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  • Château de Savigny-sur-Orge

    Château de Savigny-sur-Orge

    Château (lycée Jean-Baptiste-Corot) Savigny-sur-Orge


    Matériaux
    Brique
    grès

    Propriété d'Étienne de Vesc, chambellan du roi Louis XI, le manoir fortifié est transformé en une plaisante forteresse carrée vers 1486. Des querelles d'héritage laissent le domaine sans entretien jusqu'à la fin du XVIIe siècle, époque à laquelle il est définitivement aménagé par le marquis de Vins : l'aile sud-est est démolie afin d'obtenir un bâtiment en U, ouvert sur des jardins dessinés à la française. En 1735, à la suite d'un terrible incendie, seuls subsistent deux corps en L, en grande partie reconstruits par le duc de Vintimille. En 1802, le général Davout confie à l'architecte Dufour la réalisation de nouveaux aménagements : édification des pavillons d'entrée, des luxueuses écuries de marbre, du temple à l'Amour et de la Laiterie. En 1869, le marquis d'Alta Villa y reçoit la reine Isabelle d'Espagne en exil. Ne pouvant faire face aux ravages de la guerre, les héritiers Duparchy vendent le château au ministère de l'Éducation nationale qui en fait une annexe du lycée Lakanal, de Sceaux, en 1947, puis un établissement autonome, le lycée Jean-Baptiste-Corot, en 1953.

  • Actualité - "Châteaux médiévaux en Cévennes" d'Isabelle Darnas

    Mende. "Châteaux médiévaux en Cévennes" d'Isabelle Darnas

    DR


    Les Amis de Saint-Flour- du-Pompidou dans leur volonté, toujours, de valoriser le patrimoine cévenol, arrivent avec un magnifique livre pour ces fêtes. Il fait écho à celui paru en 2005 (et réédité deux fois depuis) Itinéraire roman en Cévennes, consacré aux églises romanes, et est dédié cette fois aux châteaux médiévaux de ce même territoire.
    Pour cette commande, la même équipe que pour Itinéraire..., endeuillée depuis par le décès de Geneviève Durand. Isabelle Darnas, historienne de l'art, a continué seule le travail, déjà bien débroussaillé dans les archives par sa collègue. Seule, pas tout à fait, puisqu'elle a trouvé en route la complicité du photographe Denis André, Cévenol pure souche, qui connaît le terrain par coeur et a été un "ouvreur de portes" efficace.
    « L'intérêt de cet ouvrage qui nous a demandé deux ans de travail, c'est qu'il présente de nombreux sites inédits , explique Isabelle Darnas. Pour certains, jamais rien n'avait été fait sur eux ; d'autres ont même été découverts à cette occasion. » Pour ce livre, comme pour le précédent, un parti pris : fournir une information scientifique vérifiée tout en offrant un accès le plus grand public possible. Les notices architecturales sont donc techniques et détaillées mais agréablement agrémentées des superbes images de Denis André et de ce dessin répétitif annonçant le château à venir avec une signalétique pour dire qu'il se visite ou non.
    « Les propriétaires, sauf un seul, ont vraiment joué le jeu , poursuit l'auteure. Parce que souvent ils sont intéressés aussi pour en savoir plus. Mais nous avons vraiment pu visiter de la cave au grenier des lieux d'ordinaire fermés au public ! » D'où l'intérêt de cet ouvrage, renforcé par la présence d'un CD enregistré par le violoniste Frédéric Pélassy dans l'église de Saint-Flour-du-Pompidou. Un régal. 


    ASFP Édition, 30 euros

  • Actualité - Les façades romanes du château, trésor du 12e siècle, ont été sauvées

    RÉGION > NEUCHÂTEL & LITTORAL

    15.12.09 | 04:15 | L'Express/L'Impartial

    NEUCHÂTEL - SUISSE

    Les façades romanes du château, trésor du 12e siècle, ont été sauvées

    TRAVAIL D'ORFÈVRE
    TRAVAIL D'ORFÈVRE La restauration de la tour de style roman est achevée. Il ne reste plus qu'à finaliser le porche, qui était la première entrée du château, transformée ensuite en balcon, puis en... latrines! (PHOTOS DAVID MARCHON)
    Les façades de l'aile romane du château de Neuchâtel avaient atteint un état de dégradation particulièrement avancé. Grâce à un crédit urgent, ces sculptures et parements du 12e siècle, uniques en Suisse, ont pu être sauvés. In extremis.

     

    «Sans intervention rapide, en dix ans nous aurions assisté à une perte irrémédiable des éléments sculptés. La façade avait atteint un état de dégradation très avancé, lié notamment à la pollution de l'air et à l'humidité.»

    Posté au sud du château de Neuchâtel, Marc Stähli, conservateur-restaurateur privé d'Auvernier, décrit précisément tout le travail qu'il vient de réaliser avec son équipe.

    D'août à fin novembre derniers, six spécialistes de la restauration d'art ont redonné son aspect d'origine au plus bel exemple d'architecture civile romane conservé en Suisse, l'aile sud du château. Et si ce bijou du 12e siècle a pu être sauvé, c'est grâce à un crédit urgent de 400 000 francs accordé début 2009 par le Conseil d'Etat au Service cantonal des bâtiments (notre édition du 13 août).

    «L'étude de ces façades nous permet de pénétrer dans l'histoire neuchâteloise à une période qu'on ne connaît pas du tout. Une période qui manque complètement de textes!», indique Christian de Reynier, archéologue à l'Office de protection des monuments et des sites.

    L'office a profité de cette restauration pour mener une étude approfondie du bâtiment et mieux connaître son aspect original. «La datation des sculptures nous amène vers 1140», explique Christian de Reynier. Une époque où les seigneurs de Neuchâtel ont construit cette aile de style roman pour y abriter leurs palais privés, adossés à l'aile officielle du château.

    «Et si Neuchâtel a conservé ces façades romanes, c'est grâce à une succession de coups de bol!», précise Christian De Reynier. En effet à la fin du 15e siècle, un pressoir est construit contre ces murs et les cachera, tout en les protégeant, durant plusieurs siècles.

    Au milieu du 19e, le pressoir est détruit, et l'archéologue Frédéric Dubois de Montperreux découvre les vestiges romans masqués. «C'est un nouveau coup de bol! Si cette façade avait été découverte au 18e, elle aurait peut-être été détruite. Car à cette époque, seuls les vestiges antiques importaient!»

    Une première restauration de la façade a donc lieu en 1866. Puis une autre en 1985. «Mais la tour romane avait été laissée de côté. Il n'y avait plus de moyens financiers», rappelle l'architecte cantonal Philippe Donner.

    «Aujourd'hui, la tour est achevée. Il ne reste plus qu'à finaliser le porche, qui était la première entrée au château, devenu balcon, puis urinoir à la fin du Moyen-Age.»

    La restauration de ce porche sera achevée au printemps prochain, les températures basses de l'hiver ne permettant pas l'utilisation des produits de conservation nécessaires. Et l'avenir? Les façades sont désormais enduites d'une peinture protectrice qui met en valeur le décor architectural roman. «Des gens s'offusquent que nous recouvrions certaines pierres par de la peinture. Mais les observations ont démontré que sur tous les éléments de l'époque romane, il y avait de la peinture! L'ensemble était complété par un décor peint», explique Marc Stähli, qui a également restauré la façade de la salle du Grand Conseil, et travaillé sur les sites de Grandson et Romainmôtier.

    Et qui est le locataire le plus satisfait de la fin des travaux? «Le conseiller d'Etat Claude Nicati», plaisante Philippe Donner. «Il m'a dit: maintenant que les échafaudages ont été démontés, je peux enfin ouvrir les fenêtres, prendre l'air et apprécier la vue!» /VGI

     

    VIRGINIE GIROUD