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  • Château d'Arc-en-Barrois

    Château d'Arc-en-Barrois

    Façade du château
    Façade du château

    Présentation
    Période ou style Classique
    Type Château
    Début construction 1845
    Géographie
    Latitude
    Longitude
    47° 56′ 51″ Nord
    5° 00′ 25″ Est
    1
    Pays France France
    Région historique Champagne
    Région Champagne-Ardenne
    Département Haute-Marne
    Commune Arc-en-Barrois
    Géolocalisation sur la carte : France
    France location map-Regions and departements.svg
    Château d'Arc-en-Barrois

    Le château d'Arc-en-Barrois est situé sur la commune de Arc-en-Barrois en Haute-Marne, à 24 Km de Chaumont (préfecture de laHaute-Marne) et à 15km de la sortie de l'A5 (sortie Chaumont-Semoutiers). Le château date du XIXe s. (1845), il est construit à l'emplacement d'un château féodal détruit à la Révolution en 1793.

    Sommaire

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    Présentation [modifier]

    Le château actuel a été construit vers 1845 par la princesse Adélaïde d'Orléans, sœur cadette du roi des Français Louis-Philippe Ier. À la mort de celle-ci, en 1847, le château revint à son filleul le prince de Joinville. Le gros-œuvre du logis actuel date du XVIIe s., le grand escalier daterait de l'époque où Nicolas de L'Hospital était propriétaire du château (XVIIIe s.). Le logis a cependant subit de multiple transformation dans les années 1840, lorsque le château appartenait à Adélaïde d'Orléans, sœur de Louis-Philippe Ier. Les deux avant-corps du logis et le parc à l'anglaise appartiennent à cette période.

    Historique [modifier]

    Portrait d'Adélaïde d'Orléans, à l'origine de la construction de l'actuel château (copie propriété du CMN)

    Le domaine d'Arc-en-Barrois appartenait en 1622 à Nicolas de L'Hospital, duc de Vitry, il fut acheté en 1679 à son fils par le comte de Morstein qui le céda en 1693 à Louis Alexandre de Bourbon, comte de Toulouse. Son fils Louis Jean Marie de Bourbon, duc de Penthièvre hérita du domaine. Passées les affres de la Révolution, le domaine fut restitué en 1814 à la fille du duc de Penthièvre, Louise Marie Adélaïde de Bourbon, qui avait épousé en 1769 Louis Philippe, duc d’Orléans. La fille de ces derniers, Adélaïde d'Orléans (sœur de Louis-Philippe Ier), en hérita et reconstruisit le château actuel à l'emplacement de l'ancien. Elle et le légua par testament à son filleul le prince de Joinville.

    Les meubles provenant du château peuvent porter des marques au feu: LB surmonté d'une couronne ou ARC.

    Pendant la Première Guerre mondiale, le château est mis à la disposition des blessés dufront de Verdun.

    Galerie photos [modifier]

    Notes et références [modifier]

    Liens externes [modifier]

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_d'Arc-en-Barrois

  • Château d'Arques-la-Bataille

    Château d'Arques-la-Bataille

    Château d'Arques-la-Bataille Monument historique

    Château d'Arques 3.jpg
    Vue générale de l'édifice

    Présentation
    Période ou style Médiéval
    Type château fort
    Début construction xiie siècle
    Destination initiale Forteresse
    Destination actuelle Site touristique
    Classement Monument historique
    Géographie
    Latitude
    Longitude
    Non renseigné
    (Chercher ce lieu)
    Pays France France
    Région historique Normandie
    Région Haute-Normandie
    Département Seine-Maritime
    Commune Arques-la-Bataille

    Le Château d'Arques-la-Bataille est un château fort en ruine, construit sur un promontoire rocheux dominant la ville éponyme, située dans le nord de la Seine-Maritime, près de Dieppe. Édifiée dans la première moitié du xiie siècle sur l'emplacement d'une ancienne motte castrale, remaniée jusqu'au xvie siècle, la forteresse subit de multiples sièges. C'est au pied de ses remparts qu'Henri IV remporta une bataille décisive contre les troupes de la Ligue en 1589.

    Le château fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis 18751.

    Sommaire

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    La forteresse [modifier]

    Plan du château d'Arques d'après un dessin de Viollet-le-Duc

    Le château fort d'Arques-la-Bataille a été édifié sur un site remarquable : un éperon rocheux étroit dominant la dépression perpendiculaire formée par les vallées de la Varenne, de la Béthune et de l'Eaulne qui se rejoignent pour former l'Arques à 6 kilomètres de la Manche2. Dressée sur l'échine de cet éperon, la forteresse est séparée du plateau cauchois par un étroit vallon qui l'isole de son arrière-pays et renforce ses potentialités défensives, les guetteurs disposaient ainsi d'une vue étendue pouvant surveiller la vallée jusqu'à la mer3.

    Le château, érigé au xiie siècle selon un plan complexe, est étiré en longueur, épousant ainsi les formes de l'éperon rocheux. Il est ceint d'une longue courtine, entourée d'un fossé sec profond de 15 m à 20 m creusé au xvie siècle, qui enferme dans sa basse-cour des constructions ajoutées entre le xiie siècle et le xvie siècle 4. Jusqu'à la fin du xive siècle, l'entrée s'effectuait par une unique porte (avec pont-levis) située au nord-ouest de l'ensemble, la seule qui resta accessible aux chevaux et charrois. A cette extrémité s'élève un bastion d'artillerie aux murs très épais construit au xvie siècle, sous le règne deFrançois Ier, en avant de l'entrée d'origine du xiie siècle. Cette dernière, formée d'une triple arcade, est agrémentée d'un bas-relief représentant Henri IV à cheval, inauguré en 18455.

    À l'extrémité sud-est de la cour se dresse un donjon roman6 de plan carré à très gros contrefortsapparents. Érigé vers 1123 en même temps que la muraille par Henri Ier Beauclercduc de Normandie, il a succédé à un donjon de bois - une motte castrale- construit, aux alentours de 10401045, par Guillaume d'Arques, comte d'Eu, frère du duc Richard II4. Le donjon se présente sous la forme d'un carré de 20,20 m de côté et possède sur ses faces nord et est des contreforts carrés de 3 m × 3 m, les murs sont épais de 2,20 m au sud, de 3 m au nord et de 3,50 m à l'est. Un mur de refend, épais de 1,20 m, partage l'intérieur en 2 salles disposées nord-sud de 15 m de long et de, respectivement, 6,30 et 6,90 m de large4. L'accès au donjon se faisait par le mur ouest dans lequel s'ouvrait, à angle droit, un escalier de 1 m de large pris à l'intérieur de ce même mur. L'édifice abritait un four à pain, un puits et un moulin. Les accès aux étages étaient bien distincts les uns des autres pour éviter à l'ennemi de pouvoir s'emparer de l'ensemble défensif rapidement4. Une plate-forme, ajoutée à la fin du xve siècle, couronnait l'ensemble et permettait l'emploi de l'artillerie naissante5. Une nouvelle porte et un second pont-levis furent construits, en 1367, par Charles V, à l'opposé de l'entrée principale, pour accéder plus directement à la partie de l'enceinte proche du donjon7 ; au fond du fossé, il encore possible de voir une pile destinée à recevoir le tablier de bois du pont-levis8.

    Histoire [modifier]

    Le château d'Arques auxiiie siècle, dessin de Viollet-le-Duc

    L'histoire du château fut particulièrement mouvementée. Peu de temps après la construction de la motte castrale, en 1052Guillaume le Conquérant fit le siège de la place-forte tenue par son oncle en révolte contre lui, Guillaume d'Arques. Victimes de la famine, les défenseurs capitulèrent, en 1053, après avoir résisté durant une année7. Un deuxième siège intervint en 1145 lors de la querelle entre Geoffroy Plantagenêt et Étienne de Boulogne pour la possession duduché de Normandie, le premier nommé parvenant à s'emparer du château après avoir contraint les occupants à se rendre9. En 1204, Arques fut la dernière forteresse normande à déposer les armes devant le roi de France victorieux, Philippe Auguste10 qui avait, en vain, tenter de s'en emparer 2 ans auparavant4. Théâtre de nombreux affrontements durant la Guerre de Cent ans, le château s'avéra imprenable11, les Anglais ne l'occupant qu'après la cession de laNormandie par le traité de Troyes de 1420Jeanne d'Arc y séjourna en 1431 avant d'être jugée et condamnée à Rouen7, la citadelle fut définitivement reprise par le roi de France en 14494. Durant le conflit qui l'opposa à Louis XICharles le Téméraire incendia, en 1472, la ville d'Arques, assiégea le château qui résista victorieusement12.

    Le rempart sud-ouest et le fossé

    Après les diverses transformations opérées sous le règne de François Ier, le château prit une part active aux guerres de religion qui secouèrent la France dans la seconde moitié du xvie siècle. Chassé de Dieppe par les protestants en 1562, leduc de Bouillon vint s'y réfugier. C'est au mois de septembre 1589 que se déroula la plus célèbre bataille liée à la place-forte. Avec 7 000 hommes, Henri IV affronta les troupes de Ligue, fortes de 30 000 soldats, commandées par le duc de Mayenne. Bien que nettement inférieures en nombre, les forces d'Henri IV tenaient le château dont ne purent s'emparer leurs adversaires. Le 21 septembre fut une journée décisive ; alors que les défenseurs fléchissaient, ne bénéficiant pas, à cause du brouillard, du soutien des canons, le temps s'éclaircit. L'artillerie put entrer en action et infligea de lourdes pertes à l'ennemi qui se replia en désordre sur Dieppe, de nombreux cavaliers s'enlisant dans les marécages environnants5.

    En 1688, le château fut abandonné militairement ; en 1708Louis XIV le déclarait impropre au service. Commença alors le démantèlement de la citadelle, les habitants et les Bernardines d'Arques l'utilisant comme carrière12. En 1792, il fut vendu comme bien national à un habitant d'Arques, Louis Jean Félix Reine, qui le préserva de la destruction, admettant même la visite de l'édifice contre un droit d'entrée12. Face à la menace de destruction totale en 1836, les énergies se mobilisèrent, sous la conduite d'Achile Deville, de M. et Mme Reiset (nouveaux propriétaires des lieux), pour en assurer la pérennité7. En 1860, quelques pièces furent aménagées en musée avant que l'État ne devint, pour la somme de 60 000 francs-or, propriétaire des lieux et ne procéda au classement du château au titre de monument historique en 187513. Un petit musée fut ouvert, des visites guidées organisées jusqu'en 1939. Durant la Seconde Guerre mondiale, les troupes allemandes occupèrent le site, y installèrent même des pièces de ladéfense anti-aérienne et endommagèrent les ruines13. Jusqu'à la fin des années 1970, des visites commentées étaient organisées, mais les lieux furent fermés au public en raison des risques de chute de pierres5. Aujourd'hui, les amateurs peuvent faire le tour de l'enceinte, mais n'ont pas le loisir de visiter l'intérieur jusqu'à une hypothétique restauration.

    Galerie Photos [modifier]

    Bibliographie [modifier]

    • André Chatelain, Donjons romans des pays de l'ouest, Picard, Paris, 1973
    • Guide bleu Normandie, Hachette, Paris, 1988 (ISBN 9782010122552)

    Notes et références [modifier]

    1. Base Mérimée [archive]
    2. Diaporama du château [archive] sur castleland.com. Consulté le 8 juin 2008.
    3. André Chatelain, Donjons romans des pays de l'ouest, Picard, Paris, 1973, p. 113
    4. ↑ abcde et f André Chatelain, Donjons romans des pays de l'ouest, Picard, Paris, 1973, p. 114
    5. ↑ abc et d Guide bleu Normandie, Hachette, éd. de 1988, p. 139.
    6. Le donjon est orienté selon une direction nord-sud.
    7. ↑ abc et d Histoire du château [archive] sur castleland.com. Consulté le 8 juin 2008.
    8. Description du château [archive] sur L'encyclopédie du patrimoine architectural français. Consulté le 8 juin 2008.
    9. Le siège du château [archive] sur Arques la bataille Infos. Consulté le 8 juin 2008.
    10. Guide bleu Normandie, Hachette, éd. de 1988, p. 138
    11. Guide bleu Normandie, Hachette, éd. de 1988, p. 139. Cette information est reprise dans l'ouvrage d'André Chatelain. Sur Castleland, l'auteur de l'article affirme que Talbot et Warvick s'en emparèrent le 27 janvier 1420, mais cette information n'est pas attestée par ailleurs (le terme "occuper" aurait été plus adapté, le château n'ayant pas été pris mais s'étant livré).
    12. ↑ ab et c La chronologie de la place-forte [archive] sur Arques la bataille Infos. Consulté le 8 juin 2008.
    13. ↑ a et b L'histoire récente du château [archive] sur Arques la bataille Infos. Consulté le 8 juin 2008.

    Voir aussi [modifier]

    Liens externes [modifier]

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_d'Arques-la-Bataille

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_de_Grangent

     

  • Château d'Ultrère

    Ultrère

    Vue des ruines du château d'Ultrère depuis l'ermitage de Notre-Dame-du-château (Sorède)
    Vue des ruines du château d'Ultrère depuis l'ermitage de Notre-Dame-du-château (Sorède)

    Présentation
    Période ou style {{{style}}}
    Géographie
    Latitude
    Longitude
    Non renseigné
    (Chercher ce lieu)
    Pays {{{pays}}}
    Commune {{{commune}}}


    Ultrère ou Oltrère en catalan Ultrèra est un château fort, aujourd'hui en ruines, situé au sommet d'un éperon rocheux escarpé dumassif des Albères, dans le département des Pyrénées-Orientales. Il se trouve sur la commune d'Argelès-sur-Mer, mais il est historiquement lié à la commune de Sorède.

    Sommaire

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    Étymologie [modifier]

    Le nom d'Ultrère viens du latin Castrum Vulturarium, c'est-à-dire le château du Vautour. Ce nom reflète l'accès difficile du site.Jaubert de Réart nous signale qu'Ulrére "fut un vrai repaire de vautours au propre et au figuré". Par la suite on trouve les noms Vulturaria, puisUltrera, traduit en français Ultrère. La chapelle que renferme le château est souvent qualifiée de Mara de Deu Vell (Notre-Dame l'ancienne), car il fut l'ancien sanctuaire dédié à la Vierge, sanctuaire qui se trouve aujourd'hui à Notre-Dame du Château, situé en contrebas des ruines actuelles.

    Histoire [modifier]

    Le château d'Ultrère se dresse sur un éperon rocheux aride surveillant toute la plaine du Roussillon, ainsi que les gorges de Lavail. Il fait partie d'un ensemble de fortifications (dont la tour de guet de la Massane et l'ancien château de Montbram, situé au dessus du hameau de Lavail) destinées à défendre et surveiller un passage naturel entre le Roussillon et la Catalogne. Ce point hautement stratégique fut fortifié par les Romains, probablement au moment de la conquête de la Péninsule Ibérique, mais le château n'est mentionné dans aucun écrit romain connu à ce jour. Cependant un érudit perpignanais, Alart, au xixe siècle supposa que la construction remonterait à l'époque des guerres de Sertonius,Pompée et Jules César (82 - 47 avant J.-C.) qui se disputèrent la possession du Roussillon à de nombreuses reprises.

    Il reste très peu de choses du château romain, la majorité de l'édifice datant de l'époque wisigothique (vie ‑ viie siècles).

    Il est mentionné pour la première fois dans un texte historique en l'an 673, par Saint-Julien, archevêque de Tolède, qui relate la prise d'Ultrère par le roi wisigoth Wamba aux partisans duDuc Paul, l'un de ses lieutenants infidèles qui s'était proclamé roi de Septimanie.

    Durant le Moyen Âge le château fut attaché à la seigneurie de Sorède. Les seigneurs de Sorède étant qualifiés de Seigneurs de Sorède et Ultrère, ils résidèrent au château d'Ultrère jusqu'à la construction d'une résidence seigneuriale dans le village. Vers l'an 1000 on bâtit dans le château une chapelle (la chapelle Sainte Marie)(de style romane) dédié à la Vierge, qui devint dès lors un lieu de pèlerinage, puis un ermitage. Il semblerait qu'entre le xve et le xvie siècle l'ermite fut le seul à occuper les lieux, abandonné par la garnison.

    C'est au cours des fréquentes guerres entre la France et l'Espagne au xviie siècle que le château reprit un certain rôle militaire, un rôle de courte durée, car après le Traité des Pyrénées(1659), qui cède la Roussillon à la France, afin d'éviter tout acte de résistance pro-espagnole (la famille seigneuriale de Sorède était depuis le Moyen Âge française) la seigneuresse de Sorède Jeanne de Vilaplane fit détruire en 1675 le château, et elle demanda que soit detruite la chapelle et que le mobilier lui soit apporté. Peu de temps après le frère de Jeanne, François chanoine a Elne, fit bâtir l'ermitage de Notre-Dame du Château, remployant la plupart des éléments de l'ancienne chapelle, dont le portail en marbre blanc veiné de bleu, les cloches et bien sûr la Vierge. Le retable et la Vierge qui se trouvent à l'ermitage sont tous deux classés aux Monuments Historiques.

    Sources [modifier]

    Source principale : abbé P. Nogues, Histoire de Notre-Dame du Château, éd. L. Choppin, Verdun, 1970

    Liens internes [modifier]

    Liens externes [modifier]

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ultrère

  • Château de Beaufort

    Château de Beaufort

    Histoire [modifier]

    Ce château fut construit vers 1200; il a été plusieurs fois assiégé, notamment par les Anglais pendant la guerre de cent ans. Aujourd’hui appelé château de Goudet, cette bâtisse fut appelée le château de Beaufort jusqu'à la révolution.

    Description [modifier]

    La forteresse est protégée par un mur d'enceinte. Propriété des anciens seigneurs de Beaufort, il se situe sur les bord de la Loire et du ruisseau de la Fouragette. Il se dresse sur un piton rocheux commandant les quatre vallées. Ainsi, toutes les avenues de Goudet étaient sous sa maîtrise.

    Une dame de Beaufort habite encore au xviiie siècle cette demeure devenue ruine au début du xixe siècle, ne dressant vers le ciel que quelques murailles en porte éboulées laissant toutefois apparaître en partie le plan de l’édifice. Là encore, tout comme de celles de l’église du monastère, les ruines du château proviennent non pas de la fureur révolutionnaire avide de destruction mais par la cupidité des habitants désireux de profiter des matériaux, pierres de taille de préférence, pour de nouvelles constructions. On peut y voir encore une citerne que l’ignorance a qualifié du nom d’oubliettes.

    De 2000 à 2005, les ateliers de Chanteloube ont profité de la consolidation des parties existantes pour mettre en place un site permanent sur la construction médiévale, avec un atelier fresque, un atelier taille de pierre, un atelier ébénisterie et un atelier maçonnerie avec la grue médiévale appelée cage à écureuil. Quelques ateliers non permanents avaient également lieu. À ce jour (2008), le site est devenu une propriété privée et plus aucune animation n'y a lieu.

    Notes et références [modifier]

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_de_Beaufort

  • Château de Brochon

    Château de Brochon

    Le château Stéphen Liégeard, représenté sur le papier à lettres de Stéphen Liégeard
    Le château Stéphen Liégeard, représenté sur le papier à lettres de Stéphen Liégeard

    Présentation
    Nom local Château Stéphen Liégeard
    Période ou style Néorenaissance
    Type Manoir
    Architecte Louis Perreau, Albert Leprince
    Début construction 1895
    Fin construction 1902
    Destination initiale Lycée
    Propriétaire actuel Commune de Brochon
    Classement Classé MH en 19841
    Géographie
    Latitude
    Longitude
    47° 14′ 18″ Nord
    4° 58′ 23″ Est
    Pays France France
    Région Bourgogne
    Département Côte-d'Or
    Commune Brochon
    Géolocalisation sur la carte : France
    France location map-Regions and departements.svg
    Château de Brochon

    Le Château de Brochon, dit "Château Stéphen Liégeard", est situé à Brochon, dans le département de la Côte-d'Or, enBourgogne (France). Bâti à la fin du XIXe siècle dans le style néorenaissance par l'homme politique et homme de lettres Stéphen Liégeard, il abrite aujourd'hui le lycée Stéphen-Liégeard depuis 1962.

    Article connexe : Lycée Stéphen-Liégeard.

    Sommaire

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    Histoire [modifier]

    L'origine du domaine

    Au XIVe siècle, Philippe le Hardi, premier duc Valois de Bourgogne et fils du roi de France Jean II le Bon, fait don à l'ordre desChartreux d'un domaine situé à Brochon. Il s'agissait de bâtiments renforcés, ainsi que d'autres constructions, cernés par la vigne. Au XVIIe siècle, des terres de ce domaine, le "Crais-Billon", sont achetées par Melchior Jolyot, originaire de Nuits-Saint-Georges, greffier en chef de la chambre des comptes de Bourgogne et de Bresse, et père de Prosper Jolyot de Crébillon, dit "Crébillon père". Le nom de ce petit "fief" est transformé en Crébillon ; il serait une des sources de la revendication nobiliaire des Jolyot2. En 1804, Étienne Liégeard, membre d'une vieille famille dijonnaise proche des milieux bonapartistes, fait l'acquisition d'une partie du domaine. En 1843, son fils, Jean-Baptiste Liégeard (1811-1887), futur maire de Dijon, agrandit celui-ci. Finalement, en 1879, son petit-fils, Stéphen Liégeard (1830-1925), ancien homme politique et écrivain et poète en vue, complète l'ensemble. Fortuné, il rachète le reste des terres à la famille Darcy. Il songe alors à y bâtir un château de style néorenaissance.

    L'ambitieux projet de Stéphen Liégeard

    Le désir de Liégeard était de doter le village de Brochon, et plus particulièrement son domaine, d'un monument de référence. Il souhaite surtout faire étalage de sa fortune et de son bon goût en embauchant des architectes renommés. Édifice d'exception, il s'agit en effet du dernier château d'une réelle ampleur construit en Côte-d'Or. Stéphen Liégeard souhaite bâtir un château néorenaissancecar "ce qu'il manque à la Bourgogne, disait-il, ce sont les châteaux de la Loire." Entamé en 1895 peu après la grave crise duphylloxéra, le chantier de construction avait aussi une vocation "philanthropique" : paternaliste, Liégeard voulait redonner du travail aux petits exploitants viticoles ruinés.

    La construction du château

    Dès ses achats de 1879, Liégeard fait démolir les derniers bâtiments des Chartreux (exceptée la "Tour Crébillon"). Le chantier du château démarre en 1895 pour s'achever, concernant le gros-œuvre, en 1899. Le décor, lui, est achevé en 1902. Des personnes de renommée régionale et nationale sont appelées pour diriger les travaux. Le parc est dessiné par le paysagiste Bühler qui fixe l' emplacement du nouveau château. Les architectes sont Leprince et Perreau. Louis Perreau est déjà connu des Dijonnais (Hôtel des Postes de la place Grangier et bâtiment Art nouveau voisin). Quant au second architecte, Leprince, il s'agit d'un élève de Viollet-le-Duc. L' architecture est de style néorenaissance fortement influencée par les réalisations ligériennes (Azay-le-Rideau pour la façade Est, Chenonceau pour ses grandes arcades, Blois et de Chambord pour les cheminées et chiens-assis). La décoration intérieure, par contre, est inspirée du style XVIIIe (RocailleLouis XVI). Elle est confiée à des artistes de renom : Schanosky (lambris), Cesbron (peintures monumentales), Gasq (sculptures).

    Un château devenu lycée

    Le château ne reste pas longtemps dans la famille Liégeard. Gaston Liégeard, fils de Stephen, meurt célibataire en 1953 ; son neveu, seul héritier, refuse la succession. L' État hérite alors des lieux, conformément au testament de Gaston Liégeard. Avec une demeure en parfait état, vaste et luxueuse, les pouvoirs publics décident de l'affecter à l'enseignement, comme lycée, dès la rentrée 1954. Les lieux sont alors sous la respnsabilité du lycée Marcelle-Pardé puis du lycée Carnot. En 1962, l'Éducation nationale décide de fonder le nouveau lycée Stéphen-Liégeard. La construction d'un nouveau bâtiment entraîne la disparition de la serre et du potager dont il ne reste plus que la borne de la fontaine qui l'alimentait en eau. La roseraie est en voie de reconstitution dans le domaine du parc. Depuis 19753, les façades et la décoration intérieure sont inscrits à l'Inventaire des Monuments historiques4. Enfin, en 1994, l'Association des Amis du Château Stéphen-Liégeard de Brochon5 s'est donné pour but de promouvoir la connaissance de ce remarquable patrimoine bourguignon.

    Description [modifier]

    Extérieur

    C'est un bâtiment en L composé de deux corps d'un étage carré reliés entre eux par un important pavillon de deux étages carrés, sur lesquels sont greffées tours ou tourelles. Le grand hall, éclairé par des verrières géométriques de Didron avec les initiales "SL" entrelacées, est couvert d'un plafond à caisson. Son escalier d'honneur, à deux volées perpendiculaires, donne accès à une galerie qui distribue le premier étage. Cinq pièces principales sont desservies au rez-de-chaussée (la bibliothèque, le salon, la salle de billard, la salle à manger et le bureau de Gaston Liégeard) et, au premier étage, une dizaine de chambres (dont celles de Stéphen Liégeard et de son épouse Mathilde). Sous les combles, une vingtaine de chambres ont été arrangées mais sans décor particulier. A l'étage de comble du corps principal, une très vaste pièce, destinée aux loisirs, fut aménagée en laissant la charpente apparente. Les matériaux utilisés proviennent pour la plupart de la région (pierre assez tendre du nord de la Côte-d'Or pour les sculptures, pierre plus dure pour le gros œuvre provenant principalement des carrières de Brochon, ChambollePremeaux et Comblanchien).

    Décoration intérieure

    Dans le hall d'entrée, à la base du grand escalier, un lion sculpté grandeur nature en ronde bosse est sans doute une allusion à l'image que Stéphen Liégeard voulait donner de lui-même. En effet, ce motif apparaît de nombreuses fois sur le décor sculpté des façades. Le hall abrite également une statue de jeune nymphe, nommée la Source.

    Le parc

    Aménagé par le renommé Eugène Bühler, ce parc à l'anglaise, aux essences variées, contenait également un jardin alpin, une roseraie (avec 800 variétés), une rocaille avec grotte, des bassins, une serre et diverses statues d'agrément. L'édification de certains bâtiments du lycée a quelque peu modifié cet agencement.

    Notes [modifier]

    1. Notice no PA00112162 [archive], sur la base Mériméeministère de la Culture
    2. Une tour, dite "tour Crébillon", est présente dans le parc du château.
    3. 29 octobre 1975
    4. Fiche Mérimée [archive]
    5. Site du lycée et de l'association [archive]

    Liens externes [modifier]

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_de_Brochon

  • Fort de Bron

    Fort de Bron

     

    Fort de Bron
    Description
    Type d'ouvrage Fort
    Dates de construction
    Ceinture fortifiée
    Utilisation
    Utilisation actuelle
    Propriété actuelle
    Garnison
    Armement de rempart
    Armement de flanquement
    Organe cuirassé
    Modernisation béton spécial
    Programme 1900
    Dates de restructuration
    Tourelles
    Casemate de Bourges
    Observatoire
    Garnison
    Programme complémentaire 1908

    Lors de la réorganisation défensive de la France en 1874, la commune de Bron se trouve comprise dans la couronne de forts détachés, destinés à protéger la place forte de Lyon.

    De 1875 à 1885 vont s'édifier successivement sur la commune:

    • Le fort de Bron, placé sur la hauteur dominant le plaine du Rhône jusqu'à Saint-Priest
    • Les batteries de Lessivas et Parilly
    • L'enceinte fortifiée avec quatre bastions et les routes de Grenoble.

    Seul subsiste le fort de Bron.

    Son histoire [modifier]

    Construit de 1872 à 1876, son histoire est liée à la guerre de France. En effet, suite au traité de Francfort qui mettait fin à la guerre de 1870, la France perdait l'Alsace et la Lorraine, reculant ses frontières. Pour assurer une meilleure défense de Lyon, la construction d'un cordon de forts ceinturant la ville à l'Est fut décidée : implantation des forts de Bron, de Vancia, de Feyzin et du Mont Verdun.

    Ils furent équipés d'une artillerie importante pour l'époque avec tout ce que cela comportait en matériel, personnel, stockage de poudre.

    Le fort de Bron était complété de deux batteries annexes à

    Fort de Bron

    . Mais le progrès de l'artillerie rend rapidement ces forts et donc celui de Bron, inopérants, vulnérables et inadaptés pour une éventuelle défense de Lyon.

    De plus le conflit de 14/18 n'ayant, par bonheur, pas concerné cette région, ce fort ne fut utilisé que comme caserne et entrepôt de matériel. Pendant la guerre de 39/45 les Allemands l'utiliseront comme prison. L'armée l'utilise jusqu'en 1975 comme annexe de la base aérienne.

    Aujourd'hui [modifier]

    Puis la Communauté urbaine de Lyon achète le fort pour y construire une réserve d'eau. L'armée conservant seulement plusieurs hectares de bois pour y construire l'École du service de santé des armées de Lyon-Bron

    Le fort de Bron accueille tous les deux ans une manifestation théâtrale; c'est la Biennale du Fort de Bron. Durant 2 mois une troupe de théâtre envahit les lieux. En 2007, Les Mille et Une nuits ont attiré 17 000 spectateurs.

    L'extérieur du fort est également devenu un lieu de loisirs avec l'implantation d'un parcours santé en 1983.

    Le fort de Bron est géré par une association qui organise depuis plus de 20 ans des visites gratuites le premier dimanche de chaque mois, elle participe aussi aux journées du patrimoine, et organise une grande exposition artisanale début octobre. Un musée est à votre disposition. Pour plus de précisions allez sur le site officiel de l'association du fort de Bron :http://www.fort-de-bron.org/ vous y trouverez des photos, des plans et l'historique très complet de ce Fort .

    Liens externes [modifier]