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  • Château de Courtanvaux

    Château de Courtanvaux

    Le Château de Courtanvaux est situé sur la commune de Bessé-sur-Braye dans la Sarthe.

    Sommaire

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    L'histoire [modifier]

    Les premières constructions remontent au XIVe siècle, lorsque les seigneurs de Besse font construire un manoir médiéval destiné à rassurer la population et servir d'asile en cas de conflit. Toutefois, celui-ci n'a qu'une faible importance stratégique.

    XIVe et XVe siècles: le développement [modifier]

    Ce n'est qu'un siècle plus tard que Courtanvaux prend de l'envergure. Ainsi, au milieu du XVe siècle, Jacques Berziau, secrétaire général du roi, devient propriétaire. Il entreprend de nombreux travaux et agrandit le domaine avec une chapelle, un "petit château", un colombier et surtout le château principal entre 1450 et 1490.

    Le château de Courtanvaux a la particularité de n'avoir jamais été vendu jusqu'à son rachat par la commune en 1978. Il s'est transmis par héritages ou par mariages et trois familles illustres se sont succédé, aménageant sans cesse le domaine.

    xvie et xviie siècles : l'apogée [modifier]

    La famille de Souvré est ainsi propriétaire du lieu des années 1500 à 1661 et va apporter aux constructions une élégante touche renaissance, symbolisée par la Poterne de 1582, classée Monument Historique.

    En effet, Gilles de Souvré, maréchal de France, grand-maître de la Garde de Robe d'Henri IV et précepteur de Louis XIII fait édifié ce corps d'entrée. Gouverneur de Touraine, il est un proche du Roi Henri IV qui vient à plusieurs reprises séjourner à Courtanvaux. C'est ce dernier qui élève Courtanvaux au rang de marquisat en l'honneur de Gilles de Souvré.

    Ses descendants continuent son œuvre jusqu'au mariage de sa petite fille Anne de Souvré avec François Michel Le Tellier, marquis de Louvois et ministre de la Guerre de Louis XIV.

    XVIIIe et XIXe siècles: de l'abandon à la renaissance [modifier]

    Malheureusement, au décès des deux époux, les héritiers de la famille Le Tellier se désintéressent de Courtanvaux, inhabité de 1691 à 1815... Toutefois, en 1780, Louise Charlotte Le Tellier, héritière du domaine épouse le Comte Élisabeth Pierre de Montesquiou-Fezensac.

    Titulaires de hautes fonctions sous l'Empire (le Comte de Montesquiou-Fezensac est Grand Chambellan de France à partir de 1810 et Louise Charlotte Le Tellier, dite "Maman Quiou", est nourrice officielle du Roi de Rome), le couple se retire à Courtanvaux dans les années 1815 et entreprennent une restauration totale des bâtiments, dans un style néogothique très marqué.

    Tout au long du XIXe siècle, le lieu va ainsi revivre, sous l'égide également de leur fils, le Comte Anatole de Montesquiou-Fezensac (1788-1878). Ainsi, l'orangerie et les écuries (inscrites à l'inventaire des Monuments Historiques) apparaissent.

    Enfin, à la charnière des XIXe et XXe siècle, la château subit une nouvelle restauration sous l'influence d'une princesse roumaine, Marie Bibesco (1845-1929). Les bâtiments sont alors redécorés et modernisés: chauffage à air pulsé, téléphone d'intérieur, cuisines, éclairage au gaz...

    Ce n'est qu'au décès du dernier propriétaire, le duc Pierre de Montesquiou-Fezensac, en 1976, que la commune de Besse sur Braye a acheté le château.

    L'architecture [modifier]

    La grand château, édifié à la fin du XVe siècle, est un parfait exemple de la fin de la période gothique. Il conserve les traces de l'ancien manoir médiéval: ouvertures pour le pont-levis, douves sèches, échauguettes ou mâchicoulis. Ce procédé est typique des "nouveaux nobles" pour affirmer leur pouvoir, tel les seigneurs médiévaux.

    La façade est toutefois percée de fenêtres à meneaux et ornée de décors néogothiques, preuve des restaurations subies au siècle dernier.

    Le domaine est accessible par une porte d'entrée Renaissance de 1582, flanquée de deux tourelles rondes, sculptées avec arabesques et entrelacs, que surmontent des dômes àlanternons. La poterne, classée Monument Historique, est un des plus beaux exemples du genre dans toute la région du Perche et du Maine.

    La chapelle castrale dédiée à Notre Dame de Lorette, fondée en 1454, est dotée d'un portail néogothique. Le colombier du XVe siècle, l'orangerie et les écuries du XIXe siècle, ainsi que le parc à l'anglaise complète l'ensemble imposant de bâtiments.

    L'entrée du XIXe siècle ou Portail des Lions (1874) demeure visible à 1km du château et consiste en un portail en calcaire et fer forgé.

    L'intérieur du château, restauré au XIXe siècle, recèle de particularités étonnantes par leur rareté et leur modernité: portes à galandage, croisée d'ogives en Y, miroirs incrustés dans les volets...

     

    Le Parc [modifier]

    Courtanvaux représente aujourd'hui un domaine de près de 68ha. Autour du château, chemins de randonnées pédestres et cyclistes à travers bois, plan d'eau,jeux pour enfants ou encore aires de pique nique vous attendent.

    Le parc à l'anglaise fait face au grand château alors que la cour interieur abrite un élégant jardin à la française.

    L'ensemble du parc est accessible gratuitement toute l'année.

    L'offre culturelle [modifier]

    Les visites guidées [modifier]

    Le château de Courtanvaux est ouvert à la visite d'avril à septembre. Les visites guidées (50 minutes) ont lieux du mardi au dimanche à horaires fixes: 11h, 15h, 16h, 17h, 18h.

    Au travers celles-ci, vous découvrirez en détail l'histoire de ce lieu unique et atypique. Outre une présentation générale, le parcours de visite permet d'accéder à la salle des gardes, l'enfilade de 4 salons, une chambre, une bibliothèque, les anciennes cuisines et les caves.

    Les expositions [modifier]

    L'été, les communs du château (orangerie, écuries, salle des calèches) sont ouverts dans le cadre d'un Festival d'Arts Plastiques permettant aux amateurs ou aux simples promeneurs de découvrir peintures, sculptures, photographies, poteries...et de rencontrer les artistes présents.

    Les spectacles [modifier]

    Le château de Courtanvaux accueille différents spectacles en saison.

    La fête des plantes [modifier]

    Chaque année, au mois d'avril, le parc du château accueille la Fête des Plantes. Avec près de 5 000 visiteurs à chaque édition, son succès n'est plus à vérifier. Vous y trouverez plantes, matériels de jardinage et de nombreux conseils auprès des exposants dans un cadre magnifique.

     

    Les locations de salles [modifier]

    Les salons du château de Courtanvaux peuvent être loués pour différentes manifestations:mariages, anniversaires, séminaires, conférences...

     

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_de_Courtanvaux

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  • Château de Martinvast

    Château de Martinvast
    Le premier Château fut ruiné par la guerre de cent ans et reconstruit de 1579 à 1581 par Barthole du MONCEL, avec une aile encadrée de deux gros pavillons carrés saillants et bastionnés. Des constructions médiévales qui pouvaient subsister, il ne conserva que le donjon. Il était alors entouré de douves et de marécages. De 1820 à 1867, un de ses descendants, le Comte Alexandre du MONCEL, maréchal de camp et Pair de France, le restaurant pour le rendre habitable et le flanqua de quatre tours ; par ailleurs, il supprima les douves et assécha les marécages.

    En 1867, il fut vendu au Baron Arthur de SCHICKLER, Banquier de la famille royale de Prusse à Berlin, qui le transforma en château néogothique par l'adjonction d'une galerie médiévale au nord et l'édification d'une aile du même style qui reliait le donjon à la construction du XVIe siècle. L'Architecte chargé de cette transformation fut l'anglais William Henry WHITE qui avait réalisé à Paris de nombreux immeubles et avait également reconstruit le Château de BIZY à Vernon pour le compte du Baron Fernand de SCHICKLER, frère d'Arthur.

     

     

    En 1944, la construction du XVIe siècle fut entièrement brûlée par une bombe incendiaire anglaise tandis qu'une bombe soufflante américaine détruisait la moitié de l'aile néogothique construite au XIXe siècle. Aussitôt après la guerre, la comtesse Hubert de POURTALES, fille du Baron Arthur de SCHICKLER, sépara des ruines la partie de l'aile néogothique encore intacte, mais il fallut attendre l'acquisition en 1962 du château par son petit-fils, le Comte Christian de POURTALES-SCHICKLER, pour voir entreprendre tout d'abord en 1967 la restauration de l'aile Est du Château XVIe, puis à partir de 1995, la construction d'une galerie de liaison destinée à relier cette aile avec la partie intacte du Château XIXe.

     


     

    C'est ainsi que le Château de MARTINVAST retrouve petit à petit sa splendeur d'antan, tandis que ses abords sont également l'objet de soins constants, tel un joyau dans un écrin de verdure. En face de l'ancien Château XVIème la vue porte sur l'Obélisque, probablement aménagé par le Comte Alexandre du MONCEL pour lui servir de gloriette. Destiné à être vu de loin, il est exeptionnellement élevé ; ses quatre faces triangulaires sont percées d'oculi semblables à ceux de la fermeécole, un escalier intérieur permet de le gravir. Plus à l'Est, on aperçoit entre les arbres du parc, les ruines de l'ancien Moulin à Vent, qui a malheureusement perdu sa toiture et ses ailes.

     

     

     

     

     

     

     

    Historique du parc :

     

     

    C'est le Comte Alexandre du MONCEL qui entreprit la transformation du jardin à la française en parc à l'anglaise. Il fitplanter des bouquets d'arbres artistiquement disposés, tracer des pelouses et de grandes allées sinueuses, mais il conservales grandes allées rectilignes qui délimitaient les bois. Il améliora le système hydraulique du Domaine en remblayantd'anciens étangs à proximité du Château, et en en créant d'autres plus loin pour alimenter ses moulins.

     


     

    Son successeur le Baron Arthur de SCHICKLER creusa lui aussi un nouvel étang, à l'est du Château, qu'il planta de nénuphars. A proximité, il créa un arboretum, dans ce qu'il est convenu d'appeler "Le Jardin Réservé", de plus de deux cents espèces ou variétés d'arbres pour la plupart des conifères exotiques de Chine, du Japon, du Mexique : Pinus montana, Abies religiosa, Larix griffithsii, Abies microsperma, Cryptomeria japonica, Cupressus funebris, Libocedrus edulensis, Abies hudsonis, Chamaecyparis "Plumosa Variegata", Podocarpus neriifolia, Tsuga, etc... Cette collection rivalisa très vite avec celles des alentours et fut considérée comme une des curiosités horticoles de la région de Cherbourg. C'est lui aussi qui fit aménager l'île bordée de sa balustrade au milieu de la rivière anglaise plantée d'hortensias et de rhododendrons. Il créa enfin des cascades entre le "Grand Étang" et l' "Étang de la Vallée" auxquelles on accède par une haie de chamaerops. Il développa également la mosaïculture autour du Château. En 1879, on comptait 28 000 à 30 000 plantes exotiques pour la plupart assemblées en corbeilles de fleurs ou en plate-bandes, composées de cannas, bégonias, fuschias, etc.... Au milieu des pelouses, se dressaient des araucarias, des Chamaerops excelsa, des Gynerium argenteum.

     


     

    Enfin, le potager reconstruit par le Comte Alexandre du MONCEL au nord du Château fut l'objet de soins particulièrementattentifs. Quatre hommes et deux femmes y étaient affectés en 1896. Il se composait de deux vastes espaces enclos de hautes murailles. Celui du fond était presque uniquement occupé par des légumes, celui le plus rapproché du Château était planté d'arbres fruitiers, tant en pyramides qu'en cordons, en contre espaliers et en espaliers.

     

    Près du potager, plusieurs autres jardins, aménagés en chartreuses, étaient consacrés aux plantes à fleurs avec plusieursserres. Le jardin des Camélias et des azalées renfermait une grande serre chaude adossée à une muraille. Elle abritait desbananiers, des orchidées, des Chamaerops humilis, des dracaena. A l'entrée de la serre, on voyait deux beaux dattiersdactylifera. D'autres serres abritaient des vignes, des Begonias frutescens, des gloxinias, des caledium et des ananas. Un

    jardin spécial était réservé à la culture des rosiers.

     


     

    De nombreuses têtes couronnées visitèrent le parc au cours du XIXe siècle, les impératrices Joséphine et Marie-Louisesous le premier Empire, de même que l'impératrice Eugénie, la Reine Victoria et l'Empereur Pedro 1er du Brésil au secondEmpire.


    Aujourd'hui le parc à l'anglaise a conservé la plupart de ses éléments constitutifs : les grandes prairies en herbages, les bois sur les hauteurs, les étangs et miroirs d'eau traversant le parc d'est en ouest, le "Jardin Réservé" avec ses collections de conifères exotiques abritant des massifs de rhododendrons arborescents, les potagers et jardins fleuris et leurs murs declôture. L'ensemble, animé par, les chevaux du Haras, les lamas, les cygnes, les oies et les canards conserve un caractère à la fois très anglais et très romantique.

     




     

    Source : http://www.chateau-martinvast.fr/

     

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