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  • Châteaux de Lastours

    Châteaux de Lastours

    Châteaux de Lastours vus depuis le belvédère de Lastours
    Châteaux de Lastours vus depuis le belvédère de Lastours

    Présentation
    Période ou style Médiéval
    Type Château-fort
    Géographie
    Latitude
    Longitude
    43° 20′ 08″ Nord
    2° 22′ 38″ Est
    Pays France France
    Département Aude
    Commune Lastours

    Géolocalisation sur la carte : Pyrénées

    Châteaux de Lastours

    Les châteaux de Lastours (en occitan Las Tors, ce qui signifie en français, « les tours ») sont quatre châteaux dits catharessitués sur la commune de Lastours dans le département de l'Aude en région Languedoc-Roussillon. Ces quatre châteaux font partie d'un seul ensemble, dont l'absence de structure commune a été imposée par la géographie du site. Ils sont nommés, du nord au sud : Cabaret, Surdespine, la Tour Régine et Quertinheux.

    Sommaire

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    Géographie [modifier]

    La Tour Régine et Cabaret

    Situation géographique [modifier]

    Les quatre châteaux sont bâtis sur un éperon rocheux culminant à 300 mètres d'altitude au-dessus du village de Lastours, dominant les vallées de l'Orbiel et du Grésilhou. Ils sont placés en haut de la crête sur un axe nord-sud et contrôlent les principales voies d'accès dans le Cabardès(d'où le nom "Cabaret") et la Montagne Noire.

    Accès [modifier]

    L'accès au château est payant, et s'effectue depuis l'ancienne usine de draps. Un sentier pédestre permet ensuite d'accéder aux châteaux.

    Histoire [modifier]

    Préhistoire [modifier]

    Une sépulture d'une fillette datant de l'Age du Bronze est découverte en 1961. Elle comporte des objets d'inspiration mycénienne ou égyptienne, témoignant de l'importance des échanges effectués avec les peuples méditerranéens. Au vie siècle, les Wisigoths envahissent le Languedoc-Roussillon : la montagne noire marque la frontière de leur territoire avec celui des Francs.

    Première mentions [modifier]

    Ruines du village castral

    Au Moyen Âge, le site appartient aux seigneurs de Cabaret, mentionnés pour la première fois en 1067. Leurs richesses proviennent notamment de l'exploitation des mines de fer. Seuls trois châteaux sont probablement construits au xie siècle et leur emplacement diffère de celui des ruines actuelles. Ils ne sont en effet pas sur la crête mais plus bas, sur le versant nord-ouest. Le village de Lastours est alors à leur pied, organisé en terrasses semi-circulaire suivant les courbes de niveau et descendant jusqu'au Grésilhou1.

    Époque du catharisme [modifier]

    Les châteaux de Lastours sont un pôle d'activité religieuse cathare important durant le xiiie siècle. Les seigneurs de Cabaret soutiennent en effet ce mouvement religieux. Pierre Roger de Cabaret est ainsi un fidèle de Raymond-Roger Trencavel qui a combattu à côté de lui lors de la défense de Carcassonne. Le village castral abrite donc de nombreuses maisons de parfaits et des évêques cathares séjournent à Cabaret : Arnaud HotPierre Isarn et Guiraud Abith.

    Le site subit dès 1209 les attaques de Simon de Montfort et résiste victorieusement. Le croisé Bouchard de Marly alors seigneur du château de Saissac est fait prisonnier par Pierre-Roger. Il est libéré en 1211 pour aller négocier une reddition avantageuse de Cabaret. En 1223, les seigneurs de Cabaret reprennent leurs terres et Cabaret devient le siège de l'évêché cathare du Carcassès. Le seigneur Pierre-Roger résista pendant de nombreuses années aux attaques des croisés. Mais en 1227, les châteaux sont de nouveau assiégés par Humbert de Beaujeu. En 1229, Cabaret capitule.

    Les villages et châteaux sont pillés puis reconstruit (sur la crête) pour devenir des forteresses royales. La Tour Régine est construite par ordre du roi pour affirmer sa suprématie. Ils deviennent le centre administratif et militaire de six communautés formant la châtellenie du Cabardès.

    Époque moderne [modifier]

    Au xvie siècle, les châteaux sont occupés par les protestants. Ils en sont délogés par le maréchal de Joyeuse en 1591.

    Époque contemporaine [modifier]

    Les châteaux sont abandonnés à la Résolution. Ils sont classés aux monuments historiques en 1905, et des travaux de restaurations sont entrepris. Les fouilles archéologiques sur le site sont toujours actives, notamment au niveau de l'ancien village castral.

    Éléments d'architecture [modifier]

    Les quatre châteaux sont bâtis sur un axe Sud-Nord, dans l'ordre : Quertinheux, Surdespine, Tour Régine et Cabaret.

    Quertinheux [modifier]

    Quertinheux
    Plan du château de Quertinheux

    Description [modifier]

    Le château de Quertinheux (en occitan Quertinhos) est placé le plus au sud de la crête sur un piton rocheux isolé. Il est constitué d'une tour circulaire et d'une courtine polygonale. Une avancée en chicane défend l'entrée du château. Il surplombe les restes d'une église romane détruite.

    Légende du plan [modifier]

    Légende
    1 Entrée
    2 Chicane
    3 Citerne
    4 Tour
    5 Escalier
    6 Courtine

     

    Surdespine [modifier]

    Bâtiments principaux de Surdespine
    Plan de Surdespine

    Situation et description [modifier]

    Le château de Surdespines est le moins conservé des quatre. Il est constitué d'une tour carrée, d'un logis et d'une citerne. Une courtine de plan rectangulaire protège l'ensemble. Il se caractérise par la rareté des ses meurtrières et par ses quatre fenêtres en plein cintre.

    Légende du plan [modifier]

    Légende
    1 Entrée originelle
    2 Entrée actuelle
    3 Courtines
    4 Logis
    5 Citerne
    6 Tour

    Tour Régine [modifier]

    Tour Régine
    Plan de la Tour Régine

    Situation et description [modifier]

    La Tour Régine est la forteresse la plus récente et la plus petite de l'ensemble. Elle est constituée d'une tour entourée d'une courtine dont les murailles sont effondrées. Au sous-sol, la tour contient la citerne la plus vaste des quatre châteaux. La tour est constituée de trois étages desservis par une escalier à vis. La pierre de calcaire blanc utilisée est identique à celle de Cabaret.

    Légende du plan [modifier]

    Légende
    1 Courtine
    2 Tour
    3 Escalier

     

    Cabaret [modifier]

    Situation et description [modifier]

    Le château de Cabaret est la citadelle principale avec un système de défense de type barbacane. Il est constitué d'une tour au nord, d'un donjon au sud et d'un corps de logis au centre. Le tout est entouré de remparts avec un chemin de ronde posé sur des arcades aveugles en arcs brisés. L'ensemble est construit avec un appareil irrégulier et des pierres de taille pour les angles et les ouvertures.

    Plan de Cabaret

    Légende du plan [modifier]

    Légende
    a Entrée
    b Dispositif de défense
    c Courtine
    d Cour
    e Entrée du cors de logis
    f Cors de logis
    g Donjon
    h Citerne
    i Ancien escalier
    j Escalier du donjon
    k Tower
    l Entrée secondaire

    Galerie de photographies [modifier]

    Voir aussi [modifier]

    Notes [modifier]

    1. Voir les différents ouvrage de Marie Elise Gastel

    Bibliographie [modifier]

    • A. Fontaine, La résistance des château de Lastours au Roi et à l'Église, Bulletin de la Société d'Etudes Scientifiques de l'Aude, t. LXXIV, 1974
    • Marie Élise Gardel, Les châteaux de Lastours, C.A.M.L., 1981
    • Marie Élise Gardel, Le Cabardès, Aude Aménagement, 1998
    • Marie Élise Gardel, Cabaret, histoire et archéologie d'un castrum. Les fouilles du site médiéval de Cabaret à Lastours, CVPM, 1999
    • Marie Élise Gardel, Vie et Mord d'un castrum. Cabaret, archéologie d'un village médiéval en Languedoc (Xe-XIIIe siècle), l'Hydres Editions, 2004

    Liens internes [modifier]

    Carte des châteaux cathares

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Châteaux_de_Lastours
  • Château d'Auneau

    Le château d'Auneau

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    Le château d’Auneau, bâti sur le territoire de la paroisse du même nom offre un aspect imposant malgré de nombreuses transformations. 
    Aujourd’hui, il se compose de 2 parties :

    1. le bâtiment principal (XIVème, XVIème, XVIIIème siècle)
    2. le donjon cylindrique du XIème siècle

    Un premier château (“la Vieille cour”) fut édifié au VIIIème ou IXème siècle pour 
    protéger la route de Chartres et les habitants du bourg. Au XIème siècle, un second bâtiment vit le jour sous l’impulsion du seigneur de l’époque, Hugues de Gallardon, vassal des Comtes de Chartres qui possédaient la châtellenie d’Auneau. Il reste de cette période le donjon rond qui fut surmonté au XVIème siècle d’un dôme et d’un lanternon.

    Marguerite d’Auneau descendante d’Hugues de Gallardon épouse Jean Bureau de la Rivière. Au XIVème siècle, le château lui appartient, il est chambellan et maître d’artillerie du roi Charles V. Celui-ci fait édifier un troisième château dont il subsiste encore aujourd’hui une partie.

    Un siècle plus tard, les familles des La Roche Guyon, d’Estouteville puis Bertin de Silly en prennent possession. En 1580, il est aux mains d’Henri de Joyeuse, maréchal de France et va connaître ses “heures de gloire” sept ans plus tard. En effet, le 24 novembre 1587, va se livrer ce qu’on appellera “la Bataille d’Auneau”.

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    Source : http://www.ville-auneau.fr/chateau.php

  • Manoir d'Hodent

    Manoir d'Hodent

    Manoir Hodent

    Matériaux
    pan de bois
    Brique
    Datation
    XIXe siècle

    Appelé localement La Folie, ce manoir est caractéristique des constructions fantaisistes de la fin du XIXe siècle. Les propriétaires, en effet, cherchent alors à se distinguer de l'architecture vernaculaire et de la tradition en les interprétant différemment.

    Source : http://fr.topic-topos.com/manoir-hodent

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  • Château de la Verrière

    La Verrière - Le parc de l'Institut Marcel-Rivière

    Aujourd'hui propriété de la Mutuelle générale de l'Éducation nationale (MGEN), le château de La Verrière et son magnifique parc sont aussi des témoins de l'Histoire.

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    Un domaine du XVIIe siècle

    Lorsque l'on s'intéresse au parc et au château de la MGEN, il faut s'attendre à faire un bond dans le temps... C'est en 1507, avec l'achat de la terre de La Verrière par Barthélemy Séguier, noble et magistrat, que commence l'édification du château. Son descendant, Jean Séguier, chancelier du roi Louis XIV, le terminera vers 1660 en accordant une attention toute particulière au parc, confié aux plus grands paysagistes et jardiniers.

     

    Un centre psychiatrique

    Au cours du temps, le château connaît de multiples propriétaires successifs. De 26 hectares au départ, le domaine s'agrandit pour atteindre les 838 hectares en 1830. En 1920, M. Moulton, un riche Américain, rachète les lieux. À sa mort, en 1951, ses héritiers revendent à la MGEN, qui restaure le site (174 hectares) et le transforme en centre psychiatrique à la fin des années 1950.

     

    Des jardiniers aux petits soins

    Pendant longtemps, l'institut a pu vivre quasiment en autarcie grâce à son potager. Aujourd'hui, si l'importance des fruits et légumes n'est plus la même (ils ont surtout un rôle thérapeutique), les fleurs et les plantes sont en revanche très présentes. Les jardiniers sont aux petits soins, choisissant méticuleusement couleurs et formes, car elles jouent un rôle notable dans le bien-être quotidien des patients.


    Un jardin thérapeutique

    Sous l'égide de Marcel Rivière, instituteur et président fondateur de la MGEN, le parc joue un rôle à part entière dans le traitement des maladies mentales. La psychiatrie évolue : « les fous » ne sont plus enfermés, mais considérés comme des humains, devant être traités comme des patients. Les interactions entre cadre de vie et maladie sont mises à jour : on cherche alors à utiliser l'espace architectural comme moyen thérapeutique. Cette pratique « d'hôpital ouvert » pratiquée à l'institut va révolutionner les traitements psychiatriques en France et attirer des délégations étrangères.

     

    Un parc attribué à Le Nôtre


    Allée superbe, symétries et élégance... Le parc du château constitue un héritage historique précieux. On le doit sans doute à André Le Nôtre, le jardinier de Louis XIV, également à l'origine des jardins des Tuileries, du Luxembourg, de Vaux-le-Vicomte et de Versailles. Sa perspective (photo) a même été classée au titre des Monuments historiques.

     

    Source : http://www.museedelaville.agglo-sqy.fr/Jardin-Institut-Marcel-Riviere/