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  • Château de Berny

    Château de Berny

    Château de Berny
    Le château de Berny vu du jardin
    Présentation
    Période ou style Classique
    Type château
    Architecte François Mansart
    Début construction 1623
    Fin construction 1625
    Propriétaire initial Nicolas Brûlart de Sillery
    Destination initiale maison de plaisance
    Destination actuelle vestiges
    Classement Logomonumiscrit.gif Monument historique (1929)
    Géographie
    Latitude
    Longitude
    48° 45′ 34″ Nord
    2° 18′ 46″ Est
    Pays France France
    Région Île-de-France
    Département Val-de-Marne
    Commune Fresnes
    Géolocalisation sur la carte : France
    France location map-Regions and departements.svg
    Château de Berny

    Le château de Berny est un château détruit, qui se trouvait dans ce qui est aujourd’hui le Val-de-Marne, à Fresnes, à la limite avecAntony dans les Hauts-de-Seine, sur la route de Paris à Orléans.

    Histoire [modifier]

    Le château fut acheté en 1615 par Nicolas Brûlart de Sillerychancelier de France et subit des transformations mineures dont certaines furent dirigées par le célèbre architecte Clément Métezeau, auteur entre autres de la digue du siège de la ville protestante de La Rochelle par Richelieu (1628).

    En 1623, Pierre Brûlart de Sillery, fils de Nicolas, chargea François Mansart, alors jeune architecte inconnu, de transformer de fond en comble le château. Les travaux furent achevés vers 1625 et Mansart s’y montre déjà en pleine possession de ses moyens.

    En 1653, le château devint la propriété d’Hugues de Lionne, diplomate et ministre d’État, qui y donna des fêtes somptueuses jusqu’à sa mort en 1671.

    En 1685, il fut acheté par l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés comme résidence de campagne pour ses abbés commendataires. Le château accueillit d’abord le cardinal de Furstenberg qui y mena une vie de libertinage et fit somptueusement redécorer le château et aménager le parc, où il créa des jeux d’eau entourant une île située dans un boulingrin à l’extrémité d’un miroir d’eau ainsi qu’un "théâtre de fleurs" comprenant deux rangs de gradins à trois étages.

    En 1737, la jouissance de Berny passa à Louis de Bourbon-Condé (1709-1771), comte de Clermont, qui y vécut avec sa maîtresse Mlle Leduc, danseuse de l’Opéra, qu’il finit par épouser secrètement en 1765.

    En 1686, le château avait servi d’étape aux ambassadeurs du roi de Siam avant leur entrée officielle dans Paris et leur présentation à Louis XIV dans la galerie des Glaces de Versailles.

    Vendu comme bien ecclésiastique pendant la Révolution française, le château a été détruit peu à peu à partir de 1808, mais le parc n’a été loti qu’en 1905, la plus grande partie étant occupée par les haras de Berny où furent organisées les grands steeple chase dits « courses au clocher » qui furent très populaires entre 1834 et 1893.

    Il ne reste aujourd’hui du château qu’une partie de l’aile Nord, dans laquelle avait été installée, au xixe siècle une fabrique de meubles; ce vestige suffit cependant à donner une idée de la magnificence de la construction élevée par Mansart.

    Le pavillon du xviie siècle a été inscrit au titre des monuments historiques par un arrêté du 10 avril 19291.

    Références [modifier]

    1. Notice no PA00079876 [archive], sur la base Mérimée, ministère de la Culture.

    Liens externes [modifier]

     

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_de_Berny

  • Château de Bercy

    Château de Bercy

    Château de Bercy
    Vue générale de l'édifice
    Présentation
    Période ou style Classique
    Type château
    Architecte François Le VauJacques de La Guépière
    Début construction 1658
    Fin construction 1715
    Propriétaire initial Charles-Henri de Malon de Bercy, marquis de Nointel
    Destination initiale maison de plaisance
    Destination actuelle détruit en 1861
    Géographie
    Latitude
    Longitude
    48° 49′ 39″ Nord
    2° 24′ 04″ Est
    Pays France France
    Région Île-de-France
    Département Val-de-Marne
    Commune Charenton-le-Pont
    Géolocalisation sur la carte : France
    France location map-Regions and departements.svg
    Château de Bercy

    Le château de Bercy était un château construit au xviie siècle et terminé au début du xviiie siècle sur l'actuelle commune deCharenton-le-Pont (Val-de-Marne).

    Sommaire

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    Histoire [modifier]

    Le château de Bercy fut construit à partir de 1658 par François Le Vau pour Charles-Henri de Malon de Bercy, marquis de Nointel,intendant des finances, dans un site exceptionnel agrémenté d'une belle vue sur la Seine. Le parc s'étendait jusqu'à Paris et fut aménagé, selon la tradition, par André Le Nôtre.

    À la mort de François Le Vau en 1676, le château n'était pas terminé. C'est Jacques de La Guépière qui se chargea d'achever la construction et de l'agrandir entre 1702 et 1715. Il construisit notamment les communs et les écuries, qui ont été en partie conservés (pavillons d'entrée des communs : n°s 109 et 114 rue du Petit-Château à Charenton-le-Pont ; la rue suit le tracé de l'ancienne allée transversale de l'avant-cour du château). Le château de Bercy s'élevait à hauteur des n°s 10-16 rue Marius Delcher.

    Le parc fut loti à partir de 1809 et le château lui-même fut détruit en 1861. Les boiseries, qui étaient célèbres et sont considérées comme parmi les plus remarquables de l'art rocaille, ont été remontées dans divers endroits. On en trouve au Palais de l'Élysée (n° 55rue du Faubourg-Saint-Honoré à Paris) et dans son annexe, l'hôtel de Hirsch (n° 2 rue de l'Élysée) ; à l'hôtel de La Rochefoucauld-Doudeauville (ambassade d'Italie) n° 47 rue de Varenne ; n° 50 rue des Archives ; au château d'Armainvilliers ; au château de Bizy àVernon (Eure) ; au château de Craon ; et à l'étranger.

    Liens internes [modifier]

    Sources [modifier]

    • Archives départementales du Val de Marne, fonds des Malon de Bercy (cote : 46 J)
    • Plan du Chateau de Bercy et des Batimens qui en dépendent Situé près Paris sur le Bord de la Rivierre de Seine appartenant à M. C. h. Malon Marquis de Bercy. Le Chateau a été Bâti sur le dessin du S.r Levau et les Batiments des Basse cours sur ceux de Mr De la Guepierre Architecte du Roy En ligne
    • Plans et relevés réalisés par l'architecte suisse Joseph-Antoine Froelicher (1790-1866) vers 1860, conservés au Musée du LouvreEn ligne
    • Plans dans l'Architecture Française de Mariette reprise par Blondel

    Bibliographie [modifier]

    • Deshairs (Léon), Le Chateau de Bercy. Architecture et décoration, fin du règne de Louis XIV, Paris, Calavas, s.d. (vers 1910)
    • Pons (Bruno), Grands décors français (1650-1800) reconstitués en Angleterre, aux Etats-Unis, en Amérique du sud et en France, Dijon, éditions Faton, 1995, notamment p. 48-53, 185-208.

     

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_de_Bercy

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  • Château de Foulletorte

    Château de Foulletorte

    Le château de Foulletorte Symbole carte Renaissance.jpg, situé à 2 km de Saint-Georges-sur-Erve en Mayenne, est une demeure des xvie siècle et xviie siècle construite sur l'emplacement d'un édifice féodal établi sur une motte cernée de fossés, situé au bord d'un étang traversé par la rivière l'Erve.

    Château de Foulletorte.JPG
    • Monument historique : inscription par arrêté du 2 janvier 1929 (à l'exception des parties classées). Façades, toitures, escalier d'honneur avec ses loggias classés en 1974.
    • Le château actuel est constitué de deux corps de logis, bâtis à angle droit, en pierre de taille de granit. La galerie qui occupait le côté gauche de la cour, ainsi que la chapelle dite de Royault ont disparu.

     

    Sommaire

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    Origine [modifier]

    Le château actuel, construit sur l'emplacement d'un ancien château fort, date de 1570 environ, comme l'indique son style. C'est un des plus beaux châteaux de cette époque conservés enMayenneIl n'est pas comparable pour la richesse de l'ornementation, avec la galerie de style Renaissance du château du Rocher, ou d'autres édifices d'une autre époque, mais pour la majesté de l'ensemble, pour l'ampleur des lignes, Foulletorte est d'une grande beauté (Abbé Angot).

    • À peine construit, le château fut le théâtre de faits d'armes :
    • Au mois de février 1795, un parti de chouans occupait le château. Le 16 ventôse an III"le général Gency ordonne au commandant du cantonnement d'Évron de fouiller le château de Foulletorte, repaire de brigands, et un de leurs arsenaux".

    Architecture [modifier]

    Château Foulletorte loggia.JPG
    • Le pavillon en loggia qui occupe le milieu de la façade, où l'on accède par une double montée et dans lequel se développe l'escalier d'honneur, ne manque pas de richesse avec ses deux entablements soutenus de colonnes. La corniche saillante àmodillons qui se profile tout autour de ces immenses corps de logis, surmontée de lucarnes cintrées ou à meneaux avec frontons triangulaires ornés de vases, forme une ligne saillante et dentelée d'un heureux effet. Il se peut que les circonstances critiques dans lesquelles le château a été construit aient décidé Antoine de Vassé à rechercher la solidité plutôt que l'élégance et fait sacrifier des jours et des ornements. Ce serait la cause de ce que Léon Palustre appelle des masses mal étudiées et une ornementation à la fois pleine de lourdeur et de pauvreté.
    • Les douves, dans lesquelles on détourna le cours de l'Erve, sont remarquablement larges et profondes.
      Château Foulletorte douves.JPG

    Le château est, en 1643, qualifié de maison forte, avec cour fermée de murs, tours, douves, fossés, pont-levis ; on y signale une motte pareillement entourée de douves et fossés, et le bois des Haies, de 100 journaux.

    • La chapelle, dite de Royault ou des Trois-Rois, datant au moins du xve siècle, était dotée de "dîmes de grains et autres choses inféodées". Dans la construction d'une maison située sur le bord de la route, on a remployé une pierre provenant, dit-on,de cette chapelle et sculptée d'un écusson parti à dextre aux armes de Vassé, à senestre d'une bande accompagnée en chef d'un croissant, en pointe d'un oiseau. Un bénitier en granit gît au pied du mur.
    • Parmi les chapelains :
      • René de Vassé, †1572
      • Christophe de Vassé, fils d'Antoine de Vassé, 1578
      • Louis-François de Vassé, chanoine de Paris, demeurant au cloître de Notre-Dame, 1656, démissionnaire, 1683
      • André Serveau, d'Évron1723, †1729
      • Charles de l'Île-du-Gast, docteur de Sorbonne, chanoine de Chartres, prieur de Notre-Dame de Rahard, 17301747.

    Les seigneurs de Foulletorte [modifier]

    La famille de Vassé portait d'or à 3 fasces d'azur

    Du xive siècle au début du xviiie siècle le château appartint à la famille de Vassé.

    • Fin du xie siècleRobert de Folletorte
    • 1168 Guillaume de Foulletorte est témoin d'un don fait par Guillaume de Sillé à l'abbaye de Savigny.
    • 1250 Guillaume de Foulletorte figure pour un acte analogue au cartulaire de Champagne.
    • 1314 Jean de Vassé, puis famille de Neuville.
    • 1387 Guillaume de Vassé, fils puîné de Jean de Vassé et de Peronnelle Le Voyer.
    • 18 mai 1450 Jean de Vassé, curateur de Groignet de Vassé, son cousin ; 1452 témoin pour Jean de Mathefelon, son neveu ; 1469 fermier de l'abbé d'Évron, vivait encore en 1474Mari de Renée Mellet, il rachète le 8 juin 1468 pour une rente de 10 écus les droits qu'Etienne de la Saugère, (de Châtres-la-Forêt), avait sur Foulletorte, du chef de Jeanne d'Autheville, sa femme.
    • Il maria Charles, son fils, à Jeanne Nepveu, mineure, fille de Jean, seigneur de l'Aunay-Péan, et de Françoise de Macon, le 4 juin 1531, promettant de faire le retrait de la terre de Voutré sur le seigneur de Champiré d'Orvaux, mari d'Anne de Vassé2
    • 1531 Charles de Vassémari de Jeanne ou Anastase Nepveu, rend aveu en 1541 à l'abbé d'Évron ; vit encore en 1554.3
    • 1570 Antoine de Vassé, chevalier de l'Ordre du roi, mari d'Esther Ponnet (?), se trouvait avec sa compagnie à Villaines-la-Juhel en 1571. Il ne survécut guère à la prise de son château en 1590.
    • 1591 Annibal de Vassé, héritier sous bénéfice d'inventaire de son père, seigneur de Vaufleury et de Foulletorte 4,5
    • 16191656 Jacques de Vassé, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, mari d'Anne du Vergerfille de Charles du V. et de Geneviève Bausson.6
    • 1700 Pierre de Vassé, qui prit le titre de marquis de Saint-Georges, était seigneur de Vimarcé, de la Jarris, de Crevant, de Chassignole ; marié avant 1664 à Madeleine-Angélique de Crevant.7
    • 1709 L'abbé Louis-François de Vasséfils de Jacques de Vassé et d'Anne du Verger, dernier du nom à Foulletorte, vend Foulletorte à l'abbé Hardy, conseiller au parlement de Paris.
    • 1711 L'abbé Hardy lègue le domaine à Paul-Louis Pinon d'Avor, maître des requêtes, fils d'Anne-Louis Pinon de Quinci, qui en eut la jouissance.
    • Anne-Louis Pinon de Quinci, marquis de Saint-Georges, emprisonné durant la Terreurépoux de Marie-Angélique-Julie Ferrand de Vernay, mourut le 28 décembre 1808.
    • Son fils, Anne-Louis Pinon de Saint-Georges, né en 1774, émigré en 1791, vint habiter Foulletorte où il mourut en 1850, laissant de Marie-Alexandrine-Élisabeth Bigot de MorogneMarie-Louise-Nathalie, épouse du comte Armand de Malherbe.
    • De nos jours, le château de Foulletorte appartient toujours à la famille de Malherbe.

    Voir aussi [modifier]

    À voir [modifier]

    Visites [modifier]

    • Le château de Foulletorte étant privé, l'intérieur ne se visite pas. Visite extérieure uniquement : on peut s'avancer par l'allée jusqu'au pont qui précède la cour d'honneur, d'où l'on a une belle vue sur cette demeure.
    • Le site de 11 hectares a été inscrit par arrêté du 24 février 1943 (ref. Ministère de la Culturebase Mérimée). Une fuie Castle in ruins Icon-fr.svg de 800 boulins s'élève dans une petite presqu'île.

    À voir dans les environs [modifier]

    Notes et références [modifier]

    1. Obligé de se rendre et condamné à payer une rançon de 4000 écus,en présence de M. de Fargis, gouverneur du pays du Maine, il fut cautionné par Georges d'Abatant et Françoise Paynel, seigneur et dame d'Auvers (Saint-Pierre-sur-Erve). Il abandonna pour s'acquitter le fief de Voutré.
    2. Assistaient à ce mariage : Jean de Vassé, seigneur de Poligné, Charles de Vassé, seigneur de Foulletorte, Jean de Thévalle, chevalier, Guillaume de Vassé, seigneur de Bouesnay. Ce mariage ne fut pas heureux car Charles de Vassé fut si "mauvais ménager" qu'on dut le remettre en tutelle et qu'il y était encore en 1553 (Chartrier de Montecler).
    3. D'après la généalogie de HercéJacquine de Vassé, fille de Charles de Vassé et de Jeanne Nepveu, aurait épousé Guillaume de Hercé vers 1550. Voir Famille de Hercé.
    4. Annibal de Vassé est signalé en 1590 par le sénéchal de Rennes parmi les "séditieux", c'est-à-dire les Ligueurs de la paroisse de Balazé. En 1599 Anne de Troyes, sa femme, se fait autoriser en justice à la poursuite de ses droits. En 1600 il achète à Laval pour 60 écus un cheval guilledin, poil bay, sellé et bridé.
    5. Anne de Troyes, femme d'Annibal de Vassé, était sans doute de la famille d'Orléans, qui porte "d'azur au chevron échiqueté d'or et de gueules, accompagné en chef de deux étoiles d'or, en pointe d'un cerf couché de même".
    6. En 1664 Le père René de Vassé, religieux bénédictin, est parrain à Saint-Georges.
    7. Madeleine-Angélique de Crevant était la fille de Louis Archambault, marquis de Bauché, et de Louise de Villoutreys.

    Liens [modifier]

    Sources et Bibliographie [modifier]

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_de_Foulletorte

  • Château de Sainte-Suzanne (Mayenne)

    Château de Sainte-Suzanne (Mayenne)

    Château de Sainte-Suzanne (Mayenne)
    La tour du logis de Fouquet de la Varenne
    Présentation
    Période ou style
    Type château
    Plaque MH.JPG
    Début construction 1608
    Fin construction 1613
    Propriétaire initial Guillaume Fouquet de la Varenne
    Destination initiale habitation
    Propriétaire actuel Conseil général de la Mayenne
    Destination actuelle Centre d'interprétation de l'Architecture et du Patrimoine
    Géographie
    Latitude
    Longitude
    48° 05′ 54″ Nord
    0° 21′ 06″ Ouest
    Pays France France
    Région historique Pays de la Loire
    Département Mayenne
    Commune Sainte-Suzanne
    Géolocalisation sur la carte : France
    France location map-Regions and departements.svg
    Château de Sainte-Suzanne (Mayenne)

    Le château de Sainte-Suzanne Symbole carte Renaissance.jpg est un château du xviie siècle, Monument historique depuis 1862, construit dans la cité médiévale de Sainte-Suzanne entre 1608 et 1610-1613 par Guillaume Fouquet de la Varenne, et aujourd'hui propriété du conseil général de la Mayenne, il abrite depuis juin 2009 le Centre d'Interprétation de l'Architecture et du Patrimoine (CIAP) du Pays d'Art et d'Histoire Coëvrons-Mayenne, et plus généralement du département de la Mayenne.

    Sommaire

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    Histoire [modifier]

    En 1604Guillaume Fouquet de la Varenne, homme d'État et ministre de Henri IV, achète à la première épouse du roi, Marguerite de France (1553-1615) dite la Reine Margot, les ruines de la vieille forteresse pour transformer l'ancien château en demeure résidentielle. Ce projet n'est pas achevé, car l'assassinat du roi en 1610 amène progressivement la déchéance de Guillaume Fouquet de la Varenne. Il reste cependant de cette période le logis, un beau corps de bâtiment dans le plus pur style du début du xviie siècle.

     

    Armes des Fouquet de la Varenne : "de gueules au lévrier d'argent colleté de France"

    Fouquet de La Varenne rachète la seigneurie de Sainte-Suzanne le 16 septembre 1604. Il ne reste alors à Sainte-Suzanne "austres bastiments et logements qu'une ceinture de murailles avec quelques tours et une masse de pierres en forme de donjon. (...) proche laquelle ceinture de murailles et ledit donjon estoit une petitte maison et une cour appelée la cour Marye, et ung petit appenty au long d'icelle (...), dans laquelle petitte maison demeuraient Estienne Deslandes et Marie Arthuis sa femme en qualité de concierges, et que ledit patit appenty servoit de cuisine et de boullangerye".

    Article détaillé : Guillaume Fouquet de la Varenne.
    • Fouquet achète Sainte-Suzanne car il "conçoit de s'y retirer et d'y construire des bâtiments pour y loger avec sa famille", mais ne concrétise son projet que quelques années plus tard. Il obtient du roi le 31 janvier 1608 le permis de faire bâtir jusqu'à le somme de 36000 livres. Il fait alors "bastir le grand corps de logis dans l'enclos de la ceinture de murailles du château et en faict ruiner le petit logis comme inutile, condamne l'ancien portail et construit à neuf celluy qui est à présent avecq le corps de garde et des escuiryes ; fait faire plusieurs gros pilliers (contreforts) de pierre autour de ladite ceinture de murailles pour la soustenir parce qu'elle estoit fendue et preste à cabrer en plusieurs endroictz et menaçoit ruisne, répare toutes les courtines extérieures, ou contre icelles faist faire à neuf une muraille vers la ville, une poterne avecq un corps de garde et des guérittes à toutes les tours, et refaist presqu'à neuf les parapets, letout pour la commodité, utilité et seureté dudit chasteau".
    • Fouquet fait appel à son architecte de La Flèche, Louis Metezeau; il fait venir, en complément des pierres de grès extraites sur place, le tuffeau d'Angers et les pierres de roussard de Bernay dans la Sarthe. Il rabaisse sensiblement la hauteur des remparts au sud-est, réutilise la base de l'une des grosses tours pour construire celle de son nouveau château, remblaie de manière importante la cour entre l'ancien pont-levis et la poterne de la porte de fer. L'ancien pont-levis est désaffecté, et le nouveau portail d'entrée permet aux visiteurs entrants de découvrir majestueusement, avec du recul et de face, la façade et l'entrée du logis.

    Les propriétaires du logis de Sainte-Suzanne de Henri IV à nos jours [modifier]

    • xviiie siècle
      • Blason famille La Varenne.svg « Anonyme » de la Varenne (16991714), Nait quelques semaines après la mort de son père. Sous tutelle du maréchal de Tessé son grand-père, puis de sa mère Marie-Françoise, qui se remarie avec Jean-François de Briqueville, seigneur de la Luzerne
      • Blason famille La Varenne.svg Catherine-Françoise de la Varenne (v16251661) x Hubert de Champagne de VillainesBlason Champagne-Suze.svg fils de Brandelis de Champagne,maréchal de France, et d'Anne de Feschal Blason famille de Feschal.svg 1.. Héritière posthume.
      • Blason Champagne-Suze.svg René-Brandelys de Champagne de Villaines (v16451723) x Thérèse Le Royer des Forges
      • Blason Champagne-Suze.svg Anne-Marie de Champagne de Villaines ( - 1783) x César Gabriel de Choiseul-PraslinBlason Choiseul-Praslin.svg fils d'Hubert de Choiseul et d'Henriette de Beauveau. Secrétaire d'État aux affaires étrangères, à la Marine ; Lieutenant général, Ambassadeur.
      • Blason Choiseul-Praslin.svg Renaud-César de Choiseul-Praslin (17351791) x Guyonne Marguerite de Durfort de Lorgesfille de Guy-Louis de Durfort, duc de Lorges, et de Marie Butault de Marsan.
      • Blason Choiseul-Praslin.svg Antoine-César de Choiseul-Praslin (17561808Charlotte Antoinette O’Brien de Clarefille de Charles O'Brien de Clare, comte de Thomondmaréchal de France, et de Marie-Geneviève Gaultier de Chiffreville. Pair de France, député de la noblesse pour la sénéchaussée du Maine aux États généraux de 1789, maréchal de camp en 1791, sénateur (17991808), inhumé au Panthéon. Son frère César-Hippolyte de Choiseul-Praslin (17571793), comte de Sainte-Suzanne (x Joséphine de Choiseul d’Esquilly )voit son château de La Flèche dévasté pendant la Révolution et meurt à 36 ans.
    • xixe siècle
      • Blason Choiseul-Praslin.svg Lucie-Virginie de Choiseul-Praslin (17941834), fille d'Antoine-César, x prince Charles de Beauvau-CraonBeauvau.gif Grand d'Espagne. Fils du prince Marc-Étienne de Beauveau-Craon, chambellan de Napoléon Ier, et de Nathalie de RochechouartVente du château en 1820.
      • Blason Maison de Damas-Cormaillon.svg Baron de Damas (17951862) x Sigismonde Charlotte de Hautefortfille du comte Armand-Louis de Hautefort et de Julie-Alix de Choiseul-Praslin (sœur d'Antoine-César et de César-Hippolyte). Le Baron de Damas fut ministre de la guerre puis des affaires étrangèresVente en 1855.
      • Hélène Ollivier (17881873) veuve d'Edouard Delespinasse (régisseur du château, Maire de Sainte-Suzanne en 1814-1815). Vente en 1865.
    • xxe siècle
      • Marie-Louise Nelly de Girardin (18221914) x Henri Louis Picot de Vaulogé Blason Picot de Vaulogé.svg
      • Blason Picot de Vaulogé.svg François Picot de Vaulogé (18451928) x Thérèse de Menou
      • Blason Picot de Vaulogé.svg Renée Thérèse Picot de Vaulogé (1878 - ) x Filipe La Grua-Talamanca, prince de Carini
      • Blason Picot de Vaulogé.svg Marie-Béatrice de Carini (1917 - ) x comte Scévole Pocquet de LivonnièreVente en 1969.
      • SCI Marc et Aude FonquernieVente en 1980. Aude Fonquernie, médecin, psychanalyste, fondatrice de la Maison sur le Monde à Mazille, et de Cluny, chemins d’Europe à l'abbaye de Cluny.
      • Blason sainte suzanne mayenne.svg Syndicat intercommunal et départemental pour le développement du tourisme, représenté par la Commune de Ste-SuzanneVente en 1999.

    Architecture [modifier]

    • Le château est caractéristique de l'époque Henri IV, style de transition entre la Renaissance et l'architecture classique : toiture à forte pentes en ardoises d'Angers, façade rythmée par des travées, frontons coiffant les lucarnes rappellent la Renaissance. Mais la sobriété du décor, notamment dans les bossages encadrant les baies, est typique de l'architecture classique (sobriété du décor) même si le pavillon d'escalier d'entrée, conçu comme une loggia menant à l'escalier intérieur, vient nuancer le caractère dépouillé de cette façade.
    • Le bâtiment comprend quatre niveaux : un sous-sol voûté réservé à l'office, avec escalier d'accès direct à la cour ; un rez-de-chaussée, un étage de salles de réception et de chambres, et des combles remarquables (charpente en forme de coque de navire inversée). Fenêtres à meneaux.
    • superposition des ordres (dorique en bas, ionique au premier étage, corinthien en haut).
    • Ancienne boulangerie et ancienne écurie (plus récemment devenue bergerie).
    • Quant à l'ancien château d'habitation, on croit en 1772 en voir des traces ainsi que de la chapelle dans le mur avoisinant le château neuf, où se trouvaient encore une fenêtre carrée et une autre, géminée de lancettes. La chapelle de Notre-Dame du château avait été dotée le 19 mars 1380 par Pierre II d'Alençon et Marie Chamaillard, sa femme2

    Visites et Animations [modifier]

    Le site du CIAP du château de Sainte-Suzanne.

     

    À voir aussi à Sainte-Suzanne [modifier]

    Notes et références [modifier]

    1. La famille de Feschal Blason famille de Feschal.svg est à l'origine du nom de la commune de Saint-Georges-le-Fléchard
    2. cf. Abbé Angot.

    Sources et Bibliographie [modifier]

    • Dr Pierre Schilte, Le château des Fouquet de la Varenne à La Flèche au xviie siècle, Imprimerie Martin, Le Mans
    • Mme Jean de Montgascon descendante de la famille de La Varenne.
    • Travaux de Pierre Schilte (La Flèche) et Gérard Morteveille (Sainte-Suzanne)), 1987-1988.
    • Marquis de Beauchêne in "Sainte-Suzanne, son histoire et ses fortifications" de Robert TrigerSté Historique et archéologique du Maine, , Le Mans 1907, réédité en 1996 par l'Association des Amis de Sainte-Suzanne, Éditions régionales de l'OuestMayenne, préface de Gérard Morteveille. ISBN 2-85554-077-1
    • "Sainte-Suzanne (Mayenne), cité médiévale, Mille ans d'Histoire", de Gérard et Jean-Pierre Morteveille, Musée de l'auditoire, Sainte-Suzanne, 1988.
    • "Le patrimoine des communes de la Mayenne", p. 894, Flohic Éditions, Paris, 2002ISBN 2-84234-135-X

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_de_Sainte-Suzanne

  • Actualité : Château Dampierre : reprendre la rénovation interrompue

    PAYS DE CONDÉ

    Château Dampierre : reprendre la rénovation interrompue

    mardi 23.03.2010, 05:10 - La Voix du Nord

     L'ancien château de la Compagnie des mines, au coeur d'un parc aux arbres classés: une maison de maître abandonnée.L'ancien château de la Compagnie des mines, au coeur d'un parc aux arbres classés: une maison de maître abandonnée.

    | ANZIN |

    Propriété de la Compagnie des mines d'Anzin, le château Dampierre était la résidence du directeur général. Passé dans le giron communal, il accueillait expositions et repas de mariage. Fermé depuis qu'un plafond s'est effondré pendant un stage BAFA, privé de chauffage, attaqué par la mérule, il a besoin qu'aille à son terme la rénovation engagée et interrompue. Pour quelle destination ? En attendant, l'édifice est aujourd'hui au coeur d'une polémique entre ex et actuelle municipalités, qui se rejettent la responsabilité de ce qui a été fait, pas fait ou mal fait.

     

    PAR BERNARD DÉFONTAINE

    bdefontaine@lavoixdunord.fr PHOTO « LA VOIX »

    Le château Dampierre a été inscrit en fin d'année dernière par les Bâtiments de France, pour figurer dans le dossier de candidature du bassin minier au patrimoine mondial de l'UNESCO. Cette inscription n'a pas reçu l'aval du maire, qui a émis un avis défavorable. Inscrit ou classé, les conséquences ne sont pas les mêmes. « Mieux eût valu qu'il soit classé, explique Pierre-Michel Bernard. Inscrit, nous en subissons toutes les contraintes, sans les avantages. Classé, nous avions un droit à subvention. » Parmi ces contraintes, l'autorisation de l'architecte des Bâtiments de France pour toute demande de permis de construire dans un rayon de cinq cents mètres : rayon dans lequel figure la ZAC Valmont. L'obligation aussi de recourir à des entreprises agréées, « d'où un surcoût d'au moins 50 % ». Procédures encore compliquées si le bâtiment doit accueillir du public...

    Un parquet qui fait jaser

    Classement ou simple inscription, l'UDSA en tout cas s'en félicite. « Nous remercions le maire de reconnaître la qualité de notre travail », ironise l'opposition dans son encart d'expression libre à paraître dans le prochain bulletin municipal. Ce qui a eu le don d'irriter le nouveau maire, lequel a organisé illico une visite des lieux. Tonalité de son discours : un million d'euros - ce que l'ancienne municipalité a dépensé pour le commencement de la rénovation - pour ça ? « Ça », c'est une toiture - en ardoises d'Écosse - qui aurait pu coûter « deux fois moins cher » un parquet pas forcément de très bon goût, posé avant tout le reste et simplement appliqué sur l'ancien, d'où une perte de hauteur qui ne permet pas de remettre les radiateurs dans leurs anciens emplacements. « Le sol, c'est la dernière chose à traiter,abonde Vincent Sajous, responsable du patrimoine bâti. On ne fait pas le plancher avant d'avoir tout mis à nu et changé les canalisations. Là, il reste du plomb dans les murs. » « Dites-vous qu'il était en bien pire état quand nous l'avons récupéré en 2001 », rétorque Patrice Duterne, adjoint aux travaux de l'ancienne municipalité. Son état d'abandon imposait un « sauvetage », sous peine de le « laisser partir ».

    D'autant que la mérule s'était installée. Certains travaux furent alors subventionnés à 35 % par la DGE (*). « Il fallait respecter des normes et refaire à l'identique », précise l'ancien adjoint qui répond aux critiques. Pour lui, il y avait plus cher que l'ardoise d'Écosse : celle d'Angers. Et un plancher, « ça se protège ». Après la toiture, la charpente, la pierre - « malade » - et les planchers, le calendrier prévoyait de refaire le plafond, avec stuc et moulures, en 2009-2010 et les châssis de fenêtre en 2011. « À lui de jouer, dit Patrice Duterne de Pierre-Michel Bernard. Qu'il termine ce que nous avons commencé, et qu'il le fasse bien ! » Ce qu'il faut faire, Vincent Sajous en a une idée précise. Mais d'abord, avant toute intervention, chauffer, à vide, pendant quelques mois. Ce dont le château a trop manqué, depuis trop longtemps. •

    (*) Dotation globale d'équipement.

    Source : http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Valenciennes/actualite/Autour_de_Valenciennes/Pays_de_Conde/2010/03/23/article_chateau-dampierre-reprendre-la-renovatio.shtml