ménives, toutes celles de Gennes que nous venons d’énumérer plus haut. C’est en faveur de ce nouveau venu que Louis XV, par lettres du 23 août 1747, érigea la baronnie en comté, en ajoutant aux seigneuries ci-dessus nommées les terres de Laillou, Baucheron, Virollais, Saugré, la Mimerolle, les Noyers Aménard et Laleau. Dès 1750, il fait abattre le château de Trèves, n’en conservant que le donjon. Un immense escalier monumental y donne accès. L’escalier intérieur dessert diverses salles voûtées, nues et désertes. Des cuisines occupent le soubassement ; plus bas encore sont les prisons.

    Le domaine de Clementiniaeum avait été primitivement donné par les rois Pépin et Charlemagne à l’abbaye de Saint-Aubin d’Angers qui en fit une paroisse. Les moines de cette abbaye établirent deux prieurés : celui de Saint-Aubin et celui de Saint-Macé, chacun avec leur chapelle. Les gens de Trèves ne devaient à leur seigneur que le service militaire, sous les ordres d’un agent de l’abbaye, pour le compte des barons. Ils étaient exempts de toutes les autres redevances féodales.

    Administration [modifier]

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1995 René Foulon Champignonniste retraité
    Toutes les données ne sont pas encore connues.

    Démographie [modifier]

    Évolution démographique
    1962 1968 1975 1982 1990 1999
    995 1.024 1.008 1.135 1.153 1.102
    source : http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/psdc.htm (Population sans doubles comptes).

    Lieux et monuments [modifier]

    Notes et références [modifier]

    Voir aussi [modifier]

    Liens externes [modifier]

    Commons-logo.svg

    Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres surChênehutte-Trèves-Cunault.

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Cunault

     

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  • Incunables

     

    Un incunable est un ouvrage qui fut publié entre la découverte de l'imprimerie vers 1440 et 1500 environ et qui constitue une véritable pièce de collection.

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    Margarita Philosophica

    Reisch Gregorius

    Margarita Philosophica

    Fribourg, Grüner, 1503. Incunable. Superbe typographie agrémentée de plusieurs figures très curieuses. Texte en latin, très dense, étant donné qu'il y a ici de nombreuses contractions et abréviations, encore en usage au début du 16ème siècle. Lire la description complète

    Prix : 550 €

    [Mis en vente par : Incunable]

    Psalmus 6, 2-11

    Nord de la France, circa 1450. Vélin provenant d'un Livre d'Heures en latin. Lignes manuscrites, gothique bâtarde, encre bistre, une initiale pour deux lignes et 9 initiales pour une ligne en bleu, rose et or et six bandes rehaussées de même. Texte en latin. Lire la description complète

    Prix : 583 €

    [Mis en vente par : Librairie Ancienne Minet Frères]

    Kol Bo

    Kol Bo

    Italie, autour de 1491. Première édition. Il s’agit d’une collection de lois rabbiniques écrite par un auteur encore inconnu, probablement à la fin du 13ème siècle ou au début du 14ème siècle, et imprimée par un imprimeur inconnu. Lire la description complète

    Prix : 650 €

    [Mis en vente par : Ludwig Rosenthal's Antiquariaat]

    Nuremberg Chronicles

    Wohlgemut & Pleydenwurff

    Schedel, Nuremberg, 1493. Incunable. Cette rare gravure sur bois en pleine page coloriée d'époque illustre l'hommage de Schedel à Enea Silvio Piccolomini qui entre temps fut vénéré comme pape (Pie II) et qui rédigea son Europa en 1458 sous l'empereur Frédéric III, l'auteur de la Chronique a choisi un bois remarquable.Lire la description complète

    Prix : 950 €

    [Mis en vente par : Incunable]

    Vera Historia

    Lucianus Samosatensis

    Philippus Pincius Mantuanus, 20 novembre 1493, Venise. Incunable.Lire la description complète

    Prix : 1.270 €

    [Mis en vente par : Libri Antichi e rari Francesco & Claudia]

    Vitae XXI Caesarum

    Svetonius Tr. Gaius

    Plato de Benedictis. 23 février 1488, Bologne. Incunable. Lire la description complète

    Prix : 1.380 €

    [Mis en vente par : Libri Antichi e rari Francesco & Claudia]

    La Mer des Hystoires

    Pierre Le Rouge

    Paris, Pierre le Rouge, 1488. Edition originale. La Mer des Hystoires traduction de "Rudimentum novitiorum". Incunable, caractères gothiques, à deux colonnes, figures relatant la vie du roi David avec une gravure de la prise de Jérusalem. La "Mer des histoires" est une adaptation en français moyen du "Rudimentum novitiorum", par un anonyme, qui fut chanoine de Mello en Beauvaisis. Lire la description complète

    Prix : 2.000 €

    [Mis en vente par : Incunable]

    Varia Sebastiani Brant Carmina

    Sebastian Brant

    Incunable. 1498. Première édition parue chez Johann Bergmann à Bâle. Ce volume renferme deux fragments des Carmina Varia, oeuvre du célèbre humaniste et poète satirique de langue allemande Sébastien Brant. Lire la description complète

    Prix : 2.968 €

    [Mis en vente par : Librairie Ancienne Minet Frères]

    Confessionale : Defecerunt ; titulus de restitutionibus ; conclusiones et decisiones in foro coscientae

    Antoninus Florentinus

    Rare incunable. In fine : Venise, Petrum Jo. De Quarangiis Bergomensem, 29 novembre 1497, Venise. Lire la description complète

    Prix : 2.990 €

    [Mis en vente par : Libri Antichi e rari Francesco & Claudia]

    Expositio hymnorum perutilis omnibusque salubris

    Hilarius

    Incunable. Strasbourg, Johann Prüss, 1492. Recueil d'hymnes populaires médiévales. Lire la description complète

    Prix : 4.422 €

    [Mis en vente par : Biblion Antiquariat]

    Liber qui intitulatur Corona senum

    Johannes Carthusiensis

    Incunable. Venise, Nicolai Ieson, 3 juillet 1480. Plein veau havane moderne, dos à trois nerfs muet, encadrements de filets à froid sur les plats, petits fleurons d'angle dorés, caractères romains. Première édition de ce petit traité attribué à Ioannes Carthusienis de Mantoue (Giovanni di Dio Certosino), savant d'origine Belge, italianisé, prieur de San Andrea à Venise. Lire la description complète

    Prix : 5.000 €

    [Mis en vente par : Librairie Picard]

    Epistolae

    St Jerome

    Venise, Giovanni Rosso Vercellese, 1496. Incunable. Caractères romans. Les Lettres de Saint Jérome, oeuvre médiévale condamnée par Luther. Superbe exemplaire dans sa reliure d'époque. Lire la description complète

    Prix : 5.144 €

    [Mis en vente par : Hünersdorff Rare Books]

    Libri philomusi

    Jacob Locher

    Strassburg, Johann Grüninger, 1497. Caractères romans et gothiques. Lire la description complète

    Prix : 7.431 €

    [Mis en vente par : Hünersdorff Rare Books]

    Floretus

    Bernardus Claravallensis

    Cologne, Heinrich Quentell, sans doute avant 1491. Avec une splendide gravure de titre en quasi-pleine page représentant un maître enseignant à deux élèves, un parchemin avec des inscriptions les survolant, une colombe perchée sur son épaule et un livre ouvert devant lui. Imprimé en cartactères gothiques. Lire la description complète

    Prix : 7.800 €

    [Mis en vente par : Ludwig Rosenthal's Antiquariaat]

    Biblia Sacra

    Froben

    Johann Froben, Basel, 1491. Caractères gothiques, excellent exemplaire. Lire la description complète

    Prix : 8.974 €

    [Mis en vente par : Butler Rare Books ]

    Breviarium Pataviense

    Erhard Ratdolt, Augsburg, 1490. Incunable. Extrêmement rare. Lire la description complète

    Prix : 18.015 €

    [Mis en vente par : Louis Caron]

    Poeticon astronomicon

    Caius Julius Hyginus

    Venise, Erhard Ratdolt, 22 January 1485. Demi-vélin du XIXème siècle. Deuxième édition illustrée de ce roman classique astronomico-astrologique. Lire la description complète

    Prix : 18.112 €

    [Mis en vente par : Hünersdorff Rare Books ABA ILAB]

    Missale Magdeburgense

    Orosius Paulus

    Incunable. Moritz Brandis, Magdeburg. 1497. Enrichi d'enluminures peintes à la main. Lire la description complète

    Prix : 21.743 €

    [Mis en vente par : Louis Caron]

    Commentarii

    Caius Julius Caesar

    Milan, Philippus de Lavagnia, 8 avril 1478. Première édition. Edité par Petrus Justinus Philelphus. Avec Raymondus Marlianus, Index locorum in commentariis Caesaris de bello Gallico descriptorum. Une des premières éditions incunables des commentaires de César. Le texte comprend les sept livres de la guerre des Gaules avec sa suite par l'ami de César, Aulus Hirtius, rassemblés avec les six livres des guerres civiles attribuées à différents auteurs. Lire la description complète

    Prix : 24.149 €

    [Mis en vente par : Peter Harrington Antiquarian Bookseller]

    Historiae

    Orosius Paulus

    Incunable. Hermannus Liechtenstein, 1475. Couverture rigide. Signé par l'auteur, première édition. Lire la description complète

    Prix : 32.412 €

    [Mis en vente par : Phillip J. Pirages Rare Books]

    Breviary

    Caius Julius Caesar

    Texte en latin. Manuscrit avec illuminations, sur parchemin. France, Paris, circa 1440-1450. Ex-libris : "Perard, changeur du roy a Metz" et "Ce livre appartient a Monsieur Brun, trinitaire a Metz" (18ème siècle). Lire la description complète

    Prix : 35.465 €

    [Mis en vente par : Louis Caron]

    Astrolabium

    Angelus Johannes

    Incunable. Augsburg, Erhard Ratdolt, 1488. Première édition. Enrichi de gravures sur bois peintes à la main. Lire la description complète

    Prix : 36.426 €

    [Mis en vente par : Phillip J. Pirages Rare Books]

     

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