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  • Château de Dreux

    Château de Dreux

    Nom local Château des comtes de Dreux
    Période ou style médiéval et romantique
    Type Château fort (vestiges)
    Début construction XIIe
    Fin construction XIXe
    Propriétaire initial Landry de Dreux
    Propriétaire actuel Fondation Saint-Louis
    Classement classé Monument Historique en1862

    Latitude
    Longitude
    48° 44′ 17″ Nord
    1° 21′ 46″ Est
    Pays France France
    Région historique Île-de-France
    Région Centre
    Département Eure-et-Loir
    Commune Dreux
    Géolocalisation sur la carte : France
    France location map-Regions and departements.svg
    Château de Dreux

    Le château de Dreux est un ancien château royal, sur la commune de Dreux, dont les vestiges sont encore importants et qui renferme la chapelle royale de Dreux, sépulcre de la maison d'Orléans.

    Sommaire

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    Description [modifier]

    Le château de Dreux a perdu son ancienne splendeur. L'essentiel de la construction se compose d'un rempart dominant la ville, flanqué de tours rondes, à l'exception de deux carrées. Sur le côté nord existait un donjon, construit en 1244, qu'on appelait la « Tour grise » ou la « Grosse tour » 1, et qui fut ruinée après le dernier siège de la ville, par Sully, pour Henri IV en juin 1593. Ce dernier fit ensuite araser la plupart des tours à mi-hauteur. Les reste de la Tour grise furent démolis par le duc d'Orléans, propriétaire, sous Charles X 2. Il n'y subsiste que la colonne du télégraphe qu'il y fit installer.

    Il existait plusieurs enceintes. Dans la première enceinte, où basse-cour, existait une chapelle. Cette partie, et la seconde enceinte dont il ne reste que des vestiges, correspondent au nord de l'ensemble actuel, est maintenant un parc boisé, longé du côté ouest par le cimetière principal.

    Le sud du château était défendu par une autre grosse tour, nommée « Tour de Dannemarche ». Un portail, vers le sud, ne possède quasi pas de défense, mais il est surmonté du logis actuel, appelé communément « l'Évêché ».

    Sur le flanc sud en effet, un logis a été conservé, en deux constructions, qui servit autrefois de résidence aux derniers comtes de Dreux puis à quelques membres de la maison d'Orléans. Il a été entièrement remanié au xixe siècle. C'est un logis de forme oblongue, longeant les remparts sur le versant sud du château, présentant un étage sur cave, surmonté d'un étage mansardé. Côté cour (aujourd'hui transformée en jardin d'agrément), la façade présente deux tours octogonales de style lombard munies de toits pointus, entourant un grand escalier d'une douzaine de marche. Ce dernier ouvre sur une porte entourée de deux fenêtres. Toutes les ouvertures, y compris dans la mansarde, sont de forme cintrée. Une rampe d'accès pénètre sous ce bâtiment, par un porche sur le côté gauche de la petite façade. Côté ville, une troisième tour octogonale du même style que les deux déjà décrites, s'élève cette fois-ci sur une plus grande hauteur, puisqu'elle s'élève depuis un point plus bas. Le portail correspondant au porche se trouve à gauche de cette tour, de même qu'un avant-corps vestige des anciennes fortifications. Il existait avant la Révolution une chapelle Saint-Nicolas-des-Salles à cet endroit. Elle tenait son nom de la proximité des salles principales du château. Elle a été démolie.

    Vue de la ville, à droite du pavillon principal, se trouve un autre bâtiment accolé au premier mais posé en deçà de l'ancien rempart, construit en calcaire (rez-de-chaussée) et briques rouges (étage), surmonté d'un toit à deux pentes et à pan coupés aux extrémités. Il s'agit d'un bâtiment de service du logis actuel, où se trouvent les cuisines et les salles de domesticité. À son extrémité se trouve enfin une grosse tour sur deux niveaux, remaniée, mais qui ne s'élève pas au-delà du jardin intérieur.

    Au centre de l'ensemble, à l'endroit de l'ancienne collégiale Saint-Étienne, a été rebâtie depuis une chapelle Saint-Louis, connue sur le nom de « Chapelle royale ».

    Histoire [modifier]

    La bourgade de Dreux fut la capitale de la tribu gauloise des Durocasses, connue sous le nom de Durocassium. Sa position topographique, proche de la cité des Parisii, à un carrefour de voies de communications, ainsi que la haute colline qui la domine, réunissaient toutes les conditions requises pour un poste militaire. Aussi les Romains y établirent-ils une forteresse du nom de Castrum Drocas, succédant à l'ancien oppidum gaulois.

    Cette forteresse devint le centre d'un comté carolingien. Pendant un temps, il dépendit du nouveau duché de Normandie, avant de tomber dans les mains de la maison de Vermandois, descendant de Charlemagne. Vers 1121/1123, Robert II l'enleva à cette lignée, après la mort d'Étienne Ier de Troyes, et il le réunit à la couronne, faisant de cette forteresse une tête de pont.

    Propriété du domaine royal, le château et la ville devinrent l'un des appuis occidentaux du domaine capétiens, aux portes de la Normandie. Pour cette raison, Louis VI le Gros donna le château, la ville et le comté de Dreux en 1152 en apanage à l'un de ses fils Robert de France (1125-1188), tige de la Maison capétienne de Dreux, éteinte en 1590.

    Le château a suivi la destinée du comté de Dreux et de ses propriétaires, les comtes de Dreux, faisant retour à la couronne de France par achat de Charles V en 1377-1378. Considéré comme château royal, il fut engagé à des seigneurs particuliers, puis vendu au xviiie siècle à la maison de Bourbon-Penthièvre.

    La collégiale Saint-Étienne, depuis le xiiie siècle, a servi de sépulture à d'anciens comtes de Dreux, où leurs entrailles 3. Quelques vestiges retrouvées lors des travaux de fondation de la nouvelle chapelle Saint-Louis, sont maintenant conservés dans cette dernière, notamment ceux qu'y fit transférer en 1783 le duc de Penthièvre. Ce dernier ayant vendu à Louis XVI son domaine de Rambouillet 4.

    Pendant la Révolution [modifier]

    Les biens des Bourbon-Penthièvre ayant été confisqués, le château fut vendu. Ils furent vendus par lots, notamment la collégiale Saint-Étienne, vendue 5000 livres en assignat, puis en partie démolie. Elle fut rachetée en 1816 que la duchesse douairière d'Orléans lui racheta l'édifice, pour y bâtir l'actuelle chapelle royale 5.

    Après la Révolution [modifier]

    Au retour des princes, à la faveur de la restauration, le domaine est récupéré par sa propriétaire, Louise Marie Adélaïde de Bourbon, duchesse douairière d'Orléans, mère du futur Louis-Philippe. À sa mort en 1821, le château et son domaine entrent dans le patrimoine de la quatrième maison d'Orléans.

    La maison d'Orléans [modifier]

    Ducs d'Orléans, propriétaires du château (1821-1886)

    Au XIXe siècle, le château est aménagé au confort des années 1830. Louis-Philippe possédant un nombre important de résidence, le château de Dreux est peu habité par les princes d'Orléans. Toutefois, il est le lieu de la construction de la chapelle royale de Dreux.

    À la publication de la loi d'exil, touchant une partie des membre de la maison d'Orléans, les biens restés indivis sont regroupés au sein de la Société civile du domaine de Dreux, afin d'en faciliter la gestion et d'écarter les risques de dispersion. En effet, Louis-Philippe ayant eu dix enfants, les propriétés héritées de l'apanage d'Orléans furent en parties partagées en parts d'indivision. Le domaine fut administré au nom du duc d'Orléans, Philippe d'Orléans, « chef de la maison de France » et prétendantorléaniste. Plusieurs mariages entres membres de cette famille donnèrent à Henri, « comte de Paris », l'essentiel des parts des biens de sa famille, dont le château de Dreux et ceux d'château d'Amboise et de Bourbon.

    La fondation Saint-Louis [modifier]

    Chapelle royale du château de Dreux

    Pour préserver l'avenir de ce bien dans l'héritage royal, le « comte de Paris » décida de l'inclure dans une fondation familiale, la fondation Saint-Louis, en 1974. Il en devint le président d'honneur, fondation destinée à préserver les monuments les plus importants des Orléans en les soustrayant aux risques de dispersion qu'engendrent parfois les partages d'héritages. Il avait onze enfants, dont un décédé sans postérité.

    Bibliographie [modifier]

    Liens internes [modifier]

    Notes et références [modifier]

    1. Édouard Lefèvre, Documents du les comté et la ville de Dreux, p. 102.
    2. Édouard Lefèvre, Documents du les comté et la ville de Dreux, p. 118.
    3. Édouard Lefèvre, Documents du les comté et la ville de Dreuxp. 179.
    4. Édouard Lefèvre, Documents du les comté et la ville de Dreuxp. 190.

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_de_Dreux

  • Château de Montboissier

    Château de Montboissier

    Période ou style néoclassique
    Type château
    Architecte Nicolas Marie Potain
    Début construction 1772
    Fin construction 1773
    Propriétaire initial Marie Charlotte Madeleine Boutin, vicomtesse de Montboissier
    Destination initiale maison de campagne

    Latitude
    Longitude
    48° 13′ 05″ Nord
    1° 23′ 29″ Est
    Pays France France
    Région historique Blason ville fr Chambellay (Maine-et-Loire).svg Perche
    Région Centre
    Département Eure-et-Loir
    Commune Montboissier
    Géolocalisation sur la carte : France
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    Château de Montboissier

    Le château de Montboissier était un château français de style néoclassique situé dans l'actuelle commune de Montboissier, entre Chartres et Châteaudun, dans l'actuel département d'Eure-et-Loir et la région Centre. Construit par l'architecte Nicolas Marie Potain à partir de 1772, il a été démoli dès 1795. Il n'en subsiste que quelques vestiges dont deux pavillons où François-René de Chateaubriand a passé un mois à l'été 1817 : ce séjour est évoqué dans l'un des plus célèbres passages des Mémoires d'outre-tombe, « la grive de Montboissier ».

    Sommaire

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    Histoire [modifier]

    Montboissier s’appelait autrefois Le Houssay (Husseium), simple hameau de Saint-Germain-lès-Alluyes, attesté bien avant l’année1069. Le village fut érigé en paroisse le 27 septembre 1627 et ne prit le nom de Montboissier qu'en 1767.

    Le domaine du Houssay, dont le plus ancien propriétaire connu est Marie Hertenant, fut vendu à Jean du Château, puis à la famille Mallier, aux environs de 1500. Un château y avait été bâti entre la fin du xve siècle et le début du xvie siècle. Il fut remplacé par un nouvel édifice sous Louis XIII, aux environs de 1630, dans le style caractéristique en brique et pierre de cette époque.

    Marie de Mallier épousa en 1691 Louis Joseph de Maillé-Brézé en lui apportant le château du Houssay. Leur fille, Marie Anne Geneviève de Maillé-Brézé (°1692) épousa en 1711 Philippe Claude de Beaufort-Canillac (1671-1765), marquis de Montboissier,lieutenant général des armées du roi, d'une ancienne famille originaire d'Auvergne. Leur deuxième fils, Charles Henri Philippe de Beaufort-Canillac (1713-1751), dit le vicomte de Montboissier, épousa en 1748 Marie Charlotte Madeleine Boutin (†1782), issue d'une riche famille de financiers1. Ils rachetèrent le château à l'aîné des fils du marquis de Montboissier, Philippe Claude de Beaufort-Canillac (1712-1797), dit le comte de Montboissier.

    Après la mort de son mari, la vicomtesse de Montboissier obtint du roi, en 1767, l'érection de la seigneurie du Houssay en comté sous le nom de Montboissier-les-Alluyes au profit de son fils, Charles Philippe Simon de Montboissier-Beaufort-Canillac (1750-1802), baron de Montboissier. Le château ayant brûlé en 1772, elle entreprit de le faire reconstruire, toujours en brique et pierre, par l'architecte du roi Nicolas Marie Potain, collaborateur d'Ange-Jacques Gabriel2.

    Sous la Révolution française, le baron de Montboissier, après avoir été élu député à l'Assemblée nationale en 1789, finit par émigrer3 et son château fut saisi comme bien national et vendu à trois reprises. Les deux premiers acquéreurs ne purent en régler le prix. À la troisième tentative, il fut adjugé à deux marchands de biens versaillais qui entreprirent dès 1795 de démolir le château pour en vendre les matériaux qui ont servi à bâtir plusieurs maisons de la région ainsi que, dit-on, l’église de Meslay-le-Vidame, construite vers 1800.

    En 1805, l'ancienne propriétaire, la baronne de Montboissier, née Françoise Pauline de Lamoignon de Malesherbes (1758-1827), fille de Chrétien Guillaume de Lamoignon de Malesherbes, racheta ce qui restait de la propriété.

    François-René de Chateaubriand et sa femme y séjournèrent dans le Pavillon des Roses du 3 juillet au 2 août 1817. Ils étaient les invités de la baronne de Montboissier et de l'aînée de ses cinq filles, Charlotte Pauline Christine, comtesse de Colbert de Maulévrier. Le célèbre écrivain évoque ce séjour, marqué par une grave maladie de Mme de Chateaubriand, dans un des plus célèbres passage des Mémoires d'outre-tombe (livre III, chapitre 1), « la grive de Montboissier », qu'on a souvent rapproché de la fameuse « madeleine » de Proust :

    « Je suis maintenant à Montboissier, sur les confins de la Beauce et du Perche. Le château de cette terre, appartenant à Madame la comtesse de Colbert-Montboissier, a été vendu et démoli pendant la Révolution ; il ne reste que deux pavillons séparés par une grille et formant autrefois le logement du concierge. Le parc, maintenant à l’anglaise, conserve des traces de son ancienne régularité française : des allées droites, des taillis encadrés dans des charmilles, lui donnent un air sérieux ; il plait comme une ruine.
    Hier soir, je me promenais seul ; le ciel ressemblait à un ciel d’automne ; un vent froid soufflait par intervalles. A la percée d’un fourré, je m’arrêtai pour regarder le soleil ; il s’enfonçait dans les nuages au-dessus de la tour d’Alluye, d’où Gabrielle avait vu comme moi le soleil se coucher il y a deux cent ans. Que sont devenus Henri et Gabrielle ? Ce que je serai devenu quand ces Mémoires seront publiées.
    Je fus tiré de mes réflexions par la gazouillement d’une grive, perchée sur la plus haute branche d’un bouleau. A l’instant ce son magique fit reparaître à mes yeux le domaine paternel ; j’oubliais les catastrophes dont je venais d’être le témoin, et, transporté subitement dans le passé, je revis ces campagnes où j’entendis si souvent siffler la grive. »4

    La fille de la comtesse de Colbert-Maulévrier, également prénommée Pauline, épousa Timoléon, comte de Leusse (1804-1871) et apporta la propriété dans la famille de Leusse.

    Architecture [modifier]

    Le château de Montboissier n'est connu que par la gravure. C'était un imposant édifice en brique et pierre avec un dôme central, qu'on peut rapprocher du château de Sourches, construit dix ans auparavant, à Saint-Symphorien aux environs du Mans5 par Gabriel de Lestrade, beau-frère de Potain. L'usage combiné de la brique et de la pierre peut s'expliquer par la volonté de restituer le château antérieur de style Louis XIII, mais aussi par le regain de vogue de cet appareillage à l'époque néo-classique, comme on le voit par exemple non loin de Montboissier au château de La Ferté-Vidame achevé en 1771 par Antoine Matthieu Le Carpentier pour le financier Jean-Joseph de Laborde.

    Dans le grand appartement de Montboissier, Potain avait administré sa conception savante et raisonnée des ordres. « D'après un ancien état des lieux, la salle à manger était "décorée en grande architecture d'ordre toscan", le salon d'été "en architecture d'ordre corinthien", le superbe salon de compagnie "en architecture d'ordre ionique". Le vestibule séparait l'escalier d'honneur d'une chapelle palatine à deux niveaux. »6

    Il ne subsiste aujourd'hui du château de Montboissier que les pavillons d'entrée – le pavillon de Flore et le pavillon des Roses, qualifiés de « remarquables » par Jackie Despriée7 – la grille, les douves, un arc de triomphe et quelques fabriques dans le parc.

    Notes et références [modifier]

    1. Son frère, Charles Robert Boutinintendant des finances, devait faire construire le château de Herces à Berchères-sur-Vesgre par Jacques-Denis Antoine.
    2. On trouve aux Archives nationales (T.342) les plans du château de Montboissier « projet exécuté sur les dessins du sieur Potain, architecte du roi ».
    3. V. Comte Paul de Leusse, Notes sur l'émigration de la baronne de Montboissier et de sa famille, Châteaudun, Société dunoise, 1935
    4. François-René. de Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, Paris, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, tome I, p. 76
    5. Michel Gallet, Les architectes parisiens du XVIIIe siècle, p. 415
    6. ibidem
    7. in : Jean-Marie Pérouse de Montclos (dir.), Le Guide du patrimoine. Centre, Val de Loire, Paris, Hachette, 1995, p. 454

    Voir aussi [modifier]

    Sources [modifier]

    Bibliographie [modifier]

    • Albert Sidoisne, Un tricentenaire : Le Houssay-MontboissierNogent-le-Rotrou : Impr. de Daupeley-Gouverneur, s.d. (Extrait du Bulletin trimestriel de la Société dunoise, T. XV,no 280, juillet 1928)
    • Albert Sidoisne, Le Premier château du Houssay (1563), suivi de quelques éphémérides concernant les premiers Mallier, Châteaudun : Société Dunoise, 1935 (Extrait du Bulletin de la Société dunoiseno 234)

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_de_Montboissier_(Montboissier)

  • Château de Vouzeron

    Château de Vouzeron

    Période ou style Néogothique
    Type Manoir
    Architecte Gabriel-Hippolyte Destailleur
    Propriétaire initial baron Eugène Roger
    Classement Inscrit MH (1995)

    Latitude
    Longitude
    47° 15′ 17″ Nord
    2° 14′ 10″ Est
    Pays France France
    Région historique Berry
    Région Centre
    Département Cher
    Commune Vouzeron
    Géolocalisation sur la carte : France
    France location map-Regions and departements.svg
    Château de Vouzeron

    Le Château de Vouzeron est un château de style néogothique dont le bâtiment principal fait actuellement 2000 mètres carrés.

    Il fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques1 depuis février 1995.

    Il est bâti par Gabriel-Hippolyte Destailleur pour le baron Eugène Roger dans les années 1887-1893. Destailleur avait, quelques années auparavant, édifié le château de Franconville à Saint-Martin-du-Tertre (Val-d'Oise), pour le Duc de Massa, demi-frère du Baron Roger. C'est en voyant Franconville que le Baron chargea Destailleur de lui édifier un château sur un vaste terrain qu'il possédait dans le Cher. D'un style très différent de celui de Franconville (qui s'inspire de Maisons-Laffitte) le Château de Vouzeron mélange certains éléments néogothiques et renaissance. La porte d'honneur — qui est situé sur la gauche du bâtiment et non au centre — ouvre sur un hall qui dessert plusieurs pièces. Trois pièces principales, construites en enfilade, servaient de pièces de réception. Elles sont chacune ornées de cheminées copiées des cheminées royales de François Ier. Un escalier d'honneur en bois et orné de têtes de lions sculptées, dessert le premier étage où étaient les chambres. Trois autres étages servaient pour les domestiques. Un ingénieux système d'ascenseur et de rails permettait l'acheminement du bois, de la nourriture etc.

    Le château est acheté en 1937 par le Syndicat des Métaux qui le transforme pour l’utiliser comme colonie de vacances jusqu’en1939. Puis il devient le centre Louis Gatignon. En 2006 un industriel hollandais l'achète pour 2,5 millions d’euros. Il y entreprend de nombreux et coûteux travaux, tant dans le bâtiment que dans le parc, complètement laissé à l'abandon depuis des décennies.

    Notes et références [modifier]

    1. Notice no PA00135287 [archive], sur la base Mérimée, ministère de la Culture

    Voir aussi [modifier]

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_de_Vouzeron

  • Château féodal de Sancerre

    Château féodal de Sancerre

    Château féodal de Sancerre
    Les vestiges du château dominant la ville de Sancerre

    Période ou style Médiéval
    Type Château fort
    Classement Donjon inscrite MH (1949)

    Latitude
    Longitude
    47° 19′ 52″ Nord
    2° 50′ 27″ Est
    Pays France France
    Région historique Berry
    Région Centre
    Département Cher
    Commune Sancerre
    Géolocalisation sur la carte : France
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    Château de Sancerre

    Le Château féodal de Sancerre a été l'un des plus forts châteaux du Moyen Âge construits en France.

    Il fut le siège des comtes de Sancerre dont des membres de la famille furent Grands Officiers du royaume de France : comme Louis de Sancerre, Connétable de France. Le futur Charles VII et Jeanne d'Arc séjournèrent au château de Sancerre, alors place stratégique à la frontière du « Royaume de Bourges ».

    La ville de Sancerre était anciennement fortifiée. Elle était construite sous le château, fermant l'accès à la pente la moins escarpée de la montagne. Construit sur le sommet d'une montagne isolée des collines du Sancerrois, il en reste cependant l'ancien donjon, la Tour des Fiefs. En effet, le château et les remparts de la ville furent démolis en 1621.

    Il reste peu de traces de ses fortifications seulement des fondations, des caves ou des parties de remparts. L'emplacement de l'ancien château est aujourd'hui occupé par un hôtel particulier (1874) de style Louis XII et par un parc privé, propriétés de la SociétéMarnier-Lapostolle.

    La Tour des Fiefs fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques1 depuis février 1927.

    Notes et références [modifier]

    1. Notice no PA00096902 [archive], sur la base Mérimée, ministère de la Culture

    Voir aussi [modifier]

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_féodal_de_Sancerre

  • Château de Pesselières

    Château de Pesselières

    Période ou style Médiéval
    Début construction xiie siècle
    Propriétaire initial famille de Livron

    Latitude
    Longitude
    47° 12′ 58″ Nord
    2° 46′ 42″ Est
    Pays France France
    Région historique Berry
    Région Centre
    Département Cher
    Commune Jalognes
    Géolocalisation sur la carte : France
    France location map-Regions and departements.svg
    Château de Pesselières

    Le château de Pesselières est sur les terres de la seigneurie de Pesselières dans la paroisse de Jalognes et partie celle deGroises dans le département du Cher. Cette terre consiste en un fort et ancien château, en justice haute, moyenne et basse, plusieurs estangs et domaines. Elle est à dix lieues de Bourges et à trois de Sancerre. La justice et seigneurie de Pesselièressont fiefs mouvants du Comté de Sancerre. La justice ressortit au bailliage de Sancerre.

    Sommaire

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    Histoire [modifier]

    Les seigneurs et barons de Pesselières ont été de tout temps reconnus pour maréchaux du Comté de Sancerre, et en cette qualité ils avaient le droit de conduire tous les vassaux et arrière-vassaux convoqués pour assister à la première entrée du comte de Sancerre en sa ville, et le droit très lucratif de s’approprier le cheval que montait le comte à son entrée ainsi que toute la vaisselle dont on se servait ce jour-là à la cour comtale. Ce droit fort étrange donna lieu à de nombreuses difficultés et les Comtes transigèrent régulièrement en cédant des terres aux seigneurs de Pesselières.

    En 1170, il est fait mention pour la première fois de la seigneurie de Pesselières, possession de la famille de Livron. En 1228, Pierre de Livron (1209-1257), chevalier, seigneur de Pesselières en Berry1 part pour Compostelle avec tout un groupe, sans doute derrière le comte de Sancerre. Son départ est connu grâce à une donation faite à ce moment-là reçue par l'abbaye Notre-Dame de Lorroy en Berry : « A tous ceux qui contrôleront les présentes lettres, P. archiprêtre de Sancerre, adresse son salut dans le Seigneur, sachez que le seigneur Pierre de Livron, chevalier, un de ceux qui partent à Saint-Jacques, pour augmenter les aumônes de sa chapelle de Pesselières…2 » 3 ou prieuré fondé la même année dépendant de l'Abbaye de Saint-Satur4.

    Vers 1380, le « château et maison forte » de Pesselières passe à la famille La Porte et y reste jusqu’à 1639. Louis de La Porte (1338-1370) fut le premier des six chevaliers bacheliers de la compagnie de Jean III de Sancerre. Hugon de La Porte, chevalier, baron de Pesseliere, fut gentilhomme domestique de Jean, duc de Brabant, et fut nommé son grand archier de corps par lettres patentes du 7 juin 1404. Les La Porte portait "D'or, à une bande d'azur".

    Pendant les guerres de religion, Pesselières est occupé successivement par les troupes de la ligue en 1589 puis par celle des royalistes en 1591. Il est alors fortement endommagé.

    En 1639, Jean de Guibert acquiert les terres de Pesselières de la dernière héritière des La Porte, demoiselle Anne de Rochechouart veuve de Claude de La Porte, et entreprend d'importants travaux en 1640. L'étonnante porte d'entrée à bossage sur la cour, des cheminées monumentales encore en place datent de cette époque ainsi que l'aile en retour au sud-est. Parmi les Guibert on note Jean-Louis, chancelier en l'Eglise cathédrale, et Université de Bourges, seigneurs de Pesselières, de Jalognes, en partie de Groises. Il portait "D'azur, au lion couronné d'argent, armé et lampassé de gueules".

    En 1693, les Guibert cèdent Pesselières à François Robert, sieur du Verger, famille qui a pour auteur Antoine Robert, anobli par le roi Louis XI, au mois de juillet 1481 lequel était notaire et secrétaire de ce prince en l'an 1482 et mourut à Amboise le 20 mars 1483. François Robert en fait le dénombrement en 1700. Il portait "D'azur, à trois pâtes de griffon d’or".

    En 1705, c’est le Marquis de Puységur et la famille Chastenet de Puységur qui en deviennent propriétaire5. À la révolution, le marquis de Puységur demeure à Pesselières. Il est emprisonné sous la terreur, libéré et meurt sur ses terres en 1810.

    Sous l’Empire et la Restauration, Le château et ses terres sont entre les mains de Monsieur Boin, président du tribunal civil de Sancerre. Il édifie en 1820 une chapelle à l’entrée du Parc. En 1835 Madame de Mager, parente des Puységur, acquiert Pesselières des héritiers Boin. Elle est la veuve du Colonel Collard, officier du Roi en 1773, puis des armées révolutionnaires et enfin de Napoléon 1er qui le fait chevalier de la Légion d’Honneur à Schonbrunn en 1809.

    Les Collard demeurent propriétaires de Pesselières jusqu’à la fin des années 1980. Après une période d’abandon et de nombreuses vicissitudes, Pesselières est l'objet de travaux de restauration depuis la fin des années 90.

    Architecture [modifier]

    Le plan du comté de Sancerre de 1674 donne la représentation du château après sa reconstruction partielle, un plan en U. Il est entouré de douves avec un châtelet d’entrée commandant le pont-levis. La porte d'entrée à bossage donne accès à un escalier en pierre rampe sur rampe.

    Des éléments architecturaux du xve siècle sont visibles sur l'aile nord-ouest son corps de logis central et sa tourelle d'escalier6.

    Le dénombrement de 1700 en précise la description : le château consiste en un grand corps de logis de face flanqué par derrière et au milieu d’une grande tour couverte d’ardoises, deux autres bâtiments avec ailes, comprenant une grande salle, plusieurs chambres hautes, chapelle et prison, pont-levis en planches et dormant en pierres à arcades, profonds et larges fossés remplis d’eau vive ; basse cour avec portail accompagné de deux tours, le tout environné de hautes murailles et fossés profonds, gros colombier en pierre.

    Après la Révolution, sous la Restauration, le pont-levis est remplacé par un pont dormant en pierre, les fossés par des vallonnements de gazons, les murailles et les fortifications rasées.

    Sous le Second Empire, une ferme modèle est reconstruite à la place de bâtiments de ferme jugés obsolètes.

    Vers 1880, le Colonel Collard fait démolir l’aile gauche du château ouvrant ainsi la vue sur le Parc et sa rivière. La tour est rehaussée et coiffée de créneaux, les ornements architecturaux des bâtiments revus dans le style néorenaissance. Les communs sont reconstruits et le colombier est déplacé.

    Les relevés les plus récents mettent en évidence la structure médiévale du corps central et confirment l’édification de l’aile en retour sud-est au xviie siècle sur une base plus ancienne.

    Le château de Pesselières est un Monument Historique protégé7.

    Parcs et jardins [modifier]

    Le plan actuel, datant de 1882, est de Louis Cottin, paysagiste à Nevers. C'est un parc à l'anglaise de forme triangulaire avec de larges ouvertures sur le paysage environnant. Aujourd'hui ses arbres plus que centenaires en sont l'un des nombreux attraits. Marronniers blancs et roses, ifs, magnolia, charmes, hêtres, noyers, chênes et érables forment un paysage harmonieux et paisible qui se parent de couleurs chaudes à l'automne. On y remarque également deux cèdres de l'Atlas, un majestueux cèdre du Liban ainsi qu'un spectaculaire hêtre pourpre.

    Le parc porte encore les traces d'un jardin à la française. On peut ainsi admirer une allée de buis tricentenaires de près de trois cents mètres de long ainsi qu'un canal alimenté en eau par deux sources.

    En 2009, un labyrinthe de charmille a été créé en façade et une centaine d'arbres d'essences variées ont été plantés dans le parc choisis tant pour leur aspect esthétique que pour leur intérêt botanique.

    Anecdotes [modifier]

    Une rue de Sancerre à proximité immédiate de ce qui fut autrefois l’Hôtel de Pesselières porte le nom du Sénéchal de Pesselières.

    Chaque année le 1er juin a lieu à Pesselières la seule survivante de l’une des quatre foires annuelles datant du haut Moyen Âge, réputée la plus ancienne de France avec celle deBeaucaire.

    Sources [modifier]

    • La Thaumassière, Histoire du Berry, 1689
    • Buhot de Kersers, Histoire et Satistiques monumentales du Cher, 1895
    • Gustave Bourra, Histoire de Sancerre, 1877
    • Malfuson, Histoire de Sancerre, 1826
    • Vicomte de Brimont, Le XVIème siècle et les guerres de réforme en Berry, 1905
    • Fernand Foucher, Pesselières, une convergence séculaire, 2000

     

    Notes [modifier]

    1. Cher, Pesselières, com. Jalognes, arr. Bourges, cant. Sancerre
    2. Arch. dép. Cher, Saint-Satur et Saint-Thibaut, liasse 2, chap. 3, archives de Loroy, liasse Ménetou-Salon, éd. Buhot de Kersers, (L.), Histoire et statistique monumentale du département du Cher, 8 vol., Bourges, 1898, t. VII, p. 96
    3. http://lodel.irevues.inist.fr/saintjacquesinfo/index.php?id=162#ftn8 [archive]
    4. sancerre.cg18.fr/jalognes/fiches/pesselieres-prieure/page.html
    5. Histoire et statistique monumentale du département du Cher. canton de Sancerre Buhot de Kersers 1893
    6. Notice no IA18000349 [archive], sur la base Mérimée, ministère de la Culture
    7. Arrêté du Préfet de Région Centre pour l'Inscription MH, 2009

    Voir aussi [modifier]

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_de_Pesselières

  • Château du Hallier

    Château du Hallier

    Château du Hallier (Eure-et-Loir)
    Vue générale de l'édifice

    Période ou style XIXe
    Type Manoir
    Propriétaire initial Famille Humbert

    Latitude
    Longitude
    48° 36′ 54″ Nord
    0° 49′ 48″ Est
    Pays France France
    Région historique Blason ville fr Chambellay (Maine-et-Loire).svg Perche
    Région Centre
    Département Eure-et-Loir
    Commune La Ferté-Vidame
    Géolocalisation sur la carte : France
    France location map-Regions and departements.svg
    Château du Hallier

    Le château du Hallier est un château du xixe siècle situé dans la commune de La Ferté-Vidame, en Eure-et-Loir.

    Aussi appelé "Château Humbert", il a appartenu à la famille Humbert jusqu'au milieu du xxe siècle.

    Notes et références [modifier]

    Voir aussi [modifier]

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_du_Hallier_(Eure-et-Loir)