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  • Grand Trianon

    Grand Trianon

    Le Grand Trianon, dessin de1700

    Le Grand Trianon ou Trianon de marbre est un palais que Louis XIV fit construire à proximité de Versailles en France, au sein du parc de Versailles. L'extérieur du bâtiment est construit en marbre rose d'où son nom de « Trianon de marbre ».
    Il est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1979.

    Sommaire

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    Histoire [modifier]

    Le Grand Trianon côté cour

    En 1670, Louis XIV décide de raser le village de Trianon, au nord-ouest du parc de Versailles, pour y construire un bâtiment qui lui permettrait de fuir la cour. C’est Louis Le Vau qui est chargé de cette construction : il choisit de décorer les intérieurs de faïence de Delft, bleue et blanche ; les toitures de plomb étant peintes en imitation de faïence, tandis que les sculptures disposées sur les combles étaient peintes au naturel. Le jardin offre déjà de jolis parterres de fleurs. Dès le début, Louis XIV consacre ce domaine à ses amours avec Madame de Montespan. Mais le décor du « Trianon de porcelaine » est très fragile et subit de nombreuses dégradations. Le château est démoli en 1687 pour laisser place à une demeure plus vaste et d'un style résolument différent.

    On confie à Jules Hardouin-Mansart, Premier architecte du roi, la construction d'un nouveau Trianon dans un style plus italianisant. Le chantier, exceptionnellement rapide, dure de juin 1687 à janvier 1688. Le Grand Trianon, ou Trianon de marbre, est inauguré à l'été 1688, par Louis XIV etMadame de Maintenon. Louis XIV en fait sa résidence privée. Contrairement à Versailles, on n'y est admis que sur invitation, nominative de surcroît.
    Le roi y occupe successivement trois appartements : de 1688 à 1691, dans l'aile nord, du côté du parterre ; de 1691 à 1701, dans l'aile du midi, toujours du côté du parterre ; enfin, de 1701 à sa mort, il s'installe dans l'aile droite de la cour, sacrifiant ainsi la salle de théâtre qui y avait été aménagée.

    Les lambris des salons ont accueilli de nombreux princes de la maison royale: le Grand Dauphin, la duchesse de Bourgogne, le duc de Berry et duchesse de Berry, le duc de Chartres, laduchesse de Bourbon et la duchesse d'Orléans, Madame Palatine. Sous Louis XVMarie Leszczynska y réside dès 1740. Mais Louis XV se désintéresse totalement du lieu. Marie-Antoinette préfère de loin le Petit Trianon au grand; elle y donne malgré tout quelques représentations dans la galerie des Cotelles. À la Révolution, le château du Grand Trianon est fortement délabré.

    Grand Trianon, vue des parterres

    Il faudra attendre le Premier Empire et Napoléon Bonaparte pour que le domaine reprenne de l'importance. En 1805, Napoléon ordonne la restauration des deux domaines. De 1809 à 1810, le château est remeublé. L'Empereur fait de nombreux séjours à Trianon entre 1809 et 1813. Il y célèbre son mariage avec l'Impératrice Marie-Louise. Ne s'y sentant pas complètement en sécurité, il fait ériger la grille d'entrée de l'avant-cour et ses deux pavillons réservés à sa garde personnelle.
    Sous Louis XVIII, aucun changement n'est effectué au château, seuls les symboles impériaux sont enlevés. Charles X s'y arrêtera quelques heures sur la route de son exil. De 1830 à 1848Marie-Amélie de Bourbon-Siciles fait mettre le château au goût du jour pour y résider. Le Grand Trianon sert aujourd’hui de cadre aux réceptions officielles de la République et l'aile du Trianon-sous-bois de logement de fonction pour les invités présidentiels.

    Plan et architecture [modifier]

    Loggia du Grand Trianon
    Loggia du Grand Trianon

    Le Grand Trianon est de style classique français mêlé d'italianisme. L’ensemble des bâtiments, à dominante rose, est infiniment gracieux. On entre dans la cour par une grille basse: à droite, se trouve le bâtiment nord; à gauche, celui du midi. L'ensemble est couvert d’un toit plat masqué par une balustrade. Le matériau qui habille les murs est une pierre blonde, la pierre de Saint-Leu ; les pilastres sont en marbre incarnat de Caunes-Minervois(Languedoc). Au fond de la cour, une loggia soulignée par huit colonnes de marbre campan vert et rouge, relie les bâtiments du Nord et du Midi ; dessinée par Robert de Cotte et revue par Mansart, cette ouverture fut voulue dès l'origine par Louis XIV et prit, dès l'élaboration du projet, sa dénomination de "péristyle", bien qu'en termes d'architecture, cette appellation soit inapropriée. Entre 1687 et 1701, la loggia était fermée du côté de la cour par de hautes portes-fenêtres. La Cour des Offices se situe derrière l’aile du Midi. Le mur de gauche dissimule le Jardin du roi qui bordait l'appartement de Madame de Maintenon et le troisième appartement que Louis XIV occupa à Trianon à partir de 1703. L'aile du nord est prolongée par une aile perpendiculaire orientée est-ouest abritant une galerie. Enfin, une aile perpendiculaire faisant suite à celle de la galerie est appelée Trianon-sous-Bois et a subi un traitement architectural résolument différent du reste du bâtiment. Cette aile abritait une suite d'appartements.

    Les jardins [modifier]

    Dès la construction du Trianon de porcelaine, Louis XIV fait appel au jardinier Michel II Le Bouteux. Les parterres fleuris de Le Bouteux sont ornés de plantes en pots, enterrées afin de pouvoir être changées tous les jours, créant un spectacle fleuri et embaumé permanent totalement unique. 96 000 plantes sont ainsi maintenues pour la variété du spectacle et l'agrément du Roi. Selon Gabriel, plus de 900 000 pots étaient utilisés ou en réserve.

    Lors de la construction du Trianon de marbre, André Le Nôtre trace les jardins, préservant partiellement quelques parterres de Le Bouteux. Ils sont achevés, après sa mort en 1700, par Mansart qui les agrémente, entre autres en 1702, d’un buffet d’eau.

    Les jardins du Grand Trianon sont des jardins à la française, ordonnés et géométriques. Ils couvrent actuellement 23 hectares, enclos de 2,2 km de murs. Ils sont un jardin en réduction, au dessin délicat, à l'intérieur du jardin de Versailles.

    Contrairement au parc de Versailles, les jardins de Trianon n'ont conservé que très peu de jeux hydrauliques, à l'exception notable du buffet d'eau. Ils sont essentiellement, et c'est là leur principale caractéristique, un aménagement paysager formé d'allées, de végétation et de sculptures.
    Comportant peu de structures artificielles, ils ont souffert beaucoup plus que les jardins de Versailles de l'abandon progressif et du manque d'entretien. La végétation domestiquée, qui les constituait, a repris ses droits et la tempête de 1999 a achevé de jeter à bas les rares vestiges des plantations initiales.
    Leur récente restauration, qui se déroule depuis 2003, reconstitue, à partir des nombreux documents d'époque, la succession des salles, des chambres et des antichambres de verdure qui formaient le plan initial. Une multitude de formes géométriques: triangle, hémicycle, octogone, sont articulées entre elles par des allées bordées de charmilles.
    La salle triangulaire, qui fut l'une des premières à être restaurée, comporte une double haie de charmilles entaillées de "fenêtres", offrant des vues variées sur les orangers en pots qui l'habillaient à la belle saison.
    La reconstitution, soignée, ne donne cependant qu'une lointaine idée de la variété des paysages originaux. Il faut alors imaginer les multiples plantes fleuries en pots, les structures éphémères de toiles, les meubles et statues, transportés et installés pour la journée, qui habillaient les salles de verdure pour se faire une idée de ces pièces naturelles richement ornées.

    Lieu de séjour [modifier]

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_Trianon

     

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  • Château d'Agnou

    Château d'Agnou

    Château d'Agnou

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    Vue générale de l'édifice

    Présentation
    Période ou style Renaissance tardive
    Type Château
    Date de construction fin du xvie siècle
    Classement monument historique
    Géographie
    Latitude
    Longitude
    Non renseigné
    (Chercher ce lieu)
    Pays France
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    MonumentMonuments par pays

    Le château d'Agnou est situé à Maule dans le département des Yvelines, au lieudit du Bout d'Agnou. Il est inscrit monument historique.

    Sommaire

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    Époque médiévale [modifier]

    Dès le xiie siècle, un château à donjon, le château Saint-Vincent, s'élevait sur l'emplacement du château d'Agnou. Construit dans le faubourg d'Hagnon, sur le fief de la famille de Boutigny, il était accolé à de longues murailles qui entouraient la totalité du bourg deMaule. Les Boutigny en étaient propriétaires depuis le xiiie siècle, avec Hugues de Boutigny, seigneur de Gavral, puis son fils Jean de Boutigny. Le château fut néanmoins démantelé sur ordre de Louis VI le Gros. En 1357, la ville est saccagée par Charles le Mauvais de Navarre, qui détruit totalement l'édifice. Les barons de Maule vivent alors en ville, dans des maisons construites à cet effet. Mais les choses vont changer au xvie siècle.

    Histoire [modifier]

    Lorsque les Harlay de Sancy font l'acquisition de plusieurs fiefs sur la terre de Maule entre 1578 et le premier quart du xviie siècle, LesMorainvilliers sont encore titulaire de la baronie. François de Morainvilliers, dernier d'entre eux, restera seigneur de Maule jusqu'en1597. Le titre est ensuite acquis par Nicolas Harlay de Sancy en 1602.

    Édifié en 1594, le château de Maule appelé « château d'Agnou » ou encore « du Hagnon » ou « Balagny », émergea de l'idée de Nicolas de Harlay sieur de Sancy, surintendant des finances d'Henri IV, désireux de se faire construire une demeure appropriée à son rang. Henri IV y aurait d'ailleurs probablement séjourné entre deux chasses.

    Il fit assainir le marais du Bout d'Agnou afin de commencer les travaux de construction. Bien que seuls une aile d'environ 60 mètres et un pigeonnier nous soient parvenus, le baron avait des projets bien plus ambitieux. Il voulait bâtir un immense quadrilatère flanqué de quatre tours rondes.

    Par son mariage avec Marie Moreau le 15 février 1575, Nicolas de Harlay fait l'acquisition de la terre de Grosbois en 1596, où il entreprend la construction d'un autre château en 1597, pouvant expliquer l'inachèvement de celui d'Agnou.

    Les héritiers du baron et de sa femme Marie Moreau ne pourront conserver la propriété du château. Il sera vendu en 1638 à Claude de Bullion, surintendant des finances et garde des sceaux.

    À la Révolution, il appartiendra au marquis de Boisse qui devra prendre le chemin de l'exil. Les révolutionnaires mutileront le château dont les restes seront vendus en 1793 à Nicolas-François Fréret et finalement récupéré par le marquis de Boisse en 1812.

    Il appartient au xixe siècle à la famille de Maule Plainval puis en 1876, à la famille Balagny.

    Transformé en hospice lors de la Première Guerre mondiale, occupé par la Wehrmacht lors de la Seconde, il sera abandonné dans les années 1960. Sauvé par ses nouveaux propriétaires dans les années 1970, il retrouve peu à peu son image du xvie siècle. C'est aujourd'hui une copropriété privée.

    Il servit également lors du tournage du film Écoute voir... en 1979 de Hugo Santiago avec Catherine Deneuve.

    Colombier [modifier]

    Construit au xvie siècle, le colombier du château est une haute tour cylindrique en pierre qui compte plus de 3 200 boulins ou niches, pouvant accueillir plus de 6 000 pigeons. Il est donc l'un des plus grands d'Île-de-France et l'un des plus anciens de France. Le privilège seigneurial d'élevage de pigeons fut aboli en 1790 et le colombier se vida définitivement.

    Il abrite aujourd'hui des chouettes et une famille de faucons crécerelles.

    Jardins [modifier]

    Les vastes jardins du château, ouverts au public grâce à des allées et des passerelles, comprenaient entre autres un potager, un vivier, une serre, un bassin et même une île et une grotte artificielles. Ils ont aujourd'hui disparu.

    Architecture [modifier]

    L'aile unique de 60 mètres, reconstruite en partie au xviie siècle, possède une façade régulière couronnée de hautes lucarnes à fronton triangulaire. On pourra observer des voûtes d'arêtes au rez-de-chaussée. On peut aussi noter un escalier en pierre descendant sur les jardins.

    Les soubassement du pavillon d'angle, qui termine l'aile, de plan losangique, porte une terrasse bordée d'un encorbelement simulant des machicoulis.

    Cette tendance de l'architecture de la fin du xvie siècle se retrouve à Ormesson où encore à Grosbois.

    Anecdotes [modifier]

    • Nicolas Harlay de Sancy, alors ambassadeur de France, fit l'acquisition en 1570, d'un diamant trouvé en Inde, le « Sancy », de 55 carats, qui est l'un des plus gros du monde.

    Ce diamant est vendu en 1604 à Jacques Ier, roi d'Angleterre. Henriette-Marie de France, reine d'Angleterre, le vendit au cardinal Mazarin en 1657 qui le légua à Louis XIV en 1661.
    Il fut placé sur les couronnes de Louis XV en 1722 et de Louis XVI en 1775. Il servit de bijoux à Marie-Antoinette.
    Il est aujourd'hui à l'abri dans les collections du musée du Louvre depuis 1979. On peut l'admirer dans la galerie d'Apollon, destinée aux joyaux de la couronne.

     

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_d'Agnou

  • Château d'Acosta

    Château d'Acosta

    Histoire [modifier]

    Château d'Acosta (Yvelines)

    Le domaine fut acquis en 1661 par Monsieur de Mannevillette, qui fit construire le château et boiser le parc en 1671.

    En 1758, le château devint la propriété de Dominique-Antoine Tellès d'Acosta, grand maître des Eaux et Forêts, qui lui laissa son nom.

    Ensuite, il fut acquis, dans la seconde moitié du xviiie siècle, par Esprit-François de Castellane.

    L'écrivain Benjamin Constant y passa l’hiver 1806-1807 en compagnie de Germaine de Staël.

    Le château a été détruit en 1965 pour céder la place à la construction de quelque 1 900 logements sociaux.

    Hôtes célèbres [modifier]

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_d'Acosta

  • Château de Cahir (Irlande)

    Château de Cahir

    Le château de Cahir

    Le château de Cahir dans le comté de Tipperary est un des plus grands châteaux d'Irlande. Il a été construit en 1142 par Conor O'Brien, Prince de Thomond, sur une île de la rivière Suir. Il est aujourd'hui situé dans le centre de la ville de Cahir. Des visites guidées sont organisées.

    En 1375, le château a été donné à Jacques Butler, 2ème comte d'Ormonde, fait baron de Cahir, pour sa loyauté envers Édouard III. Les Butler de Cahir se sont rangés du côté irlandais lors des guerres élisabéthaines. En 1599, le château fut capturé au terme d'un siège de trois jours par l'armée duComte d'Essex.

    Lors des guerres confédérées irlandaises à la fin des années 1640, en parallèle à la Première révolution anglaise, le château fut assiégé deux fois. En1647, George Mathew, tuteur du jeune Lord Cahir, se rendit à Lord Inchiquin après sa victoire à la bataille de Knocknanauss. En 1650, il se rendit à nouveau à Oliver Cromwell durant sa conquête de l'Irlande, sans qu'un coup de feu soit tiré.

    Le grand hall a été partiellement reconstruit en 1840.

    En 1961, le dernier seigneur de Cahir est décédé et le château est revenu à l'État.

     

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_de_Cahir

  • Château d'Ételan

    Château d'Ételan

    Façade est
    Façade est

    Présentation
    Période ou style Renaissance
    Type château
    Début construction 1494
    Destination initiale Habitation
    Classement Monument historique (1941)
    Site internet Consulter
    Géographie
    Latitude
    Longitude
    49° 27′ 59″ Nord
    0° 37′ 41″ Est
    Pays France France
    Région Normandie
    Région Haute-Normandie
    Département Seine-Maritime
    Commune Saint-Maurice-d'Ételan
    Localisation
    Château d'Ételan

    Localisation sur la carte de France métropolitaine
    ChâteauChâteau par pays
    Le château d'Ételan est un château du xve siècle (1494) de style gothique flamboyant situé à Saint-Maurice-d'Ételan en Seine-Maritime.

    Il fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 16 avril 19411.

    Sommaire

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    Localisation [modifier]

    Situé sur la rive droite de la Seine, entre les ponts de Brotonne et de Tancarville, le château d’Ételan domine la dernière boucle du fleuve. Il est au sein du Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande et dans un site classé.

    Historique [modifier]

    C'est peut-être une motte castrale ou un château primitif qui a donné son nom au monument actuel, puis au bourg de Saint-Maurice, à moins que ce ne soit l'inverse. Saint-Maurice-d'Etelan est cité sous la forme Esteilant en 1050-662.

    On y reconnaît l'élément germanique et norrois land, au sens de « terrain », attesté par ailleurs en Normandie et un autre élément qui pourrait être le vieil anglais stēġili « abrupte, escarpé ». Toponyme vieil anglais typique, contemporain à l'installation des fermiers anglo-scandinaves au xe siècle en Normandie. Homonymie avec Etelan à Catz (Manche)

    Une plaque de marbre scellée dans le cabinet d’Ételan retrace la liste des propriétaires du domaine depuis 1383. C’est en 1494 que Louis Picart, bailli de Troyes et du Tournaisis, ami et chambellan du Roi Louis XII, qu’il accompagnera en Italie, entreprend la construction du château actuel. Sa petite-fille, Charlotte d’Esquetot, épouse Charles de Cossé, maréchal de Brissac. En août 1563, celle-ci reçoit à Ételan Catherine de Médicis, alors régente, et le jeune roi Charles IX qui viennent de reprendre Le Havre aux Anglais (27 juillet 1563). C’est au château d’Ételan que la Régente, le 4 août 1563, sur les conseils de Michel de L'Hospital, décide de proclamer, avec un an d’avance, la majorité du Roi. À Ételan, elle fait rédiger, puis signe et scelle les « Lettres de majorité du Roi ».

    Le château reste la propriété des maréchaux de Brissac jusqu'en 1621, année où il passe par mariage à la famille d’Épinay de Saint-Luc, qui le vendra en 1714 à Charles Henault. Son fils, Jean-François Henault, Président au Parlement de Paris et surintendant de la Maison de la reine Marie Leczinska, le recevra de son père. Le Président Henault, historien célèbre, grand ami de Voltaire et des Philosophes, le lèguera en 1770, à son neveu, le Comte de Jonzac. À partir de 1774, le château sera successivement la propriété des familles Belhomme de Glatigny, Deshommets de Martainville, Deschamps de BoishébertDesgenetaisCastelbajac et Charbonnière.

    La chronique ou la légende nous apprend que les personnages suivants ont séjourné ou sont passés à Ételan : Louis XI (6 juin-13 juillet 1475), François Ier (durant la construction du Hâvre-de-Grâce), Catherine de Médicis et Charles IX en compagnie des futursHenri IIIHenri IV, de Marguerite de Navarre et Michel de L'Hospital (août 1563). Voltaire en (1723-1724). André Caplet, compositeur Grand Prix de Rome, y séjournera souvent et y achèvera notamment sa célèbre messe à trois voix.

    Description [modifier]

    Architecture [modifier]

    Monument historique, inscrit à l’inventaire supplémentaire, le château d’Ételan a été bâti à partir de 1494 par Louis Picart sur l’emplacement d’un château fort, rasé sur les ordres de Louis XI. Il ne reste de la construction médiévale qu’une cave, un mur d’enceinte et la maison des gardes datée de 1350. De stylegothique flamboyant, l’édifice est contemporain du Palais de Justice et de l'hôtel de Bourgtheroulde de Rouen, ainsi que du vieux château de Clères. Il est composé de deux corps de logis à appareillage de pierres et de briques alternées reliés entre eux par une galerie d’escalier en pierre datant de la première Renaissance.

    Il est entouré d'un parc de 20 hectares.

    La Chapelle [modifier]

    La chapelle du Château

    Partie intégrante du bâtiment principal, la chapelle du château, dédiée à Sainte Madeleine, en est le joyau. L'abbé Cochet la comparait à celle du château deBlois ou d’Amboise. En effet, c’est un lieu unique où sont réunis des vitraux, des fresques et des statues polychromes de ce qui fut la première Renaissance normande et dont les initiateurs furent les célèbres cardinaux d’Amboise.

    Classé monument historique en 1980, l’État, le Département, les Amis du château d’Ételan et les propriétaires poursuivirent les travaux durant 17 ans. La restauration fut terminée en 1994 pour le 500e anniversaire de sa construction.

    On peut également y admirer un bénitier du xvie siècle, une piscine du xviie siècle et des boiseries troubadour.

    Galerie [modifier]

    Armoiries [modifier]

    • Picart d'Estelan et de Radeval : De gueules à trois fers de pique d'argent 3
    • Picart d'Estelan: 1 :de gueules à trois piques d' or, au chef crénelé d' or, armoiries des Picart d'Etelan ; 2 : mi parti en 1, fasce de gueules et d' azur, en 2, de gueules à 3 piques d' or, Picart d'Etelan4

     

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_d'Ételan

  • Château de Chillon

    Château de Chillon

    Vue du château vu du sud
    Vue du château vu du sud

    Présentation
    Période ou style
    Géographie
    Latitude
    Longitude
    46° 24′ 51″ Nord
    6° 55′ 39″ Est
    Pays Suisse
    Canton Canton de Vaud
    District District de la Riviera-Pays-d’Enhaut
    Commune Veytaux
    Localisation
    Château de Chillon

    Localisation de l'édifice sur une carte
    ChâteauChâteau par pays
    Lithographie du château vu du nord, avec les Dents du Midi au fond

    Le château de Chillon se trouve sur les rives du lac Léman, à Veytaux en Suisse. De forme oblongue, le château mesure 110 mètres de long pour 50 mètres de large, le donjon culmine à 25 mètres. C'est une importante attraction touristique. Successivement occupé par la maison de Savoie puis par les Bernois dès 1536 jusqu'en 1798, il appartient désormais à l'État de Vaud et est classé comme monument historique.

    Sommaire

    [masquer]

    Histoire [modifier]

    Les souterrains du château, dans lesquels le rocher est visible. Ils ont été utilisés comme prison puis comme lieu de stockage au fil des siècles.
    Vue depuis le donjon
    Cour intérieure

    Le château de Chillon est construit sur un rocher ovale en calcaire avançant dans le lac Léman entre Montreux et Villeneuve avec d'un côté un versant escarpé et de l'autre côté le lac et son fond abrupt. L'endroit est stratégique : il ferme le passage entre la Riviera vaudoise (accès au nord vers l'Allemagne et la France) et la plaine du Rhône qui permet d'atteindre rapidement l'Italie. De plus, le lieu offre un excellent point de vue sur la côte savoyarde qui fait face. Une garnison pouvait ainsi contrôler militairement et commercialement la route vers l'Italie et appliquer un droit de péage.

    Les premières constructions remonteraient aux alentours du xe siècle même s'il est probable que cet endroit fut déjà un emplacement militaire privilégié avant cette date. Des objets remontant à l'époque romaine furent découverts durant des fouilles au xixe siècle ainsi que des vestiges datant de l'âge du bronze. À partir d'une double palissade en bois, les Romains auraient fortifié l'emplacement avant qu'un donjon carré ne soit ajouté au xe siècle. Des sources du xiiie siècle rattachent la possession du site de Chillon à l'évéque de Sion. Une charte de 1150; ou le comte Humbert III accorde aux cisterciens de Hautcrêt le libre passage à Chillon; atteste de la domination de la Maison de Savoie sur Chillon. On y apprend que le propriétaire du chateau est un certain Gaucher de Blonay. Mais, ce sire de Blonay est bien plus un vassal du comte qu'un de ses officiers. C'est une domination seigneuriale des Savoie dans le cadre d'une société féodale et pas une domination administrative.

    La période des comtes de Savoie [modifier]

    La maison de Savoie transforme la forteresse, alors Castrum Quilonis, et l'agrandit durant le xiiie siècle. L'ancienne crypte du xie siècledédié à Saint Triphon est abandonnée au xiiie siècle lors de la construction de la chapelle dans la partie supérieure du chateau. Les Savoyards veulent étendre leur suprématie sur le pays de Vaud et les zones limitrophes. Le premier châtelain savoyard est attesté pour Chillon en 1198. Le château n'est pas voué qu'à un but militaire, il sert également de résidence pour les comtes. Il est en effet une des étapes des voyages de la cour itinérante lors des voyages réguliers du comte sur son territoire. Lors de l'absence du comte, la partie nord-ouest du château où se situe les appartements du comte, est vide et fermée. Thomas Ier de Savoie y séjourne aux alentours de 1230. Lui et son fils, Pierre II de Savoie, « le Petit Charlemagne », vont réorganiser la région proche du château en construisant des bourgs, en dominant le Chablais vaudois et en créant la « Patria Vuaudi ». Un péage important est installé à « Villeneuve de Chillon » (1214), l'actuel village de Villeneuve.

    Pierre II se voit remettre les clés du château en 1253 et conforte sa présence sur les rives du lac jusqu'à Aubonne. A partir de ce moment,Pierre II de Savoie; avant même son accession au titre comtal et sur le modèle de l'Angleterre ou il a voyagé entre 1252 et 1255; initie le découpage du comté en baillages. On crée le bailliage du Chablais, dont chillon est chef-lieu par intermittence à partir des années 1260 jusu'en 1330, date à laquelle Chillon devient définitivement chef-lieu du bailliage de Chablais avec à sa tête Aymon de Verdon. Si au début la châtellenie de Chillon et le bailliage de Chablais sont attribués à deux personnes différentes, les comtes vont progressivement confier ces deux fonctions à une seule et même personne. Pour être à la hauteur des ambitions de conquête de ses propriétaires, le château est renforcée par la construction d'une deuxième enceinte et on surélève trois tours construites en 1235. Pierre II confie les travaux à Jacques de Saint Georges, un architecte et maçon spécialisé dans les ouvrages militaires. Pierre II revient au château peu avant sa mort en 1268. Albert Naef, l'architecte qui a rénové le château à partir de la fin duxixe siècle accorde une importance majeure aux imposantes modifications apportées à Chillon par Pierre II.

    Le château compte 25 bâtiments et sert de prison dès le milieu du xive siècle, des souterrains permettent de stocker du matériel et du vin. Dans un souci d'esthétique, l'intérieur du château est embelli sous l'impulsion de Aymon de Savoie dit « le Pacifique » qui engage Jean de Grandson pour réaliser les peintures des chambres et des grandes salles.

    L'année 1348 voit une des pages les plus pénibles de l'histoire de Chillon avec les ravages de la peste noire. Les Juifs sont arrêtés et torturés pour leur faire avouer qu'ils ont bien empoisonné l'eau des puits. Leurs confessions provoquent la fureur de la populace qui se livre à des massacres et à des expulsions. Trois cents communautés sont anéanties ou expulsées sans que le comte de Savoie intervienne.

    Amédée VI de Savoie, surnommé « le Comte Vert » lance une expédition dans le pays de Vaud en 1359 et fait étape par Chillon. Mais les comtes suivants comme le « Comte Rouge » se désintéressent de la gestion de la région et la laisse au châtelain-bailli de Chillon. Le château est humide et le froid qui y règne le rend peu confortable. Cela n'empêche toutefois pas l'antipape Félix V d'y résider en 1442.

    Dans la prison et les cachots humides du sous-sol croupissent les bandits et les hérétiques de la région. Chillon est le lieu de détention entre 1530 et1536 de François Bonivard, sujet d'un poème de Lord Byron en 1816Le Prisonnier de Chillon (The Prisoner of Chillon).

    La période bernoise [modifier]

    La fresque aux couleurs de Berne encore visible
    La délivrance de Bonivard(1898), peinture de Franck-Edouard Lossier
    Salle décorée durant l'occupation bernoise : armoiries des baillis bernois présents à Chillon de 1536 à1797

    Avec la montée en puissance de ses ennemis, la maison de Savoie, devenue duché de Savoie en 1416, n'arrive plus à gérer son large territoire. Le château constitue une sorte d'enclave dans le territoire bernois. Au sud, le Chablais et le château d'Aigle sont occupés par Berne dès 1475. La même année, les propriétés de la Savoie au nord du Pays de Vaud (GrandsonOrbeEchallens) cèdent sous l'avancée des Confédérés. Pendant plusieurs dizaines d'années, les Bernois affaiblissent un duché chancelant et miné par les conflits avec le duché de Bourgogne et le roi de France Louis XI, le tout accompagné d'une vague de protestantisme. Les Bernois s'impatientent et décident d'en finir avec ce duché devenu trop encombrant. En 1536, aidé par les Genevois qui désiraient libérer leurs prisonniers enfermés à Chillon, les Bernois préparent le siège de Chillon.

    Le 20 mars 1536, une centaine de soldats genevois embarquent sur quatre navires de guerre et quelques autres vaisseaux. Les Bernois de leur côté arrivent le 26 mars aux abords de Lutry, à une vingtaine de kilomètres de Chillon. Des coups de canons résonnent et le duc de Savoie alors en charge de Chillon ordonne, si les troupes bernoises apparaissent, de soumettre les prisonniers de Genève à l'estrapade à deux reprises, et de les exécuter sans hésitation. Le lendemain matin, les Bernois arrivent à Veytaux et les Valaisans profitent de l'occasion pour s'attaquer également aux Savoyards par le sud. Les bateaux genevois quant à eux encerclent le château. Pris en tenaille par une forte artillerie, les responsables savoyards entament des négociations. La garnison s'échappe durant la nuit et débarque à Lugrin, poursuivie par les Genevois, avant de disparaître dans la nuit. Les attaquants décident alors d'entrer dans le château, brisent les portes et les chaînes et découvrent plusieurs prisonniers dont Bonivard dans le donjon, affaibli par 6 ans de détention mais encore vivant.

    Le château, partiellement endommagé par le feu lors de l'attaque, est rénové mais reste fort peu accueillant. Les Bernois ne changent pas l'architecture globale de la forteresse mais convertissent certains bâtiments en lieux de stockage, réserves, cuisines et petites casernes. Sa charge administrative change, le bailli qui y vit doit s'occuper de la région de Vevey. En 1627, le château fort de Chillion possède plusieurs pièces de canons et de munition. À partir de 1656, il sert de port principal sur le Léman pour la flotte de guerre bernoise.

    Cette occupation bernoise dure jusqu'en 1733, date à laquelle le bailli déménage à Vevey pour des raisons d'insalubrité. En 1793, le château est converti en un hôpital pour les blessés de guerre. Mais la présence bernoise s'affaiblit progressivement face à la volonté du Pays de Vaud d'accéder à l'indépendance.

    La période vaudoise [modifier]

    Le 11 janvier 1798, un groupe de Veveysans investit le château et chasse le bailli bernois (qui part en emportant des tapisseries visibles à Berne de nos jours) qui est remplacé par une poignée de gendarmes et de surveillants. Le signe de la présence bernoise reste toutefois encore bien visible sur le flanc sud du château avec une fresque aux couleurs de Berne qu'il est possible de voir depuis la rive. L'indépendance du Pays de Vaud et la création de la « République Lémanique » est officiellement déclarée le 24 janvier 1798. Après une période trouble due à la présence des troupes françaises jusqu'en 1802, le château perd définitivement son utilité en tant que forteresse.

    Au cours du xviiie siècle, on comble la fosse qui borde le flanc est du château. Ce n'est qu'au cours des restaurations ultérieures qu'on remettra en état ces douves naturelles. En 1835, la forteresse est convertie en entrepôt pour l'artillerie et subit quelques modifications pour faciliter le passage des canons. En 1866, le donjon accueille des archives et le château de Chillon sert de prison militaire. Cette utilisation est de courte durée, une association est fondée en 1887 pour restaurer l'édifice. Après avoir été élevé au rang de monument historique en 1891, des fouilles sont entreprises. Celles-ci mettent à jour en 1896 des vestiges romains et permettent de mieux comprendre l'histoire du château.

    Tourisme [modifier]

    Vue du château, environs 1890 -1900

    Dès la fin du xviiie siècle, le château attire les écrivains romantiques. De Jean-Jacques Rousseau à Victor Hugo en passant par Alexandre Dumas,Gustave Flaubert et Lord Byron, le château inspire les poètes du monde entier. Hugo dira « Chillon est un bloc de tours sur un bloc de rochers ». Certaines restaurations, inspirées par la vision romantique de l'esthétisme, se firent d'ailleurs au détriment de la véracité historique. En 1900, l'architecteAlbert Naef continue les travaux de restauration pour aboutir à l'état actuel de l'édifice. Il refait l'intérieur et les tapisseries de certaines pièces comme la grande salle du bailli, appelée aussi la « grande cuisine bernoise ».

    En 1939, le château accueille déjà plus de 100 000 visiteurs. La proximité avec la ville de Montreux n'est pas étrangère à cet engouement. Le succès ne cesse de croître au fil des ans et le monument enregistre désormais plus de 300 000 visites par année. Grâce aux restaurations, le château est en excellent état et donne une bonne vision de l'architecture féodale.

    Art [modifier]

    Lord Byron a intitulé un des ses poèmes le Prisonnier de Chillon.

    Gustave Courbet a peint plusieurs fois le château lors de son exil suisse non loin de là à La Tour de Peilz. La représentation la plus connue est Le château de Chillon, huile sur toile peinte en 1874 et qui se trouve actuellement au musée Courbet à Ornans1.

     

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_de_Chillon