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  • Château de Beynes

    Le Château au fil des siècles

    Un emplacement stratégique

    Etabli au bord de la Mauldre, la position du château de Beynes n'est pas celle habituellement rencontrée pour un tel édifice. Beynes est un château de fond de vallée. Il contrôle ainsi la vallée de la Mauldre, axe important depuis l'Antiquité, menant d'Orléans à Beauvais.

    L'axe Est-Ouest était également une voie de pénétration des Normands vers Paris : elle acquiert au Moyen-Age une grande importance stratégique. Le château de Beynes forme alors une importante place forte, véritable zone garde frontière entre le domaine royal et seigneurial de l'Ile de France et le duché de Normandie aux mains des anglais. Perpendiculaire à la Seine, la vallée de la Mauldre constitue une seconde ligne de défense contre les incursions anglaises ayant éventuellement réussi à franchir la première ligne formée par la vallée de l'Eure.

    Les premières étapes de la construction

    Mentionné en 1087, le château que nous connaissons aujourd'hui n'est qu'alors qu'une grosse butte de terre ceinturée d'une palissade en bois et surmontée d'une tour. Au milieu du XIIème siècle, cette motte féodale est restructurée pour être emboîtée dans une première enceinte de pierre. Quelques décennies après, neuf tours semi-cylindriques sont ajoutées à l'ensemble pour en assurer la défense. Une enceinte plus basse (braie) l'entoure, munie également de tours semi-circulaires. Le tout est défendu par un fossé sec assez étroit, consolidé par une contrescarpe maçonnée. Beynes devient ainsi, sous l'impulsion du puissant Guy de Montfort, une forteresse stratégique. Cette militarisation s'explique par les progrès sensibles des techniques de guerre avec la généralisation de l'arbalète et des machines à lancer des projectiles.

    Le château du XVème siècle

    La physionomie que nous connaissons aujourd'hui du château est essentiellement celle que lui ont conférée les très amples travaux des années 1446-1450. Il appartenait alors à Robert d'Estouteville, chambellan du roi Charles VII, qui le transforma pour l'adapter à l'artillerie. Le donjon obsolète fut rasé pour faire place à des logis confortables répartis autour d'une allée centrale. La braie fut entièrement reprise, et l'espace entre l'enceinte et celle-ci fut couvert. Il forma un couloir casematé surmonté d'un boulevard d'artillerie courant tout autour du château. Le fossé fut élargi à une trentaine de mètres, afin de pouvoir être battu par la défense.

    La forteresse devient résidence.

    Philibert De l'Orme, ArchitecteEnfin, le château bénéficia du génie de Philibert de l'Orme, grand architecte de la Renaissance (par exemple du château des Tuileries, à Paris). Il y construisit, à cheval sur le boulevard d'artillerie qui n'eut plus alors qu'une fonction de promenade, deux pavillons de plaisance pour Diane de Poitiers, favorite du roi Henri II qui lui avait donné Beynes en 1556. Deux autres pavillons similaires furent construits par la suite.

     

    Vers le déclin

    Plan du château en 1730Dès 1730, le château est en suffisamment mauvais état pour que ses propriétaires, la famille de Pontchartrain, en commencent la démolition. Jusqu'au XIXème siècle, le château de Beynes que les propriétaires successifs ne considèrent plus que comme une lucrative carrière de pierre et de bois, traverse de douloureuses épreuves qui le conduisent progressivement à la ruine.

    Le château endormi dans la végétation dans les années 1960

    Les séquelles de cette époque se manifestent encore aux yeux des visiteurs : tours découronnées, parement des murs arrachés, voûtes crevées, carrelage déposé…

     

    Un patrimoine à sauvegarder

    Vers 1960, un projet immobilier menace d'achever les derniers vestiges de la forteresse des Montfort et des Estouteville. Un Beynois s'y oppose, rachète le château et le fait inscrire à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.

    Quelques années plus tard, une équipe de volontaires se constitue et entreprend d'en déblayer les abords et les murailles désormais engloutis sous un épais tapis de terre et de végétation. Abattage d'arbre, évacuation de plus de 6000 m3 de gravats, relevés et réalisation de plans… Il ne faut pas moins d'une quinzaine d'années pour retrouver le château dans son état du XVIIIème siècle, c'est à dire tel qu'il était lorsqu'il fut confié aux démolisseurs.

    Entre temps, en 1974, une équipe de bénévoles a fondé l'association « Sauvegarde du Château de Beynes ». Grâce à eux, grâce aux bénévoles d'aujourd'hui et à ceux de demain, le château de Beynes poursuit son histoire…

     

    Source : http://www.chateaudebeynes.org/JeuDeCadrePrincipal.htm

     

     

  • Château de Saint-Germain-en-Laye

    Château de Saint-Germain-en-Laye

    Château de Saint-Germain-en-Laye

    Vue de la façade sur le jardin de Lenôtre.
    Vue de la façade sur le jardin de Lenôtre.

    Présentation
    Période ou style Médiéval, Renaissance
    Type Château fort et de plaisance
    Début construction 1124
    Propriétaire initial Louis VI le Gros
    Destination initiale Résidence royale
    Propriétaire actuel État français
    Destination actuelle Musée des Antiquités nationales
    Géographie
    Latitude
    Longitude
    Non renseigné
    (Chercher ce lieu)
    Pays France France
    Région Île-de-France
    Département Yvelines
    Commune Saint-Germain-en-Laye
    ChâteauChâteau par pays

    Le château de Saint-Germain-en-Laye, appelé aussi « Château-Vieux » par opposition au « Château-Neuf » aujourd'hui disparu, est une ancienne résidence des rois de France. Il a été le lieu de signature de nombreux traités de paix et d'édits royaux.

    Situé dans le centre de Saint-Germain-en-Laye dans les Yvelines, il est aujourd'hui consacré au Musée d'archéologie nationale.

    Sommaire

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    Histoire [modifier]

    Emprise du château primitif. Plan de restitution.
    Vue cavalière du château.

    Le château actuel, qui englobe un donjon construit par Louis VI le Gros et la Sainte-Chapelle construite sous Saint Louis, a été construit à partir de 1539 sous François Ier par Pierre Chambiges. Agrandi à plusieurs reprises par ses successeurs, il restera résidence royale et verra à ce titre la naissance de trois souverains : Henri II en 1519Charles IX en 1550 et Louis XIV en 1638 et de nombreux princes.

    Il a été le lieu de signature de plusieurs traités et de plusieurs édits et ordonnances.

    En 1682Louis XIV qui était le dernier à résider à Saint-Germain-en-Laye, quitta définitivement les lieux pour s'installer au Versailles.

    La chapelle de Saint Louis située dans le château, de style gothique, est un vestige de l’ancienchâteau fort construit par Louis VI le Gros. Elle fut édifiée par Saint Louis en 1238. Louis XIV, bien que né au "Château neuf", y fut baptisé. Les jardins ont été dessinés par André Le Nôtre.

    Partiellement détruit en 1777, par le comte d'Artois, transformé en prison puis école de cavaleriesous Napoléon Ier, il hébergea par la suite un pénitencier militaire entre 1836 et 1855.

    Il a été largement restauré sous Napoléon III par Eugène Millet, élève de Viollet-le-Duc.

    Depuis 1867, il héberge le Musée d'archéologie nationale.

    Évènements célèbres [modifier]

    Architecture et intérieurs [modifier]

    Chapelle Saint Louis [modifier]

    La chapelle gothique.

    La chapelle Saint Louis est un chef-d'œuvre de style gothique flamboyant.
    C'est un acte de Louis IX (12211270), daté de 1238, qui nous apprend avec certitude qu'une chapelle vient alors d'être construite auprès du château royal ; par cet acte le roi y instaure un service religieux régulier.
    Il s'agit d'une Sainte Chapelle, destinée à abriter une relique de la Sainte Épine ou de la Vraie Croix.
    Par son plan et son architecture, elle est la préfiguration de la grande Sainte-Chapelle que Saint Louis fera bâtir dans l'enceinte du Palais de la Cité àParis de 1240 à 1248.
    Il confie ces deux chantiers à son architecte favori, Pierre de Montreuil, qui adapte à Paris des formules architecturales inventées à Saint-Germain :
    Une nef à vaisseau unique, terminée par un chevet à pans, de très hautes verrières découpant la quasi totalité des murs et des contreforts adossés à l'extérieur, entre les travées.
    À Saint-Germain, les ogives de la voute retombent sur des colonnettes qui descendent jusqu'au sol, entre les baies. Le soubassement nu est placé en retrait derrière une arcature basse isolée. Le volume de l'édifice est donc libéré de tout support intérieur. Le mur ouest est orné d'une grande rose de style gothique rayonnant. Cette appellation renvoie aux rayons des fines rosaces laissant filtrer, par leurs vitraux, la lumière qui, de Dieu, pénètre jusqu'aux clercs puis aux fidèles. Le percement maximum des murs est permis par la technique de la pierre armée. Des éléments de métal sont intégrés à la structure des murs afin d'assurer la stabilité des pierres.
    C'est dans la chapelle royale de Saint Germain que Baudoin II, empereur de Constantinople, remet à Saint Louis, en 1238 les reliques de la Couronne d'épines du Christ. Ces reliques sont destinées à la Sainte-Chapelle de Paris qui, elle ne sera consacrée qu'en avril 1248.

    La chapelle conserve aujourd'hui une collection lapidaire dont plusieurs plaques gravées, des panneaux de sarcophages provenant de Rosny-sur-Seine, et des fragments de sarcophages provenant de Chelles.

    Musée des Antiquités nationales [modifier]

    Article détaillé : Musée d'archéologie nationale.

    Notes et références [modifier]

    Voir aussi [modifier]

    Articles connexes [modifier]

    Liens externes [modifier]

    Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres surChâteau de Saint-Germain-en-Laye.

    Galerie [modifier]

     

     

     

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  • Château de Hautefort

    HAUTEFORT, LE CHÂTEAU

    HAUTEFORT est l'un des plus prestigieux châteaux du sud-ouest de la France ; il est classé Monument Historique.

    HAUTEFORT est l'un des plus prestigieux châteaux du sud-ouest de la France ; il est classé Monument Historique. Hautefort en dordogne. Il séduit tant les amateurs d'art et d'histoire que les amoureux des jardins à la française, tout en ravissant ceux qui aiment se promener dans un parc à l'anglaise.

    Il séduit tant les amateurs d'art et d'histoire que les amoureux des jardins à la française, tout en ravissant ceux qui aiment se promener dans un parc à l'anglaise.
    L'important édifice se trouve au cœur d'une région magnifique du nord-est de la Dordogne, à la charnière du Limousin et de l'Aquitaine.
    Construit à l'emplacement d'un ancien camp romain, il occupe une position dominante sur un rocher et surplombe de sa silhouette l'ensemble du village de Hautefort.

    L'interieur du chateau de Hautefort

    Le château de Hautefort, la nuit. Au XIIe siècle, il fut l'enjeu de rivalités entre le fameux troubadour Bertran de Born et son frère Constantin autour de la succession d'Henri II Plantagenêt, roi d'Angleterre. Au XIIe siècle, il fut l'enjeu de rivalités entre le fameux troubadour Bertran de Born et son frère Constantin autour de la succession d'Henri II Plantagenêt, roi d'Angleterre.
    En 1588, pendant les guerres de religion, la forteresse subit une série de modifications, mais c'est essentiellement au XVIIe siècle, de 1630 à 1670, que le château prit son aspect actuel à la suite des travaux entrepris par Nicolas Rambourg, architecte d'origine lorraine, pour le marquis de Hautefort. En l'honneur de sa sœur Marie, aimée secrètement de Louis XIII, celui-ci fit édifier sur les bases médiévales un corps de logis classique qui évoque les châteaux de plaisance de la vallée de la Loire.

    L'interieur du chateau de Hautefort, En 1588, pendant les guerres de religion, la forteresse subit une série de modifications, mais c'est essentiellement au XVIIe siècle, de 1630 à 1670, que le château prit son aspect actuel à la suite des travaux entrepris par Nicolas Rambourg, architecte d'origine lorraine, pour le marquis de Hautefort. En l'honneur de sa sœur Marie, aimée secrètement de Louis XIII, celui-ci fit édifier sur les bases médiévales un corps de logis classique qui évoque les châteaux de plaisance de la vallée de la Loire.

    Les Jardins du chateau de Hautefort en dordogne. De magnifique terrasses fleuries classées Monument historique entourent le château dont les appartements abritent un superbe mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles. Le château de Hautefort est membre de Demeure Historique des Vieilles Maisons Françaises et de la Route des 1001 châteaux du Périgord. De magnifique terrasses fleuries classées Monument historique entourent le château dont les appartements abritent un superbe mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles. Le château de Hautefort est membre de Demeure Historique des Vieilles Maisons Françaises et de la Route des 1001 châteaux du Périgord.


    Renseignements et Réservations sur le Château de Hautefort 24390 Hautefort 
    Tel: 05 53 50 51 23  Fax : 05 53 51 67 37

    TourismeHistoire du Château de HautefortPlan d'accès pour Hautefort en Périgord -
    Sommaire Général -

    Source : http://www.hautefort.com/

     

  • Château de Madame Elisabeth à Versailles

  • Château de Clagny à Versailles

    Château de Clagny

    Plan du château et des jardins
    Le château de Clagny, dont les plans ont été dessinés par Jules Hardouin-Mansart pour la maîtresse favorite de Louis XIVMadame de Montespan, était situé au nord-est du château de Versailles. Érigé entre 1674 et 1680, il est détruit moins d'un siècle plus tard en 1769.

  • Château d'azay-le-rideau

    Château d'Azay-le-Rideau

    Château d'Azay-le-Rideau

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    Vue générale de l'édifice

    Présentation
    Période ou style Renaissance française
    (à inspiration italianisante)
    Type Château
    Date de construction 1510-1528
    Classement monument historique
    Géographie
    Latitude
    Longitude
    Non renseigné
    (Chercher ce lieu)
    Pays France
    Commune {{{commune}}}
    MonumentMonuments par pays

    Le château d'Azay-le-Rideau est un monument classé appartenant à l'État et situé dans la commune du même nom, en Indre-et-Loire, en France. On peut y accéder par la ligne TER Tours - Chinon qui marque systématiquement l'arrêt dans la commune.

    Sommaire

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    Histoire [modifier]

    Le premier château médiéval d'Azay fut construit aux alentours de 1119 par l'un des premiers seigneurs du lieu, Ridel (ou Rideau) d'Azay, chevalier de Philippe Auguste, qui édifia une forteresse défensive censée protéger la route entre Tours et Chinon. Mais il fut brûlé par Charles VII en 1418 lorsque le roi, de séjour à Azay sur la route de Chinon, est provoqué par les troupes bourguignonnes qui occupent la place forte. Le capitaine et 350 soldats sont exécutés. Le village gardera d'ailleurs jusqu'au xviiie siècle le nom d'Azay-le-Brûlé.

    Cour intèrieure du château.

    Le domaine est acquis à la fin du xve siècle par Martin Berthelot, maître de la chambre aux deniers du roi, qui le cède à son fils Gilles. Le château actuel fut donc bâti entre 1510 et 1528par le maire de Tours et trésorier du roi François Ier, Gilles Berthelot et par sa femme, Philippa Lesbahy. Il s'agit d'un des chefs-d'œuvre de la première Renaissance française.

    Lorsqu'en 1527, le cousin de Gilles Berthelot, Jacques de Beaune-Semblencay, est exécuté, le couple décide de vider les lieux et de se rendre à Metz. Gilles Berthelot décèdera en 1529à Cambrai.

    En juin 1528, le roi confisque le château inachevé. Bien que Philippa Lesbahy insiste pour garder son château, elle le perdra définitivement en 1535 lorsque le roi l'offre à l'un de ses compagnons d'armes, Antoine Raffin, capitaine des gardes, qui l'a accompagné à Pavie. Le château ne sera en réalité occupé qu'à partir de 1547.

    La petite-fille d'Antoine Raffin, Antoinette, ancienne dame d'honneur de Marguerite de Valois, s'y installe en 1583 et entreprend d'actualiser les décors de l'édifice avec l'aide de son époux, Guy de Saint-Gelais. Son fils Arthus en hérite avec sa femme, Françoise de Souvré, qui sera plus tard la gouvernante du futur Louis XIV. Louis XIII sera reçu par la suite au château.

    Les Raffin puis leurs alliés en 1751, les Vassé, en seront propriétaires jusqu'à la Révolution.

    En 1791, le château "abandonné et très dégradé" est vendu par Henry de Courtemanche au marquis Charles de Biencourt, maréchal des camps et armées royales, député de la noblesse aux États Généraux de 1789, puis de la Constituante, dont les descendants le conserveront un siècle.

    Il lui donne son aspect actuel en procédant à de profonds changements intérieurs et extérieurs.

    En 1824, Charles de Biencourt fait ajouter au rez-de-chaussée sud du château un "pavillon chinois" - détruit vers 1860 ? - et vers 1825-1826 la bibliothèque, comme le salon à l'opposé, est décorée de lambris bas de style surmontés d'une toile peinte à grands motifs végétaux (conservée).

    Son fils Armand-François-Marie entreprend ensuite la première grande restauration de l'édifice : rétablissement des voûtes et des lucarnes, restitution des médaillons et insignes royaux de l'escalier - bûchés sous la Révolution ? - construction d'une nouvelle tour de style Renaissance "remplaçant le vieux donjon", par l'architecte Dusillon. Il fait aussi élargir le terre-plein dominant la rivière au Sud, créant ainsi une terrasse desservie depuis le salon par une perron (supprimé lors de la restauration du xxe siècle).

    Dès 1840, le château est inscrit sur la liste des Monuments Historiques. En 1845, les derniers vestiges médiévaux sont démolis pour laisser place aux deux tours d'angle sur cour.

    En 1870, il sert de logement au prince Frédéric Charles de Prusse, neveu du roi de Prusse, qui occupera aussi pendant six semaines avec ses soldats le village de Saint-Patrice (Indre-et-Loire) et le château de Rochecotte.

    " M.le marquis de Biencourt entretient avec beaucoup de soin son château (..) on y visite surtout avec intérêt une collection de portraits historiques attribuée aux meilleurs maîtres".

    (G. Touchard-Lafosse, "La Touraine historique, pittoresque et biographique", Tours, Lescene, 1856, p.289).

    Cette série unique de 300 œuvres (cf. inventaire après décès du marquis en 1854) fait du château l'un des plus beaux musées de France de l'époque, ouvert aux visiteurs.

    En 1898, des revers de fortune causés entre autres par le krach boursier de l'Union Générale (1882) l'empêchant d'assurer l'entretien du domaine, Charles-Marie-Christian, 4ème du nom et propriétaire depuis 1862, veuf jeune et sans héritiers directs, est contraint de vendre le château, son mobilier et 540 hectares de terres, qui sont acquis pour 517 000 francs par l'homme d'affaires Achille Arteau, ancien avocat de Tours, qui veut le démembrer avec profit.

    Les meubles et objets d'art sont alors dispersés en plusieurs ventes, mais une nièce du marquis parvient à racheter les plus précieux tableaux et dessins et en fera ensuite don à l'Institut (musée Condé à Chantilly) et à la Bibliothèque Nationale.

    La demeure reste vide jusqu'à son achat par l'État le 11 août 1905 pour 250 000 francs grâce à un legs de Léon Dru, et est aussitôt classé Monument Historique.

    Depuis 1907, il fait l'objet de profondes restaurations.

    Le château d'Azay est aujourd'hui géré par le Centre des Monuments nationaux1.

    Extérieur [modifier]

    Entrée du château d'Azay-le-Rideau (Renaissance)

    Décrit par Balzac qui vint y déjeuner une fois, comme « un diamant taillé à facettes serti par l’Indre », Azay-le-Rideau est l'un des châteaux les plus célèbres de la Loire. Relativement petit, le corps de logis s'articule en un corps principal et une aile en équerre, quadrillés de bandeaux horizontaux, entourés par l'Indre et par un parc boisé. Chaque angle est pourvu d'une tourelle. Le centre du bâtiment est désigné par l'entrée monumentale, ainsi que par l'escalier d'honneur à rampes droites qui dérègle le rythme des fenêtres : il dispose en effet de trois étages de baies jumelées formant des loggias et un fronton ouvragé, décalés par rapport au réseau des fenêtres du reste de l'édifice. Cet élément à grande valeur décorative est composé de plusieurs ornements à la mode italienne : colonnes, pilastres, coquilles, médaillons, etc.

    La salamandre de François Ier et sa devise : « Nutrisco et extinguo »

    La porte d'entrée, semblable aux arcs de triomphes romains est orné des initiales de Gilles Berthelot et de sa femme, tandis que la partie inférieure des baies est décorées de la salamandre et de l'hermine, en référence au roi François Ier et à son épouse Claude. Le plafond de l'escalier, quant à lui, est sculpté de portraits antiques.

    Mais cette inspiration italianisante alterne avec des références féodales devenues éléments de décor. Ainsi, on observe la trace d'un chemin de ronde sur les murs extérieurs ou encore des mâchicoulis sur les toits. Tout cela mêlé à de hautes toitures, ornées de poivrières effilées et de longues lucarnes.

    Intérieur [modifier]

    Une chambre au premier étage du château. Au-dessus de la cheminée, un portrait du marquis de Beringhen, par Mignard.

    L'intérieur reste celui d'un château de la Renaissance italienne, avec ses décors sculpturaux riches, où restent des traces de la Renaissance flamande avec les tapisseries du xvie siècle et xviie siècle exposées dans plusieurs pièces du château: On note des "verdures" d'Anvers et Tournai, des scènes de L'ancien testament tissés à Audenarde, l'Histoire de Psyché réalisée à Bruxelles, ou encore la tenture de Renaud et Armide, exécutée à Paris, dans les ateliers du faubourg Saint-Marcel d'après des cartons de Simon Vouet.

    Le mobilier et le décor est également très riche : chaire à dais en chêne de la fin du xve siècle, crédences, etc. ainsi que plusieurs tableaux, dont une Dame au bain (Diane de Poitiers?) de François Clouet, le portrait de Catherine de Médicis, ou encore un tableau représentant la scène duCamp du Drap d'Or.

    L'intérieur est notamment constitué de plusieurs salons et appartements d'apparat, dont la plupart ont été redécorés dans les style néo-Renaissance au xixe siècle :

    • Une chambre blanche, meublée d'un lit de satin brodé de la fin du xviie siècle et de tapisseries représentant des scènes de chasse du xviie siècle. ainsi qu'un portrait ornant la cheminée.
    • La "chambre bleue", au deuxième étage, qui fut occupée par Louis XIII. Elle est notamment meublée d'un cabinet en poirier noirci orné de scènes gravées sur ivoire, représentant la guerre de Trente Ans
    • La bibliothèque possède une cheminée, des lambris bas et un riche décor mural (toile peinte de motifs végétaux) et un ensemble de gravures plans et dessins montrant les différentes restaurations menés par les Biencourt.
    • La salle à manger.
    • Le salon, ouvert par des vitraux des xvie et xviie siècles, et orné de portraits royaux et tableau de la Renaissance et du XVIIème siècle, dont un portrait de Diane de Poitiers tiré de l'atelier de François Ier, un portrait du duc et de la duchesse de Longueville, un portrait de Marie d'Autriche, soeur de Charles Quint, et de Catherine de Médicis. Cette salle possède une cheminée monumentale décorée d'une salamandre.
    • Les appartements royaux, composés d'une antichambre dans laquelle sont exposés des portraits représentant certains rois de France comme François Ier, Henri III ou encore Louis XIII, et murée de tentures rouge et or; la grande chambre royale, décorée d'une tapisserie du début du xviie siècle.
    • La grande salle du premier étage, ornés de tapisseries des xvie et xviie siècles, et dont la cheminée est ornée de la salamandre de François Ier et d'une frise de feuillages. Le murs sont tenurés de bleu.
    • Cabinet espagnol du xvie siècle et un autre portugais du xviie siècle,
    • La vaste cuisine voûtée en croisée d'ogives, rehaussé au xixe siècle, dont la cheminée est ornées du sceau des Berthelot.
    • Chambre du maître de maison, meublé et tapissé à la mode du xvie siècle.
    • La salle de billard, avec sa cheminée du XVIème siècle, moulage dont l'original est au château de Montal. Cette salle est ornée de deux tapisseries de Beauvais du XVIIIème siècle:Chasse au canard et Chasse au cerf.

    Jardins [modifier]

    Les jardins actuels ont été profondément réaménagés au xixe siècle par les Biencourt, qui les redessinent en un grand parc paysagé. Au sud et à l'ouest, ils sont dotés de deux miroirs d'eau dans lesquels se reflètent les façades.

     

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_d'Azay-le-Rideau