Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

- Page 2

  • Château d’Helchin ou Château d'Erpinghen

    Flandre occidentale
    Helchin une délicatesse romantique au bord de l’Escaut

    Mise à jour : 13-07-2009


    APPELLATION Château d’Helchin ou Château d'Erpinghen
    LOCALITÉ 8587 Helkijn (français: Helchin)
    FAMILLE D'ORIGINE de le Mazure
    ÉDIFICATION Vers 1820-1830
    STYLE Néo-classique
    ARCHITECTE Inconnu
    OCCUPANTS ACTUELS
    AFFECTATION Résidence privée
    PROTECTION Bien non classé
    SITE WEB

     

    Château d'Helchin/Kasteel van Helkijn

    Helchin est typique de la simplicité des demeures du début du XIXe siècle. Il paraît que l’intérieur est richement orné de stucs.
    Château d'Helchin/Kasteel van Helkijn

     

    Helchin était la villégiature préférée des évêques de Tournai.

     

    À la limite de la Flandre occidentale et du Hainaut, flamande mais assortie de facilités, Helchin (Helkijn) est une des neuf localités qui composaient jadis l’ancienne seigneurie dite « de l’évêque de Tournai ». Elle eut son heure de gloire quand les évêques y séjournaient dans leur résidence d’été. De Seyn signale qu’en 1282 déjà, un château existait sur l’entité. Il avait été construit par l’évêque Michel de Warenghien. Ce prélat fut aussi le créateur de la paroisse Sainte-Marguerite à Tournai en 1288. Mais les troupes gantoises de Jacques Van Aetervelde brûlèrent cet antique castel en 1325. Un autre château de plaisance cette fois fut construit vers 1625. Il en resterait de rares vestiges. Ce dernier château fut occupé par l’ultime évêque d’Ancien Régime, le prince Guillaume-Florentin de Salm-Salm, évêque de 1776 à 1794. Il allait devenir ensuite archevêque de Prague. Il succédait à son parent le prince François de Salm-Salm-Reifferscheidt, évêque de Tournai de 1732 à 1770; entre eux deux, il y eut vacance de siège. Entre cette terre ancestrale des prélats et le petit château érigé vers 1820 que l’on voit de nos jours, il n’y a guère de rapport.

     

    Saisies et redistribution


    La Révolution française mit les terres en disponibilité après les habituelles saisies; différents amateurs se les partagèrent. Il est vraisemblable que cette maison que l’on a appelée parfois le château d’Erpinghen et qui descend jusqu’aux rives de l’Escaut faisait partie de l’ancien domaine épiscopal. Mais comme dans bien d’autres lieux, il ne faut pas confondre la seigneurie de l’ère féodale avec des propriétés nées au XIXe siècle sur les cendres d’une époque révolue. 
    D’après l’un des propriétaires actuels, membre de la famille Lenoir, cette demeure aurait été construite vers 1820-1830 par une famille française du nom de de le Mazure. Ces gens, sur lesquels nous ne savons rien de très précis, auraient eu deux fils morts non mariés et sans doute privés de descendances. Dès lors, Monsieur Samyn, grand-père des actuels propriétaires et le baron del Fosse et d’Espierres se partagèrent le bien laissé vacant. Les Samyn prirent tout ce qui était sur Helchin. Les del Fosse emportèrent ce qui se situait tout près de leur très beau château d’Espierres. L’acquisition du château, de la longue dépendance éclectique (néo-Renaissance) et de la ferme remonte donc avant la Première Guerre mondiale. Diane Samyn, épouse du docteur Marcel Lenoir jadis installé à Mouscron, succéda à son père comme propriétaire du domaine. Elle retourna à Dieu en ce début d’année 2004. Ses héritiers ont décidé « parce que nous manquons de motivation et d’une véritable tradition qui nous attacherait à cette très belle maison », de vendre leur propriété étendue sur quatre hectares.

    Simplicité néo-classique


    Le château est un très bel exemple de création néo-classique de deux niveaux et demi. Il est posé sur un haut soubassement de jours rectangulaires composé de pierre bleue dans sa partie inférieure et enduit dans sa partie haute. L’enduit est animé de refends. On trouve ce même réseau de lignes horizontales au premier niveau auquel on accède par un escalier de cinq degrés. La porte d’entrée en plein cintre est encadrée par deux pilastres cannelés qui soutiennent le balcon du premier étage. À hauteur de la poignée court le long des quatre façades un bandeau faisant office d’appui pour les baies. Celles-ci sont toutes cintrées et contenues dans un bord mouluré. Les volets sont heureusement et toujours bien présents, y compris aux lunettes. On compte sept travées dans les façades longues et cinq travées sur les façades courtes. Sur celles-ci, on trouve à chaque niveau trois baies centrales presque accolées et de part et d’autre une baie isolée. Le château monte sur deux niveaux et demi. Les deux premiers niveaux sont à leur tour séparés par un bandeau larmier. Le premier niveau est décoré de refends. Le second niveau comme l’attique sont garnis d’un enduit plat. Sur la façade regardant l’Escaut, l’accès au jardin s’effectue par un perron aux marches affrontées et curieusement privées de garde corps. Le seuil est protégé par un portique composé de deux colonnes cylindriques et deux pilastres plats accolés à la façade; colonnes et pilastres sont cannelés. Cela offre une deuxième terrasse plus large que la première à la chambre qui profite comme à l’opposé d’une porte fenêtre sommée d’un entablement soutenu par deux consoles. La toiture en pavillon couvre l’ensemble du bâtiment et se termine par une terrasse panoramique bordée par quatre piliers réunis par des grilles en fer forgé. Au centre émerge une flèche paratonnerre. L’aile de dépendance est composée d’un seul niveau de briques sous une toiture en bâtière. Au sud émerge une tour carrée tandis qu’au centre se trouve une lucarne passante à gradins. Le rez est animé de trois double portes cintrées et de deux fois deux portes à un seul battant. 

    On ne visite pas. En hiver, le château se voit de la rue.

     

    Source : http://www.chateauxdebelgique.eu/flandreOC/Helchin.aspx

     

     

     

  • Château de Moerkerke

    Flandre occidentale
    Moerkerke (illustration seulement)

    Mise à jour : 23-06-2009

    APPELLATION Château de Moerkerke
    LOCALITÉ 8340 Moerkerke (Damme)
    FAMILLE D'ORIGINE Seigneurs de Moerkerke
    ÉDIFICATION XIVe siècle; 1716; 1908-1912; 1964
    STYLE
    ARCHITECTE
    OCCUPANTS ACTUELS Kasteel van Moerkerke s.p.r.l.
    AFFECTATION Réceptions
    PROTECTION
    SITE WEB www.kasteelvanmoerkerke.be

  • Château de Thouzon

    Château de Thouzon

    Le château-prieuré de Thouzon
    Le château-prieuré de Thouzon

    Présentation
    Période ou style médiéval
    Type militaire et religieux
    Début construction xie siècle
    Propriétaire initial Abbaye de Saint-André-de-Villeneuve-lès-Avignon
    Destination initiale Premier prieuré bénédictin de l'abbaye Saint-André en Comtat Venaissin
    Propriétaire actuel propriété privée
    Classement Inventaire supplémentaire des monuments historiques
    Site internet [Association REMPART : Site de ThouzonConsulter]
    Géographie
    Latitude
    Longitude
    43° 56′ 42″ Nord
    4° 59′ 09″ Est
    Pays France France
    Région historique Armoiries Comtat Venaissin.png Comtat Venaissin
    Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
    Département Blason département fr Vaucluse.svg Vaucluse
    Commune Blason ville fr Le Thor (Vaucluse).svg Le Thor

    Le château de Thouzon, aujourd'hui situé sur la commune du Thor, en Vaucluse, en France, est un ancien monastère fortifié ayant appartenu aux Bénédictins. Il est inscrit au titre des monuments historiques.

    Sommaire

    [masquer]

    Situation [modifier]

    Le Château Prieuré de Thouzon est un ensemble architectural médiéval qui occupe une superficie de 1 600 m² environ. Perché au sommet d'une petite colline au milieu de la plaine du Comtat Venaissin, il n'a conservé de son rayonnement passé qu'une église encore voûtée, une petite chapelle, deux tours, quelques pans de murs et, au milieu de sa cour, une citerne creusée dans la roche. Aujourd'hui propriété privée, le château de Thouzon est restauré et géré par une association affiliée à l'Union Rempart qui organise chaque été des chantiers de jeunes bénévoles et une fête médiévale.

    Histoire [modifier]

    En 1014, un acte attribue aux Bénédictins de l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon la possession des églises qui sont ou seront sur le Mont de Thouzon, avec leurs dépendances. Ingilramnus, évêque de Cavaillon, confirme cette nouvelle implantation dans son diocèse en 1014 en lui donnant des biens.

    Raymond IV de Saint-Gilles, comte de Toulouse, en 1088, avant de partir pour la première croisade transforme l'abbaye de Thouzon en fief allodial. En 1096, le pape Urbain II confirme la possession de Thouzon à l'abbaye de Saint-André en ne citant que Saint-Pierre-de-Thouzon.

    En 1118, le pape Gélase II concède de nouveaux privilèges à Saint-Pierre-de-Thouzon.

    C'est en 1140, que Alphonse Jourdain, marquis de Provence et comte de Toulouse, ratifie au château de Pernes la dotation du fief de Thouzon à Saint-André. En 1162, le comte de Toulouse, Raymond V, crée le fief de Thouzon et concède au seigneur de Chateauneuf de Gadagne une partie de sa suzeraineté sur un territoire dont fait partie Thouzon.

    En 1202, Thouzon perd son statut de premier prieuré de Saint-André sur le rive gauche du Rhône. Dans un acte d'échange entre l'évêque de Cavaillon et l'abbé de Saint-André, les moines deviennent les seuls propriétaires des deux églises Sainte-Marie et Saint-Pierre mais sont toujours soumis à l'autorité de la maison de Toulouse.

    En 1396, le château est occupé par les soldats du vicomte Raymond de Turenne. Gaston de Montecatino les en chasse.

    En 1563, pendant les Guerres de religion, le Baron des Adrets s'introduit dans le domaine de Thouzon.

    En 1696, l'abbé de Thouzon vend le château et les terres à Joseph de Martin, archiviste et secrétaire d'état. Il appartient ensuite à la famille Merle de Beauchamp jusqu'à la Révolution française.

    A partir de la fin du XVIIe siècle, les propriétaires ultérieurs laissèrent les bâtiments se dégrader.

    Le retable de Thouzon [modifier]

    De dimension 1,13 m x 1,26 m, le retable de Thouzon est composé de deux panneaux en bois de saule, peints à l'huile. La partie centrale du triptyque a disparu.
    Il a été retrouvé vers 1870 dans l’une des deux chapelles de Thouzon.

    Chacun des deux panneaux représentent une scène de la vie de saint André : saint André chasse les démons de la ville de Nicée et saint André fait éteindre un incendie par son disciple. A gauche de ce panneau : une grande figure de saint Sébastien et sur l’autre, celle d’une sainte martyre.

    Le retable est aujourd'hui conservé au Musée du Louvre à Paris 1.

    Visites [modifier]

    Le site est ouvert aux piétons toute l'année.

    L'église est ouverte à l'occasion des Journées du Patrimoine et le 1er dimanche de mai.

    Le premier dimanche de juin se déroule la fête médiévale. À cette occasion, de nombreux participants s'habillent en costumes médiévaux.

    Notes et références [modifier]

    Bibliographie [modifier]

    Voir aussi [modifier]

    Commons-logo.svg

    Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres surChâteau de Thouzon.

    Liens internes [modifier]

    Liens externes [modifier]

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_de_Thouzon

  • Château Thomas II

    Château Thomas II

    {{{légende}}}
    Vue générale de l'édifice

    Présentation
    Période ou style
    Type féodal
    Début construction XIIIe siècle
    Classement Monument historique
    Géographie
    Latitude
    Longitude
    45° 39′ 06″ Nord
    5° 51′ 53″ Est
    Pays France France
    Région Rhône-alpes
    Département Savoie
    Commune Le Bourget-du-Lac

    Le Château Thomas II, appelé également château des Comtes de Savoie, se trouve sur la commune Le Bourget-du-Lac en France dans le département de la Savoie. Il ne faut pas confondre le Château des Comtes de Savoie avec le Château des ducs de Savoie qui sont deux bâtiments différents dont le second se trouve également en Savoie à Chambéry.

    Sommaire

    []

    Description [modifier]

    Le château est actuellement à l'état de ruine. Il se situe à proximité de l'embouchure de la Leysse, près des berges du Lac du Bourget. Il subsiste cependant quatre tours carrées ainsi qu'une partie des murs les reliant.

    Histoire [modifier]

    En 1248, le frère du comte Amédée IV de Savoie, Thomas II obtint le droit de construire une maison et un vivier sur les bords du Lac du Bourget. Du prieur du Bourget, il fut concédé 70 pieds de terre tout autour de ses bâtiments. Il devint durant 2 siècles une des principales habitations des comtes de Savoie. En 1456, le château fut détruit par un violent incendie.

    Notes et références [modifier]

    Voir aussi [modifier]

    Article connexe [modifier]

    Lien externe [modifier]

    Source : http://chateaux.hautetfort.com/search/tarascon

     

    FNAC_famille.gif

  • Château de Tennessus

    Château de Tennessus

    Le château de Tennessus

    Le château de Tennessus est un château français implanté en bordure de la route départementale 127, à l'extrême sud-est de la commune d'Amailloux dans le département des Deux-Sèvres, en région Poitou-Charentes.


    Construit aux xive et xve siècles, il est inscrit aux monuments historiques1.

    Le site est aujourd'hui aménagé en chambres d'hôtes2.

    Le chemin de ronde

     

    Voir aussi [modifier]

    Commons-logo.svg

    Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur le château de Tennessus.

    Notes et références [modifier]

    Lien externe [modifier]

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_de_Tennessus

     

     

     

  • Château de Tarascon

    Château de Tarascon

    Rechercher : Châteaux - Châteaux fortPalais - ForteresseManoirs-Moyen-âgeRenaissanceClassiqueChâteaux de la Loire -  Château de VersaillesVidéos sur les châteaux - Vidéo à la demande sur les châteaux - DVD sur les châteaux -IncunablesEnluminures -LivresLivres sur les châteaux livres FNAC -livres Abebooks-IncunablesEnluminures

     

    Tarascon Le Chateau.jpg
    Vue générale de l'édifice

    Présentation
    Période ou style Médiéval
    Type Forteresse
    Début construction 1400
    Fin construction 1449
    Classement classéMonument historique(1840)
    Géographie
    Latitude
    Longitude
    43° 48′ 23.6″ Nord
    4° 39′ 18.1″ Est
    Pays France France
    Région Provence
    Département Bouches-du-Rhône
    Commune Tarascon

    Le château de Tarascon, aussi appelé château du roi René (René Ier de Naples), est situé dans la ville de Tarascon en bordure duRhône dans le département des Bouches-du-Rhône en France. Par sa situation en bordure du Rhône, son allure massive et son état exceptionnel de conservation, cet édifice est un des plus beaux châteaux médiévaux de France. Face à Beaucaire, ville royale, il gardait la frontière occidentale de la Provence.

    Sommaire

    []

    Un premier château [modifier]

    A cet emplacement s'élevait un premier château qui fut occupé au milieu du xiiie siècle par Charles d’Anjoucomte de Provence et frère de Saint-Louis, roi de France. Ce château est agrandi par son fils Charles II dit « le boiteux ». En 1367 le duc Louis d'Anjou, gouverneur du Languedoc et frère du roi de France Charles V, veut profiter de l’éloignement du pape Urbain V qui s'était rendu à Rome et de l'absence de la reine Jeanne, comtesse de Provence, pour substituer son pouvoir à celui de la reine. Cette entreprise était une nouvelle manifestation de l'ambition française sur la Provence. Le duc d'Anjou trouve un capitaine en la personne de Bertrand du Guesclin qui vient d'être libéré en décembre 1367 après sa capture à la bataille de Nájera. Du Guesclin se met en marche le26 février 1368 avec 2 000 hommes et met le siège devant Tarascon le 4 mars 1368. La ville est bloquée de toute part. Les trébuchets font plusieurs victimes dont le clavaire Martin Champsaur1.La ville de Tarascon capitule le 20 ou 22 mars 1368, mais sera reprise en septembre 1368.

    Le château actuel [modifier]

    A son retour d'Italie Louis II d'Anjou, comte de Provence, fait entreprendre en 1400 la reconstruction du château à l'emplacement qu'il occupait. Les travaux avanceront rapidement mais seront interrompus quelques années plus tard et seront repris de 1428 à 1435 par son fils Louis III d'Anjou2.

    L'architecte était Jean Robert auquel furent adjoints les sculpteurs Simon de Beaujeu et Jacques Morel. Les matériaux furent empruntés à des carrières de Tarascon et Beaucaire ainsi que dans une moindre mesure à celles de Fontvieille. Le roi René n'y apporta que de petites modifications de 1447 à 1449 afin de le rendre plus habitable et fit placer son buste et celui de la reine Jeanne de Laval dans une niche de la cour d'honneur. A la fin de son règne le roi René fit de 1476 à 1479 entreprendre encore quelques travaux tel que le remplacement du pont-levis par un pont fixe3.

    Après 1481 le château ne sert qu'occasionnellement aux agents du roi. Du xviiie siècle à 1926 le château sert de prison. Les déprédations causées par cette utilisation seront réparées par les architectes Henri Antoine Révoil et Jean Camille Formigé ; c'est au cours de ces restaurations que le crénelage est rétabli.

    Plan du Château

    Le château est bâti sur un îlot rocheux en bordure du Rhône qui le longe d'un côté tandis qu'un fossé taillé dans le roc pouvant recevoir les eaux du Rhône le sépare de la ville. Il se compose de deux parties bien distinctes : au nord la basse-cour réservée aux communs et aux hommes d'armes, et au sud le logis proprement dit. On pénètre dans le château par une porte ouverte entre la première tour carrée de la basse-cour et la tour ronde dite de l’horloge ; on accède ainsi dans une cour fermée située entre la basse-cour et le château seigneurial, ce qui constitue une véritable souricière en cas d’attaque.

    Légende du plan : 1- cour d'entrée 2- Pont 3- cour d'honneur 4- escalier d'honneur 5- donjon 6- tour de l'horloge 7- tour des chapelles 8- grande chapelle 10- tour du sud-ouest 11- panneterie 12- salle des festins 13- tour de l'artillerie 14- accueil 15- garde manger 16- échansonnerie 17- pannéterie 18- saucerie 19- fruiterie 20- basse cour 21- tour marie 22- tour 23- tour d'escalier du chemin de ronde.

    La basse-cour [modifier]

    Cette partie est formée d'un massif polygonal irrégulier entièrement entouré d'une muraille moins haute que celle du château. Trois tours barlongues le flanquent vers la ville tandis qu'une tour plus petite est placée du côté du Rhône.

    Les communs ont été aménagés pour abriter l'apothicairerie de l'hôpital Saint-Nicolas ; plus de deux cents pots en faïence de Saint-Jean du désert et de Montpellier y sont exposés dans une boiserie du xviiie siècle.

    Le logis seigneurial [modifier]

    C’est le château proprement dit constitué d'une muraille de 3 à 4 m. d’épaisseur et de 45 m. de haut avec deux tours rondes (tour de l’horloge et tour des chapelles) à l'est et deux tours carrées à l'ouest côté Rhône. Les architectes avaient adopté, pour la façade la plus exposée, des tours rondes plus résistantes et faciles à défendre que les tours carrées. Cette survivance de l'emploi des tours carrées à une époque où dans le reste de la France on y avait renoncé, marque un certain archaïsme. Une des caractéristiques de ce château est d'avoir des courtines de même hauteur que les tours qu'elles relient : c'était une tendance déjà ancienne qu'on trouve par exemple à la Bastille de Paris4.

    Au centre du château proprement dit se trouve la cour d'honneur sur laquelle donnent les bâtiments d'habitation qui comportent trois étages dont les deux premiers sont plafonnés à la française, le dernier étant voûté. Ils sont desservis par des escaliers à vis dont le principal se trouve incorporé dans une tourelle en saillie bien visible sur la façade orientale de la cour intérieure. Cette dernière est relativement petite par rapport à la hauteur des bâtiments qui l'entourent. Sur le côté oriental de cette cour se trouve l'escalier polygonal et sur la façade sud la niche abritant les bustes du roi René et de la reine. Ces bustes mutilés à la Révolution sont probablement l'œuvre de Francesco Laurana5.

    La tour des chapelles doit son nom à deux chapelles superposées se trouvant l'une au rez-de-chaussée et destinée aux employés, l'autre au deuxième étage réservée au seigneur. La chapelle basse de forme rectangulaire se termine par une abside semi circulaire logée dans la tour. Les deux travées ont des voûtes d’ogive. La voûte du chœur comporte huit branches qui rayonnent à partir d'une clef sculptée représentant le couronnement de la vierge. La chapelle haute a les mêmes dimensions ; elle est cependant moins haute et son abside ne comporte que six branches d'ogives. Ces chapelles n'ouvrent vers l'extérieur que par des meurtrières afin de ne pas affaiblir la défense6.

    L'aile méridionale n'a pas de fenêtre côté sud, car elle est la plus exposée en cas d'attaque ; les seules fenêtres donnent sur la cour d’honneur. Elle est desservie par un escalier à vis situé dans la tour du Rhône (angle sud-ouest) qui présente un pan coupé. L'aile ouest en bordure du Rhône ne nécessitait pas les mêmes précautions pour la défense, d'où la présence de grandes fenêtres donnant sur le Rhône. Cette aile ne comprend à chaque étage qu'une seule grande salle destinée aux réceptions, cérémonies et banquets.

    Comme dans toutes constructions à des fins militaires, la décoration est réduite à peu de choses. Cependant les voûtes d’ogives reposent sur des consoles fort bien sculptées : chimères, aigles, chauves-souris…

    Bibliographie [modifier]

    Vue depuis la rive nord
    • Françoise Robin, La cour d'Anjou-Provence, la vie artistique sous le règne de René, Paris, ed. Picard, 1985, (ISBN 2-7084-0127-0)
    • Michel Hebert, Tarascon au XIVe siècle, histoire d'une communauté provençale, Aix-en-Provence, Edisud, 1979, (ISBN 2-85744-033-2)
    • Édouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, Atlas historique, Provence, Comtat, Orange, Nice, Monaco, éd. Armand Colin, Paris, 1969,
    • L.H. Labande, Le château et l'église Sainte-Marthe de Tarascon, in Congrès archéologique de France, 1909, p. 262-281
    • Sylvia Pressouyre, Le château de Tarascon in Congrès archéologique de France, 1963, p. 221-245.
    • Sylvia Preyssouyre, Le château de Tarascon, Caisse nationale des monuments historiques, 1982.

    Références [modifier]

    1. Paul Masson (sous la direction de), Encyclopédie départementale des Bouches-du-Rhône, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille, 17 volumes parus de 1913 à 1937, tome II, p. 405
    2. Michel Hebert, Tarascon au XIVe siècle, histoire d’une communauté provençale, Aix-en-Provence, Edisud, 1979, p. 39(ISBN 2-85744-033-2)
    3. Édouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, Atlas historique, Provence, Comtat, Orange, Nice, Monaco, éd. Armand Colin, Paris, 1969, p. 102
    4. Paul Masson (sous la direction de), Encyclopédie départementale des Bouches-du-Rhône, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille, 17 volumes parus de 1913 à 1937, tome IV, p.255
    5. Françoise Robin, La cour d'Anjou-Provence, la vie artistique sous le règne de René, Paris, ed. Picard, 1985, p. 257, (ISBN 2-7084-0127-0)
    6. Françoise Robin, La cour d'Anjou-Provence, la vie artistique sous le règne de René, Paris, ed. Picard, 1985, p. 126, (ISBN 2-7084-0127-0)

     

     

    Liens externes [modifier]

     

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_de_Tarascon